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L’Italie vieillit et perd de la population

L’Italie a confirmé en 2017 son statut de second pays le plus vieux au monde, après le Japon, et son déclin démographique puisque le pays a perdu près de 100 000 habitants entre 2016 et 2017.
Le taux de fécondité, qui définit le nombre d’enfants par femme en âge de procréer, est l’un des plus bas au monde à 1,34. Il est de 1,27 pour la population italienne contre 1,95 dans la population étrangère. L’Italie comptait au 1er janvier de cette année 168,7 personnes âgées pour 100 jeunes et dans 20 ans, sas changement, ce rapport sera de 265 contre 100.
L’espérance de vie en Italie est l’une des plus élevées au monde avec 80,6 ans pour les hommes et 84,9 pour les femmes. Mais les disparités entre nord et sud sont encore fortes. À Bolzano (nord), on peut s’attendre à vivre en bonne santé jusqu’à 70 ans en moyenne, mais seulement jusqu’à 52 ans en Calabre, au sud.
L’immigration étrangère est en baisse constante même si le solde migratoire reste positif, mais les départs d’Italiens vers l’étranger ont triplé en dix ans, en grande partie à cause de la crise économique.

Les Chinois pourraient avoir le droit d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent !

Un peu plus de deux ans après avoir supprimé la politique de l’enfant unique, en autorisant toutes les familles à avoir deux enfants, le gouvernement chinois prévoit de supprimer la commission du planning familial, qui avait supervisé à partir de 1981 cette politique antinataliste. Le site internet de l’Association de la population de Chine, qui avait défendu le contrôle des naissances, a été fermé mardi. Et un député de l’Assemblée nationale populaire a proposé que tous les couples puissent avoir trois enfants, afin de relancer la natalité.
Toutefois, les coûts élevés du logement, de l’éducation ou de la santé n’incitent pas les parents chinois à agrandir leur famille. En 2016, plus de 53% des couples ayant déjà un enfant n’avaient pas l’intention d’en avoir un deuxième selon une enquête réalisée par l’Association des femmes de Chine.
En raison de la faiblesse du taux de fécondité, le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait atteindre 400 millions à la fin de 2035, contre 240 millions actuellement. Cette transformation de la société aura pour conséquence de mettre encore davantage sous pression les systèmes de santé et de retraite chinois.

D’après un article du Figaro.fr

Le solde naturel est encore en baisse en France

Le dynamisme démographique qui a caractérisé la France jusqu’au tournant des années 2010 semble avoir cessé. Les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ce mardi 16 janvier montrent que si la population continue d’augmenter, pour s’établir à 67,2 millions de personnes, elle le fait à un rythme moins soutenu que les années précédentes (+ 0,3 %, contre + 0,5 % entre 2008 et 2013, + 0,4 % entre 2014 et 2016).
Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès est bas à + 164 000 personnes, au niveau le plus faible constaté depuis l’après-guerre.

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Ce faible solde naturel a deux causes : une baisse de la natalité et une hausse de la mortalité.
Le nombre de naissances est en baisse pour la troisième année consécutive. En 2017, 767 000 bébés sont nés, soit 17 000 de moins qu’en 2016. Cette évolution s’explique en partie par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, mais surtout par la baisse de la fécondité. L’indicateur s’établit à 1,88 enfant par femme, contre 1,92 en 2016, et 2 en 2012. Il s’éloigne donc du seuil de renouvellement des générations de 2,1 enfants par femme.
En 2017, 603 000 personnes sont décédées, soit 9000 de plus qu’en 2016. Et cela va continuer, car les générations nombreuses issues du baby-boom, qui a été particulièrement marqué en France, atteignent des âges de forte mortalité. Et cette hausse de la mortalité devrait durer plusieurs décennies.
De ce fait, le rôle prépondérant du solde naturel dans la croissance démographique française devrait régresser au profit du solde migratoire (différence entre le nombre de personnes entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties). Ce dernier était évalué à 69 000 personnes en 2017. Le chiffre ne tient pas compte des évolutions les plus récentes de l’immigration, car il est calculé en effectuant une moyenne des trois années 2012, 2013 et 2014. Mais le solde migratoire est traditionnellement faible en France.

D’après un article du Monde.fr

Quelques données démographiques sur la France et la Normandie

La population française (hors Mayotte) était de 66 190 280 habitants au 1er janvier 2015, selon les derniers chiffres du recensement communiqués par l’Insee. La population française a augmenté de 0,5% en moyenne par an entre 2010 et 2015 (solde naturel : 0,4%).

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En 2015, plus de 3 339 000 personnes habitent en Normandie dans 2722 communes. La région regroupe 5 % de la population française. La Normandie se place au 9e rang des régions. Entre 2010 et 2015, la Normandie a gagné près de 28 700 habitants, soit 5 700 habitants par an en moyenne. Avec un rythme de croissance moyen de 0,2 % par an, la population de la Normandie croît plus modérément que la tendance nationale (+ 0,5 %). Elle se situe parmi les régions les moins dynamiques telles que les Hauts-de-France, Centre-Val-de-Loire, le Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.
Seul l’excédent des naissances sur les décès contribue à la croissance démographique normande. Le solde naturel seul induit la hausse de la population de 0,2 % par an entre 2010 et 2015. La Normandie peine à attirer de nouveaux arrivants. Les personnes sont plus nombreuses à quitter la région qu’elles n’y arrivent. Le solde migratoire est déficitaire de – 0,1 % par an.
Les trois quarts des Normands résident dans une commune appartenant à une grande aire urbaine. Entre 2010 et 2015, la population de l’ensemble de ces grandes aires urbaines a augmenté en Normandie de 0,3 %. Contrairement à la tendance nationale, les grands pôles normands perdent des habitants (– 0,1 %). Suite au processus de périurbanisation enclenché depuis plusieurs décennies, la croissance démographique des communes situées en périphérie est dynamique. La population de l’espace périurbain, qui comprend les couronnes des grands pôles et les communes multipolarisées des grandes aires, augmente en moyenne de 0,7 % par an.
La métropole de Rouen comptait 489 400 habitants en 2015. Composée de 71 communes, dont Rouen (110 170 habitants), elle est la 9e métropole de France par sa population, et se situe entre l’Eurométropole de Strasbourg (487 300 habitants dans 33 communes) et la Métropole Nice Côte d’Azur (538 600 habitants dans 49 communes). Avec un rythme de croissance de 0,1 % par an entre 2010 et 2015, Rouen connaît le même dynamisme démographique que les métropoles de Nice, Nancy ou Brest. Le solde naturel (+ 0,5 %) y est le seul moteur de la croissance. Avec un solde migratoire de – 0,3 % par an, elle est moins attractive que d’autres métropoles de même taille, telles que Montpellier (+ 1,2 %) ou Rennes (+ 0,7 %).

La Seine Maritime comptait 1 257 699 habitants en 2015 et Maromme 11 170.

D’après les informations du site de l’Insee.