Catégorie : Histoire – géo et bande dessinée

Une BD pour ne pas rire…

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Peut-être pour l’exorciser, François Durpaire et Farid Boudjellal ont choisi de faire de l’élection possible de la candidate du Front National une bande dessinée pas toujours réussie.
Le déroulement des événements semble  plausible : dispersion des voix de la droite au premier tour entre les candidatures de François Fillon, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, échec de l’appel à un « front républicain », abstention record de 37,5%.
La suite montre l’enchaînement des cérémonies de passation du pouvoir, les ralliements de la « droite dure » (Gérard Longuet premier ministre, Nadine Morano ministre de la Famille et la Natalité, Marion Maréchal-Le Pen à l’Education et d’autres hommes et femmes politiques épinglés), la recherche des alliances, l’obtention d’une majorité aux législatives et le triomphe des « intellectuels » réactionnaires lors de la Garden Party du 14 juillet.
Le récit s’appuie ensuite sur le programme du FN pour décrire la reprise en main des médias, les mesures répressives contre les migrants, la création d’une garde nationale de réservistes, l’intensification des mesures de surveillance, l’arrestation des rappeurs jugés extrémistes, l’application de la « priorité nationale », le fichage ethnique, la suppression du droit du sol et la sortie de l’euro.
Dans cette France éprouvée, Antoinette, ancienne résistante de 94 ans, se lamente sur le nouveau pouvoir en place. Elle est aidée au quotidien par Fati, une jeune femme en situation irrégulière, et deux de ses petits-fils. L’un d’eux décide alors de lancer un blog, pour dénoncer les excès du Front national.

Je n’ai lu pour le moment que le premier tome de cette série. Le dessin ne m’a pas séduit, et la lourdeur de certains dialogues nuit au récit. Toutefois l’exercice a le mérite d’exister et sonne parfois très cruellement vrai.

Tous les problèmes de l’éducation nationale en quelques cases

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En vrac :
– l’absence de mixité sociale dans les établissement ;
– le système contre – productif de mutation des enseignants ;
– l’absence d’évolution malgré de nombreuses réformes de façade ;
– les difficultés socio – culturelles des élèves défavorisés ;
– le vieillissement des professeurs face à un public toujours jeune  ;
– le sentiment d’inutilité ressenti par de nombreux professeurs.