Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Géographie urbaine et risque industriel

Le site Métro politiques propos un article de fond sur l’accident de l’usine Lubrizol de Rouen, montrant que l’impact de l’incendie a été aggravé par la décentralisation des années 1980 et la volonté de réaménagement des berges de la Seine.

Des précisions sur les suite de l’incendie dans l’usine Lubrizol à Rouen

Dans une conférence de presse du mardi 1 octobre, le préfet de Seine – Maritime a exposé deux causes aux mauvaises odeurs persistantes à Rouen et ses alentours : la nappe d’hydrocarbure, d’eau, de mousse qui résulte du sinistre, ainsi que les fûts endommagés par l’incendie. 160 fûts sont dans un état délicat, a -t-il précisé, ajoutant qu’un protocole d’intervention est en cours de finalisation car « ces fûts contiennent des agents chimiques qui s’en échauffant peuvent générer des vapeurs gazeuses de mercaptan et d’hydrogène sulfuré. II faut donc les manipuler avec précautions« . Pour l’eau et les hydrocarbures, le pompage a commencé et les odeurs devraient donc s’atténuer progressivement.
À la demande du Premier ministre Édouard Philippe, le préfet a promis de dévoiler la liste des produits et les quantités qui ont brûlé jeudi dernier. « La liste va être mise en ligne sur le site internet de la préfecture cet après midi« , a-t-il indiqué précisant qu’ « en principe, ces éléments ne sont pas publics. C’est par exception qu’ils sont dévoilés.« 

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Les analyses menées par l’Agence Régionale de Santé confirment que l’eau est potable sur le territoire métropolitain. Les réservoirs d’eau potable de la Métropole de la rive nord, sur laquelle s’est concentré le panache de fumée, ont tous été vérifiés.Des analyses ont été réalisées par le laboratoire indépendant LABEO sous le contrôle de l’ARS le 26/09/2019 sur les réservoirs d’eau potable de l‘agglomération et le 27/09 sur ceux de Morgny la Pommeraye. L’eau distribuée sur les 71 communes de la Métropole Rouen Normandie est potable. Aucune trace de contamination n’a été relevée. Un contrôle renforcé est mis en place sur les captages pour suivre les éventuels impacts sur l’eau des nappes phréatiques sur le court et moyen terme.
De même, il n’y a pas de risque avéré lié à l’amiante, selon la préfecture : « L’exploitant a réalisé vendredi à ses frais une série de prélèvements dans l’air et sur des surfaces pour rechercher l’impact des fûts qui ont explosés. Ce qui est dangereux pour la santé, c’est la présence de fibre d’amiante dans l’air. Ces résultats sont tous négatifs. On ne détecte aucune fibre d’amiante sur les surfaces. Et dans l’air, le niveau est extrêmement faible. Il est inférieur aux seuils« .