Étiquette : Espaces et paysages de l’urbanisation

Crimes à Shanghai

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Voici les textes rédigés par des élèves de quatrième du collège Alain qui ont été choisis par des élèves de quatrième du collège de Clères dans le cadre d’un concours d’écriture, organisé avec ma collègue et amie Barbara. Il s’agissait pour mes élèves d’imaginer la fin du roman policier De soie et de sang se déroulant à Shanghai. J’avais demandé que l’action soit localisée précisément et que le crime soit élucidé à la fin. Il s’agit ici d’une version retravaillée, après la publication des résultats. Vous pourrez trouver le début du roman ainsi que les textes des élèves de Clères racontant sa suite directe, ici.

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Le texte de Lou :

« Le vieil homme accompagné de Chang – Zu, l’enquêteur qui travaillait avec lui sur cette affaire l’avait presque bouclée après avoir vu le suspect revenir cagoulé sur les lieux du crime. Ils allèrent au Starbuck Coffee de la rue Huaihai Centrale et virent sur la vitrine une affiche annonçant une soirée. La femme appelée Yang – Ti y était en photo.
Ils entrèrent et se dirigèrent vers le comptoir. Ils commandèrent tous les deux un café, mais Huang, piqué par cette histoire, demanda au serveur s’il en savait plus. Le serveur répondit bizarrement et expliqua qu’il savait juste que c’était un meurtre au couteau.
Sortis du Starbuck, Chang – Zu regarda la date de la soirée qui état dans deux jours. Les deux hommes décidèrent de s’y rendre.
Deux jours plus tard, ils retournèrent au café, en soirée. Ils virent beaucoup de gens. Il y avait aussi de la musique et des boissons à volonté. Le serveur de la dernière fois était là, toujours aussi bizarre. Il faisait souvent des allers- retour au sous-sol, là où le public n’avait pas le droit d’aller.
La soirée se déroulait normalement jusqu’au moment où un homme annonça que des danseuses allaient faire une chorégraphie pour l’occasion. Mais le serveur étrange dit alors que le spectacle avait été annulé. Il y eu un blanc dans la salle et l’homme et le serveur sortirent pour s’expliquer.
Pendant ce temps, Chang – Zu et Huang, curieux, en profitèrent pour descendre discrètement au sous-sol pour voir pourquoi le serveur y descendait ans cesse.
Leur découverte les frappa violemment au cœur ! Ils découvrirent le corps de plusieurs femmes, encore enchaînées à des piliers. Les deux hommes stupéfaits virent que les cadavres étaient tous vêtus d’un qipao rouge comme la femme retrouvée assassinée par Huang.
Le tueur était donc le serveur. Mais pourquoi avait-il fait cela ?
Les deux hommes entendirent un bruit, se retournèrent et virent le serveur, visiblement surpris de les trouver là.
« Expliquez – nous toute l’histoire », dit Chang – Zu sur un ton ferme en menaçant le serveur de son arme.
« J’ai des problèmes de dépendance aux drogues. Toutes ces femmes sont les danseuses engagées par le café que j’ai attaché ici alors que j’étais drogué, en compagnie de mon ami Fuyang. Revenu à moi, j’ai décidé de les tuer en les électrocutant et de les laisser ici. »
« Et la femme retrouvée poignardée dans la rue ? » demanda Huang.
« Ce n’est pas moi, mais mon ami Fuyang. Comme cette femme avait réussi à s’enfuir, il l’a poursuivi et l’a poignardé. »
Et il ajouta :
« Pitié, n’appelez pas la police, je ferais ce que vous voulez, mais je ne veux pas retourner en prison ! »
« Bien sûr que…. » commença Huang avant d’être coupé par Chang – Zu.
« D’accord, mais en échange, vous allez devenir mon informateur »
Stupéfait, Huang comprit qu’il ferait mieux de ne rien dire et il quitta les lieux.
Le serveur, souriant et heureux de s’en tirer à si bon compte, retourna à la soirée. La nuit venue, il jeta les corps à la mer, dans la zone industrielle du port de Gaoqiao et on n’entendit plus parler de cette histoire.« 

