Catégorie : 3e

Portraits de résistantes

L’historienne Dominique Missika a ancré ses recherches sur le conflit mondial en abordant  la question du genre face à une action – la résistance – souvent identifiée au seul résistant masculin. Ce livre propose une galerie de portraits, complétée par un corpus d’archives photographiques, qui nous permet de comprendre la métamorphose de ces femmes devenues résistantes et dont le travail de l’ombre a pris de multiples formes.

Un beau travail de recherche mené par des écoliers

Le site de l’académie de Grenoble fait le compte-rendu ici d’un travail de mémoire sur la Première Guerre mondiale effectué par différentes écoles dans le cadre du centenaire de la guerre. Le travail final des élèves est à visualiser là.

17 octobre 1961 : la police française massacre sur ordre des Algériens à Paris

Entre 20 000 et 30 000 Algériens de France défilèrent ce jour-là, à la demande du Front de libération nationale (FLN), pour l’indépendance de l’Algérie mais aussi pour protester contre le couvre-feu décidé quelques jours plus tôt, le 5 octobre, à l’encontre des Algériens de la capitale : « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs musulmans algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20h30 à 5h30 du matin », précisait le communiqué de la préfecture de police de Paris, dirigée alors par Maurice Papon, ancien haut fonctionnaire de Vichy, condamné en 1998 pour crime contre l’humanité pour sa participation à l’extermination des juifs de France.
10 000 policiers furent mobilisés pour contrôler les trois points de rassemblement prévus par le FLN à Paris sur les Champs-Elysées, entre les places de l’Opéra et de la Bastille et dans le quartier Saint-Michel. Dans l’optique d’une manifestation pacifique, le FLN avait demandé aux participants de venir avec femmes et enfants et de ne pas porter d’armes.
Les forces de l’ordre procédèrent à des rafles préventives gigantesques, puisque la préfecture de police annonça l’arrestation de 11 500 personnes en quelques heures. Les Algériens furent arrêtés dans les stations de métros, les gares ou dans les rues. Ces arrestations furent le plus souvent violentes et nombre d’Algériens furent blessés. Comme il était impossible de mettre tout le monde en cellule, le préfet instaura des moyens de détention improvisés : Le Palais des sports de la Porte de Versailles, l’ancien hôpital Beaujon, le gymnase Coubertin ou la cour de la préfecture de police servirent de centres de détention. Comme les véhicules de police ne suffisaient pas à transporter tous les manifestants, la police réquisitionna les bus de la RATP.
De nombreux Algériens vivant en banlieue ont cherché à rejoindre la capitale par le Pont de Neuilly, où les attendaient de très nombreux policiers. Des heurts éclatèrent rapidement et les policiers chargèrent, frappant les manifestants avec des manches de pioche et les jetant dans la Seine. Des coups de feu ont même été tirés contre les manifestants désarmés.
A peu près au même moment, un cortège était tout de même parvenu à se reformer sur les Grands boulevards. Il a été refoulé violemment par la police et il y a eu un massacre devant le cinéma Rex, où furent retrouver de nombreux cadavres. Les policiers montèrent dans les étages pour mieux voir et tirer sur tout ce qui bougeait pendant deux heures.
Les Algériens arrêtés ont été fouillés, insultés, maltraités voire torturés, puis photographiés et fichés comme terroristes. La police les a gardé souvent une semaine, dans des conditions ignobles. A la fin, certains furent relâchés mais beaucoup d’autres furent expulsés vers l’Algérie.
Soixante ans plus tard, la question du bilan de cette nuit de haine policière n’est toujours pas tranchée. Dans les jours suivant l’événement, les autorités admirent un honteux bilan officiel de 7 morts et 40 blessés. Lors d’un procès pour diffamation intenté à l’historien Jean-Luc Einaudi en 1997, Maurice Papon reconnut, tout au plus, une vingtaine de victimes. Il fallut attendre 1998 et un rapport demandé par Jean-Pierre Chevènement pour porter ce décompte à 32 victimes. Une autre enquête, réalisée sur les archives judiciaires, et remise en 1999 au gouvernement évalua à 48 le nombre de morts, tout en l’estimant « très vraisemblablement inférieur à la réalité ». Enfin, pour les historiens Jim House et Neil MacMaster, « en septembre et en octobre, bien plus de 120 Algériens furent assassinés par la police en région parisienne ».

Les faits sont là. Il reste à la République à les reconnaitre. 

D’après un article de France Info. 

Des lettres de la Première Guerre mondiale écrites par les élèves

Ce diaporama présente quelques unes des lettres écrites par les élèves de troisième lors des ateliers français et histoire, animés conjointement par ma collègue et moi,  ou en évaluation de fin de séquence. Il s’agissait d’abord d’écrire trois lettres : la réponse fictive d’une femme à la vraie lettre de son mari, Léopold Dard,  que les élèves avaient étudiée au préalable. Puis, ils ont dû écrire la lettre d’un soldat racontant sa vie dans les tranchées en utilisant obligatoirement deux mots d’argot des poilus tirés au hasard. Enfin, la troisième lettre devait évoquer une photographie (que les élèves ont choisis dans des albums de vieilles photographies de ma collection) envoyée après l’armistice. En évaluation, les élèves ont finalement rédigé la lettre d’un soldat engagé dans la bataille de Verdun. 

40 candidats déclarés pour le moment

Voici, au 12 octobre 2021, les candidats et candidates qui se sont déclarés pour l’élection présidentielle française qui aura lieu en avril 2022. Bine sûr, tous ces candidats ne parviendront pas à réunir les 500 signatures requises pour avoir le droit de se présenter au premier tour.On constate un déséquilibre flagrant avec 9 femmes pour 31 hommes. Le site de France Info vous propose d’en savoir plus sur eux ici

Neutralisation d’un dépôt de munitions de la Première Guerre mondiale

Durant toute la semaine, les habitants de la ville de Levergies, dans le département de l’Aisne, vont devoir évacuer leur domicile entre 8h30 et 16h30 afin que les service de déminage puisse déplacer et neutraliser près de 1500 obus datant de la Première Guerre mondiale. Les 28 tonnes de munitions avaient été découvertes au printemps dans un champ à l’occasion fouilles obligatoires dans le cadre de la construction d’un parc éolien. Entre 1914 et 1918, entre le Nord et l’Est de la France, un milliard d’obus ont été utilisés par les armées. Cent millions seraient encore présents dans les sols causant à la fois un risque d’explosion et un risque pour l’environnement.