Catégorie : Compétences

Utilité du cours d’histoire

Voici un extrait d’un appel lancé par les professeurs d’histoire en Belgique, inquiets d’une possible fusion de leur enseignement au sein d’un cours intégratif mêlant, à parts égales, l’histoire, la géographie, la sociologie et l’économie politique.

« Et l’histoire dans tout cela ?
Historiens de formation, nous demeurons convaincus de l’importance cruciale d’un réel et solide cours d’histoire tout au long de l’enseignement secondaire. Sans doute d’ailleurs est-il plus nécessaire que jamais, à l’heure où la société numérique nous conduit à gérer un flux d’informations qu’il convient d’ordonner, de hiérarchiser et dont il faut éprouver la fiabilité, – pensons aux sinistres « fake news ». La critique des sources, quelles qu’elles soient (écrites, iconographiques, audiovisuelles, internet…), la capacité à construire une explication des phénomènes prenant en compte les multiples dimensions de la vie sociale, l’apprentissage de la périodisation historique (notions de chronologie, de durée, de diachronie, de synchronie…) et l’attention au changement sont autant de savoir-faire qui s’acquièrent et s’affinent progressivement.
L’histoire que nous défendons est bien sûr, pour partie, celle qui permet de mieux comprendre les grands enjeux contemporains, d’envisager leurs racines et leurs causes, profondes ou plus immédiates. En ce sens, elle a une dimension citoyenne. Mais elle ne doit pas être confondue avec un cours de citoyenneté. Or, son insertion dans un ensemble vague de « sciences humaines » renforce le risque de ne l’étudier qu’à travers des enjeux mémoriels ou d’actualité. Selon nous, il demeure non seulement légitime mais indispensable d’enseigner aussi l’histoire pour elle-même, pour ce qu’elle peut apprendre de l’évolution des sociétés humaines, en articulant les niveaux local (au plus près de l’élève), régional, national, européen et l’ouverture aux autres civilisations. S’il est légitime de décortiquer, en partant du présent, le concept de démocratie et de s’interroger sur l’éventuel héritage athénien, il l’est tout autant d’étudier l’histoire de l’Antiquité grecque in se, et donc le fonctionnement, les ressorts et les caractéristiques propres de la démocratie athénienne. De surcroît, si on veut éviter l’écueil d’une approche téléologique ou finaliste, considérant que seul ce qui pouvait advenir est advenu, il importe de proposer une explication qui reconstitue un espace des possibles, permettant de comprendre les choix effectivement posés par des acteurs soumis à diverses contraintes. Il est enfin nécessaire d’amener les élèves à une maîtrise synthétique de l’histoire dans son temps long, qui évite tant une approche « à courte vue » du passé que l’usage de quelques grandes clés de lecture utilitaristes. Bien plus qu’une simple grille d’analyse de ce qui est, l’étude de l’histoire dans sa complexité doit préparer les jeunes à débusquer les simplismes, les a priori, les idées toutes faites, ce qui ne se conçoit ni sans connaissances solides, ni sans exercice de compétences : problématiser, critiquer, synthétiser, apprendre et communiquer. La culture historique est, en ce sens, l’une des conditions de plein exercice de la vie démocratique. »

C’est moi qui ait souligné deux passages.

Bilan d’acquisition du socle à la fin du deuxième trimestre

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Grâce à l’application Sacoche, je ne vais pas avoir à me casser la tête pour l’attribution des points de compétences de mes deux classes de troisième pour l’obtention du brevet des collège.
Dans la nouvelle mouture de l’examen, la maîtrise du socle commun est évalué sur 400 points (les épreuves du mois de juin étant sur 300 points). Ce socle est constitué de huit composantes :
– Comprendre, s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit ;
– Comprendre, s’exprimer en utilisant une langue étrangère et, le cas échéant, une langue régionale ;
– Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques ;
– Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps ;
– Les méthodes et outils pour apprendre ;
– La formation de la personne et du citoyen ;
– Les systèmes naturels et les systèmes techniques ;
– Les représentations du monde et l’activité humaine.
Chaque discipline concourt à l’apprentissage de la maîtrise de tout ou partie de ces compétence par les élèves. Lors du conseil de classe du troisième trimestre, les enseignants devront donc estimer le degré de maitrise de chaque élève pour chaque compétence en lui attribuant des points selon ce barème :
– 10 points pour le niveau « maîtrise insuffisante »,
– 25 points pour le niveau « maîtrise fragile »,
– 40 points pour le niveau « maîtrise satisfaisante »,
– 50 points pour le niveau « très bonne maîtrise ».

Avec des deux tableau de synthèse, attribuer les points ne sera pas compliqué pour moi. Mais je me demande comment vont faire mes autres collègues.

Evaluer le socle commun en fin de cycle 4

Pour aider les professeurs à évaluer le nouveau socle commun et les parents à s’y retrouver dans les compétences, le ministère propose des documents d’accompagnement ici.

J’en ai extrait les compétences où l’histoire-géographie est pris en compte dans l’évaluation. Détail amusant ? Intriguant ? désespérant ?  (rayez les mentions inutiles), l’histoire -géo n’interviendrait pas du tout dans « Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps » (composante 4 du domaine 1) et très peu dans « Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques » (composante 3 du domaine 1). Dans ce domaine, l’histoire géo peut valider les compétences « Exprimer une grandeur mesurée ou calculée dans une unité adaptée« , « Passer d’un langage à un autre » et « Utiliser et produire des représentations d’objets« ….

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Travailler par compétences en histoire – géographie

A l’approche du premier conseil de classe, mon établissement cherche un outil adapté pour gérer les compétences ! Le choix devra se faire entre Sacoche, que j’ai présenté aux collègues en conseil pédagogique, ou Pronote, sachant que l’administration utilise déjà Pronote pour les emplois du temps et la gestion de l’appel.
L’outil de gestion des compétences de Pronote semble assez complet, mais il ne permet pas d’importer des référentiels fabriqués par d’autres collègues et il n’automatise pas la production des bilans comme le propose Sacoche. Cela me semble un atout en faveur de Sacoche,  au regard des collègue qui entament tout juste une réflexion sur les compétences cette année…
Sacoche permet de tout faire : créer ses compétences, ses bilans, des groupes d’AP, des synthèses et même un bulletin calqué sur celui du Livret Scolaire Unique Numérique. Il peut aussi être un outil de dialogue avec les familles et de remédiation pour les élèves.
Le choix de l’outil reste cependant grandement conditionné à la possibilité, pour l’instant inconnue, de remonter des fichiers de plusieurs applications dans le livret numérique.

Mais mon propos de départ n’était pas celui -là. Je voulais signaler  un travail intéressant sur les compétences en histoire géographie et leurs liens avec le socle sur le site de l’académie de Dijon.