Catégorie : Sciences

Le garage : un outil pédagogique inventé en dispositif ULIS

Le financement participatif pour la commercialisation de ce kit se trouve ici. Il sera viable à partir de 50 commandes. Il y a vraiment pleins de choses à faire avec des élèves, à profil autistique ou non car il répond aussi aux besoins pour la découverte scientifique en CM1 CM2. Les deux créateurs sont Olivia Gaudry, enseignante spécialisée et Eric Cancouët, enseignant en technologie spécialisé en design et conception mécanique.  

Les Ulis remontent le temps

Aujourd’hui, nous sommes remonté 13,7 milliards d’années en arrière, au moment du Big Bang. Pour expliquer ce délicat moment, j’ai lu aux élèves l’un des épisodes de La naissance du monde en 100 épisodes. Le passage sur la chaleur de l’univers au moment de son « apparition » a posé problème (142 + 30 zéros degrés Celsius). J’ai donc rappelé comment on écrivait les millions et les milliards. Les élèves sont alors tombés d’accord : « le Big Bang, c’est chaud ! ».  

Nous avons ensuite assisté à la formation de la Terre, il y a 4,7 milliards d’années, puis de la Lune et enfin à l’arrivée de l’eau sur notre planète. Les élèves ont sursauté lors des impacts de météorites, baissés la tête à l’arrivée de la planète à l’origine de la formation de la Lune : ils vivent véritablement les évènements. Je ne pense pas qu’ils aient tout compris mais ils ont posé pleins de questions :  » Pourquoi il pleut ? », « Comment se forment les orages ? », « Pourquoi l’eau de la Terre ne s’échappe pas dans l’espace ? », « Pourquoi la rotation de la terre s’est-elle accélérée ? », « Pourquoi a-t-elle ralenti ensuite ? ».
Pour répondre à cette dernière question et illustrer le principe du mouvement et des forces, j’ai pris des billes de l’Abalone et j’en ai fait se percuter deux, montrant que la bille heurtée se met en mouvement, rapide d’abord, puis que celui-ci se ralentit peu à peu.
Pour la pluie, je suis parti de la cuisson des pâtes et de la vapeur d’eau. Les élèves étant inclus en physique ont alors d’eux-même rappelé les différents états de la matière et le passage de l’un à l’autre (fusion, solidification/ liquéfaction, vaporisation/ condensation, sublimation). Pour être exact, j’ai rappelé « sublimation » qu’ils avaient oublié. 
Concernant le fait que l’eau reste prisonnière de la terre, j’ai repris l’idée de gravitation donnée dans le documentaire. Il faut maintenant que je travaille sur les orages et la foudre pour répondre à la question posée.
La suite de l’histoire de la Terre la semaine prochaine (nous sommes à 11 minutes du visionnage d’un documentaire qui fait 1h25…).

Des livres pour l’ULIS

Voici trois livres que j’ai décidé d’acheter pour le dispositif.
La naissance du monde en cent épisodes : ce livre va me permettre de revenir et d’approfondir la leçon sur l’origine de la Terre et de la vie que je vais mener cette semaine.

Le feuilleton d’Ulysse : comme les élèves travaillent sur L’Odyssée en lecture suivie, je vais ajouter ce volume à la collection « mythologique » du dispositif (Le feuilleton d’Hermès et Le feuilleton de Thésée).

Un dictionnaire français – anglais visuel pour aider les élèves.

De la préhistoire à la formation de la terre et l’origine de la vie… Tout cela en deux séances !

La semaine dernière, j’avais entamé une leçon sur la préhistoire en ULIS à l’aide d’un épisode de C’est toujours pas sorcier. Nous avions vu l’apparition et la diversification des espèces humaines sur la terre. Ce jeudi,  je voulais aborder le paléolithique et le néolithique à partir de l’étude d’artefacts préhistoriques véritables ou reconstitués, issus de ma collection.

Les élèves ont beaucoup aimé manipuler ces pierres et j’ai pu expliquer leurs fabrications et leurs utilisations. Voici les traces écrites de ces leçons, empruntées à différents collègues sur Internet. 

