Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Le bombardement de Rouen du 19 avril 1944

Un ami m’a signalé cet article à propos des bombardements sur Rouen durant la Seconde guerre mondiale. J’avais de mon côté déjà posté à ce sujet ici, mais cet article est très riche et je vous en recommande la lecture.
De 1941 au début de 1944, l’agglomération rouennaise a essuyé une douzaine de bombardements alliés. Les cibles étaient souvent des usines ou les gares mais la population civile a aussi été touchée et l’on déplora de nombreux morts.

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carte issu de l’ouvrage  Ce qui s’est vraiment passé à Rouen le 19 avril 1944. Paul Le Trévier et Daniel Rose

Le 18 avril 1944, afin de préparer le débarquement, 280 bombardiers décollèrent d’Angleterre en direction de Rouen. L’objectif était le triage ferroviaire de Sotteville. Mais plusieurs quartiers habités de Rouen sont marqués ou éclairés par erreur par les avions éclaireurs puis bombardés. Sur la carte, la zone visée est entourée en bleu et les points représentent les impacts de bombes répertoriés.

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L’article présente aussi un document assez extraordinaire : ce qui serait une photographie prise durant le bombardement et montrant la silhouette de la ville sous le feu des bombardements.
Sur le site, vous trouverez un fil d’articles intitulé « Ma ville sous l’occupation » qui contient des informations accessibles aux élèves de trosième.

Merci Pierrick pour cette découverte !

Un petit tour à Dieppe

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Il nous a permis de visiter l’exposition sur la cartographie qui se tient au château jusqu’au 8 mai 2017.

Après de nombreuses représentations de Dieppe à différentes époques, on peut découvrir des reproductions (hélas) d’oeuvres de l’école cartographique de Dieppe, dont le portulan de Pierre Desceliers datant de 1553.

L’exposition présente aussi des projets d’aménagement du port et de la ville de Dieppe, liés à la création d’un canal de Dieppe à Paris qui n’a jamais vu le jour.

J’y ai aussi découvert un amusant objet publicitaire, témoignage de l’empire coloniale français.

Fécamp dans l’espace

L’Union astronomique internationale, seul organisme habilité à baptiser les corps célestes, avait appelé à l’aide les clubs d’astronomes amateurs et autres associations scientifiques, en 2015 afin de nommer les quelques 3450 « nouvelles » planètes découvertes hors du système solaire. Les propositions de noms ont ensuite été soumises au vote du public sur Internet, avant d’être validées par l’UAI.
En guise de récompense, les clubs lauréats ont eu le droit de choisir en bonus le nom d’un astéroïde de notre système solaire. C’est pourquoi l’un d’eux s’appelle dorénavant «Fécamp» puisqu’il a été proposé par le club d’astronomie de Toussaint, un village près de Fécamp.
Orbitant dans la ceinture principale d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, l’astéroïde 6177 (son ancien nom)avait été découvert le 12 février 1986 par un astronome belge.
Le club d’astronomes de Toussaint a nommé «Ogma» l’étoile HD 149 026 et «Smertrios» la planète qui lui tourne autour, en référence à des dieux de la mythologie celtique.

D’après un article de Libération.fr

5 février 1517 : création du port du Havre

(A ne pas prendre au sérieux, bien sûr !)

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Le 5 février 1517, François Ier donna l’ordre d’aménager un port fortifié en tête de l’estuaire de la Seine.  Appelé d’abord Franciscopolis ou Ville Françoise, en hommage au roi, le port devint rapidement le Havre de Grâce en raison d’une chapelle de Notre-Dame de Grâce, située près de là.
Le programme des premiers aménagements comprenait la création d’un pertuis d’entrée à travers le cordon de galets pour un accès aux criques existantes qui constituaient l’embryon de l’avant-port et du futur bassin du Roy ; ce pertuis était bordé par deux tours dont la tour François 1er côté Nord. Mais aussi la construction d’un quai de 64 m de longueur, de faible hauteur et un canal reliant le nouveau port à Harfleur.
Commencés en avril 1517, les travaux furent achevés en 1524, à l’exception du canal qui ne sera réalisé qu’au siècle suivant.

L’émission La marche de l’histoire a invité le géographe Armand Frémont pour parler du Havre :

Décentralisation vers la région Normandie

Jeudi 24 novembre, Hervé Morin, président de la région Normandie, a signé, au centre de maintenance de Sotteville-lès-Rouen, l’acquisition, par l’intermédiaire de la SNCF, de 40 trains auprès de la société canadienne Bombardier (les rames seront cependant fabriquées dans l’usine Bombardier de Crespin, près de Valenciennes). Ces trains remplaceront, à compter du 1er janvier 2020, les vieux Corail qui desservent actuellement les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.
C’est la première fois, depuis la nationalisation des chemins de fer, en 1937, qu’une collectivité régionale prend en charge la gestion de lignes nationales. Ces liaisons, appelées dans le jargon ferroviaire les « trains d’équilibre du territoire » (TET) ou « Intercités », étaient jusqu’ici sous la tutelle exclusive de l’Etat.
Cette nouvelle phase de la décentralisation ferroviaire consiste en un accord donnant-donnant entre la région normande et l’Etat. D’un côté, le ministère des transports prend en charge l’investissement de 720 millions d’euros qui comprend le renouvellement des trains, l’adaptation de l’infrastructure et la maintenance. De l’autre, la région se substitue à l’Etat en devenant autorité organisatrice de ces lignes, dont elle confie l’exploitation à la SNCF. Les lignes Intercités sont toutefois notoirement  déficitaires, de moins en moins fréquentées, mal équipées et en sous-investissement chronique.
L’atelier de Sotteville deviendra centre de maintenance de référence.

D’après un article du Monde.fr