Étiquette : Colonisation

Le chai à vin du port de Rouen

 

Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire (maths, physique, SVT et histoire – géo), mes quatrièmes vont travailler sur le chai à vin du port de Rouen.

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Le chai relais, dessiné par l’architecte Pierre Maurice Lefebvre pour la Chambre de Commerce de Rouen, fut inauguré en 1950.

 

A cette époque il s’agissait du plus grand chai à vin d’Europe. À l’intérieur, disposées en croix et sur trois étages, les 250 cuves pouvaient recevoir jusqu’à 100 000 hectolitres de vin. Elles étaient desservies par des passerelles et  raccordées par canalisation en cuivre rouge aux postes de déchargement du quai de la Seine, et du bassin Saint-Gervais.
Construit pour recevoir le « vin en vrac » des pinardiers d’Afrique du Nord et plus particulièrement d’Algérie, le chai  assurait la réception, le stockage et le rechargement des vins sur des transporteurs reliant la région parisienne (navires, wagons-réservoirs,  camions – citerne, chalands…).

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Ce bâtiment, désaffecté depuis les années 80, est aujourd’hui muré, après avoir été pillé et vandalisé, notamment en raison des tuyauteries en cuivre qu’il renfermait.

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Vous trouverez beaucoup d’information sur le lieu sur ce site et notamment la reproduction d’une ancienne brochure du Port autonome.

Fiche séquence : « Conquêtes et sociétés coloniales »

 

Les vidéos utilisées sont les suivantes :

Les affiches proposées en ouverture :

 

Les reconstitutions des discours à l’Assemblée en 1885 :

Les colonies italiennes dans les années 30

Ce documentaire relate l’aventure coloniale de l’Italie fasciste, des années 1930 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, racontée par ceux qui La ont vécue. Dans les années 1930, le village de Borgo vit une partie de ses habitants, poussés par la misère ou l’esprit d’aventure, émigrer dans les colonies de l’Empire italien d’Afrique (la Libye, l’Érythrée, l’Éthiopie et la Somalie). Ces exilés volontaires allaient chercher l’eldorado que la propagande fasciste leur avait promis, notamment grâce à ses images d’actualité vantant de l’or à profusion. Mais leur rêve se brisa après quelques années, lorsque la guerre et la chute du régime entraînèrent la perte des colonies. Ils furent alors contraints de revenir à Borgo, ruinés.
À partir de lettres trouvées dans un tiroir et de fragments de son passé familial, la réalisatrice Loredana Bianconi construit le récit d’une période aujourd’hui encore taboue dans l’histoire italienne dans lequel la primauté est donnée aux images d’archives et aux témoignages des acteurs de l’époque.
C’est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Instantané d’histoire : les bagnes coloniaux français

Un médecin militaire a été affecté en 1906 sur le bateau chargé de transporter deux fois par an les forçats de l’île de Ré vers la Guyane. Il séjourna ensuite longuement en Nouvelle-Calédonie. Ses photos nous plongent au cœur des bagnes coloniaux, terribles prisons françaises qui virent passer quelque cent mille hommes entre 1854 et 1938.

Documentaire à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

L’école en Algérie française, l’Algérie à l’école

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Une vue de l’exposition (photo Stéphanie Péron)

Deux photos de classe du début du XXe siècle permettent d’illustrer la réalité du système scolaire dans l’Algérie française. Le premier cliché présentant des enfants européens confortablement installés derrière leur pupitre en bois tranche avec celui d’une classe indigène encadrée par un professeur debout, en train de faire cours à une cinquantaine d’élèves indigènes regroupés autour de lui, et contraints de se partager un manuel pour deux.

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École de jeunes filles en Algérie, photographie de  Félix Moulin  en 1856

L’exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école » visible jusqu’au 2 avril 2018 au Musée national de l’éducation, à Rouen, présente le dualisme du système scolaire pendant la période coloniale et les marques laissées par cette époque sur le système algérien actuel.
L’histoire de l’école dans l’Algérie française est celle d’une cohabitation entre deux méthodes d’enseignement n’ayant jamais réellement fusionné, nées du refus de rendre l’école obligatoire pour les enfants musulmans sur le sol algérien (en 1940, seuls 10 % des enfants musulmans algériens étaient scolarisés dans l’école de la République. En 1954, ils étaient 15 %).
Au début du xxe siècle de nombreux libéraux français, enseignants et nationalistes algériens modérés, réclamaient pourtant l’octroi de plus de droits aux Algériens musulmans afin de lutter notamment contre les yaouleds – « les enfants de la rue », non scolarisés, qui peuplaient les villes algériennes. L’unité des deux enseignements n’a été réalisé qu’en 1949, bien trop tardivement et de manière trop inégalitaire pour produire des résultats (en 1962, 50% des enfants musulmans sont scolarisés).
Pourtant, sous la IIIe République, l’Algérie occupa une place croissante dans l’éducation des enfants en métropole. Dans ses habits de colonisatrice, la France abreuvait ses élèves de discours louant les joyaux de cette « autre France ».

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Une classe dans la Casbah d’Alger, en décembre 2006. CRÉDITS : ZOHRA BENSEMRA/REUTERS