Catégorie : 4e

Le château de Nantes et le mémorial de l’abolition de l’esclavage

En visite à Nantes, j’ai visité  le château des ducs de Bretagne. Après le tour des remparts, j’y ai d’abord vu deux expositions temporaires.

La première, intitulée « Les esprits, l’or et le chaman » présentaient des parures et objets en or colombien d’avant la conquête européenne. Les 220 objets présentés sont d’une grande beauté et l’exposition les mets magnifiquement en valeur. Elle se poursuit jusqu’au 12 novembre pour les amateurs.

La seconde était consacré à l’estampe japonaise à travers l’histoire des quarante – sept rônins. Elle ouvrait aujourd’hui, ce qui a entraîné une affluence assez gênante alors que nous étions seuls, ma femme et moi, pour visiter la première exposition.

L’après-midi, je suis retourné au château afin de visiter les collections permanentes, illustrant l’histoire de Nantes, du Moyen – Âge à la Seconde guerre mondiale, au long d’une trentaine de salles.  Deux de ces salles sont consacrées à la traite négrière dont le port de Nantes fut un acteur important au XVIIIe siècle.
De passage à la librairie du musée, j’en ai profité pour acquérir ce livre pour la bibliothèque de classe.

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Après ma visite, j’ai marché jusqu’au Mémorial de l’abolition de l’esclavage, au quai de la Fosse.  Avant d’arriver au mémorial lui-même, on emprunte une promenade tout au long de laquelle sont réparties 2000 plaques de verre. 1710 rappellent le nom des navires négriers et les dates de départ des expéditions négrières nantaises. Les 290 autres plaques indiquent les comptoirs négriers, les ports d’escale et les ports de vente en Afrique, aux Antilles, aux Amériques et en Océan Indien.

À partir de l’esplanade,on accède au Mémorial par un escalier à ciel ouvert conduisant à un passage souterrain rappelant les conditions d’enfermement des esclaves dans les cales des navires. Le long couloir est encadré à gauche par la Loire, visible entre les piliers de soutènement, et à droite par une immense plaque de verre qui court sur 90 mètres.

Celle-ci porte une sélection de textes provenant de tous les continents touchés par la traite (Europe, Afrique, Amériques, Océan Indien), s’étendant sur cinq siècles (du XVIIe au XXIe siècle) : lois, témoignages, œuvres littéraires, chants, textes fondamentaux de l’abolitionnisme…

À l’extrémité ouest du passage, quelques clés historiques et géographiques replacent la traite atlantique dans son contexte.

 

Fabriquer une carte mentale à la radio

Dans cette émission de La fabrique de l’Histoire scolaire, Nicolas Charles, professeur au collège de Monthermé dans les Ardennes, apprend à ses élèves de 4ème à faire une carte mentale à partir d’un cours sur la IIIème République en recherchant les principales informations du cours, en repérant l’essentiel et en combinant ces connaissances sous la forme d’un schéma.

Bilan aux vacances de la Toussaint

En cinquième, j’ai réussi à boucler les chapitres prévus. Je ferai par contre l’évaluation de géographie à la rentrée. Mais les résultats de mes élèves aux évaluations finales sont inquiétants. Ils ont de grosses lacunes de vocabulaire qui rend difficile tout travail et beaucoup ne travaillent pas du tout à la maison.
C’est en quatrième que j’ai le plus de retard sur la progression prévue. Il y a une heure que j’ai perdu en raison d’une sortie cinéma, mais j’ai surtout gaspillé du temps sur l’étude du débat parlementaire de 1885 et l’affrontement entre Jules Ferry et Georges Clémenceau au sujet de la colonisation de Madagascar. Je voulais faire entendre ce débat aux élèves plutôt que de leur donner à lire, pour les intéresser plus. Cela n’a pas fonctionné et l’écoute de ces discours de 9 et 6 minutes a semblé au-dessus de la capacité de la plupart des élèves, toujours en raison de lacunes de vocabulaire surtout. Résultat, je n’ai pas fini le chapitre sur la colonisation (il reste à étudier la société coloniale à partir de l’exemple de l’Algérie).
Je suis par contre presque dans les temps en troisième et il semble que les élèves suivent correctement au regard des résultats aux évaluations. Je devrai terminer l’étude de la Seconde guerre mondiale la semaine de la rentrée pour ensuite aborder la géographie et l’éducation civique.

 

Une bande dessinée sur les migrants

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Les scénaristes irlandais et anglais Eoin Colfer et Andrew Donkin ont épluché la presse pendant plusieurs années et recueilli de nombreux témoignages avant d’imaginer le destin d’Ebo, un Nigérien de 12 ans que l’on découvre, aux côtés d’autres candidats au départ, sur une frêle embarcation ballottée au milieu de la Méditerranée. Fiction inspirée d’un ensemble de faits réels, ce récit mis en image par le dessinateur italien Giovanni Rigano, accessible à un jeune public, est disponible en librairie. Le Monde en propose les 44 premières pages à la lecture ici.

L’Afrique, l’usine du monde en 2050 ?

Malgré une croissance soutenue depuis dix ans, les économies africaines peinent à se diversifier. Cinq produits seulement représentent 60 % des exportations de l’Afrique subsaharienne : le pétrole, le gaz naturel, le fer, l’or et les minerais bitumeux.
Plus préoccupant, certaines de ces économies se désindustrialisent. L’industrie manufacturière africaine ne fournit que 6 % des emplois et sa contribution au PIB, en baisse, n’atteint plus que 10 % selon la Banque mondiale. L’Afrique ne pesait que 2 % de l’activité manufacturière mondiale en 2013, contre 3 % en 1970.
L’une des raisons est que les coûts de production et d’exportation sont en Afrique deux fois plus élevés qu’en Asie.
Mais cela devrait changer dans les années à venir. Les surcapacités de production de la Chine et la hausse des salaires conduiront à la délocalisation des activités les plus gourmandes en main d’oeuvre. La contrainte climatique jouera aussi un rôle. A l’avenir, l’énergie sera moins d’origine fossile, davantage produite à proximité des lieux où elle sera consommée et peut-être moins coûteuse. En Afrique, le potentiel élevé des énergies renouvelables (notamment solaire, hydraulique et éolien) pourrait amener à réduire la dépendance énergétique tout en devenant un levier de l’industrialisation.

D’après un article du Monde.fr