Catégorie : Réflexions

Petite et grande trahison

J’ai parfois l’impression de trahir les livres en ce moment. Je lis moins, pour ne pas dire pas du tout. En partie parce que je n’ai pas le temps, il est vrai. Mais aussi parce que j’en éprouve moins le besoin, voire l’envie.
Et pus il y a mes livres, restés dans mon précédent logement et dont je crois qu’ils ne pourront pas tous me suivre dans ce qui va être, qui commence à être, mon nouveau chez moi.
Pour les livres d’histoire et géographie,je vais en garder quelques uns et donner le reste au centre de documentation du lycée où je travaille, je pense.
Pour la bibliothèque fantastique, je vais la disperser chez les amis, s’ils le souhaitent.
L’immense majorité des bandes dessinées resteront où elles sont, pour mes enfants maintenant ou plus tard.
Rete la bibliothèque classique et de policiers : pour elles, j’aimerai trouver une solution.

Nouveau départ ?

Et voilà, ma bibliothèque essentielle a migré. Elle tient dans une dizaine de grands sacs et n’attend plus que le meuble que je dois aller chercher demain.
Il va juste manquer les livres d’histoire et géographie et les revues. J’avoue avoir eu un petit pincement au coeur de laisser les autres en place, même s’ils seront loin de m’être inaccessibles.
Ma nouvelle bibliothèque aura beaucoup de place libre… De quoi acquérir d’autres livres.

Revenir à l’essentiel (3)

Et les bandes dessinées ? Elles comptent moins à mes yeux, mais je pense en enmener tout de même. Tous les Andreas, sans doute et les Mignola. Peut-être aussi des romans graphiques ou des histoires réalistes. Ce sera pour moi l’occasion d’épurer cette bibliothèque et de n’en garder que des valeurs sûres.

Le matrimoine

J’avance dans ma relecture du Matrimoine de Bazin. J’avais lu ce livre à 16 ans et il m’avait laissé une sensation étrange sur les rapports homme/femme ou devrais-je dire mari et femme.
Le relire à 37 ans, à ce moment précis, lui donne un sens nouveau ou plutôt une profondeur que je n’avais pas soupçonnée alors. Le moins que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’un regard désillusionné sur le mariage.

Les vestiges du jour

Il est difficile de résumer Les vestiges du jour, de Kazuo Ishiguro.
Je crois que j’aime l’atmophère anglaise distillée par cette oeuvre, ce charme surannée des demeures aristocratiques du début du siècle. Adolescent, je rêvais bêtement de faire partie de cette noblesse que j’idéalisais (et que Ishiguro idéalise grandement); aujourd’hui, je me rend compte que je me sens plus proche du majordome Stevens et que son style de vie m’aurait convenu.
Le sentiment de cette dignité d’être « à sa place », de faire les choses correctement, voilà ce que j’aimerais approcher, je crois.
Parfois je me demande si je ne me suis pas trompé de siècle en naissant…

Revenir à l’essentiel (2)

Il y a quelque chose de difficile à devoir choisir quels livres emporter, même momentanément, hors de sa bibliothèque.
Je me rends compte que les livres sont mes compagnons de toujours et qu’ils méritent tous de partir avec moi.
Mais soyons réaliste, ce n’est pas possible.
Voici donc ceux que j’ai choisi : En attendant Godot, Histoire du juif errant de d’Ormesson, les nuits de Paris de Restif de la Bretonne, La lectrice, quelques Irving (Le Monde selon Garp, évidemment et probablement Un mariage poids moyen), Les contes et nouvelles de Maupassant en Pléiade, les Essais de Montaigne, les Pensées de Pascal et Manuscrit trouvé à Saragosse de Potoki.
Pour la poésie, j’ai Borges et j’y ajoute les oeuvres de Saint John Perse et Les Contemplations.
Pour le fantastique, parce que cela fait aussi partie de ma vie, le Cycle des épées de Leiber et tout Lovecraft.
Pour les essais historiques, je pense prendre les oeuvres de Duby et Le Goff dans la collection Quarto, le petit ouvrage sur les chevaliers paysans du lac de Paladru et les cours au Collège de France de Michelet. Là encore, la liste n’est pas close mais je dois y réfléchir encore.