Étiquette : La pauvreté dans le monde

L’épidémie de choléra progresse au Yémen

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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million au Yémen. Près de 2000 personnes en sont déjà mortes depuis fin avril et 5000 personnes contractent la maladie chaque jour dans ce pays où des millions de personnes sont privées d’eau potable et de soins. Plus de 41% des malades sont des enfants.

Quand les déchets tuent de nouveau

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L’effondrement d’un tas d’ordures de 91 mètres de haut, vendredi 14 avril, a fait au moins 29 morts dans la décharge de Kolonnawa, à Meetotamula, une ville située au nord-est de Colombo, la capitale sri-lankaise. La pile de déchets, déstabilisée pendant la nuit par des pluies torrentielles et un incendie, s’est écroulée en ensevelissant 145 habitations d’un bidonville.
La décharge compte 23 millions de tonnes d’ordures, provenant essentiellement de la capitale, dont 800 tonnes de déchets solides supplémentaires déversées chaque jour.
Le 16 mars dernier, l’effondrement d’une décharge à Addis – Abeba, en Afrique, avait fait près de 120 morts.

D’après un article du Monde.fr

Une loi qui autorise le mariage des filles mineures au Bangladesh

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Si la loi intitulée « Child Marriage Restraint 2017 » votée au Bangladesh , continue à interdire le mariage avant l’âge de 21 ans pour les hommes et de 18 ans pour les femmes, et instaure des peines plus sévères pour les adultes épousant des mineurs ; elle ferme néanmoins les yeux sur des « situations particulières », notamment dans le cas de « grossesses accidentelles ou illégales ». Le texte estime ainsi que le mariage peut s’avérer être un moyen de « sauvegarder l’honneur de la fille » lorsque cette dernière est tombée enceinte ou a été violée.
L’Eglise catholique du pays a protesté contre cette clause spéciale et n’est pas la seule à faire part de son indignation. Les associations de défense des droits de l’homme avancent que cette clause va légaliser le mariage des adolescentes dont les grossesses sont le résultat de violences sexuelles, allant jusqu’à laisser ainsi la jeune fille sous le joug de son agresseur.
Le mariage d’enfants est pourtant illégal au Bangladesh depuis 1929, et l’âge minimum du mariage a été établi dans les années 1980. Mais le pays continue à afficher le nombre record de mariages de mineurs en Asie. Selon l’Unicef, 52 % des épouses ont moins de 18 ans au moment du mariage (contre 68 % il y a quinze ans), et 18 % d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans.
Pour la ministre des Femmes et des Enfants du Bangladesh, cette loi s’inscrit dans « la réalité économique et sociale » des villages, où vivent 70 % de la population du Bangladesh (160 millions d’habitants). Cherchant à calmer les critiques, la ministre a également expliqué que les mariages de mineurs nécessiteraient une permission et une enquête spéciales, afin de s’assurer que l’adolescente concernée n’est pas soumise à des abus. Cette vision entend protéger les filles contre la discrimination et l’exclusion sociale, car une adolescente ayant eu une relation sexuelle hors mariage se retrouve marginalisée par la société et rares sont les hommes qui voudront l’épouser.

D’après le site Eglises d’Asie.

Morts à cause de la pauvreté

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Un morceau de la colline de déchets s’est effondré sur le bidonville en contrebas

Au moins 113 personnes sont mortes après qu’un flanc entier de la plus grande décharge d’ordures du pays s’est détaché, samedi, à Addis-Abeba. Les victimes sont pour la plupart des femmes et des enfants qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets.
La décharge de Koshe, qui signifie «saleté» en argot amharique, principale langue du pays, est depuis plus de quarante ans le principal lieu d’entreposage des ordures de la capitale Addis-Abeba (soit près de 300 000 tonnes par an).
Selon plusieurs témoins interrogés par l’Agence France-Presse, un flanc de cette montagne de déchets s’est brusquement détaché et a emporté des habitations de fortune construites sur cette décharge. L’effondrement pourrait être dû à des travaux d’aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient ainsi accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l’éboulement. En 2016, le gouvernement avait demandé d’évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais la plupart des personnes étaient restés malgré les avertissements, n’ayant nul part où aller.
Parmi les victimes, des femmes, des enfants, c’est-à-dire des personnes qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’être revendus.

D’après un article du Figaro.fr