Étiquette : Les échanges de marchandises

Le retour des routes de la soie montre la puissance de la Chine

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Les nouvelles routes de la soie

Xi Jinping, le président chinois, veut créer depuis 2013, une nouvelle route de la soie. Invoquant le légendaire réseau de chemins qui reliait la Chine au reste de l’Asie débouchant sur la Méditerranée, Xi Jinping, a invité 64 pays à contribuer à un vaste projet de constructions d’axes routiers, de voies ferrées, de ports et aéroports qui connecteront la Chine à l’Asie, au Moyen-Orient, à l’Afrique, à l’Europe et même à des pays latino-américains comme l’Argentine ou le Chili. Avec la Chine, ces 64 pays représentent 60% de l’humanité et, ensemble, ils pèsent un tiers du PIB mondial.
En 2014, un train de fret est parti de la ville de Yiwu dans l’est de la Chine pour rejoindre Madrid 21 jours plus tard en passant par l’Asie centrale, ce qui en fait la ligne de chemin de fer la plus longue en service (13 000 kilomètres). La ville de départ est une place de marché où se négocient de nombreuses marchandises de petite taille produites dans les usines chinoises.
Début mars 2015, le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé la création de la «Silk Road Company Ltd», le fonds d’investissement privé qui portera le projet à hauteur de 40 milliards de dollars.
L’expédition de marchandises par la mer est certes bien moins chère que le fret, mais à mesure que les usines chinoises se déplacent dans les terres, le temps du voyage en bateau s’est allongé pour approcher les 60 jours: une éternité pour expédier le dernier iPad, alors que l’acheminement par rail prendra deux semaines.
Ce projet répond également à une demande croissante des Chinois pour les produits de luxe européens, qui pourront être expédiés au retour.
«Pour la Chine, il s’agit d’un plan stratégique qui vise à réorienter sa géopolitique vers l’intérieur du continent, notamment vers l’Asie centrale et l’Europe, plutôt que vers l’Est et sa côte Pacifique. C’est aussi un projet pour contrecarrer les influences russe et américaine dans la région. C’est en quelque sorte une nouvelle diplomatie chinoise, qu’on peut qualifier de “réalisme institutionnel”, et qui consiste à bâtir de nouvelles infrastructures à l’étranger pour influencer les politiques mondiales», a expliqué le directeur du Global Studies Program, interrogé à l’université chinoise de Hong Kong.
En effet, plus ou moins avoué, l’un des objectifs de ce tracé est de réintégrer l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, l’Asie centrale –et à terme l’Iran– dans l’économie marchande globale en y reconstruisant d’innombrables infrastructures, défectueuses depuis des années de tensions. En clair, réussir avec l’économie là où les Américains ont échoué avec le militaire.

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Les routes de la soie historique

Historiquement, La route de la soie devait être imaginée au pluriel, car il y en a eu plusieurs. Il s’agissait des différents chemins empruntés par les commerçants pour faire transiter les marchandises de l’Asie vers l’Europe, et ce depuis l’Antiquité. Avec ses caravanes d’épices, de tapis perses, de pierres précieuses, de tissus – et d’abord de soie –, l’itinéraire a été emprunté par les Romains comme par les Ottomans, par les Arabes et les Indiens.
Avec près de 6 500 kilomètres, la route partait de l’est de la Chine (pays qu’elle traversait sur près de 4000 kilomètres), avant de bifurquer vers des pays qui s’appellent aujourd’hui l’Inde, ou le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, pour rejoindre la Méditerranée.

Apple une puissance mondiale ?

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Lundi 13 février, le cours de l’action Apple a clôturé à 133,29 dollars, valorisant l’entreprise à près de 700 milliards de dollars.
Apple a accumulé près de 230 milliards de dollars de liquidités « dormant » sur des comptes irlandais (pour information, le PIB de l’Irlande en 2015 était de 227,5 milliards de $ ce qui plaçait le pays au 43e rang mondial). Cette somme représente 100 ans de PIB du Burundi (159e), 53 ans de celui du Sierra Leone (152e) ou encore 37 as du PIB de la Moldavie (146e).
Le responsable de cette situation est l’iPhone, qui a représenté, depuis son lancement en juin 2007, près de 1000 milliards de dollars de ventes cumulées et qui constitue encore les deux tiers du chiffre d’affaires et les trois quarts des profits de la société.
L’infographie ci-dessus explique le choix de l’Irlande par Apple. Je reconnais à cette société la qualité de ses ordinateurs et de son smartphone, que j’utilise, mais leur politique est écoeurante tant dans le domaine salarial que fiscal.

