Catégorie : 4e

Pour revivre la traite atlantique

Le podcast « A bord de La Marie-Séraphique », composé de 7 épisodes (d’une durée de 9 à 12 minutes), sera disponible à partir du 18 janvier 2022 sur le site chateaunantes.fr. Il permettra aux auditeurs d’aborder l’histoire d’une campagne de traite atlantique nantaise, de sa préparation au départ de Nantes, puis la navigation jusqu’aux côtes africaines, l’achat des captifs, la traversée jusqu’à Saint-Domingue puis la vente des hommes, des femmes et des enfants africains dans cette colonie et enfin le retour du vaisseau jusqu’à Nantes avec sa cargaison de sucre, de café et de cacao acquis en paiement des individus vendus comme esclaves.
Chaque épisode sera également l’occasion d’entendre le monologue intérieur d’un acteur de la campagne ; capitaine du navire, jeune mousse, matelot expérimenté, charpentier de bord, épouse de l’armateur ou encore chirurgien du bord. Une commentatrice développera le fil du récit et apportera des éléments historiques contextuels, tout en rendant visibles celles et ceux qui furent les victimes de ce trafic.
Il s’agit d’une adaptation libre du scénario de la bande-dessinée documentaire Enchaînés, dans l’entrepont de La Marie-Séraphique, des éditions Petit à Petit.

Description des épisodes :
– Episode 1 – Jacques, le marin.
Ce 1er épisode se déroule le 30 décembre 1773. La Marie Séraphique, navire de commerce de traite amarré non loin de Nantes, se prépare à rejoindre l’Afrique pour son 4e et dernier voyage. A travers le personnage de Jacques, un des marins de l’équipage, découvrez les derniers préparatifs avant de lever l’ancre.
– Episode 2 – Joseph Chapelle, le charpentier.
L’histoire de ce 2e épisode se passe en avril 1774 à Loango, en Afrique. Le navire La Marie Séraphique a jeté l’ancre au large des côtes, après un voyage en mer d’environ 3 mois depuis Nantes. A travers le personnage du charpentier, découvrez les transformations que va subir ce navire pour transporter des captifs africains.
– Episode 3 – Le capitaine Fautrel Gaugy.
Durant ce 3e épisode La Marie-Séraphique est toujours au large de l’Afrique. Le capitaine attend le signal de ses interlocuteurs sur place pour commencer les négociations et constituer sa « cargaison humaine ». Via ce personnage, suivez les démarches nécessaires à l’achat des captifs.
– Episode 4 – Antoine Mauget, le chirurgien.
Ce 4e épisode se déroule en septembre 1774, près de 6 mois après l’arrivée en Afrique. Les captifs sont entassés dans l’entrepont du navire : les hommes parqués à l’avant, les femmes et les enfants à l’arrière. Avec le récit du chirurgien, découvrez le sort qui est réservé à ces êtres humains privés de liberté.
– Episode 5 – Guy, le mousse.
Durant ce 5e épisode suivez Guy, un des mousses, pendant le trajet direction Saint-Domingue (Haïti). L’équipage est sous pression et redoute émeute et épidémie. Les captifs enchainés, malades, maltraités, continuent d’ignorer quel sera leur sort. Ecoutez l’ambiance qui règne sur ce navire.
– Episode 6 – Le lieutenant Lhermitte.
L’histoire de ce 6e épisode se déroule fin novembre 1774 à Saint-Domingue, où les captifs vont être vendus et mis en esclavage, après avoir passé près de 3 mois en mer. Suivez la vente à bord du navire ainsi que les préparatifs, organisés par le lieutenant pour le retour en métropole.
– Episode 7 Marie-Anne-Séraphique Gruel, la femme de l’armateur.
Ce 7e et dernier épisode se déroule à Nantes, chez l’armateur Jacques-Barthélémy Gruel, à l’origine de la campagne de traite. La Marie Séraphique est rentrée avec de nombreuses marchandises. Il est temps de faire les comptes, et de fêter la réussite économique de ce voyage. A travers le personnage de Marie-Anne-Séraphique Gruel, constatez les bénéfices de ce commerce à nul autre pareil et la présence de personnes ayant vécu en esclavage à Nantes.

Un film de propagande sur la colonisation française

La France est un empire est un film documentaire officiel réalisé par Jean d’Agraives et monté par Jean Loubignac, sorti en 1939. Il fut même pressenti pour paraitre à la première édition du Festival de Cannes en 1939, annulée en raison de la déclaration de guerre.
Documentaire de propagande, ce film retrace la constitution de l’empire colonial français en insistant sur la façon dont la France pensait avoir assumé la mission civilisatrice qu’elle s’était assignée avec tous les bienfaits qu’elle pensait avoir apportés aux « indigènes ». C’est un témoignage de la vision raciste que la France avait de ses colonies qui peut être utilisé en quatrième.