Étiquette : Médias et opinion publique

Opinion publique et politique

Le baromètre de la confiance politique réalisé par OpinionWay pour un centre de recherche de Science – Po et du CNRS en janvier 2017 donne des informations intéressante sur l’opinion publique qui portait intéresser les élèves de 3e sur le travail que nous menons en éducation civique. En voici quelques données que j’ai extraites :

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  • notre démocratie fonctionne-t-elle ?

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  • Peut-on avoir confiance dans nos institutions et organismes ?

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  • Quel est l’intérêt et l’opinion des Français pour la politique ?

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  • le positionnement des Français en politique et leur confiance dans la droite et la gauche

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  • la perception des hommes et femmes politiques par les Français

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  • L’opinion des Français sur certains sujets

Un sondage sur les élections présidentielles

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Intention de vote au premier tour évaluée le 7 février

Il s’agit d’un sondage réalisé par l’IFOP depuis le premier février. Chaque jour, environ 500 personnes en âge de voter sont interrogées en ligne. Les résultats présentés cumulent ceux du jour aux résultats des deux vagues précédentes. Pendant 14 semaines, plus de 50 000 personnes seront interrogées au total.

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L’une des questions posées est : qui voyez-vous l’emporter au second tour de l’élection ?

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Ce sondage situe pour le moment l’abstention à 38 % de l’électorat et 40 % des votants potentiels n’auraient pas encore fixer leur choix.

Fiabilité des sondages, finalement ?

L’étude Improving election prediction internationally, parue le jeudi 2 février dans le magazine américain Science, affirme que les sondages se révèlent fiables dans près de 90 % des cas.
Pour valider leur théorie, les trois chercheurs en charge du projet ont mis au point une technique de modélisation mathématique. D’abord testé dans le cadre d’un projet de l’ intelligence advanced research projects activity, rattaché au bureau du directeur du renseignement national, le modèle mathématique a travaillé sur 621 élections présidentielles au suffrage universel direct dans 86 pays, sur une période allant de 1945 à 2012. Pour compléter leur travail, les scientifiques ont également travaillé à partir de données séparées incorporant les résultats de sondages effectués pour 146 élections.
Selon cette étude, les sondages apparaissent comme les meilleurs outils pour « prédire » le résultat d’une élection, avec un taux de succès généralement situé entre 80 et 90 %.
D’après Ryan Kennedy, professeur de sciences politiques à l’Université de Houston au Texas, la méthode mathématique mise au point par son équipe est applicable et vérifiable dans n’importe quel pays du monde. Depuis le début des travaux, le modèle a d’ailleurs été testé dans plusieurs pays d’Amérique latine, deux semaines avant des élections en 2013 et 2014. Pour cette première expérience, le modèle mathématique aurait été fiable dans dix des onze scrutins, soit un taux de succès de 90,9 %.

D’après un article de La Croix.fr

Comment les Français s’informent-ils ?

Le baromètre annuel du journal La Croix, qui va être publié demain,  fait état d’une nouvelle baisse de la confiance des Français dans les médias. Les Français, notamment les jeunes et les moins diplômés, se désintéressent de plus en plus de l’actualité.
L’intérêt que portent en effet les Français à l’actualité a perdu 6 points, et se retrouve à son plus bas niveau depuis 2002 (64% en 2017 contre 70% en 2016). Seuls 64% des Français déclarent s’y intéresser, avec une désaffection marquée des jeunes (56%) et des moins diplômés (58%).
Pour la première fois, l’enquête intégrait une question sur les «fake news» (fausses nouvelles). Elles sont malheureusement une réalité pour 8 Français sur 10, qui s’estiment exposés à des rumeurs qui courent sur les réseaux sociaux, mêlées aux informations avérées et aux prises de position. 83 % des Français affirment avoir été à maintes reprises dernièrement exposés à des contre-vérités.
Même si la radio reste le média le plus crédible selon les Français, elle accuse une baisse de 3 points (52%) suivi des journaux, (44%, -7 points) de la télévision (41%, -9 points) et d’Internet (26%, -5 points). Explication à cela: la perception de l’indépendance des journalistes vis-à-vis du pouvoir atteint son plus mauvais score. Seuls 24% des Français estiment que les journalistes résistent aux pressions politiques. Et seuls 27% d’entre eux jugent que les journalistes résistent aux pressions de l’argent.
Les sources d’information des Français demeurent la télévision (à 48 %, -6 points sur un an), devant Internet (25%, +5 points sur un an), la radio (20%, +2 points sur un an) et la presse papier (6%, -1 point sur un an).
Le règne des écrans, omniprésents via les ordinateurs, les smartphones et les tablettes, profite aux sites et applications de presse écrite, considérés comme la principale source d’information sur Internet (28%, -1 point), suivies par les réseaux sociaux (19%, +5 points) et les sites et applications des chaînes de télévision ou de radios (8%, +1 point). Sur la Toile, les réseaux sociaux sont la principale source d’information des plus jeunes (41% des 18-24 ans).

D’après un article du Figaro.fr

Médias et opinion publique

Après la vague de Unes le portant aux nues après sa victoire lors de la primaire de la droite, alors qu’en octobre 2016 il n’apparaissait pas dans les sondages…

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Voici de quoi illustrer le thème que je traite en éducation civique en troisième en ce moment.

