Étiquette : La pauvreté dans le monde

Pauvreté et inégalités progressent en France

Le taux de pauvreté en France est passé de 14,1 % à 14,3 % entre 2014 et 2015, selon une estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée lundi 5 décembre. Désormais, plus d’un Français sur sept vit avec moins de 60 % du revenu médian, qui s’élève à 1 003 euros par mois pour une personne seule.
Les derniers chiffres définitifs, publiés en septembre, portaient sur l’année 2014. La France comptait alors 8,8 millions de personnes pauvres.
L’indice de Gini constitue une autre manière de mesurer les inégalités. Compris entre 0 et 1, il décrit la répartition des revenus ou des salaires au sein d’un groupe : 0 correspond à une égalité parfaite, 1 à une inégalité totale. Là encore les estimations vont dans le mauvais sens, puisque cet indice atteint 0,296 en 2015 contre 0,293 l’année précédente.

D’après un article du blog Les Décodeurs.

L’huile de palme ne menace pas que l’environnement

Dans une enquête publiée ce mercredi, Amnesty Internationale dénonce des violations systématiques des droits humains dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, principal pays producteur de cette huile végétale.
L’ONG a enquêté auprès de 120 ouvriers qui travaillent pour le compte de Wilmar, entreprise agroalimentaire singapourienne et fournisseur numéro un d’huile de palme.
Amnesty affirme ainsi qu’il n’est pas rare de voir dans ces plantations des enfants de 8 à 14 ans transportant des sacs de 12 à 25 kilos, des femmes travaillant pendant de longues heures pour moins du salaire minimum, soit 2,50 dollars par jour (2,30 euros) ; ou encore des ouvriers souffrant de graves lésions liées à un pesticide hautement toxique et contraints à travailler sans tenue de protection adaptée.
Dans un communiqué, l’entreprise reconnaît qu’il existe «des problèmes concernant la main-d’œuvre dans l’industrie de l’huile de palme» en Indonésie. Le pays dispose pourtant d’une législation stricte et pourrait condamner ces manquements. Mais bien souvent, la loi n’est pas appliquée.
Amnesty dénonce aussi des groupes tels que Nestlé, Colgate, Unilever, Kellogg’s ou Procter & Gamble qui commercialisent des produits alimentaires ou cosmétiques à base d’huile de palme fournit par Wilmar, en assurant pourtant aux consommateurs que leurs produits sont certifiés «huile de palme durable». Cette certification, mise en place en 2003, rassemble plusieurs ONG et professionnels, autour de principes comme la transparence, la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, ou encore le respect des employés !
Les marques incriminées n’ont pas tardé à réagir au rapport d’Amnesty. «Des pratiques telles que celles identifiées dans le rapport d’Amnesty International n’ont pas leur place dans notre chaîne d’approvisionnement», s’indigne hypocritement Nestlé qui assure par ailleurs : «si nos fournisseurs ne répondent pas à nos exigences, y compris sur les droits du travail, nous les suspendrons». Même genre de réponse chez Colgate qui se dit préoccupé par les allégations spécifiques soulevées par Amnesty International et assure  qu’il «n’hésitera pas à mettre fin à toute relation commerciale avec un fournisseur qui ne répondrait pas aux préoccupations relatives au droit du travail et aux droits de l’Homme».

D’après un article du Figaro.fr

L’électricité solaire, l’avenir en Afrique ?

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L’Afrique dispose de ressources énergétiques colossales, à la fois fossiles et renouvelables. Et pourtant, plus de la moitié de ses habitants n’ont pas accès à l’électricité, soit 621 millions de personnes. Ainsi, un Africain (hors Afrique du Sud) ne consomme en moyenne que 162 kilowattheures (kWh) par an contre 7 000 kWh pour les autres Terriens. De fait, la consommation électrique de toute l’Afrique est inférieure à celle de l’Espagne, avec une population 25 fois supérieure. Ce qui n’empêche pas les Africains de payer un coût délirant pour l’électricité : une habitante du nord du Nigeria doit ainsi débourser, par kWh, 60 à 80 fois plus qu’une Londonienne ou une New-Yorkaise. Les Africains paient le prix de l’électricité le plus élevé au monde.

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L’absence d’une électricité abondante et bon marché pousse de nombreux habitants à conserver des habitudes énergétiques nocives en s’éclairant au kérosène ou en cuisinant au bois. La pollution au monoxyde de carbone ainsi générée serait responsable de la mort de près de 600 000 personnes sur le continent chaque année, soit davantage que le paludisme.

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D. Light, société américaine basée au Kenya, propose un kit solaire domestique avec panneau photovoltaïque, une radio, une lampe torche et trois bulbes, pour illuminer les foyers de ceux qui n’ont pas d’électricité. Malgré la progression rapide du réseau national, le pays n’est électrifié qu’à 40 %, les villes en priorité, les espaces ruraux étant délaissés.
« Nous ne faisons pas de publicité télévisée pour nos produits, cela coûte des milliers de shillings à la seconde et ce n’est pas efficace pour atteindre notre clientèle cible qui n’a pas l’électricité », affirme Jacob Guilo, chargé de la distribution de D. Light à Nairobi. Alors pour diffuser ses produits, D. Light fait appel à des revendeurs locaux, qu’ils nomment les « solar energy promoters », commissionnés 1000 shillings (8,8 euros) à chaque vente de kit solaire, plus un bonus de performance. « C’est bien plus dynamique que la vente en magasin, poursuit Jacob. Car les revendeurs sont mobiles, actifs, ils vont vers la clientèle, agissent dans leur zone d’influence, leur quartier ou leur village d’origine. »
D. Light fonctionne via un système de micro-crédit. L’acheteur dépose une somme de 3500 shillings pour l’obtention du kit solaire, puis effectue des paiements journaliers de 40 shillings à l’aide d’un système de transaction par SMS. Au bout d’une année, le kit est remboursé et l’acheteur peut en disposer librement. Au final, il aura payé un total de 17 100 shillings.
D. Light fait parfois appel à la Croix-Rouge ou à l’Unicef pour atteindre des zones enclavées, voire en conflit. la société leur vend des kits à prix réduit pour qu’ils soient distribués en même temps que la nourriture et les médicaments. L’entreprise est désormais présente dans 62 pays, dont le dernier en date est le Soudan du Sud.
Une autre entreprise américano-kényane, M-Kopa, propose elle aussi un kit comprenant un panneau photovoltaïque, une batterie de 8 W, deux ampoules, une radio, un chargeur de téléphone et une torche. Il est également possible de l’acquérir grâce au micro-crédit.

