Étiquette : La République et la citoyenneté

La nouvelle Marianne

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Au moins celle illustrant les timbres à partir du 23 juillet prochain. Ce portrait a été inauguré aujourd’hui à Périgueux par le président de la République, qui l’a choisie parmi les huit portraits présélectionnés par 500 pupilles de la nation.
Voici le visage de la trentième Marianne, dite « l’engagée », dessinée par Yseult Yz et représentée de profil, la tête en avant, les cheveux soulevés par le vent, portant un bonnet phrygien et une cocarde.

D’après un article de France Bleu.

Une modification du droit du sol à Mayotte ?

Mercredi 11 juillet, les députés ont approuvé en commission l’adaptation du droit du sol à Mayotte introduite par le Sénat et soutenue par le gouvernement.
L’amendement de la loi asile – immigration exige pour les enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois.
Le Conseil d’État avait jugé cette « adaptation limitée, adaptée et proportionnée à la situation particulière de Mayotte ».
La maternité de Mayotte est devenue la première de France, avec 10 000 naissances par an. Selon l’Insee, 41 % des 200 000 résidents de l’île sont de nationalité étrangère, dont la moitié serait en situation irrégulière. Le taux de natalité de Mayotte est de quarante pour mille, contre douze pour mille pour la France entière.
Il existe déjà des différences entre Mayotte et la France métropolitaine au sujet de l’immigration. Comme dans les autres territoires d’outre-mer, le recours dans le cas d’une demande d’asile rejetée n’est pas suspensif, accélérant les éloignements du territoire. 4285 migrants mineurs, arrivés seuls sur l’île y ont été retenus dans des centres de rétention administrative en 2016, une telle disposition étant illégale en métropole.
La proposition d’amendement a toutefois de grandes chances d’être rejetée par le Conseil Constitutionnel : l’indivisibilité de la loi française en matière de nationalité (Mayotte étant un département à part entière) fait que les conditions d’attribution doivent y être identiques à ce qu’elles sont dans le reste du pays.
Actuellement, pour les enfants nés sur le territoire français de parents étrangers vivant à l’étranger, la nationalité française n’est pas attribuée dès la naissance. Elle peut être obtenue par l’enfant lui-même à sa majorité, sous réserve de résider en France au moment de la demande, de posséder un certificat de naissance et d’y avoir vécu au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant d’être majeur, la demande est possible à l’initiative des parents (si l’enfant a entre 13 ans et 16 ans) ou par l’enfant lui-même (entre 16 ans et 18 ans), avec des conditions de résidence plus importantes.

D’après deux article du Monde.fr (ici et)

Le futur service national universel

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Le Service National Universel, expérimenté à partir de 2019, sera composé de trois parties.
La première étape envisagée par le gouvernement, la plus périlleuse et la plus symbolique, c’est celle de deux semaines en hébergement collectif que devront effectuer tous les adolescents, garçons et filles, vers l’âge de 16 ans. Cette phase obligatoire de «cohésion», dont le but est d’obtenir un brassage social, pourra se dérouler indifféremment pendant les vacances scolaires de la Toussaint, de février, de Pâques, ou d’été. Les jeunes passeront ces douze jours en internat dans des camps de vacances (225 000 places), dans des pensionnats de lycées (147 000) ou dans des infrastructures que le gouvernement envisage de bâtir (de 10 000 à 25 000 places). Le coût de cette première tranche du SNU est évalué à au moins 1,7 milliard d’euros par an, à partir de 2026 (un budget qui comprend le coût de la construction, l’alimentation des jeunes, leur transport en train, les locations des internats et des centres de vacances et la masse salariale). L’idée est de faire sortir les lycéens de chez eux, tout en les laissant avec une partie de leurs camarades. Ils apprendront les gestes de premiers secours, à s’orienter avec une boussole, à rendre compte d’une situation de danger par radio, ils feront aussi un peu de sport. L’encadrement de ces adolescents serait effectué par 15 000 jeunes volontaires de 21 à 25 ans. Les élèves des écoles d’État, notamment, seront sollicités pendant leur scolarité (ENA, Polytechnique, École normale supérieure) ainsi que les étudiants en école de commerce en quête de stages de management ou les futurs enseignants, les étudiants à l’université, les jeunes réservistes et ceux qui effectuent un service civique. Des vétérans de l’armée pourraient éventuellement prendre la tête de ces centres.
La deuxième phase du dispositif, toujours obligatoire, consistera à demander aux jeunes de développer un projet dans des associations pendant quinze jours, pas forcément consécutifs, qui pourra être pris en compte et valorisé dans le cadre du bac. Cet engagement s’effectuerait dans cinq domaines : la défense, l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat scolaire et la culture.
La troisième phase, facultative, avant 25 ans, sera d’une durée de trois à douze mois, pour ceux qui auraient envie de s’engager davantage encore. Cet engagement donnera lieu à des mesures d’attractivité variées et ciblées : facilités d’accès au permis, crédits universitaires, éventuelle indemnisation.