Mais cette seconde séance nous a emmené beaucoup plus loin, les élèves ayant beaucoup de questions comme : « Et les dinosaures, ils étaient où ? » ; « mais monsieur, comment la vie est apparu sur la Terre ? » ; « Et la Terre, elle est arrivée comment ? ». Heureusement, j’avais visionné il y a quelques années le documentaire Voyage aux origines de la Terre et relu rapidement (en prévision) certaines parties de l’ouvrage Terre, portrait d’une planète, la semaine dernière. J’ai donc pu répondre rapidement à toutes ces questions, mais je compte y revenir de façon plus approfondie dans les prochaines semaines. 

Je vais sans doute en montrer des morceaux aux élèves la semaine prochaine

Voici des documents que je vais afficher dans la classe :

De la date du jour à l’univers en passant par les fractions.

Les dates palindromes trouvées par les élèves

Cet après-midi, les élèves d’Ulis étaient fatigués de leur matinée de cours en inclusion ou bien d’évaluation dans le dispositif. Aussi ai-je décidé de parler de la date d’aujourd’hui : le 22/02/2022.
J’ai demandé aux élèves ce qu’elle avait de particulier. Ils ont assez vite remarqué que la date ne comportait que des « 2 » (si on ne considère pas les « 0 »). Je leur ai montré ensuite qu’on pouvait la lire dans un sens comme dans l’autre (c’est donc un palindrome) et qu’elle pouvait aussi se lire à l’envers (comme dans un miroir): c’est un ambigramme.
J’ai ensuite proposé aux élèves de fabriquer d’autres dates palindrome, ce qui les a amusés et ils ont bien cherché. Deux des dates trouvées posaient toutefois problème car elles ne correspondaient pas au nombre de jours dans le mois. Nous avons ensuite discuté du mois de février et de ses 28 ou 29 jours (le frère de l’une des élèves est né un 29 février). Comme les élèves ne savaient pas pourquoi il y avait parfois 29 jours en février, j’ai (ré)expliqué le déplacement de la terre autour du soleil en 365 jours 5 heures et 48 minutes ou 365,2425 jours ou 365+1/4. Cela m’a permis d’introduire les nombres décimaux et de revenir sur les fractions, sujet des évaluations en cours. Rappelant que 1 = 1/4 + 1/4 + 1/4 + 1/4, j’ai montré que pour rattrapé le décalage entre notre année du calendrier et la durée de l’année solaire, il fallait ajouter un jour tous les quatre ans.
Dans la continuité, j’ai demandé pourquoi il y avait 24 heures dans une journée. Parmi les propositions, parfois étranges, une élève m’a répondu « parce que la lune tourne autour de la terre en 24 heures ». Les élèves semblaient ignorer ou ne pas se souvenir que la terre tourne sur elle-même en 23 heures 56 minutes et 4,1 s. J’ai montré, globe à l’appui, que si la terre ne tournait pas sur elle-même, ce serait toujours la même partie qui serait exposée à la lumière du soleil alors que l’autre serait dans l’obscurité. Or, sur terre, il y a chaque jour du jour et de la nuit, d’une durée variable (en raison de l’inclinaison de la terre sur son axe par rapport au soleil, ce qui est montré par le globe terrestre de la salle de classe) sauf à l’équateur où il y a toujours 12 heures de jour et 12 heures de nuits.
Une remarque d’élève à propos du nombre différents de jours dans les mois nous a amené à parler des différents calendrier ayant existé dans l’histoire et notamment de la tentative de « rationalisation » du calendrier lors de la Révolution française, associée à celle des différentes mesures. Cela a été l’occasion d’expliquer que le système décimal, qu’il apprennent ou révisent avec moi, a remplacé des mesures empiriques complexes : pouce, paume, coudée, pas, pinte, etc. La comparaison de la taille de mon avant-bras avec celui d’un élève a facilement montré  la difficulté d’utiliser le corps comme unité de mesure.
Cette séance m’a beaucoup plu (et aux élèves aussi je crois) car elle nous a emmené vers des sujets que je n’avais pas envisagé avant, pour répondre à des questions posées par les élèves.