Étiquette : La pauvreté dans le monde

Une loi qui autorise le mariage des filles mineures au Bangladesh

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Si la loi intitulée « Child Marriage Restraint 2017 » votée au Bangladesh , continue à interdire le mariage avant l’âge de 21 ans pour les hommes et de 18 ans pour les femmes, et instaure des peines plus sévères pour les adultes épousant des mineurs ; elle ferme néanmoins les yeux sur des « situations particulières », notamment dans le cas de « grossesses accidentelles ou illégales ». Le texte estime ainsi que le mariage peut s’avérer être un moyen de « sauvegarder l’honneur de la fille » lorsque cette dernière est tombée enceinte ou a été violée.
L’Eglise catholique du pays a protesté contre cette clause spéciale et n’est pas la seule à faire part de son indignation. Les associations de défense des droits de l’homme avancent que cette clause va légaliser le mariage des adolescentes dont les grossesses sont le résultat de violences sexuelles, allant jusqu’à laisser ainsi la jeune fille sous le joug de son agresseur.
Le mariage d’enfants est pourtant illégal au Bangladesh depuis 1929, et l’âge minimum du mariage a été établi dans les années 1980. Mais le pays continue à afficher le nombre record de mariages de mineurs en Asie. Selon l’Unicef, 52 % des épouses ont moins de 18 ans au moment du mariage (contre 68 % il y a quinze ans), et 18 % d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans.
Pour la ministre des Femmes et des Enfants du Bangladesh, cette loi s’inscrit dans « la réalité économique et sociale » des villages, où vivent 70 % de la population du Bangladesh (160 millions d’habitants). Cherchant à calmer les critiques, la ministre a également expliqué que les mariages de mineurs nécessiteraient une permission et une enquête spéciales, afin de s’assurer que l’adolescente concernée n’est pas soumise à des abus. Cette vision entend protéger les filles contre la discrimination et l’exclusion sociale, car une adolescente ayant eu une relation sexuelle hors mariage se retrouve marginalisée par la société et rares sont les hommes qui voudront l’épouser.

D’après le site Eglises d’Asie.

Morts à cause de la pauvreté

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Un morceau de la colline de déchets s’est effondré sur le bidonville en contrebas

Au moins 113 personnes sont mortes après qu’un flanc entier de la plus grande décharge d’ordures du pays s’est détaché, samedi, à Addis-Abeba. Les victimes sont pour la plupart des femmes et des enfants qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets.
La décharge de Koshe, qui signifie «saleté» en argot amharique, principale langue du pays, est depuis plus de quarante ans le principal lieu d’entreposage des ordures de la capitale Addis-Abeba (soit près de 300 000 tonnes par an).
Selon plusieurs témoins interrogés par l’Agence France-Presse, un flanc de cette montagne de déchets s’est brusquement détaché et a emporté des habitations de fortune construites sur cette décharge. L’effondrement pourrait être dû à des travaux d’aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient ainsi accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l’éboulement. En 2016, le gouvernement avait demandé d’évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais la plupart des personnes étaient restés malgré les avertissements, n’ayant nul part où aller.
Parmi les victimes, des femmes, des enfants, c’est-à-dire des personnes qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’être revendus.

D’après un article du Figaro.fr

Pauvreté et inégalités progressent en France

Le taux de pauvreté en France est passé de 14,1 % à 14,3 % entre 2014 et 2015, selon une estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée lundi 5 décembre. Désormais, plus d’un Français sur sept vit avec moins de 60 % du revenu médian, qui s’élève à 1 003 euros par mois pour une personne seule.
Les derniers chiffres définitifs, publiés en septembre, portaient sur l’année 2014. La France comptait alors 8,8 millions de personnes pauvres.
L’indice de Gini constitue une autre manière de mesurer les inégalités. Compris entre 0 et 1, il décrit la répartition des revenus ou des salaires au sein d’un groupe : 0 correspond à une égalité parfaite, 1 à une inégalité totale. Là encore les estimations vont dans le mauvais sens, puisque cet indice atteint 0,296 en 2015 contre 0,293 l’année précédente.

D’après un article du blog Les Décodeurs.

