Catégorie : La terre avant les hommes

Des dinosaures sur France 5 le 22 avril 2021

France 5 va diffuser un documentaire sur les dinosaures le 22 avril prochain, à 20h50. Nous pouvons y suivre, en images de synthèse, la vie de trois spécimens de l’époque de la fin des dinosaures : Nikki, une jeune Deinocheirus de Mongolie tropicale, Geena, une maman Mosasaure, superprédatrice des mers et White, un Troodon qui vivait en Arctique. Leur vie scénarisée est entrecoupée d’interviews très claires et intéressantes de spécialistes de Chine, du Japon, des États-Unis et de France. Un visionnage recommandé à tous ceux qui, comme moi, se passionnent pour les dinosaures.

Une piste d’empreintes de dinosaures découverte dans le Jura en 2009

En 2009  a été mise au jour la plus longue piste de dinosaure sauropode actuellement connue au monde, à Plagne, dans le massif du Jura. Il s’agit de nombreuses empreintes sur 3 hectares de prairie ouverte. Une piste de 155 mètres a été retracée et les empreintes ont été identifiées dans des niveaux calcaires permettant de les dater du Tithonien inférieur, durant le Jurassique supérieur, il y a 150 millions d’années. À cette époque, le site de Plagne était situé sur la plateforme carbonatée jurassienne, dans un environnement de vasière littorale protégée de la mer ouverte.
Les résultats de plusieurs années d’observation ont été publiés dans la revue Geobios cet été. La piste étudiée développe 110 pas successifs, les empreintes présentant diverses morphologies selon la plasticité du sédiment originel et les conditions de conservation. La partie amont, protégée par un banc de 50 cm de calcaire, a révélé une vingtaine d’empreintes de mains et de pieds dans un excellent état de conservation.

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Les empreintes de mains présentent cinq marques de doigts circulaires organisées en arc de cercle, sans traces de griffes. Les empreintes de pieds, mesurant de 94 à 103 cm, sont allongées et portent cinq marques de doigts elliptiques. Les caractéristiques es empreintes et de la piste révèlent un animal de très grande taille développant des enjambées de 2,80 m en moyenne et se déplaçant à 4 km/h. La morphologie de ces empreintes indique qu’il s’agit d’un ichnotaxon, dinosaure sauropode titanosauriforme dont la taille est évaluée à au moins 35 m de long pour une masse de 35 à 40 tonnes.


Les sites à empreintes de sauropodes connus dans le monde révèlent fréquemment la présence simultanée de pistes de dinosaures carnivores bipèdes aux pieds tridactyles caractéristiques appelés dinosaures théropodes. C’est le cas également à Plagne, où plusieurs pistes de théropodes ont été repérées. L’une d’entre elles, croisant la piste du grand sauropode, a été mise au jour pendant les fouilles. Elle s’étire sur 38 mètres, développe 18 pas successifs et est attribuée à l’ichnogenre Megalosauripus.

D’après cet article.

La plus vieille roche terrestre retrouvée… sur la Lune !

Les astronautes de la mission Apollo 14, Alan Shepard et Edgar Mitchell, semblent avoir ramené de leur voyage sur la Lune un petit morceau de Terre! C’est du moins la conclusion d’une étude menée par le muséum d’histoire naturelle suédois, et l’université de Perth, en Australie.

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L’échantillon en question est une «brèche», c’est-à-dire un agrégat de cailloux plus petits ayant fusionné ensemble. C’est l’un des fragments inclus dans la roche, ce qu’on appelle un claste, qui a attiré l’attention des chercheurs. De couleur plus claire, il contient des cristaux de quartz, de feldspath et de zircon, des minéraux très communs sur Terre mais relativement rares sur la Lune.
Les géologues ont prélevé une inclusion de zircon afin de pousser leurs analyses. Le zircon est un minéral formé principalement de zirconium, de silicium et d’oxygène mais qui contient aussi d’autres éléments qui permettent d’estimer les conditions dans lesquelles il s’est formé. L’échantillon contient du cérium oxydé, signe que le minéral s’est formé dans un environnement riche en oxygène et même cent fois plus riche que l’environnement dans lequel se sont formées les autres roches lunaires. Les quantités de titane détectées dans l’échantillon font penser que sa formation a eu lieu sous une pression relativement élevée comme celle s’exerçant à 20 km de profondeur sur Terre mais bien plus profondément sur la Lune où la gravité est plus faible.
Ce morceau de roche serait donc d’origine terrestre et est vieux de 4 milliards d’années, ce qui en ferait la roche terrestre la plus vieille jamais identifiée (sur Terre, les plus vieilles roches dont l’âge est certifié ont 3,8 milliards d’années environ et se trouvent dans la ceinture du Groenland). Cette époque géologique, comprise entre 4,6 et 4 milliards d’années, est appelée l’Hadéen. Elle correspond à la genèse de la Terre, une période très agitée. Il y a 4,4 milliards d’années notamment, un astre géant de la taille de Mars aurait percuté notre planète, en vaporisant une partie pour donner naissance à la Lune. Le petit fragment de roche qui vient d’être analysé aurait été éjecté de la surface terrestre plus tardivement, il y a 4 milliards d’années, par un autre objet, plus petit, et se serait retrouvé sur la Lune.

