Étiquette : Le fonctionnement des institutions

Les femmes dans les gouvernements de la Ve République

De 1958 à 2020, 43 gouvernements se sont succédés, plus de 1700 postes gouvernementaux ont été pourvus, et les Français ont vu défiler plus de 800 ministres. Premier constat : le poste de Premier ministre n’a été confié qu’une seule fois sur 43 à une femme, et encore, pendant moins d’un an. Edith Cresson a en effet dirigé le gouvernement entre mai 1991 et avril 1992, lors du deuxième septennat de François Mitterrand. Après avoir passé en revue l’ensemble des 843 ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat de la Ve République, on remarque que 712 d’entre eux sont des hommes, soit 84,5%. Les femmes, avec 117 ministres, ne représentent que 15,5%.
Dans les ministères régaliens (Intérieur, les Armées, l’Economie et la Justice) Christine Lagarde fut pour le moment l’unique femme ministre de l’Economie et il n’y a eu qu’une seule ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur, en la personne de Michèle Alliot-Marie. Sur les 46 postes de ministres de la Défense et des Armées, on compte seulement 3 femmes jusqu’ici : Florence Parly, Sylvie Goulard et encore Michèle Alliot-Marie. Le ministère de la Justice est le poste régalien qui compte le plus de femmes : depuis 1958, le poste a été tenu huit fois par des femmes, contre 39 fois pour les hommes.
A noter que Najat Vallaud-Belkacem est la seule femme dans l’histoire de la Ve République à avoir occupé, pour le moment, les fonctions de ministre de l’Education nationale.

D’après un article de Libération.fr

Comment l’Etat peut-il encore donner du travail à un tel personnage !

Marc Guillaume, secrétaire général du gouvernement jusqu’à la nomination de Jean Castex comme Premier ministre, a été remercié, mais nommé préfet en consolation, ce qui est scandaleux, étant donné sa personnalité détestable et son sexisme à vomir. Plusieurs femmes ayant eu à travailler avec lui ont rapporté des propos écoeurants : « Vous, vous allez faire carrière grâce à votre décolleté ! ». En pleine réunion interministérielle, après l’intervention d’une collabora­trice, il est capable de lui dire : « c’est rare une femme qui pense… et c’est beau aussi, surtout quand ça porte une jupe ». De même, alors que circule une boîte de chocolats lors d’une réunion de travail : « Non, je ne prendrai pas de chocolat, chère X… ça fait longtemps que tu ne m’as pas vu nu, ça se dégrade ! ».
Il faut empêcher ce genre d’individu d’accéder à une quelconque fonction publique.

Capture d’écran 2020-08-07 à 10.05.23

Non, il n’y a pas eu de hold-up démocratique à Vitry-sur-Seine

Le maire sortant de Vitry-sur-Seine pensait rempiler pour un mandat après avoir mené la liste victorieuse aux municipales : c’est toutefois un de ses colistiers qui s’est imposé samedi lors de l’élection du maire de la commune. «Ça ne s’est pas passé comme ça devait… Fait assez rarissime, les électeurs se retrouvent avec un maire qu’ils n’ont pas choisi», a déploré auprès de l’AFP l’ex-maire, 68 ans, dont la liste DVG avait recueilli près de 50% au deuxième tour. Selon lui, son camarade, issu lui aussi du PCF, a floué la souveraineté populaire en se présentant contre lui à la tête de la mairie. Mais monsieur le maire semble oublier (ou ne pas savoir ?) que lors d’une élection municipale, les électeurs votent pour une liste et non un maire. L’élection de celui-ci a lieu ensuite, au sein du nouveau conseil municipal et chacun est libre de s’y faire élire.
C’est donc un conseiller municipal de la même liste, par ailleurs vice-président du conseil départemental, qui a conquis le fauteuil de maire en remportant 27 suffrages sur 53, contre 11 seulement pour le maire sortant.
Après avoir revêtu l’écharpe tricolore, le nouveau maire de 42 ans a expliqué que lui et ses soutiens souhaitaient «une équipe forte du renouvellement de la jeunesse». «Le monde change maintenant à une vitesse grandissante et il nous faut une équipe municipale qui comprenne le changement» a-t-il ajouté.
Si l’on peut trouver le procédé peu élégant (mais l’élégance existe-t telle en politique ?), il n’a rien de contraire à la démocratie.

Le Sénat tente de préciser la responsabilité pénale des élus et des fonctionnaire face au Covid-19

Les sénateurs ont en effet adopté une version modifiée de l’article 1 du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Ils ont notamment réduit la durée de prorogation de ce régime d’exception, expirant le 23 mai, en fixant la nouvelle date butoir au 10 juillet 2020, au lieu du 23 juillet, comme le prévoyait le gouvernement.
À la quasi-unanimité, le Sénat a également choisi de valider la rédaction adoptée le matin même en commission des Lois, rendant plus précis le régime de responsabilité des élus locaux, fonctionnaires ou chefs d’entreprise pour leurs décisions prises pendant l’état d’urgence sanitaire, dans la perspective du déconfinement. Selon l’article adopté, « nul ne peut voir sa responsabilité pénale engagée du fait d’avoir, pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire […] pour faire face à l’épidémie de Covid-19, soit exposé autrui à un risque de contamination par le coronavirus SARS-CoV-2, soit causé ou contribué à causer une telle contamination. » En fixant toutefois trois limites. La responsabilité pourra être engagée en cas de « faute intentionnelle », de « faute par imprudence ou négligence » et de « violation manifestement délibérée des mesures ».
La ministre de la Justice a de son côté estimé que le cadre actuel, en vigueur depuis 20 ans, fonctionnait bien et qu’il était protecteur. Elle s’est opposée à la modification sénatoriale en insistant sur le risque de rupture du principe d’égalité devant la loi : un décideur ne sera pas traité de la même manière suivant que les faits reprochés aient eu lieu à l’intérieur, ou en dehors de la période de l’état d’urgence sanitaire. Mais l’amendement de suppression déposé par le gouvernement a fait l’unanimité contre lui, y compris du groupe La République en marche : 10 ont voté contre, 13 se sont abstenus.
Au cours du débat, le sénateur à l’origine de la proposition a rappelé que les amendements traitant spécifiquement de la responsabilité pénale des maires en cas de réouverture des établissements scolaires, n’étaient pas utiles. « Sachez que votre responsabilité ne peut pas être engagée à raison des décisions prises pour les ouvertures d’écoles », a-t-il énoncé. La responsabilité pèse sur les directeurs d’école, sous l’autorité des inspecteurs d’académie.

D’après un article de Public Sénat.

Ce que le Sénat pense du retour en classe à partir du 11 mai

La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Séant vient de publier des préconisations relatives au retour en classe des élèves que vous pourrez lire ici. Ce groupe de travail a auditionné des experts médicaux et scientifiques, des représentants des collectivités territoriales, des recteurs, des représentants de chefs d’établissement, d’enseignants des premier et second degrés, des représentants des parents d’élèves ou encore des directeurs d’école ayant participé à l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise. Il ressort des douze auditions qu’il a organisées et de ses travaux onze préconisations relatives aux modalités du retour des élèves en classe.