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Le texte de Charles :

« Après plusieurs mois de recherche et plusieurs autres meurtres, toujours dans la même rue, l’inspecteur Go Ni Tcheng trouva enfin une piste en ayant l’intuition que le tueur était peut-être quelqu’un se vengeant de la mort d’un proche, probablement une jeune femme.
Cinq jours plus tard, l’inspecteur reçut un appel. Le tueur avait encore frappé, mais cette fois-ci, il avait laissé plusieurs empreintes.
A sa grande surprise, Go Ni Tcheng découvrit que ce n’était pas un tueur, mais une tueuse, une ex- agent d’origine coréenne, déjà connue des services sous le nom de Hee Jung. Et cette femme avait effectivement perdu sa sœur dans un accident de la circulation, sur la rue Huaihai ouest alors qu’elle était en vacances à Shanghai. Depuis, elle avait été licenciée par les services de police coréens pour problèmes psychologiques.
Il fut assez simple de localiser la suspecte grâce à toutes les caméras de surveillance de la ville de Shanghai. Parvenu à son domicile, dans un hôtel du district de Pudong, Go Ni Tcheng ne trouva personne. Mais les murs de la chambre étaient couverts de photos et de plans que l’inspecteur se hâta de photographier.
Après avoir analysé les indices, il parut évident que Hee Jung allait encore frapper, le soir même. Mais cette fois, l’inspecteur savait où et il décida de l’attendre.
À la nuit tombante, alors que l’inspecteur l’attendait depuis deux heures déjà, la tueuse surgit. GO Ni Tcheng s’avança, mais l’ayant repéré, Hee Jung se mit à courir à travers les rues de la ville.
Après une poursuite qui dura un long moment, la tueuse s’engouffra dans la tour de la Perle de l’Orient et monta jusqu’au sommet, suivi par un Go Ni Tcheng essoufflé par cette course effrénée.
Il n’était plus qu’à quelques pas d’elle quand elle le fixa en disant :
« Ma vengeance est terminée, je vais rejoindre ma sœur ».
Elle se laissa alors tomber dans le vide. On retrouva son corps meurtri après une chute de 468 mètres. Elle portait à la ceinture un couteau, qui, après analyse, avait bien servi à commettre tous les meurtres de ces derniers mois. »

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Le texte d’Odeline :

« Un soir, il était près de 19h30 quand le vieil ouvrier reçut un appel alors qu’il mangeait tranquillement avec sa femme et ses deux enfants. C’était le policier qui se chargeait maintenant de l’enquête sur la femme qu’il avait retrouvée, sans vie, dans la rue Huaihai.
Cette femme se prénommait Chih- Nii et allait avoir 23 ans.
Le policer l’appelait, car il avait enfin découvert la cause de sa mort ! Elle s’était en fait suicidée suite à des rumeurs propagées contre elle et à un harcèlement. Cela avait commencé trois ans auparavant quand Chih – Nii s’était installée dans le quartier de Nanjing avec son petit ami, Tchang, plus âgée qu’elle de cinq ans.
Les rumeurs et les violences physiques venaient d’une voisine, jalouse de la jeune femme qui était issue d’une famille assez riche. Désespérée, la jeune femme s’était suicidée en absorbant des médicaments et du poison. Elle venait juste de se droguer lorsqu’elle était sortie avec son chien pour s’écrouler, morte, dans la rue Huaihai, à l’endroit où le vieil ouvrier l’avait retrouvée. Elle était vêtue d’un qipao rouge, comme décris par son compagnon.
Les policiers ont ensuite découvert que la voisine avait déjà fait de la prison pour avoir harcelé quelqu’un. Cette fois-ci, la justice serait plus stricte contre elle !
Le vieil ouvrier eut du mal à oublier cette affaire. Les parents de Chih – Nii l’avait invité à la mise en terre de leur fille et il l’avait remercié d’avoir cherché le coupable alors que tout le monde pensait à un simple suicide, en lui offrant un appartement dans le quartier de Pudong, près du parc Jianglong, pour remplacer sa vieille maison Shikumen qui allait être rasée.
Un an et demi plus tard, il fut invité au mariage de Tchang, qui avait rencontré une nouvelle femme.« 

