Étiquette : La pauvreté dans le monde

Bientôt une couverture santé pour le Cameroun ?

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Le Cameroun veut se doter d’une couverture santé universelle, ce qui serait une avancée exceptionnelle pour la santé dans le pays.
Selon le Bureau international du travail, moins de 2% de la population camerounaise bénéficie en effet pour le moment d’une assurance maladie. L’accès aux soins est difficile car 37% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le prix des médicaments dans les pharmacies est dissuasif, et du coup la «médication de rue» est prospère. Contrefaçons et faux médicaments s’y côtoient allègrement. Selon l’OMS, un tiers des ménages africains doit s’endetter pour se soigner.
Mais pour financer le système, les pouvoirs publics ont besoin de trouver 1300 milliards de francs CFA, soit près de 2 milliards d’euros. Pour financer cela, l’Etat camerounais veut percevoir des cotisations sociales des travailleurs. Le ministre de la santé veut même faire participer le monde agricole, le plus gros secteur d’activité du pays, avec 80% des actifs.
Cette couverture devrait concerner 185 interventions et maladies pour lesquelles seront réglementés le prix de la consultation et celui des médicaments prescrits, mais également les interventions des prestataires.
40% des soins qui seront concernés touchent les mères et les enfants. Chaque année, 4000 à 5000 femmes meurent en effet en couche au Cameroun, faute de pouvoir payer les soins.
En 2006, une précédente tentative d’installer une couverture universelle dans le pays s’était toutefois soldée par un échec.

D’après un article du blog Géopolis.

Les inégalités face à la santé en Afrique

Etre admis dans un hôpital reste inaccessible pour des centaines de milliers de personnes en Afrique subsaharienne. D’autre part, dans de nombreux pays, les malades qui n’ont pas les moyens de régler leurs factures médicales sont retenus dans les hôpitaux jusqu’au solde de la facture. La pratique est si courante qu’elle semble «normale» pour les malades qui pensent à tort que les hôpitaux ont le droit de le faire.
L’étude publié par l’Institut royal britannique Chatam House précise ainsi que des centaines de milliers de personnes seraient concernées avec une majorité de femmes. Alors qu’elles accouchent le plus souvent à domicile en Afrique, certaines femmes se retrouvent parfois obligées d’aller à l’hôpital pour une césarienne ou un traitement d’urgence. Pauvres et vulnérables, elles sont alors retenues avec leur bébé jusqu’au paiement de la facture.
Dans un hôpital de Nairobi au Kenya, de nombreuses femmes retenues après un accouchement ont eu des rapports sexuels payants avec des médecins pour régler ce qu’elles devaient.
Quand la famille n’intervient pas pour aider les patients, c’est une Organisation Non Gouvernementale, l’église ou la mosquée locale qui rassemblent souvent les fonds pour les libérer.
En 2001, les pays africains s’étaient engagés à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé. Mais aujourd’hui, six d’entre eux seulement (Botswana, Burkina Faso, Malawi, Niger, Rwanda et Zambie) ont atteint cet objectif. Le Rwanda a même réussi à mettre en place un système national d’assurance maladie qui profite à 91% des habitants. Dans le reste des pays africains, moins de 8% de la population bénéficie d’une couverture maladie selon l’Organisation Mondiale de la Santé, alors que l’Afrique abrite un quart des malades dans le monde. La part dans les dépenses mondiales de santé du continent est inférieure à 1% et il fabrique moins de 2% des médicaments consommés par la population. Une majorité d’Africains, en particulier les classes moyennes et défavorisées, dépendent de services publics sous-financés tandis qu’une minorité a accès à des soins de qualité dans le privé, parfois dans un autre pays.

D’après un article de France Info

L’épidémie de choléra progresse au Yémen

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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million au Yémen. Près de 2000 personnes en sont déjà mortes depuis fin avril et 5000 personnes contractent la maladie chaque jour dans ce pays où des millions de personnes sont privées d’eau potable et de soins. Plus de 41% des malades sont des enfants.