Catégorie : Science – Po

Penser la politique ou la faire ?

Élève à l’École normale supérieure et séjournant à Berlin, Raymond Aron assista aux autodafés organisés par le régime nazi en mai 1933. Cette catastrophe politique lui inspira une profonde aversion pour les régimes totalitaires, qu’il ne cessa de dénoncer ensuite dans ses écrits. Raymond Aron se fit alors ardent promoteur du libéralisme, à contre-courant du milieu intellectuel pacifiste de gauche alors dominant. Il dénonça ainsi en 1955, dans son ouvrage L’Opium des intellectuels, l’aveuglement et la bienveillance des intellectuels français à l’égard des régimes communistes.
Ayant rejoint de Gaulle et la France libre en 1940, il fit preuve d’une pensée modérée et paradoxale qu’il garda tout au long de sa carrière : il voyait dans la décision de Pétain le mérite d’avoir épargné le sang et les camps de travail à des millions de Français tandis qu’il redoutait le césarisme de de Gaulle.
Toutefois, à la Libération, il accepta un poste de conseiller au ministère de l’Information dirigé par André Malraux et s’engagea au sein du RPF (le parti de de Gaulle) dès 1947.
Il préconisa de renoncer à l’Algérie française dès 1957 dans son essai La Tragédie algérienne et se rallia à l’indépendance de l’Algérie avant 1962.
Si avant la guerre ses ouvrages traitaient surtout de la philosophie de l’histoire, Raymond Aron travailla surtout ensuite sur les notion de totalitarisme et sur les relations internationales.

Je trouve cette analyse de la politique très pertinente et cela ne me rassure pas sur l’avenir de notre démocratie !

L’aide financière à la presse française

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L’article du Monde.fr montre bien l’importance de l’aide publique dans la presse française. Ces aides sont de trois sortes : les aides directes (les sommes effectivement versées), les aides indirectes (réductions fiscales et sociales, tarifs préférentiels avec La Poste, niche fiscale des journalistes, etc.) et les aides aux intervenants de la distribution (kiosquiers, SNCF, etc.)

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Bientôt une gamme de vêtements Sciences – Po ©?

Le département de science politique de Paris 8 a ouvert un compte twitter baptisé SciencePoParis8. Et voilà que l’université est menacée d’être traînée en justice pour « utilisation abusive de la marque » par l’école Sciences Po Paris © !
Le département de Science Politique de Paris 8 n’entend pas se laisser faire et  fait circuler un courrier, expliquant sa position.
premièrement :  l’adresse twitter en question – un compte non officiel du secrétariat du département Science Po de Paris 8 – est au  singulier alors que  Sciences Po © s’écrit au pluriel. La demande de retrait n’est donc pas fondée.
deuxièmement : la science politique « n’est pas une marque mais une discipline scientifique à vocation critique ». le département de l’université s’interroge dès lors « sur le sens à donner à une menace d’action en contrefaçon de marque lorsque cette menace vise une activité intellectuelle ».
troisièmement :  le département s’interroge aussi sur « les motivations de la Fondation qui l’amènent à faire jouer une logique économique dans un univers censé être régi par des légitimités scientifiques et intellectuelles ». « Certaines choses ne sauraient s’acheter », souligne-t-il.

On peut en effet s’interroger sur la mouche qui a piqué la tête de Sciences – Po © et si celle- ci n’est pas en train de gonfler ?

D’après un article du blog C’est classe.

Que faire après la seconde ? Et pourquoi pas Science – Po, un peu plus tard !

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Les enseignements en premières générales
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Les enseignements en première STMG

Pour faire suite à la discussion avec le groupe de seconde 9 ce midi, voici quelques documents et liens pour réfléchir à « après la seconde« .

Vous trouverez ici les brochures ONISEP à télécharger pour savoir quoi faire après chacun des bac.

Voici les liens vers la convention d’éducation prioritaire avec Science Po et une vidéo présentant le campus Science Po du Havre (en anglais, s’il vous plaît !) mais vous trouverez les autres ici. Enfin, sur ce blog, il existe une catégorie Science – po dans laquelle je parle de l’atelier Science – Po que j’ai contribué à mettre en place au lycée Val de Seine : vous y trouverez notamment des articles sur les réalisations des élèves de l’atelier.

Un atelier pour préparer le concours d’entrée aux IEP à Val de Seine ?

 Il est prévu un atelier pour préparer le concours d’entrée dans les Instituts de Science Politique de province à la rentrée prochaine. Il devrait se dérouler le mercredi après – midi et être ouvert aux nouveaux bacheliers et aux élèves de terminale.

Le concours d’entrée est commun aux IEP d’Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Il permet de candidater en même temps aux six IEP. Chaque candidat doit obligatoirement formuler un ordre de priorité entre les six IEP. Le concours comporte 3 épreuves passées dans la même journée :

1. Questions contemporaines : dissertation de 3h, coefficient 3.

Les thèmes retenus pour 2012 sont « Le sport » et/ou « La religion ». Deux sujets au choix sont proposés aux candidats sur un thème et/ou sur les deux.

2. Histoire : dissertation de 3h, coefficient 3.
Un sujet portant sur le programme « Le monde depuis 1945 ».

3. Langue vivante : épreuve écrite d’1h30, coefficient 2.
Au choix entre anglais, allemand, espagnol et italien. L’épreuve est constituée de deux exercices : compréhension et expression.

La moyenne générale obtenue au baccalauréat est également prise en compte, coefficient 1.

Je ne connais pas encore les thèmes des questions contemporaines pour 2013 et je ne sais d’ailleurs pas si j’interviendrai dans cet atelier, s’il a bien lieu.

Un nouveau concours pour Science – Po

A l’heure où le lycée Val de Seine va peut-être proposer un atelier le mercredi après -midi pour préparer le concours d’entrée bac + 0 à Science – Po, celui-ci est réformé : le concours comptera désormais trois épreuves écrites seulement : l’histoire (coefficient 2 – durée : 4h), la langue (coefficient 1 – durée : 1h) et l’option (Littérature et philosophie, Sciences économiques et sociales ou Mathématiques – coefficient 2 – durée : 3h), auxquelles s’ajoute – et c’est nouveau – l’appréciation du dossier du candidat, qui compte pour moitié dans l’admissibilité. Evalué avec la note A, B, ou C, ce dossier comprend les bulletins scolaires, les notes aux épreuves anticipées du bac, les résultats à des concours nationaux ou internationaux ouverts aux lycéens (concours général des lycées, Olympiades de mathématiques, etc.), ainsi que l’engagement dans la vie de l’établissement scolaire, la vie associative, culturelle, politique ou syndicale. Il pourra même permettre à certains d’être directement admissibles : le jury peut en effet, au vu de ce dossier, dispenser un candidat d’épreuves écrites.

Une fois déclarés admissibles, tous les candidats devront passer un oral (contre seulement une partie actuellement, les autres étant admis directement). Et ce dernier prend une toute autre ampleur. Outre un entretien d’admission d’une vingtaine de minutes, pour évaluer la motivation, la curiosité, l’expression orale, ou encore le raisonnement, les admissibles devront également passer un oral en langues étrangères (15 minutes), avec, la présentation d’un commentaire d’articles de presse, suivie de questions du jury.

L’atelier du lycée devrait démarrer à la rentrée 2012 et j’y interviendrai peut-être pour la partie histoire.