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Le texte de Lin Yao :

« Revenant dans cette rue Huaihai, transformée par l’apparition de grands bâtiments luxueux et la destruction de sa vieille maison Shikumen, Huang, le vieil ouvrier, repensa à l’incident qui avait entraîné tout cela.
Lorsqu’il avait trouvé le corps, il avait été effaré. Il avait appelé la police et avait ensuite été tenu au courant de l’enquête par un ami. Plusieurs autres meurtres avaient suivi, à chaque fois les victimes étaient des femmes d’une vingtaine d’années.
Terrifié, Huang s’était alors rendu compte en enquêtant que toutes les victimes étaient ses filles !
En effet, Huang n’avait pas toujours été un vieil ouvrier sage. Jeune, il avait été un grand coureur de jupons égoïste et avait eu plusieurs compagnes, mais sans être très prudent. Chacune de ses brèves conquêtes s’était retrouvée enceinte et apparemment aucune ne s’était résolue à se débarrasser de l’enfant.
Chaque assassinat suivait le même mode opératoire avec probablement le même meurtrier. Et si celui-ci voulait l’atteindre lui, à travers ses filles ?
Après de nombreuses nuits blanches, Huang avait fini par penser que l’assassin devait être le vieux Fei Wu. Celui-ci détestait Huang car il l’accusait de lui avoir tout pris : sa compagne, sa popularité et même sa place ! Cela ne pouvait être que lui, si jaloux.
Concentré sur ces réflexions, Huang ressentit soudain un choc dans son dos. Quelque chose de froid et tranchant rentrait en lui, le pénétrait jusqu’à son âme et atteignait son cœur. Huang sentit la vie le quitter, sans pouvoir bouger.
Il mourut seul, sans savoir si le coupable était bien Fei Wu.« 

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Le texte de Laura :

« L’ancien maître ouvrier courait dans les ruelles de Chenzhou après un inconnu. Cet individu s’était mis à courir dès qu’il avait aperçu la police sur le lieu du meurtre de la femme au Qipao rouge. Ce comportement avait attiré l’attention de Huang qui l’avait poursuivi, en compagnie de deux policiers.
Ceux-ci avaient été rapidement distancés, mais Huang s’accrochait toujours à ses poumons en flamme et finit par le rattraper et l’immobiliser.
Les policiers arrivèrent un peu après.
« Vos papiers, monsieur » dit l’un d’eux, essoufflé.
« Mais je n’ai absolument rien fait, monsieur l’agent ! » S’exclama le fuyard.
« Alors, pourquoi fuir en nous voyant ? »
« Je n’aime pas trop la police ».
En le fouillant, les policiers découvrirent ses papiers. Les policiers se rendirent alors compte qu’ils avaient le tueur de la jeune femme au qipao rouge devant eux, car il avait été identifié par son ADN, mais était resté introuvable jusque-là.
Au commissariat, après l’interrogatoire de l’assassin, le policer raconta à Huang :
« Maïko, la jeune femme que vous avez trouvé morte, était une ressortissante japonaise propriétaire d’un centre commercial sur la rue Nanjing Ouest. Son frère voulait raser ce centre pour y construire une résidence de luxe. Mais Maïko n’était pas d’accord. Alors sachant qu’il était son unique famille et qu’il hériterait du centre commercial à sa mort, il l’a fait assassiner par l’homme que nous venons d’arrêter grâce à vous. »
Un mandat d’arrêt international fut ensuite émis contre Yukawa, le frère de Maïko et le vieux maître ouvrier reçut une belle récompense de la part de la police, ce qui lui permit d’offrir un appartement flambant neuf dans la ville nouvelle de Xinchengzhen, près du lac  artificiel de Dishui.« 

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Le texte de Zakariya :

