Catégorie : Il était une fois un prêtre au XIXe siècle

Un outil pour mes recherches sur l’abbé Guiot

Ce dictionnaire rassemble les notices des 524 évêques concordataires nommés entre 1802 et 1905 et des 23 évêques in partibus ayant exercé en France. Il décrit leur parcours avant l’épiscopat, leur action au sein des diocèses, mais aussi leurs rapports aux différents régimes politiques comme à l’égard de Rome.

L’histoire est petite

En terminant ma lecture de la biographie de Talleyrand, j’ai découvert que c’est l’abbé Dupanloup, le futur évêque d’Orléans et de l’abbé Guiot, qui a obtenu la rétraction du diplomate vis – à – vis de l’Eglise et qui lui a administré les derniers sacrements en 1838. Il dirigeait à l’époque le petit séminaire de Saint – Nicolas – du – Chardonnet et était proche de Dorothée de Dino, la nièce et la maîtresse du prince de Talleyrand. Pour l’abbé Guiot, cela correspond au moment où il fit son entrée au grand séminaire d’Orléans.

Un autre prêtre du XIXe siècle à étudier

J’ai reçu le livre de compte du début du XIXe siècle, acheté il y a peu par internet. Il s’agit bien des recettes et dépenses d’un prêtre de l’Yonne entre 1803 et 1822.
Première constatation, ce prêtre (dont je dois encore découvrir l’identité) a fait fructifier son patrimoine puisqu’il commença l’année 1803 avec 2136 francs en monnaie et termina le mois d’octobre 1822 avec 7058 francs.
Ses sources de revenus principales étaient le traitement reçu pour l’administration de sa paroisse de Girolles – les – forges (il en a eu une deuxième à charge, Domecy – Sur – Le Vault, entre 1814 et 1819) , une pension, le casuel et des gains de jeu. S’ajoutaient à cela la vente du vin issu de sa vigne (dont il vendait une partie à la fabrique pour le vin de messe) et la revente de divers produits agricoles (miel, son) qu’il recevait en « cadeau » des paroissiens (il semble que cela soit en fait la persistance de la dîme). Il percevait aussi les intérêts de prêts contractés auprès de lui par plusieurs habitants du village.
Du côté de ses dépenses, outre celles de la vie quotidienne, il payait les gages de sa bonne, nommée Rose, pour 50 francs par an et de nombreuses journées de travail à des vignerons, voituriers ou blanchisseuses. A partir de 1809, il a accueilli chez lui sa nièce Louise, puis à partir de 1816 une seconde, prénommée Honorine, ce qui a entrainé une hausse de ses dépenses. Outre le paiement des impôts personnels et fonciers (sur la vigne), j’ai aussi trouvé mention de dépenses, assez régulières, pour des certificats de vie. Je me demande de quoi il pouvait s’agir ?

Un registre de compte d’un prêtre du début du XIXe siècle

Je viens d’acheter un registre de compte d’un prêtre de la paroisse de Girolles, à environ 200 kilomètres au sud-ouest d’Orléans, non loin de Vézelay.  Il a tenu ce registre entre 1803 et 1822. Le village comptait un peu plus de 400 habitants à cette époque.
Ce registre, s’il est déjà intéressant en lui-même, va aussi me permettre de me représenter les dépenses et recettes de l’abbé Guiot au jour le jour.

De quoi travailler

Depuis ce matin,  je suis de nouveau sur les traces de l’abbé Louis Laurent Guiot sur Internet, explorant notamment le site Gallica et ses trésors, mais aussi les archives de la Revue historique de l’Eglise de France. Le bilan est fructueux : plusieurs récits sur les combats de Baule en décembre 1871, dont un tiré de sources allemandes, des articles sur la construction des églises au XIXe siècle, des écrits de l’évêque Dupanloup adressé à ses prêtres , un rapport sur les conférences ecclésiastiques du diocèse en 1872, des détails complémentaires sur les fouilles de Triguères…
Cerise sur le gâteau, les 21 volumes des Annales littéraires et religieuses du diocèse et de la ville d’Orléans sont arrivés aujourd’hui et en les parcourant, je suis tombé sur un poème signé seulement « un prêtre » dont je me demande s’il ne pourrait pas être de la plume de l’abbé ?

De la lecture sur l’abbé Guiot !

Alors que je suis en train de relire l’essai que j’ai consacré à l’abbé Louis Laurent Guiot, prêtre dans la région d’Orléans au XIXe siècle, je viens de me faire offrir, pour Noël, 21 volumes des Annales religieuses et littéraires de la ville et du diocèse d’Orléans, concernant les années 1863 à 1880, plus l’année 1885.
Cette revue hebdomadaire fut fondée en 1863 sous l’impulsion de l’évêque Dupanloup et publia un numéro tous les samedi jusqu’en 1890. A cette date, son titre changea pour celui des Annales religieuses du diocèse d’Orléans, mais elle resta hebdomadaire jusqu’en 1966.
L’abbé Guiot y fut abonné jusqu’à sa mort en 1878, et y collabora, notamment en publiant certains de ses poèmes religieux. D’autres rédacteurs se firent aussi l’écho d’évènements auxquels il participa, comme la reconstruction de l’église de Baule ou bien les fêtes Jeanne d’Arc à Chécy.
Outre cela, ces milliers de pages me permettront d’approfondir encore mes connaissances sur la vie religieuse dans le diocèse d’Orléans au XIXe siècle.

Des acquisitions en rapport avec l’abbé Guiot

Je viens d’acheter ces trois objets datant de l’époque de l’abbé Louis Laurent Guiot. Il s’agit de deux médailles commémoratives : l’une de la Société archéologique de l’Orléanais à laquelle il a appartenu au moment de la découverte des vestiges romains de Triguères et l’autre du petit séminaire de la Chapelle – Saint – Mesmin où il fut professeur durant ce qui furent sans doute les plus belles années de sa vie. Le dernier document est une carte reproduisant une photo de l’évêque Dupanloup entouré des professeur du petit séminaire, mais trop tardive pour que l’abbé y soit, malheureusement.

De la volonté dans l’éducation

C’est le sujet de cet opuscule publié en 1892 et qui contient un discours fait lors de la remise des prix du petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin où enseigna l’abbé Guiot, dont j’ai essayé de retracer la vie dans un livre. Ce discours vient grossir le nombre des archives en ma possession sur cette école religieuse reprise en main par monseigneur Dupanloup.

12 décembre 1818 : naissance de Louis Laurent Guiot

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Celui qui devint l’abbé Guiot naquit à Pithiviers, dans le Loiret, en 1818, dans une famille de modestes artisans cordonniers. Louis Laurent Guiot fut le second d’une fratrie de huit garçons, nés entre 1817 et 1834, dont seuls deux parvinrent à l’âge adulte.
Ayant fait ses études au petit puis grand séminaire d’Orléans, il fut ordonné prêtre en 1843 et fut professeur au petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin avant de devenir curé dans trois paroisses du Loiret : Triguères, Baule et Chécy. C’est dans cette dernière qu’il mourut, devenu curé – doyen, en 1878.