Catégorie : 3e

C’est donc ça, « être Français  » ?

Comme il fallait s’y attendre, la liesse insupportable a donné lieu à des excès, sans doute liés à une consommation d’alcool et d’autres euphorisants. Hier soir, j’entendais de jeunes gens, peut-être certains de mes élèves, chanter la Marseillaise dans les rues, et je n’en étais pas fier du tout.
Alors, Messieurs et Mesdames les journalistes, vous allez nous parler de quoi maintenant, le tour de France, cela semble patriote ça, le tour de France !

 

Les résultats du brevet

Je voudrai d’abord dire bravo aux 3e5 qui ont obtenu leur brevet en très grande majorité, et avec un grand nombre de mentions.
Le collège Alain a obtenu un score de 90,4% de réussite au brevet dont 72% de mentions. L’an dernier, le résultat était de 90%.

Avec 87% de reçus au niveau national, le taux de réussite est en recul de 2% par rapport à 2017 selon les chiffres donnés par le ministère le 13 juillet. Sur 824 900 inscrits à l’examen 704 200 collégiens ont décroché le brevet. La série générale obtient 88% de lauréats (-1,8%) et la série professionnelle seulement 78% (-1,6%). Les filles réussissent mieux que les garçons avec 91% de réussite contre 84% pour les garçons.
En 2017, le ministre avait voulu revenir sur la situation crée par la réforme précédente avec laquelle la majorité des candidats arrivait aux épreuves finales avec suffisamment de points pour avoir déjà le brevet grâce à la maitrise des compétences du socle commun. C’est qu’avant 2017 le ministère avait privilégié la validation du socle comme marqueur de l’obtention du brevet. En octobre 2017 le nouveau ministre a voulu renforcer l’examen final sans pour autant revenir sur le socle. Il compte maintenant pour 400 points sur 800 au lieu de 300 sur 700. Les élèves, qui auraient pu être tentés de ne même plus venir subir un examen final inutile, doivent s’y présenter même si la plupart ont besoin de peu de points.
Le ministre a également introduit une hiérarchie malheureuse entre les disciplines. Finie l’époque ou maths, sciences, histoire géo et français étaient à égalité. Dorénavant on distinguera les français et les maths, matières nobles et fondamentales (100 points), l’histoire- géographie, matière indispensable (?) (50 points) et deux sciences (25 points chacune). Que faut-il donc penser des autres disciplines, celles qui ne sont pas présentes à l’examen final ?

Et tout ça pour quoi ? Pour une examen qui n’a pas d’utilité par rapport à l’orientation, décidée au seul examen du socle, par ailleurs non pas évalué par compétence (comme cela était prévu initialement) mais en regardant les moyennes des différentes matière !

Quand nous débarrasserons-nous de ce fardeau inutile aux élèves ?

Une modification du droit du sol à Mayotte ?

Mercredi 11 juillet, les députés ont approuvé en commission l’adaptation du droit du sol à Mayotte introduite par le Sénat et soutenue par le gouvernement.
L’amendement de la loi asile – immigration exige pour les enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois.
Le Conseil d’État avait jugé cette « adaptation limitée, adaptée et proportionnée à la situation particulière de Mayotte ».
La maternité de Mayotte est devenue la première de France, avec 10 000 naissances par an. Selon l’Insee, 41 % des 200 000 résidents de l’île sont de nationalité étrangère, dont la moitié serait en situation irrégulière. Le taux de natalité de Mayotte est de quarante pour mille, contre douze pour mille pour la France entière.
Il existe déjà des différences entre Mayotte et la France métropolitaine au sujet de l’immigration. Comme dans les autres territoires d’outre-mer, le recours dans le cas d’une demande d’asile rejetée n’est pas suspensif, accélérant les éloignements du territoire. 4285 migrants mineurs, arrivés seuls sur l’île y ont été retenus dans des centres de rétention administrative en 2016, une telle disposition étant illégale en métropole.
La proposition d’amendement a toutefois de grandes chances d’être rejetée par le Conseil Constitutionnel : l’indivisibilité de la loi française en matière de nationalité (Mayotte étant un département à part entière) fait que les conditions d’attribution doivent y être identiques à ce qu’elles sont dans le reste du pays.
Actuellement, pour les enfants nés sur le territoire français de parents étrangers vivant à l’étranger, la nationalité française n’est pas attribuée dès la naissance. Elle peut être obtenue par l’enfant lui-même à sa majorité, sous réserve de résider en France au moment de la demande, de posséder un certificat de naissance et d’y avoir vécu au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant d’être majeur, la demande est possible à l’initiative des parents (si l’enfant a entre 13 ans et 16 ans) ou par l’enfant lui-même (entre 16 ans et 18 ans), avec des conditions de résidence plus importantes.

D’après deux article du Monde.fr (ici et)

La France n’est plus la 6e puissance économique mondiale

En 2017, le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a dépassé celui de la France (2597 milliards de dollars contre 2582), reléguant ce pays au septième rang des économies mondiales, selon les calculs la Banque mondiale. La huitième place revient au Brésil avec 2055 milliards de dollars de PIB.
En l’espace de dix ans, l’Inde a ainsi doublé son PIB. A l’inverse de la Chine dont le rythme de croissance ralentit, l’Inde devrait donc faire figure de nouveau moteur de la région.
La première place revient toujours aux Etats – Unis avec un PIB de 19 390 milliards, puis vient la Chine avec 12 237 milliards, le Japon (4872), l’Allemagne (3867) et le Royaume – Uni (2622).

 

Censure du délit de solidarité par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a tranché et affirmé ce vendredi que selon le principe de fraternité, l’aide désintéressée au «séjour irrégulier» ne pouvait être sanctionnée. Le Conseil constitutionnel fait toutefois la distinction entre une aide apportée ponctuellement aux réfugiés et celle donnée en vue d’une installation définitive dans le pays. L’aide à l’entrée irrégulière sur le territoire reste interdite tandis que l’aide à la circulation ne sera pas punie.