Étiquette : Inégalité devant les risques

Haïti frappé par un ouragan

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Alors que l’ouragan Matthew poursuit sa route vers le nord et les États-Unis, le bilan s’alourdit en Haïti. Selon des chiffres partiels fournis par les autorités, entre 300 et 400 personnes ont été tuées lors du passage de l’ouragan. Et selon l’ONU, plus de 350 000 personnes ont besoin d’une assistance immédiate. La priorité des secours est l’eau potable et la nourriture car une autre menace pèse sur Haïti : le choléra. Au moins huit nouveaux cas ont déjà été enregistrés depuis le passage de l’ouragan. Plus de 21 000 personnes ont en effet été évacuées dans des abris provisoires. Les rafales de vent et les pluies torrentielles ont inondé près de 2000 maisons et endommagé 10 écoles. D’importantes surfaces agricoles ont été ravagées, laissant craindre un avenir encore plus difficile pour le pays, qui peinait déjà à se relever du séisme de 2010 où plus de 200 000 personnes avaient trouvé la mort.
Si la vulnérabilité de Haïti aux intempéries est renforcée par la fragilité des constructions, c’est surtout la déforestation qui aggrave les choses. Joyau de verdure autrefois vanté par Christophe Colomb, l’île a perdu au fil des années plus de 98 % de sa couverture végétale, notamment à cause de l’usage sans contrôle du bois de chauffe. La disparition de la forêt a ainsi des conséquences spectaculaires sur l’environnement. Les sols s’érodent. Les terrains en pente s’effondrent. La sécheresse augmente. Et la déforestation accentue les effets des caprices météorologiques. À la saison des pluies, l’eau ruisselle et se transforme en torrents dévastateurs.
D’après un article de La Croix.fr

Pour revenir sur le risque sismique en France

La France métropolitaine connaît chaque année des dizaines de séismes, même si la plupart passent inaperçus. Du 1er mai 2015 au 29 avril 2016, le Réseau national de surveillance sismique a compté 95 séismes et répliques de magnitude 2 et plus en métropole.
Les séismes d’une magnitude inférieure à 2 sont rarement ressentis. Pour causer des dégâts significatifs, il faut que la magnitude soit supérieure à 5.

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Les tremblements de terre en France se concentrent dans quatre grandes zones :
– Les Alpes, dans le Sud-Est.
– Les Pyrénées, dans le Sud-Ouest.
– Une partie de la côte Atlantique, dans l’Ouest.
– Les Antilles (La Guadeloupe, la Martinique, la Désirade, Saint-Martin, Marie-Galante et Les Saintes)

La France métropolitaine se situe dans la plaque eurasienne. Or, chaque année, celle-ci se rapproche de la plaque africaine de 2 millimètres, avec des répercussions sismiques dans les pays du Maghreb. A l’intérieur d’une plaque, comme c’est le cas pour la France, les séismes se concentrent au niveau des massifs et des chaînes de montagne. C’est le cas dans les Alpes, dans les Pyrénées et au bord du Massif armoricain. Le Massif central, les Vosges et le Jura sont également, dans une moindre mesure, des zones d’activité sismique.
Le risque sismique reste toutefois relativement faibles en France métropolitaine : le dernier séisme important est celui qui a touché les Bouches-du-Rhône, le 11 juin 1909. Mesuré à 6,2 sur l’échelle de Richter, il a tué 46 personnes et en a blessé 250.
Les territoires français des Antilles, qui se situent au carrefour des plaques nord-américaine, caraïbe et sud-américaine sont plus souvent touchés par des séismes. La Réunion et Mayotte, situées à l’intérieur de la plaque africaine, sont considérées comme des zones au risque sismique faible ou modéré. La Nouvelle-Calédonie se situe non loin de la faille qui sépare la plaque australienne et la plaque Pacifique.
Le risque sismique reste toutefois relativement faibles en France métropolitaine : le dernier séisme important est celui qui a touché les Bouches-du-Rhône, le 11 juin 1909. Mesuré à 6,2 sur l’échelle de Richter, il a tué 46 personnes et en a blessé 250.

D’après un article du blog Les Décodeurs

Un tremblement de terre en France

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Un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a secoué jeudi matin à 8h46 la Charente-Maritime, selon le Réseau national de surveillance sismique.
Aucun dégât majeur n’est signalé dans la zone touchée par le séisme (la Préfecture de la Charente-Maritime a précisé que l’événement n’a pas nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers), dont l’épicentre est situé entre Rochefort et La Rochelle. Selon des témoignages, la secousse a parfois fait tomber des objets situés sur des étagères ou des morceaux de plâtre des plafonds.
D’après le quotidien Sud Ouest, l’épicentre du séisme était situé à 21 kilomètres de profondeur. Selon divers témoignages, l’onde de choc du séisme a été ressentie dans une moindre mesure jusqu’en Vendée, à Poitiers, à Niort ou à Bordeaux, à près de 200 km de La Rochelle.

Retour sur le séisme au Japon

Le quotidien La Croix a posé des questions au directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, Yann Klinger, au sujet des tremblements de terre au Japon. Ses réponses peuvent intéresser les cinquièmes qui travaillent sur les risques majeurs et l’inégalité face aux risques.

