Catégorie : Il était une fois un prêtre au XIXe siècle

Avancée du travail

Je reprends la rédaction de l’essai sur l’abbé Louis Laurent Guiot, un prêtre du XIXe siècle qui résidait dans l’Orléanais. Après près de trois mois d’interruption, je commence par relire ce que j’ai déjà écrit. Voici où j’en suis dans ce projet :

Tome I : L’abbé Guiot en son temps
Introduction
Bibliographie
Première partie : le diocèse d’Orléans entre 1840 et 1880
l’espace géographique de l’abbé Guiot
la crise religieuse dans le diocèse
une période troublée
Deuxième partie : Louis Laurent Guiot (1818 – 1878)
l’élève (? – 1841)
– le professeur (1842- 1852)
l’archéologue (1856 -1859)
le bâtisseur (1861 -1867)
– le poète – traducteur
Troisième partie : l’abbé Guiot
une carrière modeste
son travail
– ses conceptions religieuses
– ses idées politiques
ses relations amicales, familiales et sociales
sa vie quotidienne

Tome II : Correspondance de l’abbé Guiot
Première partie : le corpus des lettres
l’art de la correspondance chez l’abbé
les lettres du Petit séminaire
– les lettres de Triguères
les lettres de Baule
– les lettres de Chécy
Deuxième partie : choix de poèmes et autres textes de l’abbé
– les extraits des registres paroissiaux
– les poèmes profanes
– les poèmes religieux
– les autres textes religieux
Troisième partie : les écrits sur l’abbé

index des noms de personnes et de lieux
Chronologie
Lexique

Les parties barrées ont été rédigées (il faudra quelques modifications toutefois) et représentent presque 160 pages sans les illustrations. Il faut maintenant que je m’attelle au reste…

Deux documents d’archives sur les prêtres au XIXe siècle

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Je viens de faire l’acquisition de deux archives intéressantes pour mon travail sur l’abbé Guiot. Il s’agit d’un cahier de cours de séminaire comportant 292 pages manuscrites rédigées en 1864 – 1865 et d’un recueil de sermons manuscrits, comportant 206 pages, rédigés par un prêtre entre 1896 et 1901

Visite familiale aux archives départementales du Loiret

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Hier, nous sommes allés en famille aux archives départementales du Loiret, sises à Orléans, dans l’ancien couvent des Minimes. Ce sont les enfants qui m’ont poussé à m’y rendre et qui semblaient contents à l’idée de voir des archives et de m’aider dans mes recherches… Ils n’ont pas été déçus.

Grâce à eux et à ma femme, j’ai pu dépouiller 21 cotes de la série 50J des archives de l’évêché et la moisson a été bonne : le dossier « professionnel » de l’abbé, les registres paroissiaux de Triguères, des documents sur l’incendie et la construction de l’église de Baule, des comptes rendus de conférence ecclésiastique du doyenné de Chécy, les comptes et le règlement du petit séminaire de La Chapelle Saint Mesmin, le règlement du petit séminaire d’Orléans lorsqu’il y était élève, son dossier de bourse, les comptes de la fabrique de Triguères et bien d’autres choses encore…

Il y avait beaucoup d’archives papier, mais aussi deux microfilms qui m’ont donné du mal, car j’avais perdu l’habitude de les manipuler et surtout de les lire.

 

Deux nouveaux jours sur les traces de l’abbé Guiot

Me voici revenu d’une escapade dans le Loiret à la poursuite de l’abbé Guiot, en compagnie de ma femme.
Le vendredi matin, après trois heures de route, nous nous sommes d’abord arrêtés à la mairie de Tavers, près de Beaugency, afin de consulter le dossier concernant la reconstruction de l’église et du presbytère dans les années 1860. Tavers se situe à quelques kilomètres de Baule, et l’architecte qui y a oeuvré est le même que celui qui a conçu les plans de la nouvelle église de Baule. J’avais eu connaissance de ces plans grâce à la base Mérimée du Ministère de la Culture et j’espérais qu’ils existaient toujours dans les archives de la mairie, ce qui est bien le cas. J’ai donc maintenant les plans et le devis de construction de ce presbytère ainsi que le plan et le devis des réparations de l’église de Tavers.

 

En début d’après-midi, nous prîmes la route pour Baule et le centre interparoissial où nous avions rendez-vous avec madame Bataille pour consulter les registres paroissiaux. Le centre se trouve dans ce que je croyais être à ce moment – là le presbytère où avait vécu l’abbé Guiot, même si la localisation de l’église juste à côté me semblait problématique (ce en quoi j’avais raison, mais je ne m’en suis aperçu que le samedi soir, rentré chez moi !). En fait, il s’agit d’une maison bourgeoise devenue presbytère après la loi de 1905.

