Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Fécamp dans l’espace

L’Union astronomique internationale, seul organisme habilité à baptiser les corps célestes, avait appelé à l’aide les clubs d’astronomes amateurs et autres associations scientifiques, en 2015 afin de nommer les quelques 3450 « nouvelles » planètes découvertes hors du système solaire. Les propositions de noms ont ensuite été soumises au vote du public sur Internet, avant d’être validées par l’UAI.
En guise de récompense, les clubs lauréats ont eu le droit de choisir en bonus le nom d’un astéroïde de notre système solaire. C’est pourquoi l’un d’eux s’appelle dorénavant «Fécamp» puisqu’il a été proposé par le club d’astronomie de Toussaint, un village près de Fécamp.
Orbitant dans la ceinture principale d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, l’astéroïde 6177 (son ancien nom)avait été découvert le 12 février 1986 par un astronome belge.
Le club d’astronomes de Toussaint a nommé «Ogma» l’étoile HD 149 026 et «Smertrios» la planète qui lui tourne autour, en référence à des dieux de la mythologie celtique.

D’après un article de Libération.fr

5 février 1517 : création du port du Havre

(A ne pas prendre au sérieux, bien sûr !)

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Le 5 février 1517, François Ier donna l’ordre d’aménager un port fortifié en tête de l’estuaire de la Seine.  Appelé d’abord Franciscopolis ou Ville Françoise, en hommage au roi, le port devint rapidement le Havre de Grâce en raison d’une chapelle de Notre-Dame de Grâce, située près de là.
Le programme des premiers aménagements comprenait la création d’un pertuis d’entrée à travers le cordon de galets pour un accès aux criques existantes qui constituaient l’embryon de l’avant-port et du futur bassin du Roy ; ce pertuis était bordé par deux tours dont la tour François 1er côté Nord. Mais aussi la construction d’un quai de 64 m de longueur, de faible hauteur et un canal reliant le nouveau port à Harfleur.
Commencés en avril 1517, les travaux furent achevés en 1524, à l’exception du canal qui ne sera réalisé qu’au siècle suivant.

L’émission La marche de l’histoire a invité le géographe Armand Frémont pour parler du Havre :

Décentralisation vers la région Normandie

Jeudi 24 novembre, Hervé Morin, président de la région Normandie, a signé, au centre de maintenance de Sotteville-lès-Rouen, l’acquisition, par l’intermédiaire de la SNCF, de 40 trains auprès de la société canadienne Bombardier (les rames seront cependant fabriquées dans l’usine Bombardier de Crespin, près de Valenciennes). Ces trains remplaceront, à compter du 1er janvier 2020, les vieux Corail qui desservent actuellement les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.
C’est la première fois, depuis la nationalisation des chemins de fer, en 1937, qu’une collectivité régionale prend en charge la gestion de lignes nationales. Ces liaisons, appelées dans le jargon ferroviaire les « trains d’équilibre du territoire » (TET) ou « Intercités », étaient jusqu’ici sous la tutelle exclusive de l’Etat.
Cette nouvelle phase de la décentralisation ferroviaire consiste en un accord donnant-donnant entre la région normande et l’Etat. D’un côté, le ministère des transports prend en charge l’investissement de 720 millions d’euros qui comprend le renouvellement des trains, l’adaptation de l’infrastructure et la maintenance. De l’autre, la région se substitue à l’Etat en devenant autorité organisatrice de ces lignes, dont elle confie l’exploitation à la SNCF. Les lignes Intercités sont toutefois notoirement  déficitaires, de moins en moins fréquentées, mal équipées et en sous-investissement chronique.
L’atelier de Sotteville deviendra centre de maintenance de référence.

D’après un article du Monde.fr

Trop d’infirmiers en Normandie ?

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Selon les chiffres de la région Normandie, le chômage dans la profession d’infirmier a progressé de 92 % au cours des six dernières années. 850 infirmiers et infirmières sont ainsi sans emploi dans la région. L’Agence régionale de santé a donc fixé pour la rentrée de 2017 un quota réduit de 122 places dans les écoles d’infirmiers de Normandie.
C’est pour ce motif que le conseil régional de Normandie envisage de fermer une école d’infirmiers et huit écoles d’aides-soignants. Parmi les seize instituts de formation de soins infirmiers de la région, celui de Vire, dans le Calvados, est visé, ainsi que huit instituts de formation d’aides-soignants sur 17, presque tous situés dans des villes moyennes : les formations d’Alençon-Mamers, d’Argentan, de Bernay, de l’établissement public de la santé mentale à Caen, d’Honfleur, de Saint-Martin-des-Champs, de Coutances, du lycée Germaine-Coty au Havre font partie des propositions de fermeture.
La future carte des formations sera arrêtée définitivement au début du mois de décembre.

D’après des articles du Monde .fr et de Ouest-France.

Initiation au métier d’historien en quatrième

A la suite de l’étude des registres paroissiaux présentés ici,les élèves de chacune de mes quatrièmes ont rédigé un article pour le journal du collège en utilisant l’application d’écriture collaborative Framapad. L’étude des registres a duré deux heures, chaque groupe de 4 élèves ayant un extrait à étudier (Le Havre, Dieppe, Yvetot et Fécamp) et l’écriture des articles, en classe entière, deux heures également.

