Catégorie : Education civique

Un pas vers la légalisation ?

Dans son programme pour la présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait d’instaurer une simple contravention pour l’usage et la détention de cannabis, au lieu d’une éventuelle peine de prison et un passage devant un tribunal.
Des contraventions pour réprimer l’usage de drogue seront mises en place dans les trois-quatre mois selon une déclaration du ministre de l’intérieur.
Le débat politique autour de la dépénalisation ou de la légalisation du cannabis est récurrent, les associations d’usagers manifestant régulièrement pour demander une modification de la loi de 1970 pénalisant l’usage et le trafic d’une peine d’un an de prison maximum et 3750 euros d’amende. Dans la pratique, si l’emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.
Je ne suis pas convaincu du bien-fondé de cette mesure, notamment si le montant de l’amende est abaissé.
Rappelons qu’en 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

D’après un article du Monde.fr

J’en parlais de 16h à 17h avec les troisièmes…

Nous évoquions en éducation civique le parcours de la loi et donc le rôle des députés. J’ai expliqué cet après -midi l’assiduité relative de nombre de député et voici que le blog Les décodeurs publient un article sur le travail d’Edouard Philippe, le nouveau premier ministre, comme député.
Le travail de député ne se limite pas aux vote des lois. Participation aux commissions parlementaires, questions orales et écrites, propositions d’amendements font aussi partie du quotidien des 577 représentants des citoyens à l’assemblée.
Les chiffres du député Edouard Philippe le situent plutôt dans le bas du classement. En termes de présence, le député Les Républicains de la septième circonscription de Seine-Maritime, également maire du Havre, a été en commission et/ou a pris la parole dans l’hémicycle 113 semaines sur les 204 que comptait son mandat.
Même constat quant aux jours de présence en commission. Membre de la commission des lois, M. Philippe a également participé à des réunions de la commission de la défense et de celle du développement durable. Au total, il s’est rendu 124 jours aux réunions de travail, alors que la médiane de la présence des députés en commission est de 192 jours (c’est-à-dire que la moitié des députés ont été en commission moins de 192 jours tandis que l’autre moitié a été présente plus de 192 jours).
Dans son travail parlementaire effectif, le maire du Havre se retrouve également dans les rangs des mauvais élèves du Parlement. Que ce soit en nombre d’interventions en commission ou dans l’hémicycle, en nombre d’amendements proposés ou de questions orales posées, Edouard Philippe se trouve toujours en deçà de la médiane de ses collègues députés.
Un seul critère le situe au-dessus de la médiane : le nouveau premier ministre a apposé son nom sur 1835 amendements contre 1597 pour la médiane de députés. Mais attention, il ne s’agit pas du nombre d’amendements déposés par le député lui-même mais du total de ceux sur lesquels il a rejoint d’autres de ses camarades.

Autre information intéressante, comment Edouard Philippe a-t-il voté au sujet des différentes lois du quinquennat qui vient de s’achever ?
Il s’est abstenu dans le vote sur la loi pour l’égalité hommes – femmes de 2014 ainsi qu’à propos de la loi sur le mariage pour tous.
Il a voté contre la loi de transparence et la moralisation de la vie publique. Adoptée en 2013, cette loi a créé la Haute autorité de la transparence de la vie publique et la peine d’inéligibilité de dix ans pour les élus et ministres condamnés pour corruption, trafic d’influence, fraude électorale ou fiscale. Il a également voté contre la loi de 2014 sur le non cumul des mandats et contre la loi sur la transition énergétique.

Je ne suis pas convaincu par le choix de ce premier ministre, même intérimaire…

Débattre en EMC en quatrième

Ce matin, j’ai organisé un nouveau débat entre les élèves de l’une des quatrième dont j’ai la charge sur le thème : « Peut-on faire justice soi-même ? »
Afin de préparer la discussion, les élèves avaient étudié un dossier documentaire sur les affaires Jacqueline Sauvage et Stephane Turk.
Sur 25 élèves présents, 3 ont d’abord choisi de répondre non à la question posée. Tous les autres ont répondu oui. Au cours du débat, un des élèves est passé de oui à non. Pour marquer leur position, les élèves devaient prendre une place bien précise dans la classe (méthode du débat orthonormé).

Dans l’ensemble, les élèves qui se sont exprimés (18 sur 25) sont restés dans le registre de l’émotion, à une notable exception. Cet élève a par ailleurs formulé l’idée fondamentale selon laquelle la justice permettait un regard neutre et pluriel sur un problème et qu’elle en cherchait la meilleure solution et non la bonne.
Ce débat, animé correctement par un élève, a permis de faire émerger la distinction entre justice et vengeance.