L’huile de palme ne menace pas que l’environnement

Dans une enquête publiée ce mercredi, Amnesty Internationale dénonce des violations systématiques des droits humains dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, principal pays producteur de cette huile végétale.
L’ONG a enquêté auprès de 120 ouvriers qui travaillent pour le compte de Wilmar, entreprise agroalimentaire singapourienne et fournisseur numéro un d’huile de palme.
Amnesty affirme ainsi qu’il n’est pas rare de voir dans ces plantations des enfants de 8 à 14 ans transportant des sacs de 12 à 25 kilos, des femmes travaillant pendant de longues heures pour moins du salaire minimum, soit 2,50 dollars par jour (2,30 euros) ; ou encore des ouvriers souffrant de graves lésions liées à un pesticide hautement toxique et contraints à travailler sans tenue de protection adaptée.
Dans un communiqué, l’entreprise reconnaît qu’il existe «des problèmes concernant la main-d’œuvre dans l’industrie de l’huile de palme» en Indonésie. Le pays dispose pourtant d’une législation stricte et pourrait condamner ces manquements. Mais bien souvent, la loi n’est pas appliquée.
Amnesty dénonce aussi des groupes tels que Nestlé, Colgate, Unilever, Kellogg’s ou Procter & Gamble qui commercialisent des produits alimentaires ou cosmétiques à base d’huile de palme fournit par Wilmar, en assurant pourtant aux consommateurs que leurs produits sont certifiés «huile de palme durable». Cette certification, mise en place en 2003, rassemble plusieurs ONG et professionnels, autour de principes comme la transparence, la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, ou encore le respect des employés !
Les marques incriminées n’ont pas tardé à réagir au rapport d’Amnesty. «Des pratiques telles que celles identifiées dans le rapport d’Amnesty International n’ont pas leur place dans notre chaîne d’approvisionnement», s’indigne hypocritement Nestlé qui assure par ailleurs : «si nos fournisseurs ne répondent pas à nos exigences, y compris sur les droits du travail, nous les suspendrons». Même genre de réponse chez Colgate qui se dit préoccupé par les allégations spécifiques soulevées par Amnesty International et assure  qu’il «n’hésitera pas à mettre fin à toute relation commerciale avec un fournisseur qui ne répondrait pas aux préoccupations relatives au droit du travail et aux droits de l’Homme».

D’après un article du Figaro.fr

L’électricité solaire, l’avenir en Afrique ?

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L’Afrique dispose de ressources énergétiques colossales, à la fois fossiles et renouvelables. Et pourtant, plus de la moitié de ses habitants n’ont pas accès à l’électricité, soit 621 millions de personnes. Ainsi, un Africain (hors Afrique du Sud) ne consomme en moyenne que 162 kilowattheures (kWh) par an contre 7 000 kWh pour les autres Terriens. De fait, la consommation électrique de toute l’Afrique est inférieure à celle de l’Espagne, avec une population 25 fois supérieure. Ce qui n’empêche pas les Africains de payer un coût délirant pour l’électricité : une habitante du nord du Nigeria doit ainsi débourser, par kWh, 60 à 80 fois plus qu’une Londonienne ou une New-Yorkaise. Les Africains paient le prix de l’électricité le plus élevé au monde.

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L’absence d’une électricité abondante et bon marché pousse de nombreux habitants à conserver des habitudes énergétiques nocives en s’éclairant au kérosène ou en cuisinant au bois. La pollution au monoxyde de carbone ainsi générée serait responsable de la mort de près de 600 000 personnes sur le continent chaque année, soit davantage que le paludisme.

