Catégorie : Histoire et géographie de la Normandie

Le sire de Gouberville

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Page du journal original

Voici deux émissions de France Culture, datant de 1982, consacrées au noble Gilles de Gouberville et à son journal.

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Les lieux fréquentés régulièrement par le sire de Gouberville, qui résidait le plus souvent au Mesnil – au – Val.

J’ai découvert Gilles de Gouberville et plus particulièrement son journal (un livre de raison en fait), tenu entre 1553 et 1562, lors de mon travail de maîtrise sur les routes en Normandie de la fin de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Le Sire de Gouberville, qui résidait dans le Cotentin, a en effet souvent parcouru les routes normandes au XVIe siècle et donne des indications sur les durées de voyage, les difficultés de déplacement et les moyens d’hébergement tout au long de son texte.
Ce journal a été retranscrit et publié une première fois, de façon lacunaire, par l’abbé Tollemer, en 1873 avant d’être édité en intégralité aux éditions des champs en 4 volumes entre 1993 et 1994. C’est cette édition que je me suis procurée et que j’ai étudiée pour mon mémoire. C’est une oeuvre extrêmement riche et intéressante pour comprendre comment on vivait au XVIe siècle.

 

Le tableau qui revient sur son lieu de création

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Impression, soleil levant, toile qui a donné son nom à l’impressionnisme, a été peinte par Monet au Havre, entre 1872 et 1873. À l’occasion de la célébration des 500 ans du port français, le Musée d’art moderne André Malraux du Havre accueille ce tableau du 10 septembre au 8 octobre 2017.
Deux historiens d’art ont reconstitué en 2014 la configuration du Havre à l’époque et ont ainsi retrouvé que Monet avait peint ce tableau depuis sa chambre à l’Hôtel de l’Amirauté, détruit lors des bombardements de 1945, à moins de 300 mètres de l’actuel musée.

Jouer dans le donjon de Rouen

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Depuis le mois d’avril et jusqu’au 12 novembre, le donjon de Rouen, seul vestige du château philippien du XIIIe siècle, accueille un jeu pour 3 à 8 personnes. Il s’agit d’un escape game, très à la mode en ce moment. En une heure, les joueurs doivent collaborer pour s’évader de la tour. Pour cela, il faut trouver certains objets, résoudre différentes énigmes et ouvrir des cadenas.
Les joueurs incarnent des mercenaires à la solde du seigneur de Dammartin, qui a juré fidélité au roi d’Angleterre contre son suzerain légitime. Les décors et objets du jeu sont des reconstitutions fidèles de ceux du XIIIe siècle, notamment d’un magnifique jeu d’échec retrouvé en Ecosse.

Chaque indice de l’intrigue possède une dimension pédagogique et un petit livret est distribué à la fin du jeu pour donner des détails sur les objets qui ont été manipulés pendant la partie.

Pour en savoir plus : http://www.donjonderouen.com

Le chai à vin du port de Rouen

 

Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire (maths, physique, SVT et histoire – géo), mes quatrièmes vont travailler sur le chai à vin du port de Rouen.

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Le chai relais, dessiné par l’architecte Pierre Maurice Lefebvre pour la Chambre de Commerce de Rouen, fut inauguré en 1950.

 

A cette époque il s’agissait du plus grand chai à vin d’Europe. À l’intérieur, disposées en croix et sur trois étages, les 250 cuves pouvaient recevoir jusqu’à 100 000 hectolitres de vin. Elles étaient desservies par des passerelles et  raccordées par canalisation en cuivre rouge aux postes de déchargement du quai de la Seine, et du bassin Saint-Gervais.
Construit pour recevoir le « vin en vrac » des pinardiers d’Afrique du Nord et plus particulièrement d’Algérie, le chai  assurait la réception, le stockage et le rechargement des vins sur des transporteurs reliant la région parisienne (navires, wagons-réservoirs,  camions – citerne, chalands…).

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Ce bâtiment, désaffecté depuis les années 80, est aujourd’hui muré, après avoir été pillé et vandalisé, notamment en raison des tuyauteries en cuivre qu’il renfermait.

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Vous trouverez beaucoup d’information sur le lieu sur ce site et notamment la reproduction d’une ancienne brochure du Port autonome.

Des montres de fabrication chinoise saisies à Rouen

Près de 32 000 montres pour enfants venant de Chine et présentant des taux de plomb 58 fois supérieurs au seuil maximal autorisé par la réglementation européenne, ont été saisies le mois dernier à Rouen par les douanes. Cette saisie a fait suite au contrôle d’un chargement en provenance de Chine effectué, le certificat de conformité présenté par l’importateur n’étant pas jugé probant par les services douaniers.
Celui-ci a fait part de sa volonté de réaliser une mise aux normes des marchandises, consistant en un changement du bouton remontoir. Une contre-analyse du Service commun des laboratoires Douane/Direction générale de la concurrence et des fraudes devra ensuite valider cette opération.

D’après un article de  Paris Normandie.fr

Visite des expositions Picasso

Cet après-midi, nous avons visité les expositions consacrées à Picasso dans les différents musées rouennais.

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La période exposée concerne principalement les années 1930 à 1936. A cette époque, Picasso était marié à la ballerine russe Olga Khokhlova, mais éperdument amoureux d’une toute jeune femme, Marie-Thérèse Walter, rencontrée devant les Galeries Lafayette à Paris.
Picasso se sentait à l’étroit à Paris, surtout pour ses travaux de sculpture. Il fit donc l’acquisition d’un domaine datant des XVIIe et XVIIIe siècles, dans le hameau de Boisgeloup, près de Gisors, dont une pièce et d’anciennes écuries vont lui servir d’atelier.
Il avait 50 ans, c’était déjà un peintre reconnu vivant selon un certain standing (un chauffeur, un cuisinier).

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Ce sont trois expositions, dans trois musées différents de Rouen (le musée des Beaux Arts, le musée de la céramique et le musée de la ferronnerie), mettant en scène un total de 350 oeuvres, grâce à des prêts, qui permettent de visualiser cette « période normande » de Picasso.

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Le musée des Beaux  Arts propose la plus grande exposition, dont la première partie présente le domaine de Boisgeloup à partir de photographies et de lettres.

Certaines oeuvres exposées m’ont aidé à comprendre le travail de Picasso, notamment à partir du portrait de sa jeune maîtresse.

Le musée de la céramique expose un assez grand nombre d’oeuvres de Picasso, de styles très différents, allant du réemploi jusqu’aux assiettes kitsch…

Le musée de la ferronnerie expose en fait surtout des oeuvres de l’artiste catalan Julio Gonzàlez, considéré comme le fondateur de la sculpture en fer moderne, dont l’oeuvre fut nourrie par sa collaboration et son amitié avec Picasso dont deux oeuvres sont également présentées.

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Je reste peu sensible aux oeuvres de Picasso, mais ces trois expositions sont intéressantes à voir et bénéficient d’un billet groupé à 12€.