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Poésie de combat

Arte propose pour quelques jours encore un portrait de la poétesse saoudienne Hissa Hilal qui ue de ses vers pour défendre ses idées et faire évoluer la condition féminine dans les pays du Golfe. Après la publication de ses œuvres sous pseudonyme, sa participation à l’émission « The Million Poet Show », sur la chaîne publique des Émirats arabes unis, lui a offert une tribune inespérée. Déclamé devant 75 millions de téléspectateurs, son poème était une  critique à l’égard de la société arabe patriarcale et des sévères fatwas lancées par certains religieux. Son intervention a  été largement relayées par la presse arabe et occidentale. Elle avait publié deux recueils de poésies avant sa participation à l’émission et depuis une compilation de ses oeuvres est également parue.

Mary Higgins Clark (1927 – 2020)

L’écrivain américaine Mary Higgins Clark, appelée la «reine du suspense», est morte ce vendredi 31 janvier. Elle a écrit une cinquantaine de romans, depuis son premier grand succès paru en 1975, La maison du guet. Née à New York, dans le Bronx, dans une famille modeste d’origine irlandaise, Mary Theresa Eleanor Higgins Clark disait avoir attrapé le virus de l’écriture à l’âge de 7 ans. Après des nouvelles, des feuilletons pour la radio, une biographie de George Washington, publiée sans succès, elle se lança dans le roman policier. La maison du guet est succès international immédiat, comme La nuit du renard (1977) qui en fit une millionnaire, incitant son éditeur français, Albin Michel, à créer une collection Spécial Suspense pour accueillir ses ouvrages et d’autres.

Sommes-nous ce qu’on lit ?

C’est le sujet de cette émission de la Grande table avec comme invité William Marx.

Selon William Marx l’histoire de la littérature est difficilement séparable de celle des bibliothèques dans lesquelles sont lues les œuvres littéraires ou qui nous les ont transmises. L’œuvre singulière, particulière, existe à peine par elle-même : elle se détache toujours sur un fond plus ou moins perceptible d’autres œuvres, d’autres textes, parmi lesquels elle fait sens et qui orientent notre compréhension. Toute lecture se fonde sur une comparaison au moins implicite. Comment de telles bibliothèques, matérielles ou immatérielles, se sont-elles constituées depuis l’Antiquité classique ? Comment fonctionnent-elles ? Peut-on concevoir d’autres bibliothèques, d’autres étagères, d’autres listes ou canons, où figureraient d’autres textes que nous ne connaissons pas, perdus, oubliés, négligés ? Qui sait si ces bibliothèques autres ne permettraient pas aussi de donner un sens différent aux textes que nous connaissons – ou croyons connaître –, et d’en renouveler suffisamment la lecture, les enseignements et les plaisirs qu’ils nous donnent ?
William Marx abordera toutes ces questions dans son cours donné au Collège de France et dont la leçon inaugurale est prononcée ce soir.

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