Étiquette : La pauvreté dans le monde

Quand les déchets tuent de nouveau

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L’effondrement d’un tas d’ordures de 91 mètres de haut, vendredi 14 avril, a fait au moins 29 morts dans la décharge de Kolonnawa, à Meetotamula, une ville située au nord-est de Colombo, la capitale sri-lankaise. La pile de déchets, déstabilisée pendant la nuit par des pluies torrentielles et un incendie, s’est écroulée en ensevelissant 145 habitations d’un bidonville.
La décharge compte 23 millions de tonnes d’ordures, provenant essentiellement de la capitale, dont 800 tonnes de déchets solides supplémentaires déversées chaque jour.
Le 16 mars dernier, l’effondrement d’une décharge à Addis – Abeba, en Afrique, avait fait près de 120 morts.

D’après un article du Monde.fr

Une loi qui autorise le mariage des filles mineures au Bangladesh

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Si la loi intitulée « Child Marriage Restraint 2017 » votée au Bangladesh , continue à interdire le mariage avant l’âge de 21 ans pour les hommes et de 18 ans pour les femmes, et instaure des peines plus sévères pour les adultes épousant des mineurs ; elle ferme néanmoins les yeux sur des « situations particulières », notamment dans le cas de « grossesses accidentelles ou illégales ». Le texte estime ainsi que le mariage peut s’avérer être un moyen de « sauvegarder l’honneur de la fille » lorsque cette dernière est tombée enceinte ou a été violée.
L’Eglise catholique du pays a protesté contre cette clause spéciale et n’est pas la seule à faire part de son indignation. Les associations de défense des droits de l’homme avancent que cette clause va légaliser le mariage des adolescentes dont les grossesses sont le résultat de violences sexuelles, allant jusqu’à laisser ainsi la jeune fille sous le joug de son agresseur.
Le mariage d’enfants est pourtant illégal au Bangladesh depuis 1929, et l’âge minimum du mariage a été établi dans les années 1980. Mais le pays continue à afficher le nombre record de mariages de mineurs en Asie. Selon l’Unicef, 52 % des épouses ont moins de 18 ans au moment du mariage (contre 68 % il y a quinze ans), et 18 % d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans.
Pour la ministre des Femmes et des Enfants du Bangladesh, cette loi s’inscrit dans « la réalité économique et sociale » des villages, où vivent 70 % de la population du Bangladesh (160 millions d’habitants). Cherchant à calmer les critiques, la ministre a également expliqué que les mariages de mineurs nécessiteraient une permission et une enquête spéciales, afin de s’assurer que l’adolescente concernée n’est pas soumise à des abus. Cette vision entend protéger les filles contre la discrimination et l’exclusion sociale, car une adolescente ayant eu une relation sexuelle hors mariage se retrouve marginalisée par la société et rares sont les hommes qui voudront l’épouser.

D’après le site Eglises d’Asie.

Morts à cause de la pauvreté

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Un morceau de la colline de déchets s’est effondré sur le bidonville en contrebas

Au moins 113 personnes sont mortes après qu’un flanc entier de la plus grande décharge d’ordures du pays s’est détaché, samedi, à Addis-Abeba. Les victimes sont pour la plupart des femmes et des enfants qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets.
La décharge de Koshe, qui signifie «saleté» en argot amharique, principale langue du pays, est depuis plus de quarante ans le principal lieu d’entreposage des ordures de la capitale Addis-Abeba (soit près de 300 000 tonnes par an).
Selon plusieurs témoins interrogés par l’Agence France-Presse, un flanc de cette montagne de déchets s’est brusquement détaché et a emporté des habitations de fortune construites sur cette décharge. L’effondrement pourrait être dû à des travaux d’aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient ainsi accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l’éboulement. En 2016, le gouvernement avait demandé d’évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais la plupart des personnes étaient restés malgré les avertissements, n’ayant nul part où aller.
Parmi les victimes, des femmes, des enfants, c’est-à-dire des personnes qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’être revendus.

D’après un article du Figaro.fr

Pauvreté et inégalités progressent en France

Le taux de pauvreté en France est passé de 14,1 % à 14,3 % entre 2014 et 2015, selon une estimation de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée lundi 5 décembre. Désormais, plus d’un Français sur sept vit avec moins de 60 % du revenu médian, qui s’élève à 1 003 euros par mois pour une personne seule.
Les derniers chiffres définitifs, publiés en septembre, portaient sur l’année 2014. La France comptait alors 8,8 millions de personnes pauvres.
L’indice de Gini constitue une autre manière de mesurer les inégalités. Compris entre 0 et 1, il décrit la répartition des revenus ou des salaires au sein d’un groupe : 0 correspond à une égalité parfaite, 1 à une inégalité totale. Là encore les estimations vont dans le mauvais sens, puisque cet indice atteint 0,296 en 2015 contre 0,293 l’année précédente.

D’après un article du blog Les Décodeurs.

L’huile de palme ne menace pas que l’environnement

Dans une enquête publiée ce mercredi, Amnesty Internationale dénonce des violations systématiques des droits humains dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, principal pays producteur de cette huile végétale.
L’ONG a enquêté auprès de 120 ouvriers qui travaillent pour le compte de Wilmar, entreprise agroalimentaire singapourienne et fournisseur numéro un d’huile de palme.
Amnesty affirme ainsi qu’il n’est pas rare de voir dans ces plantations des enfants de 8 à 14 ans transportant des sacs de 12 à 25 kilos, des femmes travaillant pendant de longues heures pour moins du salaire minimum, soit 2,50 dollars par jour (2,30 euros) ; ou encore des ouvriers souffrant de graves lésions liées à un pesticide hautement toxique et contraints à travailler sans tenue de protection adaptée.
Dans un communiqué, l’entreprise reconnaît qu’il existe «des problèmes concernant la main-d’œuvre dans l’industrie de l’huile de palme» en Indonésie. Le pays dispose pourtant d’une législation stricte et pourrait condamner ces manquements. Mais bien souvent, la loi n’est pas appliquée.
Amnesty dénonce aussi des groupes tels que Nestlé, Colgate, Unilever, Kellogg’s ou Procter & Gamble qui commercialisent des produits alimentaires ou cosmétiques à base d’huile de palme fournit par Wilmar, en assurant pourtant aux consommateurs que leurs produits sont certifiés «huile de palme durable». Cette certification, mise en place en 2003, rassemble plusieurs ONG et professionnels, autour de principes comme la transparence, la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, ou encore le respect des employés !
Les marques incriminées n’ont pas tardé à réagir au rapport d’Amnesty. «Des pratiques telles que celles identifiées dans le rapport d’Amnesty International n’ont pas leur place dans notre chaîne d’approvisionnement», s’indigne hypocritement Nestlé qui assure par ailleurs : «si nos fournisseurs ne répondent pas à nos exigences, y compris sur les droits du travail, nous les suspendrons». Même genre de réponse chez Colgate qui se dit préoccupé par les allégations spécifiques soulevées par Amnesty International et assure  qu’il «n’hésitera pas à mettre fin à toute relation commerciale avec un fournisseur qui ne répondrait pas aux préoccupations relatives au droit du travail et aux droits de l’Homme».

D’après un article du Figaro.fr