Étiquette : L’urbanisation dans le monde

Des images satellites pour travailler

Le groupe Airbus propose une galerie de nombreuses images satellites en visualisation ou téléchargement sur son site.

Les images sont classées par thèmes comme les ressources énergétiques,l’agriculture ou le patrimoine même si je ne suis pas convaincu par la présence de certaines images dans ces catégories.
Une catégorie est particulièrement bienvenue : « Actualités » qui met à disposition des documents  originaux permettant une entrée inhabituelle dans un événement. Le site met ainsi à disposition des images de Palmyre ou du séisme en Italie.

Quelques unes des images, qui font écho à ce que j’ai fais en classe :

Merci à monsieur Reyser pour cette découverte.

Cartographier New York à partir d’une série

Les Sopranos est une série télévisée américaine créée par David Chase et diffusée entre 1999 et 2007. Elle raconte la vie tourmentée d’un chef de la mafia italienne de New York, Tony Soprano (interprété par James Gandolfini). Dans le générique des six saisons, on le voit conduire à travers la ville. Des paysages de Downtown Manhattan à ceux des suburbs du New Jersey, l’étalement urbain de New York est figuré par les travelings et la fragmentation socio-spatiale par les rafales de plans mêlants hauts lieux et espaces anonymes.
Le générique raconte deux histoires : celle d’un petit gangster, né dans le quartier de Little Italy et qui, ayant « réussi », habite un quartier résidentiel chic de la périphérie ; et celle d’un homme effectuant des migrations pendulaires journalières pour aller de son domicile à son « travail ».
La série a été produite au New Jersey, l’Etat immédiatement limitrophe de New York et dans lequel habite Tony Soprano.


Merci à monsieur Jurie, du collège de Bourg, pour son travail de cartographie.

Voici la fiche d’activité que je vais proposer aux élèves :

new-york-dans-les-series-televisees

Deux expositions très différentes

Je me suis rendu à Paris, hier, afin de visiter les deux expositions sur le Moyen – Âge dont j’ai déjà parlé sur ce blog.

p1080003

Quoi de neuf au Moyen – Âge ?, proposée par l’INRAP et la Cité des sciences, est très clairement destinée à un public néophyte et assez jeune. Elle est très riche en documents multimédia, mais propose peu d’objets de l’époque.

De nombreuses vidéos permettent de s’immerger joliment dans le Moyen – Age. L’outil informatique est aussi très présent et bien employé.

p1070980
On fouille d’abord le sol pour découvrir des vestiges
p1070981
Puis on mène l’enquête en interrogeant des spécialistes

On peut aussi « jouer » au Moyen – Age, notamment en se déguisant en chevalier, en s’exerçant à la quintaine pour les plus jeunes ou en testant deux jeu de société de l’époque.

Cette exposition permet de traiter presque tous les aspects du Moyen – Age vus en classe de cinquième. Je la recommande donc à mes élèves et aux autres.

La seconde exposition que j’ai vu se tient au musée du Moyen – Age ou musée de Cluny, qui est malheureusement en travaux (cheminement modifié et peu pratique et quelques salles fermées…). Il s’agit de l’exposition  sur Les temps mérovingiens, dont les choix muséographiques sont à l’opposé de la première. Ici , pas de multimédia ou de vidéo (sauf  une sur le travail des archéologues pour mettre au jour les artefacts mérovingiens). Les objets, magnifiques, sont exposés, accompagnés de courtes notices peu éclairantes. Il faut donc être assez familier de l’époque pour replacer les objets dans leur contexte social, politique ou économique.

Cette exposition présente des objets magnifiques, dont une impressionnante collection de manuscrits des VIe, VIIe et VIIIe siècle. Mais je ne suis pas certains qu’elle soit adaptée à un jeune public

Pendant que j’étais à la Cité des sciences, j’en ai profité pour visiter une autre exposition, intitulée Mutations urbaines. Celle-ci m’a toutefois un peu déçu par une impression de vide.

p1080019

img_6585

Suite à ces visites, j’en ai profité pour acheter quelques livres. Le premier va bien sûr rejoindre la bibliothèque de classe.

Grandes villes et transports en commun

L’Institute for Transportation and Development Policy, une organisation spécialiste des problématiques du transport, affirme dans un rapport publié mardi 11 octobre que les grandes villes du monde n’offrent pas à leurs habitants des transports publics à la hauteur. Le problème vient en partie du fait que les 26 villes observées dans le rapport grandissent sans investir en proportion dans leur système de transports en commun.
Pour son étude, l’ITDP a calculé la part d’habitants résidant à moins d’un kilomètre de transport public efficient tel qu’un métro, un tramway ou un bus. Paris intra-muros est la ville la mieux noté avec un taux de 100% mais ce taux descend à 50% dès que l’on franchit le périphérique. Cet écart entre centre-ville et banlieue se retrouve partout dans le monde.
A Barcelone, 99% des habitants vivent près des transports en commun, 76% au niveau de la métropole.
91% des Londoniens peuvent trouver un transport à proximité mais ils ne sont que 61% à pouvoir le faire une fois en banlieue.
Cet écart entre centre-ville et banlieue se retrouve partout dans le monde.
L’Europe est toutefois mieux lotie que les Etats-Unis.
A Los Angeles, seuls 24% du centre-ville ont un accès facile à un transport public et le taux tombe à 11% en banlieue.
En Asie, les pourcentages observés sont inférieurs à l’Europe mais la population concernée est bien plus large. A Pékin par exemple, l’agglomération représente plus de 23 millions de personnes dont 46% ont un accès satisfaisant à un bus ou à un train.
L’institut attribue évidemment la situation au modèle urbain préférentiel du 20ème siècle, hérité des Etats – Unis, centré sur la voiture individuelle. Et cela l’inquiète car les routes urbaines sont déjà congestionnées, alors que seuls 10 à 30% des gens possèdent une voiture. De plus, les villes, qui représentent trois quarts des émissions de gaz à effet de serre, devraient compter 2,5 milliards d’habitants supplémentaires.

D’après un article du Monde.fr