Étiquette : Inégalité devant les risques

Deux territoires français durement touchés par l’ouragan Irma

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Ravagés par l’ouragan Irma, Saint-Barthélemy et Saint-Martin sont deux territoires français situés dans les Caraïbes, une zone très exposée aux aléas climatiques. Distantes de seulement 24 kilomètres l’une de l’autre, les deux îles sont pourtant très différentes.

À environ 230 kilomètres de la Guadeloupe, Saint-Barthélemy est une île d’origine volcanique de 21 kilomètres carrés. Ce territoire est à plus de onze heures de vol de la métropole.
Découverte par Christophe Colomb en 1493, l’île a cependant toujours été française, mis à part une occupation suédoise au XVIIIe siècle. Officiellement rattachée à la Guadeloupe en 1878, elle est l’un de ses arrondissements jusqu’en 2007. Après cette date, Saint-Barthélemy devient une collectivité territoriale à part entière.
D’après l’Insee, il y a 9567 habitants sur l’île. La majorité d’entre eux sont de riches résidents étrangers, surtout américains. Les Français qui y résident sont pour la plupart originaires de Bretagne ou de Normandie.
Grâce à son statut de port franc hérité de l’époque suédoise, les habitants sont non imposables sur le revenu. La principale activité est le tourisme de luxe et l’île est un lieu de villégiature pour les riches célébrités (37% des emplois sont liés au tourisme). Le coût de la vie y est extrêmement élevé et le taux de chômage très faible (4,3%).
Après le passage de l’ouragan Irma, plus aucune production d’eau potable n’est actuellement possible sur l’île de Saint-Barthélemy. Les deux usines de dessalement qui fournissent l’eau aux près de 10 000 habitants de cette île sans aucune ressource naturelle d’eau potable sont sans électricité, donc il n’y a plus de production à l’heure qu’il est. Une de ces deux usines est située en bord de mer et a donc été assez gravement endommagée à cause des vagues, tandis que l’autre est moins abîmée. Le redémarrage de la production d’eau dépendra de celui de la production d’électricité, complètement à l’arrêt elle aussi.

Saint-Martin est une île d’une superficie de 90 kilomètres carré, à la fois française au Nord, et néerlandaise au Sud. Deux villes se partagent l’essentiel de l’activité : Saint-Martin et Sint Marteen pour la partie des Pays-Bas. De Paris, on rejoint l’île par un vol de près de neuf heures.
À travers les siècles, l’île a été occupée par les Britanniques, les Néerlandais et les Français. C’est avec le traité de Paris en 1815 que Saint-Martin passe définitivement sous souveraineté française.
Parmi les 72 000 habitants de l’île, 36 457 sont Français. C’est une population jeune puisque 35% des Saint-Martinois ont moins de 20 ans. Le territoire est également marqué par une immigration importante : 32% de ses habitants sont nés à l’étranger. L’île regroupe 70 à 100 nationalités, dont de nombreux immigrés d’Haïti ou Saint-Domingue.
Depuis 2007, Saint-Martin est une Collectivité d’outre-mer. Auparavant, le territoire était administrativement rattaché à la Guadeloupe.
Port franc, Saint-Martin vit essentiellement du tourisme (80 % des emplois directs ou indirects) et est vantée comme un paradis du shopping et de la détaxe. Pourtant, un tiers de ses habitants sont au chômage.
À Saint-Martin, la préfecture est en partie détruite, la caserne des pompiers sinistrée, et plusieurs toitures de la gendarmerie se sont envolées. Les autres bâtiments plus rustiques ou précaires de l’île, où l’habitat créole, en bois ou tôle domine, ont été dévastés à près de 60% et l’île est aussi privée d’eau potable et d’électricité. L’enjeu est de réparer le réseau de communications, de rétablir les aéroports et de faire un diagnostic sur l’état des hôpitaux.

1,2 million de personnes ont d’ores et déjà été affectées par l’ouragan Irma, un nombre qui pourrait grimper à 26 millions, a annoncé jeudi la Croix-Rouge, faisant état d’un bilan provisoire de dix morts, dont 4 à Saint – Martin.
L’ouragan se déplace maintenant vers la République dominicaine puis Cuba et la Floride, qu’il devrait toucher en fin de semaine et être encore très destructeur selon l’agence américaine des situations d’urgence.
Les Caraïbes pourraient ensuite subir  deux autres ouragans.

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Inondations meurtrières en Sierra Leone

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Les inondations qui ont touché lundi 14 août Freetown, la capitale de la Sierra Leone, ont fait pour le moment 312 morts. Il pleut six mois par an à Freetown, ville peuplée d’environ 1,2 million d’habitants et les inondations constituent un danger récurrent durant lesquelles des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles.
En 2015, des inondations avaient fait 10 morts et des milliers de sans-abri à Freetown.

