Étiquette : Inégalité devant les risques

Un cyclone a frappé le Mozambique et le Zimbabwe

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Le cyclone qui a balayé en fin de semaine dernière le Mozambique et le Zimbabwe, détruisant routes, ponts, hôpitaux et écoles, a pour l’instant fait près de 300 morts dans les deux pays (200 morts au Mozambique et au moins 98 morts au Zimbabwe) mais l’étendue des dégâts laisse craindre des Millers de victimes.
Des vents d’une extrême violence associés à des pluies torrentielles se sont abattus sur le centre du Mozambique jeudi soir, avant de poursuivre leur course au Zimbabwe voisin.
Les moyens de communication ont été totalement coupés et les routes sont détruites, compliquant grandement les secours.
Beira, la deuxième ville du Mozambique peuplée d’un demi-million d’habitants, a été endommagée à 90%. Dans la région 873 maisons ont été emportées, 24 hôpitaux détruits et 267 classes partiellement ou complètement englouties. Les eaux des rivières Pungue et Buzi ont débordé faisant disparaître des villages entiers et isolant des communautés.
Plus de 100 000 personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence.
La région zimbabwéenne de Chimanimani, tout près de la frontière avec le Mozambique, a aussi été durement touchée et certaines zones sont toujours inaccessibles pour les secours.

D’après un article du Figaro.fr

Un tsunami en Indonésie

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L’Indonésie est un archipel de 17 000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne) et se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.
L’Anak Krakatoa (Anak veut dire « enfant » en indonésien) est une petite île volcanique qui a émergé des eaux un demi-siècle après l’éruption meurtrière du Krakatoa de 1883 qui avait déclenché un puissant tsunami à cause duquel environ 36 000 personnes avaient trouvé la mort.
Le tsunami qui a suivit l’irruption du volcan a frappé samedi soir les rives du détroit de la Sonde, qui sépare les îles de Sumatra et de Java, en Indonésie. Il a fait 429 morts, 1485 blessés et 154 disparus selon le dernier bilan officiel.

Villes et risques climatiques

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Selon un rapport publié mercredi 14 novembre par le cabinet de consultants Verisk Maplecroft, les menaces liées au changement climatique font peser un risque « extrême » à 234 villes dans le monde, dont 95% sont africaines, en raison de la hausse de la population et d’infrastructures médiocres.
Selon ce rapport, la capitale centrafricaine, Bangui, celle du Liberia, Monrovia, et Mbuji-Mayi, en République démocratique du Congo, sont les trois villes les plus à risque.
Certaines des villes les plus peuplées de la planète, comme New Delhi, Bombay, Mexico et Karachi, ont un « risque élevé » de voir le changement climatique infliger des dommages à leurs économies et leurs populations, indique également le rapport.
À l’opposé, 86% des villes à risque faible se trouvent en Europe. Les villes britanniques de Glasgow, Belfast et Edimbourg sont les trois les moins à risque. Parmi les dix autres villes les mieux classées se trouvent Rouen et Rennes, en France, ou Hanovre, en Allemagne.

 

Un séisme et un tsunami en Indonésie

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Le séisme qui a frappé l’île de Célèbes en Indonésie vendredi avec une secousse d’une magnitude de 7,5 a été suivi par un tsunami d’une hauteur de 1,5 m sur la côte proche de Palu, une ville d’environ 300 000 habitants, capitale de la province de Sulawesi central. La ville se trouvant au fond d’une baie à la forme en entonnoir, cela a augmenté la hauteur de l’onde qui a atteint trois mètres par endroit.
Le bilan provisoire de la catastrophe est d’au moins 1500 morts et plus de 2000 blessés graves. Mais on estime à 5000 le nombre des disparus. Les hôpitaux étant dépassés par l’afflux de victimes, de nombreux blessés sont soignés à l’extérieur des bâtiments.
L’ONU est à la recherche de 50,5 millions de dollars pour mettre en œuvre un plan de secours immédiat élaboré avec les autorités indonésiennes. Il s’agit de venir en aide à 191 000 personnes au cours des trois prochains mois. La double catastrophe a en effet provoqué des dégâts à 65 000 habitations, dont 10 000 ont été complètement détruites par le tsunami et 15 000 endommagées par le séisme.Ci-dessous, une émissions de France Info Junior sur les séismes et les tsunamis :

La mortalité infantile et juvénile dans le monde en 2017

Si le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a considérablement diminué, passant de 12,6 millions en 1990 à 5,4 millions en 2017, et que la même tendance a été observée pour la tranche des 5-14 ans, dont le nombre de décès est passé de 1,7 million à moins d’un million au cours de la même période, 6,3 millions d’enfants de moins de 15 ans sont tout de même morts en 2017 (ce qui équivaut à un décès toutes les cinq secondes). La plupart de ces décès avaient pourtant des causes évitables, selon le rapport sur la mortalité juvénile publié par l’UNICEF, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (en anglais).
La majorité de ces décès (5,4 millions) est survenue durant les cinq premières années de vie et la moitié concernait des nouveau-nés. Le premier mois de vie est en effet la période la plus dangereuse pour les enfants, et ce, partout dans le monde. En 2017, 2,5 millions de nouveau-nés sont morts durant le premier mois de leur vie. Cependant, un bébé né en Afrique subsaharienne ou en Asie du Sud-Est a neuf fois plus de risques de mourir dans le mois suivant sa naissance qu’un bébé né dans un pays à revenu élevé.
50 % des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde ont eu lieu en Afrique subsaharienne et 30 %, en Asie du Sud-Est. Un enfant sur 13 meurt avant son cinquième anniversaire en Afrique subsaharienne alors que dans les pays à revenu élevé, ce chiffre chute à un enfant sur 185.
La plupart des décès d’enfants de moins de 5 ans surviennent de causes que l’on peut éviter ou traiter – complications à la naissance, pneumonie, diarrhée, septicémie néonatale, paludisme, etc.
Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans dans les zones rurales est, en moyenne, 50 % plus élevé que le taux de mortalité des enfants dans les zones urbaines. Par ailleurs, les enfants dont la mère n’a pas été scolarisée font face à un risque plus de deux fois plus élevé de mourir avant leur cinquième anniversaire que les enfants dont la mère a fait des études secondaires ou supérieures.
Dans la tranche d’âge des 5-14 ans, davantage de décès surviennent à la suite de blessures, principalement occasionnées par des noyades et des accidents de la route. Dans cette tranche d’âge, les enfants d’Afrique subsaharienne ont 15 fois plus de risques de mourir que les enfants européens.