La Croix  : Le Japon subit chaque année, en moyenne, 20 % des forts séismes recensés dans le monde. Comment la population peut-elle réagir ?

«  Le Japon fait partie de cette ceinture pacifique, appelée la ceinture de feu, qui est très touchée par les tremblements de terre. Comme en Californie, les habitants y sont entraînés à réagir en cas de séisme. C’est une énorme différence avec, par exemple, la Côte d’Azur, qui est une autre zone à risques.

À l’annonce d’un séisme, les Japonais savent comment se comporter. Ils tentent de se protéger sous les tables, par exemple. En Californie, où j’ai habité, les écoliers ont un entraînement une fois par mois pour apprendre à réagir. Cela donne les bons réflexes.

Lors du séisme qui a touché le Japon en 2011, il était frappant de voir que les gens n’étaient pas affolés. Ils étaient disciplinés, laissaient leurs affaires là où il fallait. Cette obéissance civile est nourrie par les nombreux musées sur les tremblements de terre. Ils prouvent combien ces phénomènes sont liés à l’histoire du pays. »

La Croix : Comment les autorités japonaises arrivent-elles à limiter le nombre de morts ?

« D’abord, la réglementation prévoit d’accrocher le plus d’objets possible pour éviter les chutes. Dans les magasins d’électroménager, tous les appareils en démonstration sont fixés au mur.

En outre, en cas de secousses, les catastrophes majeures sont souvent provoquées par des incendies, des fuites de gaz ou d’eau. Le séisme va secouer les lignes électriques et provoquer des courts-circuits. Au Japon, comme en Californie, il est maintenant possible de détecter le phénomène depuis son origine dans la terre, et d’envoyer immédiatement un signal à des relais automatiques qui vont couper le gaz, l’eau et l’électricité. Les ondes sismiques se déplaçant moins vite que la lumière, il est possible que les secousses atteignent la zone une fois les énergies coupées. C’est essentiel.

La difficulté tient à la qualité de l’alarme. Elle ne doit pas se déclencher en cas de faible séisme, par exemple.

D’une manière plus générale, les ingénieurs sont capables de construire des infrastructures et des bâtiments qui résistent aux secousses. Mais, tout est une question de coûts. C’est ce qui explique qu’il y ait une vraie corrélation entre le niveau de vie d’un pays et le nombre de victimes d’un séisme. Haïti est la preuve tragique de cette loi économique.« 

Pour les cinquièmes : des explications sur les séismes

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Tout d’abord la cartographie des plaques lithosphériques. La lithosphère est l’enveloppe terrestre rigide de la surface (constituée de la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur). On parle de frontière divergente si les deux plaques en contact s’éloignent l’une de l’autre. Il y a alors dans ce cas production d’une nouvelle croûte terrestre pour combler l’espace qu’elles laissent entre elles (un rift). Si les deux plaques entrent en collision, on nommera cette frontière, frontière convergente. Dans ce cas, il y a enfoncement dans l’asthénosphère d’une plaque sous l’autre plaque : la plaque la plus dense (qui est aussi généralement la plus vieille) va s’enfoncer sous l’autre. Enfin si les deux plaques glissent latéralement l’une par rapport à l’autre, on parlera de frontière transformante.

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Les courants de convection qui agitent la partie plastique du manteau (l’asthénosphère) agissent comme des tapis roulants en faisant s’éloigner ou se rapprocher les deux plaques l’une de l’autre. Lorsque qu’à cause des mouvements, la lithosphère se fracture, le magma s’engouffre dans les fissures causant alors le volcanisme.

Un séisme en Equateur

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Le dernier bilan du séisme qui a frappé l’Equateur le 16 avril fait état d’au moins 507 morts et plus de 3000 blessés. Près de 200 répliques ont été enregistrées après la secousse initiale de magnitude 7,8, d’une minute environ, qui s’est produite samedi à 18 H 58 (1 H 58 à Paris) à 20 km de profondeur, selon l’Institut de géophysique.

Un tremblement de terre au Japon

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Plusieurs tremblements de terre de magnitude allant jusqu’à 6,5 ont frappé dans la nuit de jeudi à vendredi l’île de Kyushu dans le sud-ouest de l’archipel japonais.
Le premier séisme est survenu jeudi à 21 h 26, heure locale (14 h 26, heure française). Il a été suivi d’un très grand nombre de secousses secondaires dont une de magnitude 5,7 à 22 h, une autre de 6,4 peu après minuit.
Un second séisme a eu lieu le samedi 16 avril à 1 h 25 du matin, d’une magnitude de 7,3, provoquant la mort de 18 autres personnes et de nombreux dégâts supplémentaires.
190 000 personnes qui ont dû abandonner leurs maisons détruites ou endommagées et dimanche 17 avril, 76 000 foyers restaient sans électricité et 275 000 sans accès à l’eau.
Le  bilan s’établit à 58 morts et plus de 2 000 blessés .
Ces secousses ont été causées par la faille active de Futagawa-Hinagu, selon les sismologues. L’épicentre était situé en sous-sol, très peu profond, ce qui accroît la puissance de la secousse et ses effets dévastateurs indépendamment de la magnitude. Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année plus de 20 % des séismes les plus forts recensés.