Catégorie : Education civique

Quand la recherche en histoire rejoint l’actualité

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Alors que je travaille à mon essai sur l’abbé Guiot, prêtre à Chécy où était célébré une fête en l’honneur de Jeanne d’Arc et de son passage supposé dans le village, et auteur d’une Complainte de la pucelle d’Orléans (1876), célèbre en son temps, j’apprends que Mathilde Edey Gamassou, une lycéenne de 17 ans qui a été désignée par l’association Orléans-Jeanne-D’Arc pour défiler le 8 mai dans les rues d’Orléans en incarnant la libératrice de la ville en 1429, a été victime de propos racistes proférés sur Internet. Sélectionnée parmi 13 candidates, Mathilde, d’origine béninoise, est la première jeune fille métisse à endosser ce rôle et cela suscite des réactions stupides de la part de certains internautes. Ne leur en déplaise, la jeune femme réunit tous les critères de la sélection : être catholique pratiquante, habiter Orléans depuis au moins 10 ans, être scolarisée dans un lycée orléanais public ou privé (en première littéraire au lycée Sainte-Croix-Saint-Euverte) et donner gratuitement du temps aux autres (elle encadre des jeunes en pastoral).
Je laisse la conclusion à la directrice de l’association Orléans – Jeanne D’Arc : « on ne peut empêcher le vent de souffler et les ânes de braire.« 

D’après un article de France Bleu.

Les soldats français dans le monde

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Depuis 40 ans, les militaires français ont été déployés lors de 70 opérations extérieures.
Entre 1978 et 1991, dans le contexte de guerre froide, les forces terrestres sont surtout projetées dans des opérations nationales, en Afrique et au Liban. Après la chute de l’URSS, les opérations extérieures deviennent multilatérales et réparties sur tous les continents. La professionnalisation de l’armée entraînant une diminution des effectifs.
Aujourd’hui,les militaires français sont déployés dans le monde selon quatre types d’opérations :
– La sécurité intérieure et la souveraineté. 13 000 militaires sont déployés en métropole, notamment au sein de l’opération de maintien de l’ordre Sentinelle qui mobilise depuis deux ans entre 7 500 et 10 000 personnes.
7 000 militaires sont présents en outre mer : Antilles, Guyane, Réunion, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française, au sein de forces dites de « souveraineté ».
– La participation à des opérations multinationales, au sein de missions dirigées par l’OTAN, l’UE ou l’ONU : entre 5 et 50 militaires sont employés dans des missions exclusivement africaines (Liberia, RDC, Mali, Côte d’Ivoire, Sahara). 450 militaires sont également restés en République centrafricaine  après la fin de l’opération Sangaris (décembre 2013 – octobre 2016).
– Les « forces de présence » : 3 750 militaires répartis entre le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti, et les Émirats arabes unis. Ces forces sont installées dans le cadre d’accords bilatéraux. Elles servent notamment de point d’appui pour les forces françaises déployées dans ces zones (Golfe et nord de l’Océan indien par exemple pour les Émirats arabes unis, première implantation de ce type il y a 50 ans).
– Les opérations extérieures sont au nombre de quatre actuellement :
L’opération Barkhane dans le Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), pour laquelle 4 500 militaires sont déployés depuis 2014. Ils y luttent contre les groupes armés djihadistes salafistes.
L’opération Chammal en Syrie et en Irak : 4050 militaires sur le terrain depuis 2014. Cette opération mobilise notamment le porte-avions Charles de Gaulle.
L’opération Daman au Liban :900 personnes, contribuant à la Force intérimaire des Nations unies au Liban – FINUL, intervention commencée en 1978.
L’opération Baltic Air Policing, avec 100 militaires répartis entre les trois États baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie). Cette mission de police du ciel et d’assistance aérienne au profit des pays baltes est réalisée sous le contrôle de l’OTAN.