Les pays où il fait bon vivre pour les enfants

Dans un rapport récent, l’ONG Save the Children dresse la liste des pays les plus favorables et les plus dangereux pour les enfants, en fonction de la manière dont leurs droits sont protégés ou non et dont ils sont ou non privés de leur enfance. Voici, selon l’ONG, les 10 pays les plus favorables aux droits des enfants :
1.Norvège et Slovénie (ex aequo)
3. Finlande
4. Pays-Bas et Suède (ex aequo)
6. Portugal
7. Irlande
8. Islande et Italie (ex aequo)
10. Belgique, Chypre, Allemagne et Corée du Sud (ex aequo)

Save the Children s’est appuyée sur différents critères pour établir son classement : le taux de mortalité infantile, la malnutrition, le taux de scolarisation, le travail des enfants, le taux d’enfants mariés, le taux de natalité des adolescentes, le taux d’homicides des enfants ou encore le pourcentage de la population déplacée.
Selon cet indice, intitulé «La fin de l’enfance», les taux de mortalité infantile les plus élevés se trouvent en Afrique subsaharienne, où les soins médicaux élémentaires sont souvent indisponibles, trop lointains pour être accessibles, ou trop chers. En Angola, en Centrafrique, au Tchad, au Mali, au Nigéria, au Sierra Leone et en Somalie, plus de 10% des enfants n’atteindront pas leur cinquième anniversaire. C’est 40 fois le taux de mortalité avant 5 ans de la Finlande, du Japon, de la Norvège ou de Singapour. À noter que la France se classe 14e .

Dans un autre rapport récent sur le bien-être des enfants, concentré sur les pays riches, Innocenti, centre de recherche de l’Unicef, a classé 41 pays de l’Union européenne et de l’OCDE selon neuf critères : réduction de la pauvreté et de la faim, bonne santé et bien-être, éducation, accès à un travail décent et à la croissance économique ou encore réduction des inégalités. Les pays du Nord de l’Europe sont en tête et la France arrive en 19e position. Ce rapport souligne que notre pays obtient son meilleur classement à la 7e position avec l’Objectif 2 d’éradiquer la faim et le plus mauvais, en 34e position, avec l’Objectif 10 de réduction des inégalités. Ce résultat s’explique par les mauvaises performances de la France soulignées par l’enquête Pisa sur l’impact du milieu social sur les résultats scolaires.

D’après un article de Slate.fr

Haïti frappé par un ouragan

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Alors que l’ouragan Matthew poursuit sa route vers le nord et les États-Unis, le bilan s’alourdit en Haïti. Selon des chiffres partiels fournis par les autorités, entre 300 et 400 personnes ont été tuées lors du passage de l’ouragan. Et selon l’ONU, plus de 350 000 personnes ont besoin d’une assistance immédiate. La priorité des secours est l’eau potable et la nourriture car une autre menace pèse sur Haïti : le choléra. Au moins huit nouveaux cas ont déjà été enregistrés depuis le passage de l’ouragan. Plus de 21 000 personnes ont en effet été évacuées dans des abris provisoires. Les rafales de vent et les pluies torrentielles ont inondé près de 2000 maisons et endommagé 10 écoles. D’importantes surfaces agricoles ont été ravagées, laissant craindre un avenir encore plus difficile pour le pays, qui peinait déjà à se relever du séisme de 2010 où plus de 200 000 personnes avaient trouvé la mort.
Si la vulnérabilité de Haïti aux intempéries est renforcée par la fragilité des constructions, c’est surtout la déforestation qui aggrave les choses. Joyau de verdure autrefois vanté par Christophe Colomb, l’île a perdu au fil des années plus de 98 % de sa couverture végétale, notamment à cause de l’usage sans contrôle du bois de chauffe. La disparition de la forêt a ainsi des conséquences spectaculaires sur l’environnement. Les sols s’érodent. Les terrains en pente s’effondrent. La sécheresse augmente. Et la déforestation accentue les effets des caprices météorologiques. À la saison des pluies, l’eau ruisselle et se transforme en torrents dévastateurs.
D’après un article de La Croix.fr

Pour revenir sur le risque sismique en France

La France métropolitaine connaît chaque année des dizaines de séismes, même si la plupart passent inaperçus. Du 1er mai 2015 au 29 avril 2016, le Réseau national de surveillance sismique a compté 95 séismes et répliques de magnitude 2 et plus en métropole.
Les séismes d’une magnitude inférieure à 2 sont rarement ressentis. Pour causer des dégâts significatifs, il faut que la magnitude soit supérieure à 5.

