Catégorie : 3e

Bilan aux vacances de la Toussaint

En cinquième, j’ai réussi à boucler les chapitres prévus. Je ferai par contre l’évaluation de géographie à la rentrée. Mais les résultats de mes élèves aux évaluations finales sont inquiétants. Ils ont de grosses lacunes de vocabulaire qui rend difficile tout travail et beaucoup ne travaillent pas du tout à la maison.
C’est en quatrième que j’ai le plus de retard sur la progression prévue. Il y a une heure que j’ai perdu en raison d’une sortie cinéma, mais j’ai surtout gaspillé du temps sur l’étude du débat parlementaire de 1885 et l’affrontement entre Jules Ferry et Georges Clémenceau au sujet de la colonisation de Madagascar. Je voulais faire entendre ce débat aux élèves plutôt que de leur donner à lire, pour les intéresser plus. Cela n’a pas fonctionné et l’écoute de ces discours de 9 et 6 minutes a semblé au-dessus de la capacité de la plupart des élèves, toujours en raison de lacunes de vocabulaire surtout. Résultat, je n’ai pas fini le chapitre sur la colonisation (il reste à étudier la société coloniale à partir de l’exemple de l’Algérie).
Je suis par contre presque dans les temps en troisième et il semble que les élèves suivent correctement au regard des résultats aux évaluations. Je devrai terminer l’étude de la Seconde guerre mondiale la semaine de la rentrée pour ensuite aborder la géographie et l’éducation civique.

 

Et pourquoi pas un costume de Rohingya ?

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À l’occasion d’Halloween, le site américain Hallowen Costumes, a proposé un moment un déguisement d’Anne Frank. L’annonce a été retirée depuis devant l’indignation légitime qu’elle a soulevée.

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Selon les médias, l’article n’a cependant pas totalement disparu du marché et reste à vendre sur certains sites sous d’autres appellations comme celle de « réfugiée de la Seconde Guerre mondiale ».
Certains comportements sont vraiment à vomir !

 

Le génocide des Rohingya se poursuit sous nos yeux

Les preuves de crimes contre l’humanité et de génocide perpétrés par l’armée birmane contre les musulmans Rohingya s’accumulent, tandis qu’environ 600 000 personnes ont été déportées depuis le 25 août vers le Bangladesh.
L’organisation internationale de défense des droits de l’homme Amnesty International dénonce, dans un rapport publié mercredi 18 octobre, une campagne systématique, planifiée et impitoyable de violences contre les Rohingya, menée par « le meurtre, la déportation, la torture, le viol, la persécution, et d’autres actes inhumains tels que la privation de nourriture ».
Amnesty International a recoupé les témoignages de réfugiés avec des documents obtenus de Birmanie et des images satellitaires, afin de retracer le parcours des unités militaires birmanes et de documenter les tueries.
L’organisation raconte précisément dans son rapport les massacres dans cinq villages. A Min Gyi (appelé Tula Toli par les Rohingya), les hommes et les adolescents ont été emmenés sur la berge de la rivière et exécutés. Les femmes et les jeunes enfants ont ensuite été ramenés vers les maisons où ils ont été torturés, et les femmes violées.
« Mes enfants étaient avec moi. Shafi, 2 ans, a été frappé fort avec un bâton. Un coup, et il était mort. Trois de mes enfants ont été tués. Puis toutes les femmes ont été déshabillées. Ils avaient des baguettes très durs. Ils nous ont d’abord frappées à la tête, pour nous affaiblir. Puis ils nous ont frappé le vagin. Puis ils nous ont violées. Un soldat par femme. », raconte une femme de 30 ans.
Les survivants des tueries ont reconnu les insignes d’unités des forces de sécurité : le Commandement Ouest de l’armée, la 33e Division d’infanterie légère, la police des frontières. A chaque fois, des miliciens bouddhistes les accompagnaient dans les attaques.
Le chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing, a assuré le 12 octobre, dans un message publié sur Facebook, qu’il trouvait que la communauté internationale exagèrait l’ampleur de la déportation des Rohingya. Il a également fermé la porte à un éventuel retour des réfugiés, estimant que le lieu d’origine des Bengalis [nom donné aux Rohingya par le pouvoir birman] est vraiment le Bengale. Et comme l’avait fait auparavant la chef du gouvernement, Aung San Suu Kyi, il a mis les accusations de crimes sur le compte de la propagande des médias étrangers.
Amnesty International estime, à l’instar d’autres organisations de défense des droits de l’homme, que la communauté internationale doit passer de la protestation à l’action. L’organisation recommande d’interrompre la coopération militaire, d’imposer un embargo sur les armes et des sanctions ciblées contre les responsables d’atteintes aux droits humains.

D’après un article du Monde.fr

Des Indochinois étaient forcés à cultiver le riz en Camargue durant la Seconde guerre mondiale.

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Cette bande dessinée raconte l’histoire des 20 000 travailleurs forcés indochinois employés dans les années 40 à la culture du riz en Camargue. Elle est co-signée par Pierre Daum, journaliste, et Clément Baloup, dessinateur et scénariste.

EDIT : Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce site et  ce mémoire de maitrise datant de 1988. Merci à l’auteur du site de m’avoir signalé ces documents.