Catégorie : Terminale STG / STMG

Toujours plus fort ! (?)

Le taux de réussite au baccalauréat 2016 a atteint 88,5 % selon les chiffres publiés samedi 9 juillet, après les oraux de rattrapage, par le ministère de l’éducation nationale.
Par voies, le taux de réussite est stable pour le bac général à 91,4 %, ainsi que pour le bac technologique à 90,7 %. Le taux de réussite augmente de 1,9 point pour le bac professionnel à 82,2 %.
Les mentions ont été obtenues par 48,2 % des candidats (40 % dans la voie professionnelle).
Le pourcentage de bacheliers dans une génération s’établit ainsi à 78,6 %.

Le tirage au sort pour entrer à l’université est illégal

Le tribunal administratif de Bordeaux a considéré que la pratique du tirage au sort, arrivant en dernier ressort pour départager des candidats trop nombreux dans certaines filières universitaire, était sans fondement légal.
La semaine dernière, le tribunal administratif de Bordeaux a en effet donné raison à un élève qui contestait son refus d’inscription à l’université en filière Staps (sport) en septembre. Faute de capacité d’accueil suffisante, l’université avait départagé les candidats en procédant à un tirage au sort. Le juge a annulé le refus d’inscription sans cependant obliger l’université à inscrire l’élève pour la prochaine rentrée.Le recteur d’académie est tout de même prié de réétudier le dossier.
Cette sélection douteuse par tirage au sort a été pratiquée dans 189 formations l’année dernière. Il y en aura probablement encore 78 cette année !
Si l’on s’en tient au code de l’éducation, le principe est pourtant clair : tout bachelier, sans distinction aucune, doit pouvoir s’inscrire dans l’université de son choix.
Dans les faits, la réalité est bien différente. Au-delà des cas de sélection déguisée, pratiquée par certaines universités, il existe une autre forme de sélection, via le système APB, quand le nombre d’élèves souhaitant s’inscrire dans une filière dépasse les capacités d’accueil. Le code de l’éducation prévoit alors que le recteur de l’académie tranche, après avis du président d’université, en fonction du domicile, de la situation de famille du candidat et des préférences exprimées par celui-ci.
L’association Droit des lycéens a milité ces derniers mois pour réclamer la publication de l’algorithme APB et les explications qui vont avec afin de comprendre et faire connaitre les critères de sélection utilisés dans les filières dites en tension, où le nombre de candidats dépasse les places disponibles.
Le ministère a finalement dévoilé le 1er juin une partie des règles du jeu dans un communiqué de presse qui n’a cependant rien d’officiel. Il est écrit que quand le nombre de places vient à manquer, sont d’abord prioritaires les élèves venant de l’académie. Si cela ne suffit pas, ceux qui ont placé cette université en premier vœu sont avantagés. Et enfin, si cela ne suffit toujours pas, il est procédé à un tirage au sort ! Cette solution étant  considérée comme non attentatoire au principe de non-sélection à l’université.

D’après un article de Libération.fr

Les sujets du bac 2016

Bac S
Première partie : composition d’histoire

Sujet 1 : Le Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la seconde guerre mondiale

Sujet 2 : La gouvernance européenne depuis le traité de Maastricht

Deuxième partie : réalisation d’un croquis de géographie
Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation

Bacs ES et L
Première partie : composition d’histoire

Sujet 1 : Les mémoires, lecture historique
En vous appuyant sur l’étude menée au cours de l’année, vous traiterez le sujet 1a ou le sujet 1b :
Sujet 1a : l’historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale en France
Sujet 1b : l’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie

Sujet 2 : En vous appuyant sur les exemples étudiés au cours de l’année, vous traiterez le sujet suivant : médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’affaire Dreyfus

Deuxième partie : réalisation d’un croquis de géographie
Sujet : Les dynamiques territoriales des Etats-Unis

Bac STMG :

Voir le sujet en pdf ci-dessous :

STMG 2016

Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ? (c’est vrai, pourquoi ?)