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Les tremblements de terre en France se concentrent dans quatre grandes zones :
– Les Alpes, dans le Sud-Est.
– Les Pyrénées, dans le Sud-Ouest.
– Une partie de la côte Atlantique, dans l’Ouest.
– Les Antilles (La Guadeloupe, la Martinique, la Désirade, Saint-Martin, Marie-Galante et Les Saintes)

La France métropolitaine se situe dans la plaque eurasienne. Or, chaque année, celle-ci se rapproche de la plaque africaine de 2 millimètres, avec des répercussions sismiques dans les pays du Maghreb. A l’intérieur d’une plaque, comme c’est le cas pour la France, les séismes se concentrent au niveau des massifs et des chaînes de montagne. C’est le cas dans les Alpes, dans les Pyrénées et au bord du Massif armoricain. Le Massif central, les Vosges et le Jura sont également, dans une moindre mesure, des zones d’activité sismique.
Le risque sismique reste toutefois relativement faibles en France métropolitaine : le dernier séisme important est celui qui a touché les Bouches-du-Rhône, le 11 juin 1909. Mesuré à 6,2 sur l’échelle de Richter, il a tué 46 personnes et en a blessé 250.
Les territoires français des Antilles, qui se situent au carrefour des plaques nord-américaine, caraïbe et sud-américaine sont plus souvent touchés par des séismes. La Réunion et Mayotte, situées à l’intérieur de la plaque africaine, sont considérées comme des zones au risque sismique faible ou modéré. La Nouvelle-Calédonie se situe non loin de la faille qui sépare la plaque australienne et la plaque Pacifique.
Le risque sismique reste toutefois relativement faibles en France métropolitaine : le dernier séisme important est celui qui a touché les Bouches-du-Rhône, le 11 juin 1909. Mesuré à 6,2 sur l’échelle de Richter, il a tué 46 personnes et en a blessé 250.

D’après un article du blog Les Décodeurs

Un tremblement de terre en France

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Un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a secoué jeudi matin à 8h46 la Charente-Maritime, selon le Réseau national de surveillance sismique.
Aucun dégât majeur n’est signalé dans la zone touchée par le séisme (la Préfecture de la Charente-Maritime a précisé que l’événement n’a pas nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers), dont l’épicentre est situé entre Rochefort et La Rochelle. Selon des témoignages, la secousse a parfois fait tomber des objets situés sur des étagères ou des morceaux de plâtre des plafonds.
D’après le quotidien Sud Ouest, l’épicentre du séisme était situé à 21 kilomètres de profondeur. Selon divers témoignages, l’onde de choc du séisme a été ressentie dans une moindre mesure jusqu’en Vendée, à Poitiers, à Niort ou à Bordeaux, à près de 200 km de La Rochelle.

Retour sur le séisme au Japon

Le quotidien La Croix a posé des questions au directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, Yann Klinger, au sujet des tremblements de terre au Japon. Ses réponses peuvent intéresser les cinquièmes qui travaillent sur les risques majeurs et l’inégalité face aux risques.

La Croix  : Le Japon subit chaque année, en moyenne, 20 % des forts séismes recensés dans le monde. Comment la population peut-elle réagir ?

«  Le Japon fait partie de cette ceinture pacifique, appelée la ceinture de feu, qui est très touchée par les tremblements de terre. Comme en Californie, les habitants y sont entraînés à réagir en cas de séisme. C’est une énorme différence avec, par exemple, la Côte d’Azur, qui est une autre zone à risques.

À l’annonce d’un séisme, les Japonais savent comment se comporter. Ils tentent de se protéger sous les tables, par exemple. En Californie, où j’ai habité, les écoliers ont un entraînement une fois par mois pour apprendre à réagir. Cela donne les bons réflexes.

Lors du séisme qui a touché le Japon en 2011, il était frappant de voir que les gens n’étaient pas affolés. Ils étaient disciplinés, laissaient leurs affaires là où il fallait. Cette obéissance civile est nourrie par les nombreux musées sur les tremblements de terre. Ils prouvent combien ces phénomènes sont liés à l’histoire du pays. »

La Croix : Comment les autorités japonaises arrivent-elles à limiter le nombre de morts ?

« D’abord, la réglementation prévoit d’accrocher le plus d’objets possible pour éviter les chutes. Dans les magasins d’électroménager, tous les appareils en démonstration sont fixés au mur.

En outre, en cas de secousses, les catastrophes majeures sont souvent provoquées par des incendies, des fuites de gaz ou d’eau. Le séisme va secouer les lignes électriques et provoquer des courts-circuits. Au Japon, comme en Californie, il est maintenant possible de détecter le phénomène depuis son origine dans la terre, et d’envoyer immédiatement un signal à des relais automatiques qui vont couper le gaz, l’eau et l’électricité. Les ondes sismiques se déplaçant moins vite que la lumière, il est possible que les secousses atteignent la zone une fois les énergies coupées. C’est essentiel.

La difficulté tient à la qualité de l’alarme. Elle ne doit pas se déclencher en cas de faible séisme, par exemple.

D’une manière plus générale, les ingénieurs sont capables de construire des infrastructures et des bâtiments qui résistent aux secousses. Mais, tout est une question de coûts. C’est ce qui explique qu’il y ait une vraie corrélation entre le niveau de vie d’un pays et le nombre de victimes d’un séisme. Haïti est la preuve tragique de cette loi économique.«