Un monde maritimisé

Voici une  séquence proposée sur le site de l’académie de Poitiers et que je vais sans doute utiliser car elle étudie le port de Shanghai, ville que j’ai étudié avec les élèves de quatrième dans le cadre des deux chapitres sur les villes (« espaces et paysages de l’urbanisation » et « l’urbanisation dans le monde »).

Des animaux maltraités pour du café

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J’avais parlé à mes élèves de STMG, il y a quelques années, du café le plus cher du monde, le Kopi Luwak.
Ce café est obtenu à partir de grains issus des selles de la civette palmiste commune ou luwak, une espèce vivant en Asie du Sud-Est. Au départ, cette pratique ne met en aucun cas en danger la santé du mammifère. Il suffit de laisser cette espèce inoffensive, entre la belette et le chat sauvage, rôder librement la nuit autour des plantations de café et manger les fruits du caféier. Comme le luwak digère leur pulpe mais pas leur noyau, ces fèves, devenues très peu acides et ayant acquis un arôme proche du caramel lors de leur passage dans son système digestif, se retrouvent dans ses excréments, prêtes à être récoltées, soigneusement lavées et séchées au soleil, avant d’être légèrement torréfiées.
Seulement, aujourd’hui, la récolte n’a plus rien d’artisanal ni de sauvage. La production s’est industrialisée. Une étude de mai 2016 de l’Institut Animal Welfare indique une explosion de la production de café de civette en cage, où les civettes vivantes sont retirées de leur milieu sauvage, élevées en captivité, et suralimentés, ce qui entraîne une forte mortalité.
La majorité de la production se situe en Indonésie, en Thaïlande, en Chine, aux Philippines et au Vietnam. Il est difficile de quantifier la production de ce café et encore plus de distinguer les grains issus de l’exploitation animale de ceux issus de civettes sauvages.
Ce café est vendu par les producteurs 1200 pesos le kilo, cinq fois le prix de grains classiques. Certains gagnent ainsi environ 9000 pesos (190 dollars) par journée de travail, dans des pays où un habitant sur cinq subsiste avec seulement 1 dollar par jour.

D’après un article de Slate.fr

Des machines fabriquées par des machines

L’entreprise taïwanaise Foxconn, sous-traitante d’Apple et d’autres sociétés de nouvelles technologies, a annoncé samedi avoir remplacé plus de 60 000 ouvriers par des robots.
L’une de ses usines située dans la ville de Kunshan, en Chine, a ainsi réduit presque de moitié ses effectifs humains (elle employait jusqu’ici 110 000 personnes) au profit de l’utilisation de machines capables d’assembler les différents éléments présents sur la chaîne de montage.
Foxconn déclare néanmoins ne pas avoir mis les ouvriers au chômage. Grâce à des formations, l’entreprise permettrait à ses employés de se concentrer sur des tâches plus complexes, comme la recherche et le développement ou le contrôle de qualité.
Pourquoi remplacer les humains par des machines ?
Foxconn avait été plusieurs fois critiqué par le passé pour le mauvais traitement de ses employés et Apple avait forcé son sous-traitant à signer un accord pour garantir la sécurité et un temps de travail adéquat à ses ouvriers. Remplacer les ouvriers par des machines règle le problème d’une autre manière !
Mais surtout,Foxconn a vu sa croissance ralentir ces dernières années, comme de nombreuses autres entreprises chinoises. Réduire le facteur humain dans l’entreprise permet la réduction du coût du travail et donc de maintenir les bénéfices ou de les augmenter.

D’après un article du Figaro.fr