Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Un cimetière de l’époque moderne en cours de fouille à Rouen

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Au centre, un chemin pavé du XVIIIè ou XIXè a été mis au jour par les archéologues. – Crédit photo : Sandrine Lalain, Inrap
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La fouille d’une sépulture. Crédit photo : Mark Guillon, Inrap

Une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) intervient depuis lundi 2 juillet 2018 sur des vestiges menacés par le projet d’aménagement du centre historique de Rouen. Il s’agit de l’emplacement d’un ancien cimetière, situé Place Martin Luther King, au pied du temple Saint-Eloi, dont les vestiges se trouvent à une profondeur de 70 centimètres seulement.
Bien que l’étendue des fouilles de sauvetage ne dépasse pas 10 % de la surface globale du cimetière, les archéologues ont déjà exhumé une trentaine de sépultures appartenant à l’époque moderne (XVè-XVIIIè siècles). Les squelettes sont ceux d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont en contact les uns aux autres, ce qui indique un fort emploi du cimetière, utilisé jusqu’en 1784 d’après les textes. Les archéologues de l’Inrap estiment  le nombre de sépultures présentes sur ce site entre 2000 et 4000.
Samedi 21 juillet 2018, des visites commentées et un atelier pédagogique sur l’anthropologie et l’étude des ossements seront proposés gratuitement, entre 14 heures et 18 heures, Place Martin Luther King. Je pense y aller !

D’après un article de Tendance Ouest

Soeur Agnès – Marie Valois (1914 – 2018)

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Pour les Canadiens, elle était l’« ange blanc ». Sœur Agnès-Marie Valois, ainsi surnommée par les soldats canadiens qu’elle avait soignés lors de l’opération « Jubilee » sur Dieppe, en août 1942, est morte, jeudi 19 avril, à l’âge de 103 ans au monastère de Thibermont en Seine-Maritime.
Née à Rouen, en 1914 dans une famille d’industriels ayant créé une corderie mécanique, elle suivit des études à la Croix-Rouge pour devenir infirmière. Elle entra dans les ordres en 1936, chez les augustines de la miséricorde de Jésus.
Lors de l’opération « Jubilee » du 19 août 1942 sur Dieppe –, au cours duquel plus de 3000 des 6100 participants, en majorité canadiens, sont capturés ou tués, elle était infirmière à l’Hôtel-Dieu de Rouen. Des centaines de blessés canadiens de l’opération y affluèrent. Comme les autres religieuses, elle prit en charge les victimes, sous les menaces, voire les coups des Allemands, qui n’entendaient pas leur prodiguer tous les soins requis.
En 1968, après la fermeture de l’Hôtel-Dieu rouennais, elle s’installa au monastère de Thibermont, à Martin-Eglise tout près de Dieppe. Elle continua à exercer en tant qu’infirmière à l’hôpital dieppois, avant de prendre sa retraite en 1979.
La ville de Dieppe lui rendra un hommage mardi au cimetière des Vertus, où reposent la majorité des victimes canadiennes du raid de 1942.

Bientôt une monnaie normande

Il existe une quarantaine de monnaies locales en France mais la création d’une devise complémentaire à l’échelle de toute une région est une première, qui va avoir lieu en Normandie. Le futur moyen de paiement circulera en effet sur les cinq départements : le Calvados, l’Eure, la Manche, l’Orne et la Seine-Maritime.
La région a alloué 400 000 euros au projet. La monnaie sera électronique et dotée d’une application dédiée. Une banque dotée d’un fonds de 100 000 euros garantira la valeur d’une monnaie normande pour un euro.
L’objectif de cette devise locale sera de renforcer les liens entre les différents acteurs du territoire. Une monnaie complémentaire ne rapporte rien, elle est uniquement un moyen d’échanges. Elle vise surtout à favoriser les circuits courts et le commerce de proximité.
Cette monnaie, dont le nom reste à définir, devrait être en circulation avant fin mars.