D’après un article du Figaro.fr

« On prend trop souvent notre nationalité parce qu’on aime le RSA, pas parce qu’on aime Victor Hugo. »

Pauvre Victor Hugo ! L’auteur de cette citation n’est pas un membre du Front National mais le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez. Il s’exprimait au sujet de ses propositions concernant l’immigration en n’hésitant pas à proférer approximations trompeuses et mensonges flagrants. Pour en savoir plus sur les mensonges de cet homme politique, je vous renvoie à l’article du blog Les Décodeurs.
Au sujet du RSA, toute personne âgée d’au moins 25 ans et qui réside en France de manière stable et régulière peut prétendre au revenu de solidarité active (RSA), qu’elle soit ou non de nationalité française. Des étrangers peuvent donc bénéficier du RSA et n’ont donc pas besoin de demander la nationalité française pour l’obtenir !
Il faut toutefois préciser que les étrangers venant de pays non européens doivent avoir depuis au moins cinq ans un titre de séjour permettant de travailler en France pour pouvoir bénéficier de cette aide, à moins d’avoir le statut de réfugié ou d’apatride.
Laurent Wauquiez, comme beaucoup d’hommes politiques de droite, veut abolir le droit du sol permettant l’acquisition de la nationalité française à des enfants nés en France de parents étrangers.
J’ai deux questions pour monsieur Wauquiez : faut-il vraiment aimer Victor Hugo pour être citoyen français ? Et surtout, monsieur, avez-vous vraiment lu Victor Hugo pour oser l’associer à de pareils propos ?

 

Deux soldats français tués au Mali

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Deux soldats français ont été tués et un blessé ce mercredi au Mali dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule blindé. Ces militaires faisaient partie du 1er régiment de spahis de Valence.
Environ 4000 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération anti-djihadiste Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de l’opération, à l’été 2014.

Je dois évoquer demain cette opération dans le cadre du cours sur la défense en éducation civique, après avoir expliqué l’histoire du service national et le parcours citoyenneté auquel les élèves doivent participer, pour le moment.

Un débat sur le vote obligatoire

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Les élèves de troisième ont débattu sur l’idée de rendre le vote obligatoire en France. Sur 20 élèves, 9 estiment que le vote devrait être un devoir, et donc une obligation sous peine de sanction.
Après un premier débat, j’ai voulu les faire réagir en leur demandant ce qu’il pensait de l’idée d’abaisser l’âge du vote à 16 ans ou de créer un permis de voter, en vérifiant que les citoyens savent comment fonctionne notre système politique.
Je suis très content de ce débat pendant lequel seul un élève ne s’est pas du tout exprimé et une autre n’avait pas travaillé ses arguments. Il y a eu des échanges argumentés et policés, ce qui n’est pas toujours ce que l’on voit ou entend dans les débats publics.