« Traumatisé par sa découverte, et devant l’incompétence de la police de Shanghai, Huang s’était décidé à contacter Edward James, un enquêteur privé d’origine américaine qui lui devait un service.
Ensemble, ils menèrent alors l’enquête en découvrant d’abord qui était la victime. La jeune femme s’appelait Mulan. C’était une entrepreneuse qui possédait le quart d’un hôtel de luxe, dans le quartier des affaires de Shanghai et dont l’entreprise menait de nombreux travaux dans la ville. De quoi se faire beaucoup d’ennemis selon monsieur James.
Le soir du meurtre, Mulan était en qipao rouge car elle avait participé à la soirée d’inauguration d’un nouvel hôtel dans la vieille ville de Shanghai, construit par son entreprise.
Cet hôtel avait remplacé tout un quartier de vieilles maisons Shikumen, dont les habitants avaient été expulsés ou contraints d’aller vivre dans une ville nouvelle, dans la banlieue de Shanghai. Huang et James décidèrent donc de s’intéresser aux occupants de ces maisons, comme de possibles meurtriers.
Après quelques jours de recherche, ils découvrirent que deux frères, habitant l’une des maisons, avaient déjà fait de la prison pour des actes de violence et qu’ils menaient une vie de délinquants dans la vieille ville.
S’intéressant aux caméras de sécurité de l’hôtel, Huang et son ami enquêteur découvrirent que Chang et Chong, les deux frères, apparaissaient sur les enregistrements, se faisant passer pour des serveurs lors de la réception d’inauguration. La caméra du parking de l’hôtel avait même filmé les deux frères près de la voiture de la victime à la fin de la soirée.
Avec tous ces indices, les deux hommes décidèrent d’aller voir la police qui retrouva rapidement les deux frères. Ceux-ci avouèrent qu’ils avaient tué Mulan afin de se venger de la destruction de leur quartier et de leur « commerce ».
Ils furent condamnés à la prison et Huang et James reçurent une récompense de la famille de Mulan.
Heureux d’avoir trouvé les meurtriers de la jeune femme, Huang reprit alors ses joggings matinaux tout en espérant bien ne jamais plus découvrir un autre cadavre…« 

Un nouvel aéroport pour Dakar

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Situé à Diass, à 47 km de la capitale Dakar, l’aéroport international Blaise Diagne, du nom du premier député africain noir élu au Parlement français en 1914, s’étend sur 4500 hectares dont seuls 2500 sont pour le moment occupés. Avec pour le moment une capacité estimée de 2 millions de passagers annuels, contre 1,9 million pour son principal concurrent, l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, il est déjà prévu que de nouveaux terminaux voient le jour, afin d’accueillir jusqu’à 10 millions de passagers à l’horizon 2035.
Calculés au départ du chantier à 200 milliards de francs CFA (305 millions d’euros), les investissements ont plus que doublé en dix ans pour atteindre aujourd’hui 424 milliards de francs CFA (646 millions d’euros).
Pour le construire, il a fallu relocaliser les populations de trois villages vivant sur la zone du futur aéroport, 2500 habitants en tout. Les habitants de ces villages dénoncent aujourd’hui des promesses non tenues par les autorités : pas de marchés construits pour les villages ni d’aires de jeux pour les jeunes, comme cela avait été promis. Autre déception : tous les villageois n’ont pas obtenu les dédommagements pour leurs exploitations agricoles, fixées à 50 000 francs CFA (76 euros) pour un manguier productif, la moitié pour un plant immature, ainsi que 557 francs CFA par hectare et par an de récolte perdues.
L’ancien aéroport de Dakar, en service depuis 70 ans et situé au milieu de la ville,  aura désormais une vocation militaire.

D’après un article du Monde.fr

Fins de roman policier

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Voici les travaux de mes élèves de quatrième. Il s’agissait d’imaginer et d’écrire la fin du roman policier De soie et de sang dont ils avaient lu le début. L’histoire se déroule à Shanghai que nous avons étudié dans le cadre du chapitre « Espaces et paysages de l’urbanisation ». J’avais donné plusieurs consignes :
– il fallait connaître l’identité de l’assassin à la fin du texte ;
– l’un des « enquêteurs » devait être le vieil ouvrier du début ;
– le dénouement devait se dérouler dans un lieu réel et identifié de la ville.
Les travaux sont bien sûr de qualité variable, mais la plus grande partie des élèves ont joué le jeu. Et ce qui m’a fait très plaisir, c’est qu’un élève en très grande difficulté de compréhension et de rédaction a tout de même imaginé une histoire sur plus de quarante lignes, même si elles sont difficiles à lire. De leur côté, les élèves de mon amie Barbara ont rédigé la suite directe des premières pages du roman. Nous allons échanger les textes et proposer à nos élèves de choisir « les meilleurs » textes de chaque classe, dans une sortie de prix littéraire. À suivre donc.