Et sa conséquence sur l’opinion publique :

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En janvier, avant les révélations du Canard Enchaîné, François Fillon était crédité de 25 ou 26% d’intentions de vote, arrivant second, au coude à coude avec Marine Lepen.

Des travaux d’élèves en aide personnalisée

J’ai cette année toutes les classes de troisième en aide personnalisée, par demi-classe, une heure par quinzaine. Dans le cadre du programme d’éducation civique, je leur ai demandé de travailler sur trois thèmes : la citoyenneté française et européenne, les médias et l’opinion publique et le fonctionnement de la république.

J’ai d’abord proposé aux élèves de se constituer chacun un environnement Netvibes afin de suivre l’actualité plus facilement, en suivant ce modèle.

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Nous avons ensuite étudié les liens entre médias et opinion publique avec quelques documents puis j’ai proposé aux élèves de bâtir des sondages concernant la citoyenneté afin d’interroger sur ce sujet les élèves et les adultes du collège. Nous avons pour cela utilisé la fonction « Questionnaire » présente dans l’environnement numérique de Travail Arsène. Voici le résultat d’un des six sondages, auquel peu de personnes ont hélas répondu à ce jour. Ce travail a été évidemment l’occasion de voir la méthodologie des sondages.

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Après ce travail, j’ai lancé les élèves sur le sujet des élections présidentielles en leur proposant quatre axes de travail : le déroulement des élections (des déclaration de candidatures au résultat du second tour), le rôle du président de la république, les partis politiques et le le rôle des syndicats et leur action sur les candidats. Pour la communication de leurs recherches aux autres, j’ai demandé aux différents groupes d’être originaux, ce qui est très difficile car beaucoup considèrent que faire un diaporama est original… A force de persuasion, je suis toutefois arrivé à ce que des élèves se lancent dans l’aventure d’un blog sur les syndicats (qui débute) et que d’autres réalisent des vidéos sur le rôle du président. Un élève nous a fait découvrir un site de carte postale numérique (cybercarte.com) et voici ce qu’un groupe d’élève en a fait (ce n’est que le début, car on ne peut rentrer que 300 caractères à la fois…) :

A suivre…

Analyser des sondages d’opinion

Je travaille en ce moment sur les sondages et l’expression de l’opinion publique avec les troisièmes et l’actualité politique nous donne beaucoup de matière première à observer.

La nouvelle enquête de l’institut Harris, publiée jeudi pour le site de France Info,indique que 39% des Français certains de se déplacer pour la primaire ont l’intention de voter pour Alain Juppé au premier tour, contre 35% en faveur de Nicolas Sarkozy, les autres candidats arrivant loin derrière (12% pour François Fillon, 8% pour Bruno Le Maire, 3% pour NKM, 2% pour Jean-Frédéric Poisson et 1% pour Jean-François Copé). Au second tour, toujours selon Harris Interactive, Alain Juppé dominerait son adversaire avec 53% des voix (+1% par rapport au mois dernier).
Une autre étude d’opinion semble confirmer cette avance : le baromètre de popularité YouGov pour Le Huffington post et iTélé. Dans ce sondage mensuel  où plusieurs réponses sont possibles, Alain Juppé progresse de 10 points en un mois (31%), loin devant Nicolas Sarkozy, qui perd 2 points (18%), à six semaines du premier tour de la primaire.
Toutefois cette avance apparente d’Alain Juppé serait à relativiser au regard d’autres sondages d’opinion dévoilant la participation des sympathisants de la gauche dans la primaire de la droite et du centre.
D’après trois sondages publiés au mois de septembre (BVA, IFOP et Ipsos), les sympathisants de gauche pourraient en effet être entre 10 % et 16 % des participants à la primaire, soit de 260 000 à 560 000 selon les estimations, sur les 2,6 millions à 3,5 millions de votants estimés.
Le blog Les décodeurs proposent une approche chiffrée de la question à partir des trois sondages publiés. D’après les chiffres des trois études, c’est clairement Alain Juppé qui bénéficie le plus du soutien potentiel des sympathisants de gauche, ces derniers représentant 6 % à 7 % des intentions de vote sur son nom.

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Selon leurs calculs, l’ordre d’arrivée à l’issue du premier tour serait inversé si les sympathisants de gauche ne prenaient pas part au scrutin. Dans les trois sondages, Nicolas Sarkozy arriverait en effet en tête avec, au mieux, 38,5 % des suffrages (sondage BVA dans lequel la proportion des sympathisants de gauche dans le vote Juppé atteindrait 19,8 % contre 1,5 % dans celui de Sarkozy) ou, au plus bas, avec 35,4 % des voix (sondage IFOP avec 21,9 % de sympathisants de gauche dans le vote Juppé contre 4,13 % dans celui de Sarkozy).

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Selon les trois sondages, Alain Juppé arriverait encore largement en tête au second tour de la primaire avec 56 % à 57 % des suffrages. Mais encore une fois, le vote des sympathisants de gauche jouerait un rôle considérable dans le score.
En ignorant le vote de ces sympathisants, Alain Juppé arriverait toujours en tête, mais l’écart avec Nicolas Sarkozy s’en trouverait fortement réduit (de 2,1 points à 4,5 points).