D’après un article du Monde.fr

Une exposition sur l’habitat temporaire

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L’exposition « Habiter le campement » présentée à la cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire.
L’exposition décrit six typologies de campements – nomades, voyageurs, infortunés, réfugiés, conquérants et contestataires – mis en place ou non selon le libre-arbitre de ses habitants, et pour chaque catégorie présente 45 cas contemporains illustrés par des reportages photographiques.
À l’aide de documents photographiques complétés par des analyses graphiques et une interview de chacun des membres du conseil scientifique, l’exposition illustre et propose une analyse des dispositifs constructifs et techniques en présence.

Du 13 avril au 29 août 2016. Tarif plein : 9€ Tarif réduit 12-25 ans : 6€

Les enfants fantômes

Les «enfants fantômes», âgés de moins de cinq ans, sont probablement 230 millions dans le monde. Inscrits nulle part à la naissance, ils sont condamnés à être des sans-papiers à vie dans leur propre pays.
Selon l’Unicef, en 2012, 60% des bébés nés dans le monde étaient enregistrés à la naissance., surtout en Asie du Sud et en Afrique.
Cela s’explique d’abord par le manque de connaissances des familles sur l’importance de l’enregistrement à la naissance et des conséquences en cas de non-enregistrement. Sans acte de naissance, ces enfants sont en effet en proie à diverses formes d’esclavage et d’exploitation. Le certificat de naissance permet également d’avoir accès aux services de base comme l’éducation, les soins ou la sécurité sociale.
Dans les pays les plus touchés comme la Somalie, le Liberia ou l’Éthiopie, seul un enfant sur dix est enregistré à la naissance. En Chine,la politique de l’enfant unique a longtemps contribué à priver d’existence légale des millions de Chinois.
Partout dans le monde, ces «enfants fantômes» sont en proie à de nombreuses violences, et notamment au travail forcé. Sans preuve de leur âge, les enfants sont souvent recrutés de force. Pour les petites-filles, le problème très récurrent reste les mariages précoces. Dans le monde, 39 millions de jeunes filles ont été mariées avant 18 ans.

Afin de lutter contre ces abus, l’ONG Plan International milite pour favoriser l’enregistrement des naissances dans plus de 52 pays, et ce, grâce à une campagne intitulée «Chaque Enfant Compte». Il faut évidemment sensibiliser les populations à l’importance d’inscrire tôt son enfant à l’état civil. Mais l’ONG plaide aussi pour la gratuité de l’enregistrement à la naissance. Enfin, pour pallier au problème du déplacement pour faire enregistrer l’enfant (parfois à 40 kilomètres du village) Plan International est en train de développer une application mobile. Les chefs de villages pourraient ainsi télécharger l’application pour notifier l’état civil des naissances dans leur village.

D’après un article du Figaro.fr

Participer à une action solidaire en Afrique

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Une campagne de financement participatif, lancée sur la nouvelle plateforme It’s about my Africa mercredi 20 janvier, veut collecter des fonds pour offrir un accès à l’eau potable à 120 millions d’Africains qui en sont aujourd’hui dépourvus (En 2015, 850 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde, dont plus de 300 millions en Afrique).
Pour parvenir à ses fins, la plateforme s’est associée à l’entreprise toulousaine Sunwaterlife, qui a développé Aqualink, un système de purification de l’eau pour la rendre potable.
Ce dispositif, autonome et mobile, traite et purifie l’eau douce polluée, quelle que soit sa source selon l’entreprise. Différents filtres permettent de la débarrasser des éléments responsables de certaines maladies comme le choléra.
L’alimentation électrique de la pompe est assurée par des panneaux photovoltaïques, rendant le dispositif complètement autonome.
L’entreprise est déjà présente en Afrique et possède son propre réseau de partenaires sur le continent africain, afin de gérer l’installation des dispositifs mais aussi leur entretien et le suivi des pompes.
Selon les calculs réalisés par It’s about my Africa à partir de données de la banque mondiale, il faudrait plus d’un milliard d’euros pour installer et entretenir le million d’Aqualink nécessaires. Un montant trop élevé pour être atteint lors de la seule campagne de financement participatif, la loi fixant le plafond des sommes récoltées à un million d’euros.
L’entreprise espère en réalité récolter un million d’euros et compléter ensuite grâce à des partenariats financiers encore à trouver.
Plusieurs paliers sont présentés sur la page de la campagne: avec 10 000 euros, l’entreprise toulousaine pourra intervenir dans deux pays auprès de 1000 personnes, tandis qu’avec un maximum d’un million, ce sont 100 000 personnes dans 11 pays qui auront accès à l’eau potable.
Quel que soit le montant récolté,les dispositifs Aqualink pourraient être installés sous deux mois après la fin de la campagne, le 20 février.

D’après un article du Figaro.fr