La carte ci-dessous montre les soldats français tués en opération entre 1945 (il y a donc les morts des guerres de décolonisation d’Indochine et d’Algérie) et 2013.

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Deux soldats français tués au Mali

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Deux soldats français ont été tués et un blessé ce mercredi au Mali dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule blindé. Ces militaires faisaient partie du 1er régiment de spahis de Valence.
Environ 4000 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération anti-djihadiste Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de l’opération, à l’été 2014.

Je dois évoquer demain cette opération dans le cadre du cours sur la défense en éducation civique, après avoir expliqué l’histoire du service national et le parcours citoyenneté auquel les élèves doivent participer, pour le moment.

Le surpeuplement existe en France

La Fondation Abbé Pierre tire une nouvelle fois le signal d’alarme sur la France du mal-logement et insiste sur la réapparition du surpeuplement, dans son vingt-troisième rapport annuel publié mardi 30 janvier. Le rapport chiffre à 3,8 millions le nombre d’enfants subissant ces conditions de vie.
Si les Français habitent aujourd’hui des logements de plus en plus spacieux, d’une surface moyenne, par habitant, de 40,3 m2 en 2013 alors qu’elle n’était que de 37,5 m2 en 2001, cette tendance semble s’être inversée depuis 2006.
L’enquête nationale logement, menée par l’Insee, en 2013, montre que 8,5 % des ménages vivent en surnombre dans leurs logements, soit 7,6 millions de personnes, un chiffre en hausse de 11,5 % par rapport à 2006, et 934 000 autres sont en situation de surpeuplement dit accentué, soit 17,2 % de plus depuis 2006. Pour l’Insee, la norme minimale exige une pièce à vivre (séjour) et une chambre par couple ou par adulte ou enfant de plus de 15 ans, une pièce pour deux enfants de moins de 7 ans ou une chambre pour deux grands enfants s’ils sont de même sexe. Ainsi, une famille avec deux enfants, garçon et fille, de plus de 15 ans, doit disposer d’un séjour et de trois chambres. Il y a surpeuplement lorsqu’il manque une chambre et surpeuplement accentué s’il en manque deux.
Être en situation de surpeuplement dans un logement signifie souvent ne pas avoir un espace de rangement ni prendre les repas ensemble autour d’une table, être obligé de dégager la douche pour se laver, ne pas faire de réserves de nourriture faute de place pour les stocker, ne pas pouvoir s’isoler pour se reposer ou faire ses devoirs, manquer d’espace pour que les plus petits jouent ou marchent, ne jamais inviter personne à dîner.
Les personnes les plus touchées par le surpeuplement sont, sans surprise, les pauvres. Le surpeuplement touche 939 700 personnes dans le parc locatif privé et 767 000 ménages dans le parc social. Plus surprenant, 466 000 ménages en sont victimes parmi les propriétaires.

D’après un article du Monde.fr

La Fondation Abbé Pierre était le sujet d’une émission France Info Junior :

Un mal pour un bien ?

Toujours pour apporter des arguments aux élèves de la MLDS dans le cadre de notre débat, voici une information venant des États – Unis.
Utilisant les données des résultats de 90 commerces d’alcool aux États — Unis entre 2006 et 2015, des chercheurs ont comparé les statistiques de vente entre les États selon qu’ils ont ou non adopté la légalisation de la marijuana. D’autres données comme l’âge, l’appartenance ethnique et la situation financière des clients ont également été prises en compte, en tant que marqueurs déterminants relatifs à la consommation d’alcool.
Dans les États où la marijuana a été légalisée, les chercheurs ont constaté en près de dix ans une baisse moyenne de 15% de la consommation d’alcool (13,8% pour la bière, 16,2% pour le vin). Ces résultats montreraient que ces deux produits ciblent la même clientèle et qu’ils ne sont pas complémentaires, mais plutôt substituables.
Or ces deux drogues n’ont pas la même dangerosité selon des études scientifiques.

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