D’après un article du Figaro.fr

Visiter un appartement des années 50

(photographies provenant du site Internet)

C’est possible au Havre, avec l’Appartement témoin Auguste Perret à la Maison du Patrimoine – Atelier Perret – , rue de Paris.

Visites guidées possible :
En avril, mai, juin et septembre :
Du lundi au jeudi : 14h30, 15h30, 16h30
Vendredi, samedi, dimanche et jours fériés : 11h30, 14h30, 15h30, 16h30.
En juillet et août :
Du lundi au dimanche : 10h30, 11h30, 12h30, 14h30, 15h30, 16h30.

 

Des trains au Moyen Age ? Ce n’est pas sérieux monsieur Morin !

« En Normandie, c’est un scandale, c’est honteux, c’est le Moyen-Âge. Ce sont des trains qui tous les jours sont en retard, ce sont des trains où on nous dit qu’il y a dix wagons mais il n’y en a que sept, ce sont des trains où il n’y a pas d’eau (…) « 

Je trouve très énervante et ridicule l’utilisation de « Moyen – Âge » pour dire une situation désastreuse ou trop ancienne. La période si mal nommée, voire mal délimitée, est plus complexe que cela ! En matière de train, il aurait été plus judicieux de comparer la situation normande actuelle avec le XIXe siècle…

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Quelques données démographiques sur la France et la Normandie

La population française (hors Mayotte) était de 66 190 280 habitants au 1er janvier 2015, selon les derniers chiffres du recensement communiqués par l’Insee. La population française a augmenté de 0,5% en moyenne par an entre 2010 et 2015 (solde naturel : 0,4%).

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En 2015, plus de 3 339 000 personnes habitent en Normandie dans 2722 communes. La région regroupe 5 % de la population française. La Normandie se place au 9e rang des régions. Entre 2010 et 2015, la Normandie a gagné près de 28 700 habitants, soit 5 700 habitants par an en moyenne. Avec un rythme de croissance moyen de 0,2 % par an, la population de la Normandie croît plus modérément que la tendance nationale (+ 0,5 %). Elle se situe parmi les régions les moins dynamiques telles que les Hauts-de-France, Centre-Val-de-Loire, le Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.
Seul l’excédent des naissances sur les décès contribue à la croissance démographique normande. Le solde naturel seul induit la hausse de la population de 0,2 % par an entre 2010 et 2015. La Normandie peine à attirer de nouveaux arrivants. Les personnes sont plus nombreuses à quitter la région qu’elles n’y arrivent. Le solde migratoire est déficitaire de – 0,1 % par an.
Les trois quarts des Normands résident dans une commune appartenant à une grande aire urbaine. Entre 2010 et 2015, la population de l’ensemble de ces grandes aires urbaines a augmenté en Normandie de 0,3 %. Contrairement à la tendance nationale, les grands pôles normands perdent des habitants (– 0,1 %). Suite au processus de périurbanisation enclenché depuis plusieurs décennies, la croissance démographique des communes situées en périphérie est dynamique. La population de l’espace périurbain, qui comprend les couronnes des grands pôles et les communes multipolarisées des grandes aires, augmente en moyenne de 0,7 % par an.
La métropole de Rouen comptait 489 400 habitants en 2015. Composée de 71 communes, dont Rouen (110 170 habitants), elle est la 9e métropole de France par sa population, et se situe entre l’Eurométropole de Strasbourg (487 300 habitants dans 33 communes) et la Métropole Nice Côte d’Azur (538 600 habitants dans 49 communes). Avec un rythme de croissance de 0,1 % par an entre 2010 et 2015, Rouen connaît le même dynamisme démographique que les métropoles de Nice, Nancy ou Brest. Le solde naturel (+ 0,5 %) y est le seul moteur de la croissance. Avec un solde migratoire de – 0,3 % par an, elle est moins attractive que d’autres métropoles de même taille, telles que Montpellier (+ 1,2 %) ou Rennes (+ 0,7 %).

La Seine Maritime comptait 1 257 699 habitants en 2015 et Maromme 11 170.

D’après les informations du site de l’Insee.