Étiquette : Le fonctionnement des institutions

Les cent premiers jours

De 1959 à 2017, les huit présidents de la Vème République ont voulu agir sans tarder afin marquer les esprits, d’affirmer leur style et imposer leur autorité. Grâce aux nombreux témoins et acteurs de ces cent premiers jours, un documentaire, visible sur France 2 ce mardi 3 mai, retrace les enjeux et moments décisifs qui ont marqué les cent premiers jours de chacun des mandats. Un documentaire utile pour les troisièmes en histoire comme en éducation civique.

Pour travailler les institutions et la vie politique à partir des élections présidentielles à venir

J’ai finalisé les différentes activités que je vais proposer aux élèves en éducation civique au sujet des élections, du fonctionnement des institutions et des sondages et de l’opinion publique. Je vais d’abord ouvrir par ce document pour susciter la discussion autour du vote :

A la suite, nous verrons le rôle des citoyens dans la vie politique et les principaux partis politiques :

Ensuite, nous travaillerons sur les sondages et l’opinion publique avec cette activité :

Je vais demander aux troisièmes de suivre le déroulement de l’élection en complétant ce document :

Ensuite, nous reviendrons sur le président et sa place dans les institutions :

Enfin, nous terminerons par les autres acteurs de la vie politique :

Quand l’Etat gaspille sans réfléchir

En 2019, l’État français a dépensé la somme de 814 millions d’euros auprès de cabinet de conseils, surtout étrangers (McKinsey, Accenture, Boston Consulting Group, Capgemini pour les plus sollicités), selon la Fédération européenne des associations en conseil en organisation. Ces missions de conseils se regroupent en cinq catégories : conseil en stratégie, accompagnement à la transformation (notamment numérique), expertise juridique et financière, conseil en communication et conseil en gestion des ressources humaines. Outre une dépense parfois peu justifiée de l’argent public, cela indique une perte de compétences de l’État et laisse craindre un risque de dépendance à ces entreprises privées sur le long terme. Par exemple, l’état a passé plusieurs contrats, pour un montant total de 6 millions d’euros, auprès de plusieurs cabinets de conseil en mars 2020 pour évaluer les stocks de masques, de gants, de lunettes médicales et de médicaments à disposition en France. Ces dépenses ont connu une augmentation de près de 60% entre 2018 et 2020.

40 candidats déclarés pour le moment

Voici, au 12 octobre 2021, les candidats et candidates qui se sont déclarés pour l’élection présidentielle française qui aura lieu en avril 2022. Bine sûr, tous ces candidats ne parviendront pas à réunir les 500 signatures requises pour avoir le droit de se présenter au premier tour.On constate un déséquilibre flagrant avec 9 femmes pour 31 hommes. Le site de France Info vous propose d’en savoir plus sur eux ici

Une initiative citoyenne

53 991 citoyens publient ce lundi un mémoire pour accompagner la saisine du Conseil constitutionnel à propos du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire. Conseillés par des avocats, ils contestent la constitutionnalité de l’extension du pass sanitaire. En cas d’échec devant le Conseil constitutionnel, le collectif de citoyens prépare ensuite une saisine massive de toutes les juridictions françaises. Parallèlement à cette saisine du Conseil constitutionnel, le collectif a aussi recueilli plus de 200 000 signatures sur une pétition en ligne pour la transparence des vaccins. Après avoir initié une « requête amiable en communication de documents » qui vise à obtenir les dossiers d’autorisation conditionnelle de mise sur le marché ainsi que les contrats passés avec les fabricants de vaccins, le collectif prévoit une action collective en justice dès la barre des 250 000 signataires franchie.

D’après un article de France Info.

Mauvaise soirée pour la démocratie

Après accord avec les sénateurs dans l’après-midi, les députés ont voté par 156 voix pour, 60 contre et 14 abstentions le texte qui traduit les annonces du 12 juillet d’Emmanuel Macron et instaure l’extension du pass sanitaire. Cette loi a été adopté dans un temps très cours, empêchant un réel débat démocratique. Elle a été adoptée alors que députés et sénateurs n’étaient pas d’accord sur le texte, qui a nécessité la tenue d’une commission mixte paritaire, et par moins de la moitié des députés (où étaient les autres ?).
Le pass sanitaire avait déjà été étendu par décret, la semaine précédente, aux « lieux de loisirs et de culture » rassemblant plus de 50 personnes. En août, ce pass sera donc étendu aux cafés, restaurants, foires et salons professionnels, ainsi qu’aux avions, trains, cars longs trajets, aux établissements médicaux sauf urgence et aux centres commerciaux sur décision des préfets. Les jeunes de 12 à 17 ans sont exemptés de pass sanitaire jusqu’au 30 septembre, selon l’accord trouvé entre députés et sénateurs.
Les salariés des secteurs concernés auront l’obligation de disposer d’un pass sanitaire à compter du 30 août. Un salarié sans justificatif sera suspendu, sans salaire. Si la situation perdure plus de trois jours, la personne sera convoquée pour un entretien afin d’examiner « les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d’affectation » sur un poste non soumis à l’obligation du pass.
L’utilisation d’un pass frauduleux sera sanctionnée par une amende de 135 euros.
Les salariés et agents publics bénéficient d’une autorisation d’absence pour se rendre aux rendez-vous médicaux liés aux vaccinations contre le Covid-19.
La loi rend obligatoire la vaccination des personnels des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, sapeurs pompiers, de certains militaires (mais toujours pas les policiers : pourquoi une telle faveur ?), ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile. Cette obligation de vaccination (ou de présentation d’une attestation de rétablissement après le Covid-19) prendra effet le 15 septembre. Les professionnels qui refusent la vaccination seront alors interdits d’exercer, avec suspension du salaire.
Les personnes dépistées positives au Covid-19 devront se placer à l’isolement pour une durée non renouvelable de dix jours dans le lieu d’hébergement qu’elles déterminent (est-ce que cela signifie qu’elles doivent s’éloigner de leur famille ? Est-ce à elles de payer l’hébergement nécessaire ?). L’isolement pourra s’achever plus tôt en cas de test négatif. Un recours sera possible devant le juge des libertés et de la détention (ce qui assimile le malade à un délinquant ou criminel !).