Étiquette : Les échanges de marchandises

Apple une puissance mondiale ?

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Lundi 13 février, le cours de l’action Apple a clôturé à 133,29 dollars, valorisant l’entreprise à près de 700 milliards de dollars.
Apple a accumulé près de 230 milliards de dollars de liquidités « dormant » sur des comptes irlandais (pour information, le PIB de l’Irlande en 2015 était de 227,5 milliards de $ ce qui plaçait le pays au 43e rang mondial). Cette somme représente 100 ans de PIB du Burundi (159e), 53 ans de celui du Sierra Leone (152e) ou encore 37 as du PIB de la Moldavie (146e).
Le responsable de cette situation est l’iPhone, qui a représenté, depuis son lancement en juin 2007, près de 1000 milliards de dollars de ventes cumulées et qui constitue encore les deux tiers du chiffre d’affaires et les trois quarts des profits de la société.
L’infographie ci-dessus explique le choix de l’Irlande par Apple. Je reconnais à cette société la qualité de ses ordinateurs et de son smartphone, que j’utilise, mais leur politique est écoeurante tant dans le domaine salarial que fiscal.

Un monde maritimisé

Voici une  séquence proposée sur le site de l’académie de Poitiers et que je vais sans doute utiliser car elle étudie le port de Shanghai, ville que j’ai étudié avec les élèves de quatrième dans le cadre des deux chapitres sur les villes (« espaces et paysages de l’urbanisation » et « l’urbanisation dans le monde »).

Des animaux maltraités pour du café

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J’avais parlé à mes élèves de STMG, il y a quelques années, du café le plus cher du monde, le Kopi Luwak.
Ce café est obtenu à partir de grains issus des selles de la civette palmiste commune ou luwak, une espèce vivant en Asie du Sud-Est. Au départ, cette pratique ne met en aucun cas en danger la santé du mammifère. Il suffit de laisser cette espèce inoffensive, entre la belette et le chat sauvage, rôder librement la nuit autour des plantations de café et manger les fruits du caféier. Comme le luwak digère leur pulpe mais pas leur noyau, ces fèves, devenues très peu acides et ayant acquis un arôme proche du caramel lors de leur passage dans son système digestif, se retrouvent dans ses excréments, prêtes à être récoltées, soigneusement lavées et séchées au soleil, avant d’être légèrement torréfiées.
Seulement, aujourd’hui, la récolte n’a plus rien d’artisanal ni de sauvage. La production s’est industrialisée. Une étude de mai 2016 de l’Institut Animal Welfare indique une explosion de la production de café de civette en cage, où les civettes vivantes sont retirées de leur milieu sauvage, élevées en captivité, et suralimentés, ce qui entraîne une forte mortalité.
La majorité de la production se situe en Indonésie, en Thaïlande, en Chine, aux Philippines et au Vietnam. Il est difficile de quantifier la production de ce café et encore plus de distinguer les grains issus de l’exploitation animale de ceux issus de civettes sauvages.
Ce café est vendu par les producteurs 1200 pesos le kilo, cinq fois le prix de grains classiques. Certains gagnent ainsi environ 9000 pesos (190 dollars) par journée de travail, dans des pays où un habitant sur cinq subsiste avec seulement 1 dollar par jour.

D’après un article de Slate.fr

Des machines fabriquées par des machines

L’entreprise taïwanaise Foxconn, sous-traitante d’Apple et d’autres sociétés de nouvelles technologies, a annoncé samedi avoir remplacé plus de 60 000 ouvriers par des robots.
L’une de ses usines située dans la ville de Kunshan, en Chine, a ainsi réduit presque de moitié ses effectifs humains (elle employait jusqu’ici 110 000 personnes) au profit de l’utilisation de machines capables d’assembler les différents éléments présents sur la chaîne de montage.
Foxconn déclare néanmoins ne pas avoir mis les ouvriers au chômage. Grâce à des formations, l’entreprise permettrait à ses employés de se concentrer sur des tâches plus complexes, comme la recherche et le développement ou le contrôle de qualité.
Pourquoi remplacer les humains par des machines ?
Foxconn avait été plusieurs fois critiqué par le passé pour le mauvais traitement de ses employés et Apple avait forcé son sous-traitant à signer un accord pour garantir la sécurité et un temps de travail adéquat à ses ouvriers. Remplacer les ouvriers par des machines règle le problème d’une autre manière !
Mais surtout,Foxconn a vu sa croissance ralentir ces dernières années, comme de nombreuses autres entreprises chinoises. Réduire le facteur humain dans l’entreprise permet la réduction du coût du travail et donc de maintenir les bénéfices ou de les augmenter.

D’après un article du Figaro.fr

26 avril 1956 : utilisation des premiers conteneurs

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Comparaison entre le premier porte – conteneurs et ceux de 2016

Le 26 avril 1956, l’homme d’affaires américain Malcolm McLean lançait le premier chargement de conteneurs sur le pont modifié d’un ex-pétrolier.
S’inspirant des contraintes de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, ce patron de transport routier lança un premier service maritime entre New York et Houston qui s’appuyait sur une « boîte » standard, le conteneur, capable d’aller d’un train à un navire en passant à un camion sans jamais que le chargement, à l’intérieur, n’ait besoin d’être manipulé.
Les premières boîtes, chargées à bord d’un ancien pétrolier au pont modifié, font 35 pieds de long. La standardisation actuelle n’a pas conservé cette taille, préférant soit 20, soit 40 pieds.
Pour sa flotte, McLean utilisa quatre pétroliers T-2 capables de charger chacun 58 conteneurs, très loin des 20 000 transportés d’aujourd’hui !
Malcolm McLean est mort en 2001, dans le quasi-anonymat. Mais son invention est à l’origine d’une révolution du transport de marchandises qui a développé la mondialisation.

D’après un article du quotidien Ouest France.