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On peut vraiment jouer à tout !

Workers and Resources : Soviet Republic est un jeu pour PC qui propose de vous mettre à la tête d’une ville soviétique des années 60 aux années 90. Les mécaniques de jeu doivent ainsi permettre de simuler une économie planifiée.
Le jeu est porté par une bande son qui rappelle les productions musicales de l’URSS et des visuels de bâtiments et de véhicules qui semblent authentiques, ainsi que des monuments ou statues à la gloire du régime. De même, le peu de souci pour l’environnement est bien retranscrit !
Le jeu a été développé par un studio Slovaque nommé 3Division.

Itinéraire d’un opposant en URSS

Le nom d’Alexandre Soljenitsyne est associé, dans l’histoire française, à un coup de tonnerre. Celui de toute une génération de sympathisant du communisme de l’URSS confrontée à la publication de L’Archipel du Goulag en 1973. Cet « essai d’investigation littéraire », comme le définissait son auteur, sur les camps de concentration soviétiques et leur histoire, marqua en effet la fin d’un long et aveugle attachements de nombreux intellectuels avec le communisme soviétique.
Alexandre Soljenitsyne naquit en 1918. Ayant grandi sous le régime communiste, il adhéra à son idéologie. et s’engagea dans l’armée en 1941 pour combattre le nazisme. Parvenu au grade de capitaine et décoré plusieurs fois, il fut arrêté sur le front de la Prusse orientale en février 1945 pour avoir critiqué Staline dans un échange de lettres avec un ami, puis condamné à huit ans de détention. Dans la lettre interceptée par la censure militaire, Soljenitsyne reprochait au « génialissime maréchal, meilleur ami de tous les soldats » (selon les qualificatifs officiels) d’avoir décapité l’Armée rouge lors des purges, fait alliance avec Hitler, refusé d’écouter les voix qui le mettaient en garde contre l’attaque allemande, et enfin d’avoir mené la guerre sans aucun égard pour ses soldats. Après sa libération en 1953, il fut exilé et ne fut réhabilité qu’en 1957 à la faveur de la remise en question de la terreur exercée par Staline par Nikita Khrouchtchev.
Il put alors exercer la profession d’enseignant de physique dans une école, au sud-est de Moscou. Il fit également publier son premier roman, Une journée d’Ivan Denissovitch, qui décrit les conditions de vie dans un camp de travail forcé soviétique du début des années 1950. Par la suite, malgré la censure, il parvint à publier d’autres ouvrages et à faire sortir ses textes clandestinement d’URSS, qui lui valurent une réputation mondiale, jusqu’à obtenir le prix Nobel de littérature en 1970. Mais le 12 février 1974, l’écrivain fut arrêté de nouveau. La publication, à Paris, trois mois plus tôt, de la version russe de L’Archipel du Goulag relevait pour les autorités soviétiques de la haute trahison. Trop célèbre pour être emprisonné depuis son prix Nobel, il fut déchu de sa nationalité et placé dans un avion à destination de l’Allemagne.
Il fallut attendre 1989 et Mikhaïl Gorbatchev pour qu’il soit réhabilité et qu’il puisse rentrer dans ce qui était devenu la Russie,en 1994. Il y mourut en 2008.

D’après un article du journal Le Monde.

Un documentaire sur l’URSS

Il s’agit en fait de l’histoire de l’écrivain Vassili Grossman, et de son roman Vie et destin, l’une des charges les plus violentes jamais portées contre le régime stalinien. C’est l’histoire d’un manuscrit « arrêté » en octobre 1961, au petit matin, et enfermé dans les sous-sols de la Loubianka, le siège du KGB. Sauvé de la disparition grâce au courage d’un réseau de dissidents, notamment le physicien Andreï Sakharov et l’écrivain Vladimir Voïnovitch, Vie et destin ne paraît en France qu’en 1983.
Construit à l’image de Guerre et paix de Tolstoï, Vie et destin retrace le destin d’une famille pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est une grande épopée peuplée de héros ordinaires et de tyrans, de personnages historiques et d’anonymes. Grossman, qui fut longtemps un écrivain au service de la construction de l’homme soviétique, témoigne dans ce roman des heures sombres du stalinisme, marquées par la dékoulakisation ou les grandes purges de 1937. Il expose les rouages de la machine totalitaire et dénonce la perversion de l’idéal révolutionnaire de 1917. En établissant un parallèle entre nazisme et stalinisme, Grossman va plus loin qu’aucun autre écrivain soviétique avant lui.

C’est à  voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.