Étiquette : Démographie

La crise démographique en Chine

Le nombre d’enfants nés en 2018 en Chine a chuté de plus de deux millions par rapport à 2017, qui avait déjà connu une baisse de 3,5 % par rapport à l’année précédente. Les assouplissements à la politique code l’enfant unique appliqués depuis 2013 (un couple dont un seul parent était enfant unique avait le droit d’avoir deux enfants) puis son abandon officiel en 2015 pour tous les couples n’ont pas provoqué l’augmentation de natalité espérée par le gouvernement. Après des décennies de croissance économique, la jeune population chinoise a de moins en moins envie de faire des enfants car le coût de leur prise en charge n’a pas cessé d’augmenter : logement, nourrice, école, cours particuliers…
Si rien n’est encore annoncé oiciellement, les autorités chinoises de la santé étudient la possibilité de mettre en place des incitations financières pour les jeunes couples comme des réductions d’impôt, des allocations familiales, des primes pour le deuxième enfant.
La Chine comptera près de 30 % de personnes au-dessus de 60 ans en 2030.

D’après un article du Journal La Croix du 9 janvier.

La population française en 2016

L’Insee a publié aujourd’hui les nouveaux chiffres de la population française. Au 1ᵉʳ janvier 2016, 66 362 000 personnes vivaient en France (hors Mayotte), soit une croissance de 0,4 % par an depuis 2011. L’accroissement démographique concerne toutes les régions, à l’exception de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Bourgogne-Franche-Comté, mais le dynamisme démographique s’affaiblit.
Les fortes hausses de population bénéficient surtout aux départements de la façade atlantique, d’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes. À l’opposé, 24 départements, dont Paris, accusent une baisse.
La hausse de population traduit le regain démographique des grands pôles urbains et le dynamisme de leur couronne.
Comme les trois dernières décennies, la population croît le plus fortement (+ 0,8 % par an) dans les couronnes des grands pôles urbains (figure 3). Cependant, la croissance démographique des couronnes se poursuit à un rythme bien moins soutenu qu’entre 2006 et 2011 (+ 1,2 %). À l’inverse, le rythme de croissance des grands pôles urbains se renforce. Parmi les 20 pôles urbains de 300 000 habitants ou plus en 2016, 12 voient leur croissance accélérer, notamment Nantes, Bordeaux, Montpellier et Rennes. La population du pôle de Saint-Étienne augmente désormais alors qu’elle accusait une baisse précédemment. Seuls les pôles urbains de Paris, Nice, Béthune, Valenciennes et Douai-Lens subissent une dégradation de leur dynamisme démographique. Au final, les pôles urbains dont la croissance dépasse 1 % par an sont : Montpellier (+ 1,7 % par an), Bordeaux (+ 1,5 %), Nantes (+ 1,4 %), Toulouse (+ 1,4 %), Rennes (+ 1,2 %) et Lyon (+ 1,1 %).
Porté par le regain démographique des grands pôles urbains et le dynamisme des couronnes, l’essentiel de la croissance démographique est donc dû aux grandes aires urbaines. Celles de la façade atlantique, d’Occitanie ou de l’est de l’Auvergne-Rhône-Alpes sont les plus dynamiques avec des taux d’accroissement annuels moyen de la population supérieurs ou égaux à 1,0 % (figure 5). À l’inverse, les aires des anciens centres industriels du nord et de l’est de la France connaissent des pertes de populations dépassant 0,1 %.