Catégorie : 4e

4e histoire : »L’Europe de la Révolution industrielle » et « Les Français et le vote de 1815 à 1870 ».

Pour traiter cet ensemble, nous allons utiliser beaucoup de vidéos.

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Dans le même temps, les élèves travailleront sur le réalisme en Français, à partir de Zola notamment. Je reprends donc des passages de Germinal et Pot – Bouille pour étudier la société de l’époque et je vais aussi montrer aux élèves des extraits de leurs adaptations pour le cinéma ou la télévision (1972 pour Pot-Bouille et 1993 pour Germinal).

Voici les deux traces écrites pour ces thèmes :

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Mise au point sur la colonisation de l’Algérie et la notion de crime contre l’humanité

Sylvie Thénault est directrice de recherche au CNRS et historienne. Ses travaux portent sur la colonisation de l’Algérie et sur la guerre d’indépendance algérienne. Elle s’est particulièrement intéressée à la répression et au droit dans le contexte colonial. Voici ce qu’elle déclare après les propos d’Emmanuel Macron en visite en Algérie et les critiques qu’ils ont suscitées.

Sylvie Thénault : « Je pense qu’il faut distinguer le « crime contre l’humanité » au sens juridique et au sens moral. Juridiquement, non, la voie est bouchée, car la définition du « crime contre l’humanité » est telle qu’elle ne peut pas s’appliquer à la colonisation, mais il faut avoir conscience que toute définition juridique est le résultat d’une construction par des juristes et d’une évolution par la jurisprudence. C’est ainsi en toute connaissance de cause que les juristes et magistrats français ont ciselé dans les années 1990 une définition du « crime contre l’humanité » qui écarte la torture, les exécutions sommaires et les massacres commis par l’armée française dans les années 1954-1962, pendant la guerre d’indépendance algérienne. Il y a eu amnistie pour cette période, et, juridiquement, cette amnistie est inattaquable.
L’approche juridique n’épuise donc pas la question et il faut se la poser au plan moral. Se référer au « crime contre l’humanité », le plus grave des crimes, a une puissante signification – la meilleure preuve en est l’écho donné aux déclarations d’Emmanuel Macron. C’est en effet affirmer avec la plus grande force une condamnation de la colonisation. De ce point de vue, il n’y a pas de « vérité » à défendre. Les historiens peuvent évidemment contribuer au débat par leurs savoirs et leurs travaux, mais, ensuite, chacun est libre de se prononcer en conscience. C’est une question d’opinion.« 

Voici ce qu’elle déclare ensuite à propos des déclaration du même Emmanuel Macron en novembre 2016, lorsqu’il disait qu’en Algérie, « il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie « .
Sylvie Thénault : « A mon sens, il est aberrant de raisonner en ces termes. Trouvez-vous pertinent de dresser un tableau à double entrée pour lister, d’un côté, les violences, les discriminations, la paupérisation massive des Algériens pendant la période coloniale, et, de l’autre, les infrastructures administratives et économiques créées ? On ne peut pas, à mon sens, mettre les deux en balance pour savoir si le « négatif » ou le « positif » l’emporte. Personnellement, je trouve cela indécent.
Historiquement, c’est un raisonnement biaisé : la colonisation forme un tout inséparable. Elle est l’appropriation illégitime, par la force, d’un territoire et de ses habitants. Cette appropriation a signifié, à la fois, la violence et les souffrances de ceux qui la subissaient et la mise en place d’infrastructures administratives et économiques. A leur sujet, en outre, il ne faut pas exagérer la mise en valeur de l’Algérie : tous les gouvernements qui, après 1945, ont cherché à combattre le succès du nationalisme, ont fait le constat du sous-développement économique et social de l’Algérie. Ils ont alors conçu des plans de développement mais le seul à avoir eu un impact réel a été très tardif : le plan de Constantine, lancé en 1958, quatre ans avant l’indépendance.« 

D’après un article du Monde.fr

Tout Voltaire en 200 volumes…Et 30 000 euros !