 

D’autres Haïkus sur Dakar

Le bruit des taxis
le bruit de milliers de gens
ça me réveille

Dakar ensoleillée
Dakar beaucoup de commerces
vivante la nuit

Dakar une grande ville
deux millions cinq cent mille
habitants très pauvres

Esclavage en balle
la fierté du Sénégal
honte européenne

Ville vivante la nuit
Soleil chaud de minuit
jusqu’au matin

Y a plein de poiscailles
surtout sur les très belles plages
ça pue le poisson

Tous ces pauvres gens
ces gens qui fuient la famine
dans ces bidonvilles

Dakar est vivante
la chaleur de la ville
me donne le sourire

Dakar populaire
marchés, chansons rythment les rues
envie de danser

Dakar une grande ville
un côté riche un côté pauvre
mais un monde heureux

Dans les quartiers
populaires, les cris de joie
résonnent dans les rues

Dakar somptueuse
beaucoup de grands immeubles
le soleil brûlant

Pauvreté à Dakar
des bidonvilles partout
mais sur la plage : danse

Dakar est une ville
très pauvre. Des immeubles cassés
mais ils sont heureux

Le rythme dans la peau
munis de leurs instruments
ils apportent la joie

Le soleil se lève
la musique se fait entendre
dans les rues : Dakar !

Son de la musique
résonnant dans notre tête
belle fin de journée

A Dakar, en classe
l’élève parle de Kirikou
à ses camarades

Cette ville chantante
ce soleil qui règne
bonne ambiance

Au petit matin
la chaleur déjà présente
tout le monde en sueur

Musique dans les rues
le quartier pauvre s’éveille
les taxis arrivent

 

Des haïkus sur Dakar

Voici les Haïkus composés par les élèves de l’une de mes quatrièmes ce matin durant la dernière séance sur les villes. À part quatre d’entre eux, tous ont joué le jeu malgré la difficulté que représente ce type d’exercice pour eux. Certains ont même rédigé plusieurs poèmes. Pour les écrire, ils avaient visionné un petit documentaire sur Dakar auparavant.

Dakar populaire
aime les éclats de rire
dans les rues

Dakar somptueuse
quartier Plateau d’immeubles
envie de voyager

Des muses qui conforment
des rubriques culturelles au conflit
du béton et machines

Les Dakarois vont
au marché des épices
pour la cuisine

Les Dakarois voient
la lune de leurs immeubles
et l’admirent ensemble

Dakar est luxueuse
exotique mais urbaine
les épices sont cuites

Le soleil brûle
le sable chaud sous nos pieds
l’eau les rafraichit

La population
le port de Dakar est grand
la ville est vivante

Dakar ville qui vit
des appels à la prière
dans les mosquées prier

Mosquée signal
la mosquée grande et pleine
des personnes jouent, luttent

Dakar est danse
population vivante
même la nuit

La plage de Dakar
pirogues colorées
joli paysage

La musique en ville
Dakar la populaire
tout le monde danse

Le sable fin et doux
sous nos pieds passe la mer
les poissons nagent

Les gens sont heureux
Ils dansent sur les grandes plages
les gens sont joyeux

Circulation pleine
Cheval qui tracte une charrette
port eau flotte

Dakar la somptueuse
ville riche hôtel luxueux
vivante même la nuit

Le soleil se couche
sur les grandes plages de Dakar
les personnes dansent

Les rues et marchés
chantent, dansent et vivent bien
bien que la chaleur est là

Dakar la populaire
Dakar la somptueuse
Dakar une belle ville

A deux nouveaux nés
égal un nouveau décès
donc Dakar grandit

 

Une chanson sur New York

Voici une chanson interprétée par Jay-Z et Alicia Keys. Il y a peut-être une utilisation à en faire en classe, mais je n’en suis pas sûr… J’ai vraiment du mal avec ce style musical et l’idéologie qu’il véhicule.