LA RELIGION AU CENTRE DE NOS VIE AU XVIIIE SIECLE

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La première page du registre paroissial de Neuville à Dieppe pour l’année 1714

Pendant deux séances d’histoire, nous avons étudiés des registres paroissiaux sur internet. Monsieur Auger nous a envoyé sur internet sur un site avec des archives de Dieppe, Rouen, Fécamp, Le Havre et Yvetot. Nous avons d’abord décrit les registres paroissiaux, puis nous avons complété des tableaux en notant les mariages, les baptêmes et les décès de l’année 1714. Nous avons enfin construit un graphique avec le taux de mortalité des personnes de l’époque.
En France, les registres paroissiaux existent depuis la fin du Moyen Âge. Les actes de baptême, les actes de mariage et les actes de décès y sont rédigés. L’Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 a rendu obligatoire la tenue de ces registres, en français, par les curés des paroisses. Les registres devaient être déposés, chaque année, au greffe du bailliage ou de la sénéchaussée. A chaque fois que quelqu’un était baptisé, se mariait ou mourait, le curé devait préciser dans un cahier le nom des personnes et des témoins de l’acte et leur âge. A cette époque le baptême était obligatoire car selon la religion chrétienne, ne pas être chrétien amenait en enfer. Tout tournait autour de la religion, le mariage était aussi obligatoire si l’on désirait vivre en couple.
Il y avait plus de décès que de mariages ou de naissances dans les registres que nous avons étudié.. L’étude des registres nous a en effet appris qu’au XVIIIe siècle, les personnes mouraient très jeune car il n’avait pas vraiment de médicaments et l’espérance de vie était très courte : avoir 40 ans c’était être très vieux pour eux. En construisant les graphiques nous avons vu que les nouveaux nés mouraient très souvent avant l’âge de 4 ans. La plupart des gens vivaient dans la pauvreté, les gens travaillaient beaucoup mais gagnaient peu d’argent pour payer de nombreux impôts. Ils se nourrissaient donc très peu et mouraient parfois de faim.

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Le parrain et la marraine du baptisé ont signé d’une croix

Plusieurs fois dans les registres, nous avons observés que les personnes qui ne savaient ni lire, ni écrire, devaient mettre une croix pour signer. L’orthographe des mots était aussi très différente d’un registre à l’autre.
En plus des historiens, Les registres paroissiaux permettent à ceux que cela intéresse de voir ce qui c’est passé dans leurs familles avant leurs naissances.
Aujourd’hui, et depuis la Révolution française, les registres paroissiaux n’ont été remplacés pas l’état civil. Maintenant on a aussi des livrets de famille que l’on peut garder chez soi.
Le lien du site des archives départementales que nous avons utilisé :
http://www.archivesdepartementales76.net/documents/Media/demographie_ancien_regime/accueil.html

Les élèves de 4e2

MAIS COMMENT FONT DONC LES HISTORIENS ???
Vous êtes – vous déjà demandé comment les profs d’histoire savent ce qui s’est passé avant ? Comment être sûr de ce qu’ils racontent ? Après deux heures de recherches, nous allons vous l’expliquer de A à Z. En prenant exemple des paroisses de Dieppe, d’Yvetot, du Havre et de Fécamp au XVIIIème siècle, nous avons effectué le travail des historiens et observé l’espérance de vie sous l’Ancien régime et beaucoup d’autres choses .Nous allons vous présenter toutes les informations que nous avons récoltées. Vous verrez ainsi que les profs d’histoire ne racontent pas des mensonges. Dans la suite de cet article vous allez également apprendre ce qu’étaient les registres paroissiaux, et à quoi ils servaient.
C’est dans les différentes paroisses que les curés tenaient des registres paroissiaux. Une paroisse est un ensemble d’habitations dirigés par une église. Les registres paroissiaux sont des cahiers où il est marqué les différents actes de baptêmes, de mariages et de décès avec les dates dans chaque paroisse. Le registre est écrit par le curé.
Les registres que nous avons étudié datent du XVIIIe siècle, les premiers registres ont fait leur apparition au Moyen – Age. Les registres paroissiaux ont été créés afin de garder une trace des baptêmes, des mariages, des naissances et des inhumations (décès) ; tout ça dans l’ordre chronologique. C’est grâce à cela que aujourd’hui, nous pouvons avoir tous ces renseignements. A l’époque , les registres servaient à garder une trace de tous ces actes pour être sûr qu’ils avaient bien été exécutés parce qu’ils étaient obligatoires; par exemple pour se marier, il était obligatoire d’être baptisé afin de se marier dans les années à venir. Ces registres servaient également à compter la population.
Grâce à l’étude des registres, nous avons constaté que les personnes mouraient jeune au XVIIIe siècle, avec une espérance de vie de quarante ou cinquante ans. Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance à cause des maladies, des guerres et des famines. La plupart des gens étaient analphabètes et signaient le registre avec une croix car il n’y avait pas d’école à l’époque.

Les élèves de 4e1