Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Des marchands de Rouen au XVIe siècle

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« Colin Savalle, maître après Dieu d’un navire appelé La Sint Nicolaus, déclare que, pendant la foire de Saint-Bavon d’Anvers, il a embarqué les marchandises de Jaquet Martel, Jehan de Cherville, Willeme Surse, facteur de Jehan Pauveray et Ernoul Grassart, tous marchands de Rouen, pour les transporter à Rouen :
6 lasts et 1 tonneau de hareng, 1 tonneau de saumure, 2 pains de cire, 1 panier et 1 balle de fil, 12 tonneaux de graisse, 1 balle de garance, 29 torsades de fil de cuivre, appartenant à Jaquet Martel,
4 lasts et 45 peaux, 9 tonneaux de graisse, 3 lasts de hareng, 2 demi-tonneaux de beurre, 1 sac de houblon, 1 panier, marqué de la marque désignée [un dessin figure la marque commerciale du marchand], appartenant à Jehan de Cherville,
3 balles de noix de galle, 4 pipes et 1 tonneau de couperose, 3 petites caisses de sucre candi, 2 balles de garance, 5 balles d’anis, 1 panier plein de marchandises, 1 tonneau de couperose blanche, 2 tonneaux d’olives, 1 balle de laine allemande, dite oosterse, 5 balles de savon blanc, 1 tonneau de mercerie, 1 tonneau de fil, marqué de la marque désignée, appartenant à Willeme Surse,
2 demi lasts de peaux, 12 tonneaux de graisse, appartenant à Ernoul Grassart »
Cargaison marchande pour Rouen (3 octobre 1505), cité dans René Doehaerd, Études anversoises.

Le sire de Gouberville

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Page du journal original

Voici deux émissions de France Culture, datant de 1982, consacrées au noble Gilles de Gouberville et à son journal.

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Les lieux fréquentés régulièrement par le sire de Gouberville, qui résidait le plus souvent au Mesnil – au – Val.

J’ai découvert Gilles de Gouberville et plus particulièrement son journal (un livre de raison en fait), tenu entre 1553 et 1562, lors de mon travail de maîtrise sur les routes en Normandie de la fin de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Le Sire de Gouberville, qui résidait dans le Cotentin, a en effet souvent parcouru les routes normandes au XVIe siècle et donne des indications sur les durées de voyage, les difficultés de déplacement et les moyens d’hébergement tout au long de son texte.
Ce journal a été retranscrit et publié une première fois, de façon lacunaire, par l’abbé Tollemer, en 1873 avant d’être édité en intégralité aux éditions des champs en 4 volumes entre 1993 et 1994. C’est cette édition que je me suis procurée et que j’ai étudiée pour mon mémoire. C’est une oeuvre extrêmement riche et intéressante pour comprendre comment on vivait au XVIe siècle.

 

Le tableau qui revient sur son lieu de création

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Impression, soleil levant, toile qui a donné son nom à l’impressionnisme, a été peinte par Monet au Havre, entre 1872 et 1873. À l’occasion de la célébration des 500 ans du port français, le Musée d’art moderne André Malraux du Havre accueille ce tableau du 10 septembre au 8 octobre 2017.
Deux historiens d’art ont reconstitué en 2014 la configuration du Havre à l’époque et ont ainsi retrouvé que Monet avait peint ce tableau depuis sa chambre à l’Hôtel de l’Amirauté, détruit lors des bombardements de 1945, à moins de 300 mètres de l’actuel musée.

Jouer dans le donjon de Rouen

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Depuis le mois d’avril et jusqu’au 12 novembre, le donjon de Rouen, seul vestige du château philippien du XIIIe siècle, accueille un jeu pour 3 à 8 personnes. Il s’agit d’un escape game, très à la mode en ce moment. En une heure, les joueurs doivent collaborer pour s’évader de la tour. Pour cela, il faut trouver certains objets, résoudre différentes énigmes et ouvrir des cadenas.
Les joueurs incarnent des mercenaires à la solde du seigneur de Dammartin, qui a juré fidélité au roi d’Angleterre contre son suzerain légitime. Les décors et objets du jeu sont des reconstitutions fidèles de ceux du XIIIe siècle, notamment d’un magnifique jeu d’échec retrouvé en Ecosse.

Chaque indice de l’intrigue possède une dimension pédagogique et un petit livret est distribué à la fin du jeu pour donner des détails sur les objets qui ont été manipulés pendant la partie.

Pour en savoir plus : http://www.donjonderouen.com

Le chai à vin du port de Rouen

 

Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire (maths, physique, SVT et histoire – géo), mes quatrièmes vont travailler sur le chai à vin du port de Rouen.

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Le chai relais, dessiné par l’architecte Pierre Maurice Lefebvre pour la Chambre de Commerce de Rouen, fut inauguré en 1950.

 

A cette époque il s’agissait du plus grand chai à vin d’Europe. À l’intérieur, disposées en croix et sur trois étages, les 250 cuves pouvaient recevoir jusqu’à 100 000 hectolitres de vin. Elles étaient desservies par des passerelles et  raccordées par canalisation en cuivre rouge aux postes de déchargement du quai de la Seine, et du bassin Saint-Gervais.
Construit pour recevoir le « vin en vrac » des pinardiers d’Afrique du Nord et plus particulièrement d’Algérie, le chai  assurait la réception, le stockage et le rechargement des vins sur des transporteurs reliant la région parisienne (navires, wagons-réservoirs,  camions – citerne, chalands…).

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Ce bâtiment, désaffecté depuis les années 80, est aujourd’hui muré, après avoir été pillé et vandalisé, notamment en raison des tuyauteries en cuivre qu’il renfermait.

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Vous trouverez beaucoup d’information sur le lieu sur ce site et notamment la reproduction d’une ancienne brochure du Port autonome.