 

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J’ai cependant pu y consulter, grâce à la patience et à la gentillesse de madame Bataille, les registres paroissiaux des années 1860 à 1874 et retrouver l’écriture si caractéristique de l’abbé. Celui-ci, en plus des baptêmes, mariages, inhumations, confirmations et communions, avait noté et commenté les grands évènements liés à l’église : incendie de l’ancienne, pose de la première pierre de la nouvelle et bénédiction.
En fin d’après-midi, madame Bataille se proposa de téléphoner à Chécy afin de savoir si le centre interparoissial était ouvert le samedi matin et si les registres paroissiaux du XIXe siècle s’y trouvaient encore. La réponse fut deux fois positive !

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Les bâtiments du petit séminaire à l’abandon

 

Ensuite, nous avons fait un saut jusqu’à La Chapelle Saint – Mesmin pour voir le Petit Séminaire, devenu une maison de retraite tristement désaffectée aujourd’hui.

 

Le soir, nous allâmes manger et dormir à Meung – sur – Loire, dans un hôtel datant du Moyen – Âge. Il s’agissait d’un manoir fortifié gardant la ville et le pont sur la Loire, qui fut le lieu d’un affrontement entre les troupes de Jeanne d’Arc et les Anglais. Louis XI en fit ensuite son écurie royale, avec une dépendance pour y loger le personnel.

 

Le samedi matin, direction Chécy où nous fûmes très gentiment accueillis au presbytère par les Pères François Marie Blain du Poët et Julien Dumont. Là, je pus consulter les registres paroissiaux des années 1874 à 1878 et y retrouver des annotations de l’abbé Guiot sur la bénédiction des nouvelles cloches des églises en 1875.
Nous sommes ensuite passés à la mairie, qui se trouve logée dans le presbytère où a vécu l’abbé Guiot. Une dame charmante nous a accueillis et reçus dans son bureau pour me communiquer de nombreux renseignements et documents sur le village à la fin du XIXe siècle. Elle m’a aussi donné les coordonnées de la responsable des archives municipales et grâce à elle encore, j’ai pu acheter le très intéressant ouvrage d’histoire de Chécy, écrit par monsieur Michel Marinier, que je n’arrivais pas à me procurer.

 

Un dernier passage par l’église où régnait un froid polaire, et nous sommes rentrés sur Rouen. J’ai maintenant de très nombreux nouveaux documents à exploiter pour écrire le livre sur l’abbé Guiot.
Je pense qu’une prochaine fois, je me rendrai à Orléans afin de rechercher les traces de l’abbé dans les archives de l’évêché.

 

Ralentissement du blog

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Ceux qui fréquentent régulièrement ce blog auront sans doute noté un ralentissement dans le rythme de parution. C’est que je suis occupé à la rédaction d’un essai sur l’abbé Guiot, un prêtre qui a vécu au XIXe siècle, près d’Orléans et dont je parle ici. J’avance bien et j’ai déjà « achevé temporairement trois chapitres ». Mais c’est un travail très chronophage en lecture et écriture et auquel je pense à chaque instant, d’où ma désaffection momentanée de ce blog.

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A ce propos, j’ai reçu aujourd’hui un exemplaire original de la notice rédigée sur la découverte du théâtre romain de Triguères, datant de 1858 et comportant une dédicace de l’auteur, un ami de l’abbé Guiot.

 

Je me suis lancé !

Cela fait plusieurs jours que je me suis attelé à la rédaction de mon essai sur l’abbé Guiot, un prêtre qui a vécu dans le Loiret, près d’Orléans, au XIXe siècle. Je viens de terminer l’ébauche du chapitre consacré à ses années d’études, le premier de la seconde partie de l’essai. Il fait déjà vingt pages de texte et d’illustrations, alors que je vais être encore amené à l’étoffer.
L’étonnant est que je me suis lancé dans ce travail alors que le XIXe siècle n’est pas une époque qui me passionne et que je suis plutôt réfractaire à l’Église et à la religion.

 

L’acte de naissance de l’abbé Guiot

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J’ai enfin trouvé les informations sur la famille de l’abbé Guiot en retrouvant son acte de naissance dans les archives départementales du Loiret ! Je savais par le panégyrique de l’abbé rédigé par son ami l’abbé Godefroy, curé de Lailly, dans les Annales religieuses et littéraires, qu’il « était originaire de Pithiviers » et que « sa naissance fut des plus obscure » par « l’humble condition de son père« .
Son père, Louis André Guiot (noté Guyot dans l’acte) était un cordonnier résidant rue de la porte de Beauce. Sa mère se nommait Madeleine Françoise, née Richard.
Louis Laurent Guyot est né le 12 décembre 1818 vers onze heures du matin.

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La rue de la Porte de Beauce dans le cadastre napoléonien