Catégorie : Education civique

Un progrès notable pour le droit des femmes en Tunisie

Une loi votée au parlement tunisien, mercredi 26 juillet, prévoit plusieurs mesures importantes pour les femmes : la reconnaissance de toutes les violences, physiques, morales, psychologiques, sexuelles ou encore économiques, dont les Tunisiennes pourraient être victimes. Selon une étude de 2015, 53,5 % des Tunisiennes seraient victimes de violence du fait du genre dans l’espace public.
Autre mesure importante de la nouvelle loi, la mise en place d’une assistance juridique et psychologique aux victimes et l’instauration de programmes d’enseignement pour ancrer les principes des droits humains et de l’égalité entre les genres.
Enfin, la loi supprime l’ancien article 227 bis du code pénal tunisien qui condamnait à six ans de prison toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis », sauf dans le cas où la victime épousait le coupable, ce qui entraînait l’arrêt immédiat des poursuites contre le violeur.
Il a été remplacé par une version selon laquelle est puni de 6 ans d’emprisonnement quiconque a des rapports sexuels avec une mineure de moins de 16 ans, même avec son consentement. Le nouvel article prévoit également des peines de 5 ans d’emprisonnement pour quiconque a des rapports sexuels avec une fille de plus de 16 ans et de moins de 18 ans même avec son consentement, ainsi qu’un doublement des peines si la personne est de l’entourage proche ou qu’elle exerce sur elle une influence.

D’après un article de La Croix.fr

Qu’est-ce que l’aide au logement ?

Le blog Les décodeurs propose un article très clair sur l’aide au logement et les bénéficiaires. Cet article montre qu’une grande majorité de ceux qui perçoivent cette aide sont à 5 euros près, quoi qu’en pense madame la députée O’Petit.
En effet, sur l’ensemble des demandeurs, hormis les étudiants, 27 % ne déclarent aucune ressource imposable. Etant donné leur mode de calcul, la majorité des allocations sont versées aux 30 % ayant le niveau de vie le plus faible, soit les personnes vivant avec maximum 14 820 euros par an. Une somme à peine au-dessus du seuil de pauvreté (12 096 euros par an).
M’intéressant à madame O’Petit, j’ai découvert qu’elle avait navigué en politique, passant de l’étiquette Parti socialiste en 2001, au Modem en 2008 pour se rapprocher du Front national en 2015 avant d’hésiter grandement entre celui-ci et La République en marche en 2017… Cela m’amène à m’interroger sur les choix d’investiture opérés par le parti du président de la République.

Le financement publique des partis politiques

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Les règles de financement de la vie politique, régies par les lois du 1er mars 1988 et du 15 janvier 1990, fixent le niveau des dotations publiques aux différents partis en fonction de leurs résultats aux législatives. Chaque formation reçoit 1,42 euro par voix (à condition d’obtenir au moins 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions). En plus de cela, l’État verse une aide calculée sur le nombre de parlementaires élus : un député rapporte près de 38 000 euros à son parti. Un dernier critère intervient, enfin, dans l’attribution des aides publiques : la parité hommes-femmes dans la présentation des candidats. En cas de manquement à cette règle, les partis se voient infliger des amendes.

Rentrée solidaire en Tunisie

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La prochaine Rentrée Solidaire aura lieu en Tunisie. Sept ans après la Révolution, l’éducation y reste un enjeu majeur pour la démocratie. Certains élèves dans des zones périphériques et rurales apprennent dans des conditions particulièrement difficiles : établissements délabrés, manque de matériel scolaire, centres de documentation et bibliothèques vides, éloignement des écoles qui oblige les enfants à marcher des heures chaque jour pour rejoindre leur établissement.
Selon les chiffres du Ministère de l’Education tunisien, 360 000 enfants en âge d’être scolarisés ne le sont pas alors même que l’école est obligatoire dans le pays. Pour la seule années scolaire 2014-2015, plus de 100 000 élèves, dont 60 000 issus de l’enseignement primaire, avaient abandonné l’école en Tunisie.
Grâce à la campagne « L’école retrouve ses enfants », menée par le ministre de l’éducation actuel, 15 000 élèves qui avaient quitté les bancs de l’école ont déjà repris les cours en 2016. Pour pouvoir pallier à leurs lacunes et rattraper leur retard, ils ont suivi des cours de rattrapage pendant les vacances scolaires.