Catégorie : Romans

L’écrivain Maurice Genevois (1890 – 1980) entre au Panthéon

Voici quelques émissions de radio pour en savoir plus sur cet écrivain « des hommes vrais et des hommes simples », ayant reçu le prix Goncourt pour son roman Raboliot, mais auteur d’une oeuvre immense.

Blessé par trois balles allemandes en 1915, il raconta la Première Guerre mondiale dans une série de texte rassemblés en 1949 sous le titre Ceux de 14 : Sous Verdun (paru en avril 1916), Nuits de guerre (décembre 1916), Au seuil des guitounes (septembre 1918), La Boue (février 1921) et Les Éparges (septembre 1921).

Un roman pour Jean – Pierre ?

J’ai reçu ce roman historique au courrier ce matin, aimablement envoyé par Centre France Livres. Gilles de Becdelièvre y dépeint les aventures du comte de Lasalle, un militaire ayant fait carrière sous la Révolution et l’Empire. Le roman prend place entre le 23 juin et le 6 juillet 1809, moment de sa mort lors de la bataille de Wagram. Voici  la devise qu’il avait énoncée dans une lettre à sa femme :
« Mon coeur est pour toi
Mon sang à l’Empereur
Et ma vie à l’honneur ».

A propos du Journal fictif d’Adolf Hitler

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Je viens de terminer la lecture du Journal fictif d’Adolf Hitler, de Haris Vlavianos. Je n’ai pas été entièrement convaincu par l’exercice, qui m’a semblé trop artificiel et souvent, convenu. J’ai par contre beaucoup aimé la postface d’Alexis Ragougneau qui pointe le grand intérêt de ce roman :  » (…) lire le Journal fictif, c’est se trouver face à la bibliothèque de Hitler. C’est suivre le fil de ses lectures, partager la macération de ses réflexions et le ressassement de ses haines. Une part de la production intellectuelle de l’Allemagne (et plus généralement de l’Europe) est ainsi passée à la moulinette des obsessions hitlériennes : la pureté de la race, l’extension territoriale, la haine du Marxisme et des Russes, la revanche contre la France et l’antisémitisme. Machiavel, Dostoïevski, Rousseau, Isben viennent attiser cette pensée improbable et narcissique, et rejoignent un grand fourre-tout où se trouvent déjà Fichte, Schopenhauer et Nietzsche (« la sainte trinité du national-socialisme ») ainsi que la Bible… (…) Hitler feuillette plus qu’il ne lit ; il ne retient que ce qui l’arrange ; souvent il avoue ne pas tout comprendre à ses lectures. Toute analyse reste de surface. »
Cette lecture m’a évidemment fait me souvenir de l’essai que Timothy Ryback a consacré aux bibliothèques d’Hitler, dont j’avais parlé ici  et dont on voit bien qu’il a été une source d’inspiration pour le roman. Il n’est pas impossible que j’utilise des extraits de ce roman pour étudier le nazisme avec les élèves de troisième, tout en les faisant réfléchir à la notion de fiction.