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L’année 2017 selon l’URSS de 1960

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Sergueï Pozdnyakov, un ingénieur de Saint-Pétersbourg spécialisé dans les systèmes militaires de guidage automatique, a déniché une planche de diapositives intitulée «L’année 2017» (B 2017 gody) réalisée en 1960 à Moscou par Diafilm.
Cette œuvre de science-fiction due à V. Stoukova et V. Shevchenko pour le texte et à L. Smekhov pour l’illustration, montre les succès de l’URSS face à un Occident décadent qui a organisé lui-même sa propre perte.
Destinée aux enfants, la planche compte 45 dessins, parfois sous-titrés, dans un graphisme emprunt du réalisme socialiste.

Les diapositives insistent sur l’ambition soviétique de l’époque à maitriser la science au service de «l’homme nouveau» et du système communiste. Une digue géante bloque par exemple les eaux froides de l’Arctique, permettant un réchauffement de la température dans l’Extrême-Orient soviétique. L’atome a une place centrale dans cette vision futuriste. Des trains propulsés à l’énergie nucléaire traversent le Détroit de Bering et des centrales nucléaires volantes contrôlent le climat.

La planche a d’ailleurs pour héros un jeune garçon, Igor, dont le père travaille au service du contrôle du climat. On le voit dans la cuisine familiale donner des instructions à une machine pour qu’elle lui prépare son petit-déjeuner ou parler à sa mère à travers un écran vidéo.

C’est le contrôle du climat qui est le ressort dramatique de la série, avec le père du garçon qui intervient pour contrer la menace de tornades.

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En juillet 1959 a eu lieu pour six semaines à Moscou une exposition américaine présentant les dernières réalisations de la technique américaine, notamment dans la vie quotidienne. Elle répondait à une exposition soviétique à New York, en juin 1959. L’URSS y avait mis l’accent sur la conquête spatiale où elle était en avance sur les Etats-Unis.

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Nikita Khrouchtchev, alors premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique, avait inauguré l’exposition américaine de Moscou en compagnie du vice-président Richard Nixon. Cette rencontre avait donné lieu à ce qui est entré dans l’Histoire comme «la discussion dans la cuisine» : devant une cuisine futuriste américaine, les deux hommes d’Etat avaient débattu du mode de vie dans les deux pays. « Dans sept ans, nous aurons le même niveau de vie que les États-Unis. Nous vous rattraperons et nous vous ferons un petit signe quand nous vous dépasserons« , avait alors affirmé Khrouchtchev.

Quand les dessins animés ne font pas vraiment rire !

Un dessin animé anti – américain créé au Japon, en 1936 et présentant un Mickey maléfique.

Un dessin animé nazi de 1940.

Des dessins animés soviétiques réalisés pendant la Seconde guerre mondiale, contre les nazis.

Un cartoon américain de 1942 rappelant le contexte de la Ferme des animaux d’Orwell.

Un dessin animé nazi en français contre les Anglais et les Américains datant de 1944.

Un dessin animé anticommuniste réalisé aux Etats – Unis en 1948

Un dessin animé de propagande soviétique contre les Etats – Unis de 1963.

Et enfin un film d’animation nord-coréen contre les Etats – Unis.

Super – héros et propagande (encore)

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Voici le lien vers un blog – TPE d’élèves de première sur ce sujet. Cela peut être utile aux troisièmes pour le cours sur la Guerre froide. Vous trouverez ici l’historique d’une équipe de super – héros soviétiques créée par Marvel dans les années 1970 – 80.

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Dans cette planche se déroulant durant la guerre du Vietnam, le président Nixon exige des super-héros qu’ils interviennent pour empêcher les manifestions pacifistes. Mais ils refusent au nom de la liberté d’opinion garantie par la Constitution. Nixon leur demande alors d’intervenir dans la guerre afin qu’elle se termine, mais Superman répond alors que contrairement à la Seconde guerre mondiale, il est difficile de définir un méchant dans celle- ci.

J’ai rédigé d’autres articles sur le sujet des Comics et de la propagande ici, ou encore ici et.

Un documentaire sur Stalingrad à la télévision… Mais tard !

Stalingrad est un documentaire diffusé en trois épisodes sur France 2. Il permet de reconstituer, sur la base d’archives non colorisées et de témoignages de correspondants de guerre, cette bataille qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale. Les images utilisées ont été tournées par les opérateurs russes, au plus près des combats, puis reconstituées en un grand récit palpitant de plus de deux heures au total.
Première partie : mardi 5 mai 2015 à 22h50 : «Plus un pas en arrière»
Deuxième partie : vendredi 8 mai 2015 à 22h40 : «La ruse des rats»
Dernière partie : vendredi 8 mai 2015 à 23h30 «L’heure de la puissance»

Photographies du goulag

Rimgaudas Ruzgys, survivant du goulag, nous ouvre son album photo personnels le site de France Culture. En sept images, il livre le récit de ses années passées en village de déportation au fin fond de la Sibérie.
Vous découvrirez sept images intimes à décrypter avec la molette de votre souris ou au doigt sur support tactile, pour comprendre ce que les déportés de Sibérie ont vécu et voulu ou pu montrer d’eux-mêmes.

Fermeture du musée du goulag

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Le Musée de l’histoire des victimes des répressions politiques, communément appelé Musée du goulag, situé sur l’emplacement de l’ancien camp Perm 36, au pied de l’Oural, avait été créé en 1992. Il permettait jusqu’à présent d’avoir une idée des conditions de vie dans les camps soviétiques (les touristes avaient même la possibilité de séjourner une nuit dans une ancienne cellule !).
Mais l’association qui gère le lieu ne dispose plus de financements depuis environ un an et a donc annoncé sa fermeture.
Ce portfolio datant de 2009 permet de se rendre compte de ce à quoi ressemblait le musée.

Le camp Perm 36 pouvait servir à enfermer 1000 détenus dans 4 baraquements. Il comportait en outre un baraquement disciplinaire et un hôpital.