Catégorie : 4e

Pour travailler l’orientation en ULIS

Cette année, je vais utiliser des fiches trouvées sur Internet afin d’aider les élèves de quatrième et troisième du dispositif à préparer leur orientation.

L’atelier copie sur la découverte des CAP issu du blog Maxi Prof en Segpa

De la musique engagée

En cours de français avec les troisième, ma collègue m’a fait découvrir ce titre, intéressant :

Elle s’est moquée gentiment de mon côté « vieux jeu » qui ne connait pas les artistes récents et est même allée jusqu’à me recommander, pour rire, d’écouter Diam’s (rien que le nom, tout un programme). Alors je lui réponds ici avec un autre texte engagé, plus à mon goût musical.

La France a fait payer l’indépendance et l’abolition de l’esclavage à Haïti

L’essor d’Haïti, territoire montagneux, situé dans la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, a été fulgurant. Moins d’un siècle après sa colonisation par la France, Saint-Domingue devint le premier fournisseur de sucre de l’Europe. À la fin des années 1730 apparurent sur les flancs des montagnes les premières plantations de café. Dès fin des années 1780, la colonie de Saint-Domingue captait à elle seule 40 % de l’ensemble du commerce transatlantique d’esclaves. Les Africains arrachés de leur foyer y mourraient en grand nombre quelques années seulement après leur traversée dans les cales des navires négriers et leur marquage au fer rouge du nom ou des initiales de leurs nouveaux maîtres. Ceux qui survécurent constituaient 90 % de la population de la colonie. Ils étaient écrasés par la faim, l’épuisement et des châtiments publics d’une extrême brutalité.
Les esclaves de Saint-Domingue se révoltèrent en 1791 et déclenchèrent la plus grande insurrection d’esclaves de l’histoire. En l’espace de deux semaines, toutes les plantations dans un rayon de 80 kilomètres de la capitale furent réduites en cendres. Deux ans après le début de l’insurrection, les commissaires français de la colonie proclamèrent que tous les esclaves étaient désormais libres et citoyens français. Une décision qui fut dictée par la situation géopolitique, puisque la France manquaient de soldats pour défendre la colonie contre les attaques de la Grande-Bretagne ou de l’Espagne, qui contrôlait la partie orientale de l’île d’Hispaniola.
En 1794, le gouvernement révolutionnaire abolit l’esclavage non seulement à Saint-Domingue mais dans l’ensemble des colonies françaises. Mais en 1801, Napoléon dépêcha à Saint-Domingue une armada de cinquante vaisseaux pour y réimposer l’empire colonial français. Il rétablit en même temps la traite négrière dans les autres colonies françaises. Mais après deux ans de combats, les troupes napoléoniennes rembarquèrent pour la métropole, laissant près de 50 000 soldats, marins et colons français morts sur l’île.
En 1825, la France exigea d’Haïti le paiement de 150 millions de francs en échange de la reconnaissance de l’indépendance de 1791. Pour obtenir cela, le roi Charles X envoya une nouvelle flotte de guerre au large de l’île et la menaça d’un blocus. La France ordonna que l’indemnité soit réglée en  cinq paiements annuels alors que le revenu de l’île n’excédait pas 5 millions. Pour obtenir l’argent, la France obligea donc Haïti a emprunté la somme du premier versement aux banques françaises, moyennant commission et intérêts. En 1826, Charles X désigna une commission chargée d’examiner les quelque 27 000 demandes d’indemnisation d’anciens colons de Saint – Domingue. L’indemnisation la plus importante revint à la famille d’un des plus puissants esclavagistes de l’histoire d’Haïti, Jean-Joseph de Laborde, banquier de Louis XV qui, à la fin du 18ème siècle, convoya vers Haïti près de 10 000 Africains, et en fit travailler plus de 2000 dans ses plantations. Ses enfants touchèrent près de 350 000 francs, soit environ 1,7 millions de dollars actuels, en compensation de pertes déclarées en Haïti.
Pendant près de 70 ans, les habitants d’Haïti ont dû payer leur liberté à l’aide d’emprunts aux banques françaises (notamment le Crédit Industriel et Commercial), pour un total de 112 millions de francs de l’époque (soit 530 millions d’euros). Ce prélèvement a affaibli le pays pendant plus de 100 ans, détournant une grande partie de ses revenus et grevant sa capacité à se doter d’institutions et d’infrastructures essentielles à toute nation indépendante. Certaines années, c’est plus de 40 % des revenus du gouvernement de Haïti que la France s’est accaparée.
En 1888, quand le pays boucla enfin son dernier paiement lié aux anciens esclavagistes, la dette était cependant loin d’être réglée. Pour s’en acquitter, Haïti avait emprunté à d’autres créanciers étrangers. Ces derniers ont ponctionné au fil du temps une part importante des revenus du pays. En 1911, sur 3 dollars perçus via l’impôt sur le café, principale source de revenus du pays, 2,53 dollars servaient à rembourser la dette aux mains d’investisseurs français et étrangers, mais aussi de l’Etat français : d’après des documents officiels de la fin des années 1900 retrouvés par le New York Times, près de 2 millions de francs versés par les descendants d’esclaves — environ 8,5 millions de dollars — ont rejoint les caisses de l’État français.
En 2003, le président Aristide lança une campagne pour la restitution de la dette, annonçant la somme perdue par Haïti à cause de la France : 21 685 137 571 dollars et 48 cents. La France a toujours refusé d’examiner cette demande.
D’après une enquête du New York Times.

Germinal à écouter

En proposant de diffuser Germinal en dix épisodes,France Culture renoue avec le projet d’Émile Zola qui avait d’abord fait paraître ses écrits en feuilleton entre novembre 1884 et février 1885. L’adaptation est fidèle au texte, elle n’est pas une scénarisation du roman – comme ce fut le cas pour les versions cinématographiques et télévisuelles – mais une restructuration littéraire qui permet à la fois de faire entendre la langue de l’auteur, tout en déployant le séquençage des scènes de façon claire pour l’auditeur.

Le retour de « j’ai vécu la Révolution et l’empire »

J’ai beaucoup utilisé ce jeu, dérivé du logiciel éducatif « J’ai vécu au XVIIIe siècle » et proposé sur le réseau Ludus par Yvan Hochet, au lycée puis au collège. Il avait été modernisé par Sébastien Peigné qui l’avait informatisé au travers d’un pearltrees et de Google forms.   Un collègue, Julien Ravenel, l’a maintenant simplifié et automatisé sous la forme d’activité H5P qui peut être intégrée à un blog (ou à l’ENT) ce qui rend le jeu très souple et simple à mettre en oeuvre avec une correction immédiate et la possibilité de rejouer une partie qui n’aurait pas été réussie.