Fondée en 1967 par un passionné du siècle des Lumières, la fondation Voltaire s’est fixée pour objectif de recenser et de publier tous les textes connus de Voltaire. Son président actuel, le professeur Nicholas Cronk de l’Université d’Oxford, veut publier l’intégralité des oeuvres de l’écrivain d’ici 2020.
De nombreuses tentatives de rassemblement de ses écrits ont déjà vu le jour. La première débuta même l’année de sa mort, à l’initiative de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Les premiers volumes de cette édition qui ne visait alors ni l’exhaustivité, ni la rigueur scientifique, commencèrent à paraître dès 1784.
De 1829 à 1899, ce fut le tour de l’édition Morland, qui servit à l’enseignement du grand homme dans les écoles de la toute jeune IIIe République.
En 1967, un bibliographe britannique passionné par le siècle des Lumières, Theodore Besterman, entreprit la publication des 16000 lettres conservées qui composent la correspondance de Voltaire.Il se lança également dans l’aventure de l’édition intégrale et rigoureuse de ses oeuvres (retour systématique sur les éditions originales et les manuscrits afin de pouvoir, pour chaque texte, remonter à sa version la plus authentique et déjouer les nombreux pseudonymes employés par l’auteur), projet qui devrait donc aboutir en 2020…
La fondation Voltaire regroupe une centaine de chercheurs, majoritairement français, mais également britanniques, américains et australiens, qui espèrent parvenir à publier les 200 ouvrages qui composeront au final l’édition complète des œuvres de Voltaire,au rythme de cinq à six volumes par an. Si le coût moyen d’un volume sera tout de même de 150 à 200 euros,  l’objectif à long terme est de parvenir à démocratiser l’accès au corpus par sa numérisation et son édition en poche.
En 2017 seront notamment publiés Les Questions sur l’Encyclopédie, un dictionnaire de petits articles inédits à ce jour, dans lesquels Voltaire s’amusait, entre autres, à répondre aux auteurs de L’Encyclopédie. Ce document exceptionnel sortira dans une édition de poche prévue aux éditions Robert Laffont, pour l’an prochain.

D’après un article du Figaro.fr

Apple une puissance mondiale ?

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Lundi 13 février, le cours de l’action Apple a clôturé à 133,29 dollars, valorisant l’entreprise à près de 700 milliards de dollars.
Apple a accumulé près de 230 milliards de dollars de liquidités « dormant » sur des comptes irlandais (pour information, le PIB de l’Irlande en 2015 était de 227,5 milliards de $ ce qui plaçait le pays au 43e rang mondial). Cette somme représente 100 ans de PIB du Burundi (159e), 53 ans de celui du Sierra Leone (152e) ou encore 37 as du PIB de la Moldavie (146e).
Le responsable de cette situation est l’iPhone, qui a représenté, depuis son lancement en juin 2007, près de 1000 milliards de dollars de ventes cumulées et qui constitue encore les deux tiers du chiffre d’affaires et les trois quarts des profits de la société.
L’infographie ci-dessus explique le choix de l’Irlande par Apple. Je reconnais à cette société la qualité de ses ordinateurs et de son smartphone, que j’utilise, mais leur politique est écoeurante tant dans le domaine salarial que fiscal.

L’Inde, une puissance spatiale

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L’Inde a mis en orbite mercredi 15 février un nombre record de 104 satellites avec une seule fusée, a annoncé son agence spatiale.
Le véhicule spatial indien transportait à son bord un satellite d’observation de la Terre de 714 kilogrammes et 103 nanosatellites, généralement de pays étrangers, d’un poids combiné de 664 kilogrammes.
Le programme spatial indien, initié dans les années 1960, s’était déjà fait remarqué en réussissant à placer une sonde en orbite autour de Mars en 2014.
Depuis le début de son programme de lancement de satellites commerciaux en 1999, l’Inde avait à ce jour mis en orbite 79 satellites étrangers.
Alors que le marché du lancement de satellites commerciaux ne cesse de croître puisque le téléphone et internet nécessitent toujours plus de moyens de communication l’Inde affiche l’ambition de devenir une véritable puissance spatiale internationale.

D’après un article du Monde.fr