La retraite du président Hollande

À partir de dimanche 14 mai, François Hollande ne sera plus président de la République. Il va cependant continuer à percevoir un traitement de l’état.
François Hollande va toucher une retraite de 5184 euros par mois en tant qu’ancien président. Il va bénéficier de bureaux à Paris, avec du personnel : deux employés pour la cuisine et le ménage, une voiture avec deux chauffeurs, deux policiers en permanence pour sa sécurité, et sept collaborateurs pour gérer son agenda, son secrétariat, ses archives.
Toutefois, depuis un décret de 2016, pris par François Hollande lui-même, son personnel sera réduit au bout de cinq ans à trois collaborateurs et un employé de maison.
Sa « retraite » de président va se cumuler avec celle de député (6208 euros), de la Cour des comptes (3473 euros) et du Conseil général (235 euros).
En tant qu’ancien président, François Hollande a pris la décision de ne pas siéger au Conseil constitutionnel.

D’après un article de FranceTVinfo.

On va finir par s’y perdre !

J’ai proposé aux élèves de troisième de réaliser un tableau de synthèse présentant les grands partis politiques français à la veille de l’élection présidentielle. Et voilà qu’à la fin de celle-ci, le tableau est déjà caduque !
La mode semble en effet à la création de mouvement politique « qui ne sont pas des partis mais un peu quand même »… Après « En marche ! », créé par Emmanuel Macron en 2016, voici venir « Dès demain » fondée ce mercredi par Anne Hidalgo, Martine Aubry, Christiane Taubira, toutes trois du Parti socialiste, accompagnées de Yann Arthus-Bertrand, Jacques Higelin, Christophe Alévêque et quelques autres.
De son côté Benoît Hamon a annoncé la création d’un mouvement prévu en juillet prochain.
Le départ de Marion Maréchal Le Pen du Front National et la volonté de Marine Le Pen de vouloir changer le nom du parti après le ralliement du parti « Debout la France !  » avant le second tour annoncent -t-ils également des scissions à l’extrême – droite ?
A droite, les divisions au sujet de l’alliance avec la majorité présidentielle ne semblent pas, pour le moment, annoncer l’éclatement du parti « Les Républicains ».

A suivre…

Quelle répartition pour la future Assemblée nationale ?

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Selon un sondage OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, publié le 3 mai et réalisé pour les circonscriptions métropolitaines hors Corse (soit 535 sièges sur 577), le mouvement d’Emmanuel Macron (la République en Marche) parviendrait lors des législatives des 11 et 18 juin prochains à être la première force politique à l’Assemblée nationale, avec entre 249 à 286 sièges ( la majorité en nécessitant 289).
La droite et le centre (LR et UDI) recueilleraient 200 à 210 sièges, échouant donc à imposer une cohabitation (il faudrait pour cela qu’ils soient les partis recueillant le plus de siège). Quant au PS, il recueillerait de 28 à 43 sièges seulement. Le Front national pourrait constituer un groupe, avec de 15 à 25 députés. La France Insoumise obtiendrait enfin 6 à 8 députés.

Cette enquête s’appuie sur des sondages d’intention de vote au premier tour des législatives, par force politique, avec pour hypothèse que chaque grand courant représenté à la présidentielle présenterait des candidats dans toutes les circonscriptions. Ces sondages ont ensuite été rapportés à chaque circonscription, en prenant en compte la structure de l’électorat à partir de résultats des élections de 2012, des régionales de 2015 ainsi que du premier tour de la présidentielle de 2017. Elle prend aussi en compte un « bonus » aux sortants qui se représentent. L’hypothèse de participation est comparable aux législatives de 2012 (soit un peu moins de 60 %).

La composition actuelle de l’Assemblée nationale :

AN2012

Toutefois, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche soir, 61% des Français indiquent ne pas souhaiter que le nouveau président de la république obtienne une majorité au Parlement, ce qui contredirait le sondage du 3 mai.

La situation la plus mauvaise serait que les élections législatives débouchent sur une Assemblée nationale morcelée, à l’image du résultat du premier tour de la présidentielle. Les forces politiques majeures – En marche !, Les Républicains et l’UDI, le Parti Socialiste, le Front National et la France insoumise – se partageraient les sièges sans qu’aucun n’approche de la majorité absolue ou ne se détache nettement des autres. Il faudrait alors au nouveau président dissoudre rapidement cette assemblée en espérant que les Français changent leur vote ensuite.