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D. Light, société américaine basée au Kenya, propose un kit solaire domestique avec panneau photovoltaïque, une radio, une lampe torche et trois bulbes, pour illuminer les foyers de ceux qui n’ont pas d’électricité. Malgré la progression rapide du réseau national, le pays n’est électrifié qu’à 40 %, les villes en priorité, les espaces ruraux étant délaissés.
« Nous ne faisons pas de publicité télévisée pour nos produits, cela coûte des milliers de shillings à la seconde et ce n’est pas efficace pour atteindre notre clientèle cible qui n’a pas l’électricité », affirme Jacob Guilo, chargé de la distribution de D. Light à Nairobi. Alors pour diffuser ses produits, D. Light fait appel à des revendeurs locaux, qu’ils nomment les « solar energy promoters », commissionnés 1000 shillings (8,8 euros) à chaque vente de kit solaire, plus un bonus de performance. « C’est bien plus dynamique que la vente en magasin, poursuit Jacob. Car les revendeurs sont mobiles, actifs, ils vont vers la clientèle, agissent dans leur zone d’influence, leur quartier ou leur village d’origine. »
D. Light fonctionne via un système de micro-crédit. L’acheteur dépose une somme de 3500 shillings pour l’obtention du kit solaire, puis effectue des paiements journaliers de 40 shillings à l’aide d’un système de transaction par SMS. Au bout d’une année, le kit est remboursé et l’acheteur peut en disposer librement. Au final, il aura payé un total de 17 100 shillings.
D. Light fait parfois appel à la Croix-Rouge ou à l’Unicef pour atteindre des zones enclavées, voire en conflit. la société leur vend des kits à prix réduit pour qu’ils soient distribués en même temps que la nourriture et les médicaments. L’entreprise est désormais présente dans 62 pays, dont le dernier en date est le Soudan du Sud.
Une autre entreprise américano-kényane, M-Kopa, propose elle aussi un kit comprenant un panneau photovoltaïque, une batterie de 8 W, deux ampoules, une radio, un chargeur de téléphone et une torche. Il est également possible de l’acquérir grâce au micro-crédit.

D’après un article du Monde.fr

Une exposition sur l’habitat temporaire

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L’exposition « Habiter le campement » présentée à la cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire.
L’exposition décrit six typologies de campements – nomades, voyageurs, infortunés, réfugiés, conquérants et contestataires – mis en place ou non selon le libre-arbitre de ses habitants, et pour chaque catégorie présente 45 cas contemporains illustrés par des reportages photographiques.
À l’aide de documents photographiques complétés par des analyses graphiques et une interview de chacun des membres du conseil scientifique, l’exposition illustre et propose une analyse des dispositifs constructifs et techniques en présence.

Du 13 avril au 29 août 2016. Tarif plein : 9€ Tarif réduit 12-25 ans : 6€

Les enfants fantômes

Les «enfants fantômes», âgés de moins de cinq ans, sont probablement 230 millions dans le monde. Inscrits nulle part à la naissance, ils sont condamnés à être des sans-papiers à vie dans leur propre pays.
Selon l’Unicef, en 2012, 60% des bébés nés dans le monde étaient enregistrés à la naissance., surtout en Asie du Sud et en Afrique.
Cela s’explique d’abord par le manque de connaissances des familles sur l’importance de l’enregistrement à la naissance et des conséquences en cas de non-enregistrement. Sans acte de naissance, ces enfants sont en effet en proie à diverses formes d’esclavage et d’exploitation. Le certificat de naissance permet également d’avoir accès aux services de base comme l’éducation, les soins ou la sécurité sociale.
Dans les pays les plus touchés comme la Somalie, le Liberia ou l’Éthiopie, seul un enfant sur dix est enregistré à la naissance. En Chine,la politique de l’enfant unique a longtemps contribué à priver d’existence légale des millions de Chinois.
Partout dans le monde, ces «enfants fantômes» sont en proie à de nombreuses violences, et notamment au travail forcé. Sans preuve de leur âge, les enfants sont souvent recrutés de force. Pour les petites-filles, le problème très récurrent reste les mariages précoces. Dans le monde, 39 millions de jeunes filles ont été mariées avant 18 ans.

Afin de lutter contre ces abus, l’ONG Plan International milite pour favoriser l’enregistrement des naissances dans plus de 52 pays, et ce, grâce à une campagne intitulée «Chaque Enfant Compte». Il faut évidemment sensibiliser les populations à l’importance d’inscrire tôt son enfant à l’état civil. Mais l’ONG plaide aussi pour la gratuité de l’enregistrement à la naissance. Enfin, pour pallier au problème du déplacement pour faire enregistrer l’enfant (parfois à 40 kilomètres du village) Plan International est en train de développer une application mobile. Les chefs de villages pourraient ainsi télécharger l’application pour notifier l’état civil des naissances dans leur village.

D’après un article du Figaro.fr