« Yeah
Yeah, I’m up at Brooklyn, now I’m down in Tribeca
Right next to DeNiro, but I’ll be hood forever
I’m the new Sinatra and since I made it here
I can make it anywhere, yeah, they love me everywhere
I used to cop in Harlem, all of my Dominicanos
Right there up on Broadway, brought me back to that McDonald’s
Took it to my stash spot: 560 State Street
Catch me in the kitchen like the Simmons whippin’ pastry
Cruising down 8th Street, off-white Lexus
Driving so slow, but B.K. is from Texas
Now I’m up at Bed-Stuy, home of that boy Biggie
Now I live on billboard and I brought my boys with me
Say what up to Ty Ty, still sippin’ Mai Tais
Sittin’ courtside Knicks and Nets give me high fives
Nigga I be spiked out, I can trip a referee
Tell by my attitude that I most definitely from
In New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Let’s hear it for New York, New York, New York
I made you hot nigga
Catch me at the X with OG at a Yankee game
Shit, I made the Yankee hat more famous than a Yankee can
You should know I bleed blue, but I ain’t a Crip though
But I got a gang of niggas walkin’ with my clique though
Welcome to the melting pot, corners where we selling rock
Afrika Bambaataa shit, home of the hip-hop
Yellow cab, gypsy cab, dollar cab, holla back
For foreigners it ain’t fair they act like they forgot how to add
Eight million stories out there in the naked
City it’s a pity half of y’all won’t make it
Me I gotta plug Special Ed « I got it made »
If Jeezy’s payin’ LeBron, I’m payin’ Dwayne Wade
Three-dice Cee-lo, three-card Monte
Labor Day parade, rest in peace Bob Marley
Statue of Liberty, long live the World Trade
Long live the king, yo, I’m from the Empire State that’s
In New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York (welcome to the bright lights, baby)
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Let’s hear it for New York, New York, New York
Welcome to the bright light
Lights is blinding, girls need blinders
Or they can step out of bounds quick, the sidelines is
Lined with casualties who sipping life casually
Then gradually become worse, don’t bite the apple Eve
Caught up in the in-crowd
Now you’re in-style, and in the winter gets cold en vogue with your skin out
The city of sin is a pity on a whim
Good girls gone bad, the city’s filled with them
Mommy took a bus trip, now she got her bust out
Everybody ride her, just like a bus route
Hail Mary to the city you’re a virgin
And Jesus can’t save you, life starts when the church ends
Came here for school, graduated to the high life
Ball players, rap stars, addicted to the limelight
MDMA got you feeling like a champion
The city never sleeps, better slip you an Ambien
In New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Let’s hear it for New York, New York, New York
One hand in the air for the big city
Street lights, big dreams, all looking pretty
No place in the world that can compare
Put your lighters in the air, everybody say yeah
Come on, come
Yeah
In New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Let’s hear it for New York »

« Ouais
Ouais, j’ai grandi à Brooklyn
Maintenant je suis plus bas vers TriBeCa
Juste à côté de De Niro
Mais je resterai un gars qui vient du ghetto pour toujours
Je suis le nouveau Sinatra
Et depuis que j’ai réussi ici
Je peux réussir n’importe où ailleurs
Ouais ils m’aiment de partout
J’avais pour habitude de voler à Harlem
Tous mes dominicains
Toujours fourrés vers Broadway
Ils me ramenaient vers ce Mc Donald’s
Je l’emportai vers ma planque de drogues
5-60 Rue d’Etat
Attrape moi dans la cuisine comme une Simmons qui s’occupe des gâteaux
Je parcoure la huitième rue à bord de ma Lexus blanche
Conduisant lentement mais BK vient du Texas
Moi, je me dirige vers Bed Stuy
Le quartier de ce cher Biggie
Maintenant je vis sur le billboard
Et j’ai emmené mes potes dans mon sillon
Je demande à Ty Ty « comment ça va ? « , toujours en train de siroter un Mai-Tai
Assis dans les tribunes, les Knicks et les Nets me tapent dans les mains
Nigga, Je deviendrai comme Spike Lee , mais je peux toujours faire trébucher un arbitre
Tu peux deviner de quelle ville je viens rien qu’en observant mon attitude

