Étiquette : L’urbanisation dans le monde

6,7 millards d’urbains en 2050

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Dans dix ans, New Delhi ravira à Tokyo le titre de ville la plus peuplée du monde, que la métropole japonaise a conservé depuis le milieu des années 1950. La cité indienne devrait compter alors environ 39 millions d’habitants, tandis que la capitale du Japon devrait stagner à 37 millions selon une étude des Nations unies publiée mercredi 16 mai.
33 mégapoles dépassent déjà les 10 millions d’habitants, et il devrait y en avoir 43 d’ici à 2030, dont 15 dépasseront les 20 millions d’habitants. À cette échéance, Dacca (Bangladesh) atteindra 31 millions d’habitants, Le Caire (Égypte) en comptera 29 millions, Bombay (Inde) et Kinshasa (République démocratique du Congo) auront 27 millions d’habitants chacune, Lagos (Nigeria) 24 millions, Karachi (Pakistan) 23 millions…
Le nombre de citadins est déjà passé de 751 millions en 1950 à 4,2 milliards en 2018, le pourcentage de population urbaine étant aujourd’hui de 55 %. Il atteindra cependant 68 % en 2050, selon les projections démographiques de l’ONU. Les villes compteront alors 2,5 milliards d’habitants de plus qu’aujourd’hui. Un accroissement qui concernera presque exclusivement l’Afrique et l’Asie, car le taux de population vivant en ville n’est encore que de 50 % en Asie et de 43 % en Afrique.
Trois pays seulement devraient concentrer sans surprise plus du tiers de cette explosion urbaine : l’Inde, la Chine et le Nigeria. Le premier devra être capable d’absorber 416 millions de citadins supplémentaires, le deuxième 255 millions, et le troisième 189 millions.
L’essentiel de cette urbanisation va se faire dans des villes moyennes (près de la moitié de la population urbaine sur la planète vit dans des villes de moins de 500 000 habitants), peu armées pour l’anticiper. Cela devrait donc entraîner une multiplication des bidonvilles, avec de graves risques sanitaires, sociaux et environnementaux.

D’après un article du Monde.fr

Shanghai dans les films

Voici des extraits des films Skyfall et Mission Impossible 3, utilisables pour travailler sur la ville de Shanghai en quatrième. Attention toutefois, contrairement à ce que laisse penser le film, le héros de Mission Impossible ne court pas dans le vieux Shanghai, mais dans le village de Xitang, situé à 70 kilomètres de la ville.

 

Etude de trois villes en quatrième

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Pour le thème de géographie sur l’urbanisation en quatrième, je vais faire travailler les élèves sur différentes villes après une introduction associant la vidéo ci-dessous et ce texte.

Shanghai d’abord que nous avons déjà évoqué dans le chapitre « mers et océans un monde maritimisé ». Les élèves vont travailler cette ville à partir d’une vidéo et d’un dossier documentaire après une introduction à l’aide du début d’un roman policier et d’un extrait de série télé.

Puis nous allons travailler sur New York à partir du générique de la série Soprano en complétant cette fiche d’activité.

Enfin, les élèves étudieront Dakar. Ils vont pour cela voir le petit documentaire ci-dessous puis travailler avec Google Maps et les différents documents présentés ici afin de compléter un croquis de la ville.

 

 

Quand le plan d’une ville devient tableau

 

L’artiste Jazzberry Blue réalise ses oeuvres à partir de données cartographiques satellitaires, transformant les plans de villes en mosaïques colorées. J‘avais déjà croisé ces oeuvres sur Internet, mais de passage à Nantes, j’ai acquis ce livre des éditions Le Chineur regroupant 25 plans de ville.

 

 

Et Nantes (qui n’est pas une oeuvre de Jazzberry Blue)…

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Intégrer les migrants dans les villes

Pour Cyrille Hanappe, maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture et coordinateur du programme «la Ville accueillante», l’arrivée de migrants dans les villes européennes dans des proportions qui excèdent souvent leurs capacités d’assimilation classiques ne manque pas de poser des questions sur l’urbanisme et l’architecture dans l’avenir.
Il précise que si l’accueil répond à des logiques techniques et foncières différentes des approches constructives classiques, son architecture demande une grande rapidité dans son mode de production, mais ne peut faire l’économie de la réflexion sur le temps long et de son inscription dans des politiques urbaines globales. Ces lieux de vie sont insérés dans les villes et les quartiers qui les entourent et y demeurent souvent bien plus longtemps que les logiques d’urgence donnent à le penser au départ.
Il faudrait donc penser la ville de demain dans une approche qui intègre accompagnement de la mobilité, dignité, respect, émancipation humaine, mais également écologie, rapidité d’installation, transformation et recyclage de l’acte constructif. Le droit à la mobilité est adossé au droit à la ville.
Cyrille Hanappe fait donc quatre propositions d’aménagement.
La première est celle de quartiers d’accueil dépassant la logique de camps puisqu’ils s’inscriraient dans des quartiers sur le long terme. Si leur mode constructif peut recourir à la préfabrication ou à l’utilisation de modules, ils n’en seront pas moins pensés avec autant et même plus d’attention que celle portée à l’architecture du logement classique. Il est également possible de construire des petits bâtiments d’accueil avec des hébergements et des services dédiés, des «Maisons de migrants» intégrées et réparties dans les villes.
La seconde option consiste à investir des logements inoccupés ou voués à la démolition. Il est souvent plus simple d’investir des bureaux abandonnés ou des usines, en centre-ville ou en proche périphérie.
Une troisième approche, plus audacieuse, serait de construire des bâtiments réversibles, servant aujourd’hui à l’accueil, mais demain à des résidences services (étudiants ou personnes âgées), du logement classique, voire des bureaux.
Enfin, il est possible de reconnaître les quartiers précaires comme des établissements humains à long terme et de les sécuriser, puisque 30 % de la population urbaine mondiale habite dans des quartiers informels. Cette approche s’opère déjà avec succès dans de nombreux pays en développement, car elle ne vient pas détruire les solidarités et les économies existantes entre des habitants. Il s’agirait alors de donner à ces bidonvilles un statut de droit, d’y mettre en place des services communs, de faire baisser les risques, de travailler sur les sols, et de favoriser les interactions entre les quartiers.
Cyrille Hanappe précise que ces scénarios ne doivent pas être exclusifs : ils sont appelés à être intégrés dans des démarches globales et peuvent s’additionner et se mélanger les uns aux autres en fonction des politiques et des conditions d’accueil locales, de manière synchrone, ou en se chevauchant au cours du temps.

L’article entier est à lire ici.