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D’après un article du Figaro.fr

Voici probablement le plus vieil animal ayant (pour le moment) vécu sur la terre

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Le Dickinsonia était ovale et plat avec une sorte de dorsale centrale, mesurait plusieurs dizaines de centimètres de longueur et vivait au fond des océans, sans bouche, intestins, ni anus, il y a un demi-milliard d’années. Et c’est peut-être le plus vieil animal identifié sur la terre jusqu’à maintenant, datant de l’époque de l’Ediacarien (– 635 millions à – 542 millions d’années), précédant l’événement du Cambrien qui marque, selon les scientifiques, l’apparition rapide (sur 3à ou 40 millions d’années) de tous les grands groupes d’animaux sur Terre. Cependant, des calculs statistiques sur l’ADN laissent penser que le règne animal remonterait à 720 millions d’années.
Si des milliers de fossiles de Dickinsonia ont été retrouvés depuis soixante-quinze ans sur la planète, son appartenance au règne animal fait toujours débat dans la communauté scientifique. Des chercheurs de l’Université nationale d’Australie ont apporté une nouvelle preuve, selon eux décisive, que la créature était bien l’un des premiers animaux à avoir vécu. Ils ont analysé des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles trouvés sur une falaise du nord-ouest de la Russie, dans la région de la mer Blanche. Sur ces fossiles, ils ont retrouvé une forme de cholestérol, une molécule exclusivement animales.
Une autre équipe de scientifiques avait conclu, en 2015, qu’il s’agissait d’animaux, relativement avancés, en raison de la façon dont leurs corps grandissaient, à la différence des plantes ou des champignons.

D’après un article du Monde.fr

Des documentaires sur la terre d’avant les hommes

Ce n’est pas facile de se représenter la planète avant la préhistoire. Heureusement, plusieurs séries de documentaires vidéo y aident grandement.

Planète Terre, une série de six documentaires très complets datant de 2006.

La grande histoire des vertébrés, en deux parties.

Dans l’ombre des dinosaures, à propos de la coexistence entre dinosaures et mammifères, en deux parties. Mais je n’ai pas pu trouver la seconde.

Sur les dinosaures seulement, plusieurs séries intéressantes :

Planète Dinosaures, en six épisodes.

Le royaume des dinosaures en quatre épisodes.

Le choc des dinosaures, en deux parties.

 

Découverte d’un « nouveau » dinosaure

 

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En 2015, une équipe de paléontologues a découvert en Argentine les restes d’une espèce de dinosaure géant qui a vécu sur Terre il y a plus de 200 millions d’années. Cette espèce, baptisée Ingenia prima, mesurait près de trois fois la taille des dinosaures les plus grands de la période du Trias (de –251 à –200 millions d’années) découvert jusqu’ici. La découverte a eu lieu sur le site de Balde de Leyes dans la province de San Juan, à 1 100 kilomètres à l’ouest de Buenos Aires.

Les paléontologues ont trouvé des vertèbres du cou et de la queue, des os des pattes avant et une partie des os des pattes arrière. Il s’agissait d’un dinosaure herbivore, quadrupèdes, du groupe des sauropodes se distinguant facilement par leur long cou et leur longue queue. Selon les estimations des scientifiques, le spécimen découvert mesurait de 6 à 7 mètres, était jeune et pesait quelque 10 tonnes.