A New York,
Jungle de béton où les rêves se construisent
Il n’y a rien que tu ne puisses pas faire
Maintenant que tu es à New York
Ces rues te feront sentir comme neuf
Ces grandes lumières t’inspireront
Faites du bruit pour New York, New York, New York !

Je t’ai échauffé Nigga
Tu peux me retrouver dans le coin avec des vrais gangstas à un match des Yankee
Putain, j’ai rendu la casquette Yankee plus célèbre qu’un cul Yankee
Tu devrais le savoir que je saigne du bleu , mais je ne suis pas un « crip » pour autant
Mais j’ai quelques gangsters dans mon clan c’est vrai
Bienvenue dans le « melting pot »
Les recoins où on vend de la coke
Avec du son d’Afrika Bambaataa
Berceau du Hip-Hop
Des tête jaunes, des têtes de gitans, on emprunte les voies de bus, petite pensée
C’est pas fait pour les étrangers, ils en oublient la façon de se comporter
Il y a 8 millions d’histoires qui se développent ici et elles sont toutes mises à nu
La ville plaint la moitié d’entre vous qui ne réussira pas à percer
Je dois fournir Special Ed et je l’ai fait
Si Jeezy paye LeBron, je paye Dwayne Wade
Le Cee-lo 3 dés
Le Monte 3 cartes
Le défilé de la fête du travail, repose en paix Bob Marley
La Statue de la Liberté, longue vie au World Trade
Longue vie au roi, Yo
Je viens de l’état d’empire

A New York,
Jungle de béton où les rêves se construisent
Il n’y a rien que tu ne puisses pas faire
Maintenant que tu es à New York
Ces rues te feront sentir comme neuf
Ces grandes lumières t’inspireront
Faites du bruit pour New York, New York, New York !

Les lumières sont aveuglantes
Les filles ont besoin de « blinders »
Comme ça elles peuvent sortir des limites d’accès rapidement
Les lignes de touche sont pleines de ce genre de victimes
Celui qui profite de la vie sans se prendre la tête devient progressivement pire
Ne mords pas la pomme, Eve
Attrapée par la foule
Maintenant t’es dans le style
Et quand l’hiver devient froid, à la mode, tu restes avec ta peau dénudée
La ville du péché devient regrettable sur un coup de tête
Les filles biens deviennent mauvaises, la ville est remplie de ce genre de filles
La petite a fait un voyage en bus et maintenant la voilà toute poitrine dehors
Tout le monde se la tape, comme une ligne d’autobus
Je vous salue Marie à la ville, tu es une Vierge
Et Jesus ne peut pas te sauver, la vie commence là où l’Eglise s’arrête
Je suis venu ici pour étudier, diplômé de la grande vie
Des joueurs de base-ball, des stars du rap, tous accros aux feux des projecteurs
La MDMA te donne l’impression d’être un champion
Cette ville ne dort jamais, je ferais mieux de te passer un Ambien

A New York,
Jungle de béton où les rêves se construisent
Il n’y a rien que tu ne puisses pas faire
Maintenant que tu es à New York
Ces rues te feront sentir comme neuf
Ces grandes lumières t’inspireront
Faites du bruit pour New York, New York, New York !
(Alicia Keys)
Une main en l’air pour la grande ville
Les lumières des rues, les grands rêves se dessinent à l’horizon
Aucun endroit dans le monde n’y est comparable
Mettez vos briquets en l’air, tout le monde dit : « ouais »
(Allez, Allez)
Ouais !

A New York,
Jungle de béton où les rêves se construisent
Il n’y a rien que tu ne puisses pas faire
Maintenant que tu es à New York
Ces rues te feront sentir comme neuf
Ces grandes lumières t’inspireront
Faites du bruit pour New York, New York, New York !«