Voici les sujets de philosophie donnés ce matin au bac, avec trois sujets qui me semble résonner avec l’actualité.

En série littéraire :

– 1er sujet: Nos convictions morales sont-elles fondées sur l’expérience?

– 2e sujet: Le désir est-il par nature illimité?

– Explication d’un texte extrait de Vérité et politique de Hannah Arendt (1964)

En série économique et sociale :

– 1er sujet: Savons-nous toujours ce que nous désirons ?

– 2e sujet: Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ?

– Explication d’un texte extrait de Principes de la philosophie de René Descartes (1644)

En série scientifique :

– 1er sujet: Travailler moins, est-ce vivre mieux ?

– 2e sujet: Faut-il démontrer pour savoir ?

– Explication d’un texte extrait du Prince de Machiavel (1532)

En séries technologiques :

-Sujet 1 : Pour être juste, suffit-il d’obéir aux lois ?

-Sujet 2 : Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?

-Sujet 3 : Explication d’un texte extrait de Causeries de Maurice Merleau-Ponty (1948)

Internet propose déjà des corrections pour le sujet de ES sur l’histoire ici et , par exemple.

 

Un livre pour affronter les examens

Ce qui suit est un extrait d’un article plus long rédigé sur le blog de ma femme, qui prépare une intervention sur les gestes mentaux.

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« Keep calm et réussis tes exams est le titre d’un livre, édité en janvier 2016 chez Eyrolles, écrit par Audrey Akoun (psychothérapeute) et Isabelle Pailleau (psychologue).
(…)
C’est (encore) mon mari qui m’a sauvée : par son blog, il a reçu ce livre : Keep calm et réussis tes examens. Après avoir rempli le lave-vaisselle, il me le montre, l’ouvre et me lit « Nous allons aborder les cinq gestes mentaux dans les chapitres qui suivent, mais nous n’allons pas pour autant faire de toi un expert d’Antoine de La Garanderie, ce n’est pas le but ».

Un livre dans lequel on parle de gestes mentaux et dans lequel on peut lire une phrase écrite en langage « normal » ? Fais voir.

Zou, je l’ai lu. Bilan :
– le ton, adapté aux jeunes (et à leurs parents dans des encadrées réservés) est très sympa. J’ai même ri. En vrai, avec du son qui sortait de ma gorge ;
– la mise en page, les illustrations, sont à l’avenant. D’ailleurs, les illustrations servent le propos, en résumant le chapitre précédent, en réactivant les points essentiels ;
– le contenu est structuré, clair et reprend les références classiques de la recherche. C’est lisible facilement, rapidement, et des exemples d’exercices, de remédiations, des références numériques sont proposées.

Ce bouquin est vraiment très agréable. Il ne cherche pas à se poser comme référence scientifique, mais à s’emparer des résultats connus et récents de la recherche pour mettre à plat les méthodes de travail des gamins, la nature du soutien des parents. Il balaie divers champs : les gestes mentaux, les neurosciences (pour ses bases), le rapport au corps. Je ne l’ai trouvé ennuyeux à aucun moment, et on a envie de tourner la page, à chaque fois. C’est une bonne base de réflexion pour les élèves, les étudiants et leurs parents, et un résumé assez efficace pour les enseignants.

Je suis moins convaincue par la toute dernière partie, qui vante les mérites des cartes mentales et du « sketchnoting », qui ne sont pas des outils efficaces pour tout le monde ; mais il est clair que les deux auteurs en sont fans, et c’est logique qu’elles les promeuvent. C’est un passage assez court de toute façon.

Pour poursuivre la découverte, je suis allée faire un tour sur leur site, La Fabrique à Bonheurs, dont le titre m’a autant attirée que repoussée… J’y ai trouvé surtout l’éventail des ateliers et des formations proposées, et un blog que je vais examiner plus attentivement, même s’il ne m’a pas bouleversée dans un premier temps.

En tout cas, le bouquin, il vaut le détour, en particulier pour les ados. Pour les plus jeunes (avant la quatrième, je dirais), c’est sans doute compliqué.«