Étiquette : La pauvreté dans le monde

Un rapport pour mieux comprendre la pauvreté en France

ATD Quart Monde, le Secours Catholique – Caritas France, l’Association des Centres Socio-Culturels des 3 cités de Poitiers et une enseignante-chercheuse de l’Institut Catholique de Paris publient un rapport sur les dimensions de la pauvreté en France, résultat d’une recherche menée pendant trois ans en associant les personnes en situation de pauvreté en tant que co-chercheuses. Cette recherche participative a permis de dégager huit dimensions de la pauvreté, en partant de la vie des personnes qui en souffrent : privations matérielles et de droits, peurs et souffrance, dégradation de la santé physique et mentale, maltraitance sociale, maltraitance institutionnelle, isolement, contraintes de temps et d’espace, compétences acquises et non reconnues par la société.
Le rapport est à lire ici.

L’alimentation des enfants de moins de cinq ans dans le monde

Un enfant de moins de 5 ans sur trois dans le monde ne reçoit pas l’alimentation dont il a besoin pour bien grandir, selon un rapport de l’Unicef. Sur les 676 millions d’enfants de moins de 5 ans vivant dans le monde en 2018, environ 227 millions étaient sous-nutris ou en surpoids, et 340 millions souffraient de carences alimentaires. Le surpoids et l’obésité ne cessent de gagner du terrain. De 2000 à 2016, la part des enfants âgés de 5 à 19 ans en surcharge pondérale est passée de 10 % à près de 20 %.
A l’inverse, en 2018, l’Unicef et ses partenaires ont traité plus de 3,4 millions d’enfants atteints de malnutrition sévère dans des contextes humanitaires, de l’Afghanistan au Yémen en passant par le Nigéria et le Soudan du Sud.

Une aide pour Madagascar

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La Banque mondiale va octroyer 392 millions de dollars à Madagascar afin de développer ce pays où les trois quarts de la population vivent dans l’extrême pauvreté et où la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique.
La somme sera répartie entre quatre secteurs : l’aide aux familles démunies (90 millions de dollars), l’amélioration de l’accès à l’électricité (150 millions de dollars), la sécurisation des titres fonciers dans un contexte d’occupation illégale de terres (52 millions de dollars) et une aide budgétaire à hauteur de 100 millions de dollars.
La Banque mondiale et le gouvernement malgache vont poursuivre les discussions en vue du déblocage, dans le courant du mois de juin, de 450 millions de dollars supplémentaires.

D’après un article de Jeune Afrique.

23 euros par mois

C’est le salaire mensuel des salariés des usines de vêtements d’Ethiopie, qui travaillent pour des marques comme Guess, H&M ou Calvin Klein, selon un rapport du Centre Stern pour les affaires et les droits de l’homme, de l’université de New York, rendu public mardi 7 mai. Ce montant fait d’eux les ouvriers les moins bien payés au monde.
L’étude s’est penchée sur le Parc industriel d’Hawassa, l’un des cinq centres industriels inaugurés par le gouvernement depuis 2014, qui emploie 25 000 personnes et fabrique des vêtements pour des marques du monde entier dans des entreprises chinoises, indiennes et sri lankaise . A terme, environ 60 000 personnes devraient y travailler.
L’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avec 105 millions d’habitants qui vivent encore largement de l’agriculture et sont confrontés à des sécheresses et à la pauvreté. Le pays ambitionne de devenir le principal centre manufacturier du continent et veut pour cela séduire les investisseurs en mettant en avant la disposition des salariés à travailler pour moins de la moitié du salaire des travailleurs du Bangladesh (payés 95 dollars par mois contre 326 en Chine) puisqu’aucun salaire minimum n’existe dans le privé.
Le gouvernement espère que les exportations de vêtements, qui représentent actuellement 145 millions de dollars par an, vont grimper à environ 30 milliards. Mais les bas salaires ont entraîné une productivité médiocre, des grèves à répétition et un fort turn-over (des usines ont remplacé l’intégralité de leurs salariés tous les 12 mois en moyenne).

D’après un article du Figaro.fr

La pauvreté en Union européenne

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Un citoyen de l’Union européenne sur six était en situation de pauvreté en 2017 selon un rapport de l’Insee. L’Institut national de la statistique et des études économiques s’est appuyée sur des données de 2017 afin de pouvoir les harmoniser à l’échelle des 28 pays. Intitulé « La France dans l’Union européenne », ce rapport permet notamment de comprendre que, selon les définitions, la pauvreté ne se répartit pas de la même façon au sein de l‘Union. L’étude de l’Insee explique également que certains facteurs renforcent la possibilité d’être en situation de pauvreté.
Premier enseignement de cette étude : elle précise les fortes disparités à l’intérieur de l’Union européenne. En effet, le niveau de vie moyen annuel est de 3060 euros en Roumanie, contre 41 560 au Luxembourg. La France se situe un peu au-dessus de la moyenne européenne (située à près de 20 000 euros), avec 25 610 euros annuel par habitant.
Ces disparités se constatent également si on observe la pauvreté monétaire, qui correspond aux habitants dont les revenus sont inférieurs à 60% du revenu médian de leur pays. Cela concerne 17,3% de la population européenne (soit 87 millions de personnes) mais avec de grands écarts : de 9,7% de Tchèques touchés, on passe à 25,3% des habitants en Roumanie. La France se classe en 6e position des taux les plus bas. Il est possible de retrouver une pauvreté monétaire conséquente dans des pays au niveau de vie élevé, comme au Luxembourg par exemple.
Autre forme de pauvreté, la privation matérielle et sociale a été évaluée via un questionnaire et mesure la part de la population qui ne parvient pas à couvrir certaines dépenses comme le loyer, le chauffage, les vacances. L’écart est là aussi important : seuls 3% de la population suédoise sont touchés contre 50% des Roumains. Plus généralement, cette privation est plus fréquente dans les pays les moins aisés. Ainsi, on peut distinguer une fracture géographique au sein de l’UE : le taux de privation matérielle et sociale de l’Europe du Nord et de l’Ouest est inférieur de moitié à celui de l’Europe du Sud et de l’Est.
Les 28 Etats membres ont connu des situations similaires en ce qui concerne l’évolution de leur pauvreté. En effet, beaucoup de pays ont vu leurs taux de pauvreté augmenter entre 2007 et 2012, du fait de la crise économique. De la même manière, alors que le taux de privation matérielle est reparti à la baisse en 2013 dans un grand nombre de pays, ils ont été nombreux à voir leur pauvreté monétaire augmenter jusqu’en 2016.

D’après un article de France Info.