Catégorie : Histoire – géo et bande dessinée

L’histoire d’un journal (et d’un pays) en bande dessinée

En 1781, durant la guerre d’Indépendance américaine, Nathan Prius vend des petits billets dans l’armée de Washington dans lesquels il relate les nouvelles du front. George Ellis lui propose de publier ses articles dans son journal, mais rapidement il s’en attribue la paternité. Meurtri par cette trahison, Nathan Prius décide de lancer son propre journal, premières pages de ce qui deviendra bientôt un empire de la presse, traversant les décennies, témoin privilégié de toutes les époques.
Ce premier tome est celui d’une série créée par le scénariste Patrice Ordas, qui avait tout imaginé pour Le Journal : une famille, les Prius, dont il a dressé l’arbre généalogique de 1765 à nos jours, donnant à chacun de ses membres une dimension, et un rôle dans l’essor de ce qui deviendra peu à peu un groupe de presse. Un principe, aussi, pour le Liberty Sentinel, le périodique dont il allait conter la destinée, et dont les rédacteurs devaient exprimer ce qu’ils avaient vu en collant à cette devise : « Nous étions là ».
Si Patrice Ordas est décédé en 2019, la collection Grand Angle a tout de même confié le dessin de cette épopée journalistique à Philippe Tarral.

Une histoire des femmes en bande dessinée

Les éditions Bayard m’ont gentiment fait parvenir cet ouvrage documentaire destinée au jeune public. On y trouve des portraits de femmes, très célèbres ou peu connues, sous la forme de courtes bandes dessinées et des informations documentaires sur la place des femmes aux différentes périodes de l’histoire. Les illustrations accompagnant les textes sont belles et pertinentes. 

La mondialisation et le monde actuel résumés en deux planches par un tueur à gages

J’aime beaucoup les cinq premiers albums de la série Le Tueur, correspondant à un premier cycle. La suite m’a moins plu, car elle comporte des redites et des facilités. Les deux auteurs ont commencé depuis peu un nouveau cycle (les albums 14 et 15) se déroulant au Havre. Même si le point de départ de l’histoire est tiré par les cheveux, ces deux tomes sont intéressants, car ils évoquent le commerce mondial et des trafics qui y sont liés et son très ancrés dans l’actualité, même si les personnages politiques évoqués sont fictifs (le maire du havre s’appelle Marchand).

Un extrait de bande dessinée pour montrer les combats de la Première Guerre mondiale

Il s’agit du début du premier tome de la série L’or et le sang, où les deux protagonistes se rencontrent dans les tranchées.  Les deux planches ci-dessous peuvent être utilisées pour montrer le fossé séparant les soldats des civils pendant et après la guerre.

Deux beaux livres

Les éditions Perrin m’ont aimablement fait parvenir le magnifique ouvrage Mazarin, l’art de gouverner d’Olivier Poncet. Mazarin. Il s’agit du deuxième titre de la « Bibliothèque des Illustres », la nouvelle et collection lancée en partenariat par Perrin et la BnF. Le texte précis et fluide de cette biographie, découpé en six chapitres chronologique, est associé à une très riche iconographie.
Les éditions Larousse m’ont quant à elles envoyé Le journal de La guerre des Lulus, un riche et beau documentaire sur la Première Guerre mondiale associant des images des bandes dessinées à des documents expliqués et contextualisés. Le résultat est attrayant et accessible à des élèves de primaire ou de collège. J’ai d’ailleurs montré aujourd’hui ce livre à ma collègue documentaliste, qui l’a aussitôt ajouté sur sa commande, en compagnie du Journal des Enfants de la Résistance, dans la même collection.

Une nouvelle bande dessinée sur la Résistance

Les éditions Dupuis viennent de faire paraître le premier tome de Madeleine, Résistante, dans la collection Air Libre. Cette bande dessinée raconte l’histoire de Madeleine Riffaud, alias Rainer. Cette femme extraordinaire a participé à l’élaboration du scénario de cette série qui comportera trois tomes.

Et ci-dessous, une émission de Par les temps qui courent consacrée à Madeleine Riffaud et à la bande dessinée :