Catégorie : In memoriam

Il y a un an

Les collègues de Samuel Paty ont dit une chose essentielle, à nous, à vous, à tous. Celle-ci : «Les élèves nous ont aidés à nous reconstruire.» Quelle plus belle phrase peut-on renvoyer à la face du terroriste islamiste, qui, en assassinant Samuel Paty, a cherché à rompre ce fil ? Ce fil qui relie le maître et l’élève. Ce fil qui les noue l’un à l’autre, qui permet à l’enseignant de tirer l’enfant ou l’adolescent vers le haut, qui permet aussi à l’enfant ou à l’adolescent de nourrir l’enseignant, pour que, le lendemain, ce dernier ait envie de le porter encore plus haut. Ce fil, fait, au bout du compte, toute la différence. Il faut continuer à tirer et tirer dessus. C’est la plus belle arme qui soit contre l’obscurantisme islamiste du terroriste de Conflans et de ses inspirateurs. La seule manière de leur promettre de sales journées.

D’après un article du journal Libération. 

Le travail de recherche de Samuel Paty édité

Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir présenté des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves. Formé au sein des universités Lumière Lyon 2 et Jean-Moulin Lyon 3, il est l’auteur d’un mémoire de recherche en histoire intitulé « Le Noir, société et symbolique, 1815-1995 ». Sur proposition de Christophe Capuano, et avec l’aide d’Olivier Faure, tous deux historiens, les Presses universitaires de Lyon ont choisi de rendre hommage à Samuel Paty en publiant ce mémoire comme un document permettant de comprendre quel jeune intellectuel il fut. Ce travail très fouillé analyse les symboliques et les usages politiques, sociaux et culturels de la couleur noire au sein de la société française. Inspiré par la démarche de Michel Pastoureau, le travail de Samuel Paty éclaire des périodes contemporaines (XIXe-XXe siècles) peu abordées par ce dernier.
Christophe Capuano, Olivier Faure et Nathalie Petitjean présenteront cet ouvrage, ainsi que la démarche éditoriale qui a mené à sa publication, dans une rencontre animée par Jean-Noël Jeanneney lors des Rencontre de l’histoire de Blois, le dimanche 10 octobre 2021, entre 11h30 et 13h.

Jean-François Stévenin (1944 – 2021)

L’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin est décédé mardi 27 juillet. Réalisateur de trois films (Passe montagne, Double messieurs et Mischka), il était aussi un acteur prolifique, ayant joué dans des films très différents.
Travaillant sur l’économie du cinéma en HEC, il découvrit les plateaux de cinéma lors d’un stage à Cuba sur la production laitière, durant ses études. En 1968, il devint assistant d’Alain Cavalier sur le tournage de La Chamade. En 1970, lors du tournage de Out 1, de Jacques Rivette, il tourna une première scène qui fut gardée au montage puis  enchaîna avec plusieurs films de Truffaut dont L’argent de poche, en 1976, qui lança sa carrière.
Dans les années 1980, il tourna sous la direction de nombreux réalisateurs comme Jean-Luc Godard, Bertrand Blier, Catherine Breillat, Jean-Pierre Mocky. Puis viendront les films à plus grand succès comme Le Pacte des loups ou encore L’Homme du train réalisé par Patrice Leconte.
Je l’ai particulièrement apprécié dans le film fleuve sur la Révolution française de Robert Enrico ou encore Le Bossu de Philippe de Broca.