Catégorie : 4e

Janvier 1898 : les vifs débats de la chambre des députés à propos de l’affaire Dreyfus

En 1898,le capitaine Dreyfus avait été condamné en décembre 1894 par un conseil de guerre pour trahison au profit de l’Allemagne et était incarcéré depuis près de trois ans à l’Île du Diable. Le commandant Esterhazy, dont quelques-uns étaient déjà persuadés qu’il était le véritable coupable, venait d’être acquitté par un autre conseil de guerre, l’État-major refusant d’admettre son erreur. La Troisième République, qui s’était peu à peu donné la force de gouverner, n’avait pas encore vraiment réglé son rapport avec l’armée dont justice propre agissait souvent en dehors du droit commun.
C’est alors qu’intervinrent les « intellectuels ». La justice, défendaient-ils, est un bien commun au nom duquel chaque citoyen peut demander des explications et intervenir sur la place publique. Le surlendemain de l’acquittement d’Esterhazy, Zola rédigea sa célèbre lettre ouverte au Président de la République, Félix Faure, que L’Aurore, le quotidien de Clemenceau publia sous le titre, J’Accuse. Aussitôt après, les débats furent vifs à la Chambre des députés, présidée par Henri Brisson.
Ce sont ces débats que l’émission La séance est ouverte avait reconstitué en 2016 et que La marche de l’histoire redonne à entendre à l’occasion de la sortie en salle du film J’accuse de Polanski.

7 novembre : journée contre le harcèlement à l’école

« Qu’est-ce qu’une situation de harcèlement ?
Bruno HUMBEECK. – Imaginez que je vous bouscule toutes les trois minutes. Je ne suis pas un harceleur, mais un emmerdeur. Imaginez maintenant que je vous bouscule à répétition, en souriant au groupe. J’instaure un rapport de connivence qui va vous écraser. Entrent en scène les dominants, les dominés et les spectateurs. Ces personnes qui regardent jouent un rôle majeur. Je prends souvent l’exemple des blagues sur les blondes. Un homme n’en fera pas en tête à tête avec une femme. En revanche, il le fera avec le groupe, avec lequel il pourra en rire. Les harceleurs ne sont pas des monstres. Ils ont un sentiment de puissance démesurée. La victime, elle, ressent une impuissance démesurée. Les systèmes sociaux doivent réagir face à ces rapports de force disproportionnés.« 

Articles issus du journal Le Figaro du 7 novembre.

Il faut réfléchir au rôle des médias dans la bêtise actuelle qui s’exprime

Je crois que les journalistes sont convaincus (ou veulent convaincre) que les Français ne peuvent s’intéresser à autre chose que leur petit pays. Aussi cherchent-ils toutes les occasions pour révéler et entretenir des polémiques qui font vendre  et prospérer des espaces publicitaires, mais qui ne présentent aucun intérêt. Et puis il y a les personnalités politiques qui cherchent à exister et sont près pour cela à tous les stratagèmes.

Ce sénateur, par exemple, indigne de la fonction qui lui a été déléguée et heureusement contredit par cet autre (quand se décidera-t-on à supprimer cette assemblée inutile et coûteuse, témoignage archaïque ?)

Il me semble que nous abusons de notre liberté d’expression et confondons souvent le droit de (presque) tout dire avec celui de dire n’importe quoi…