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Assistantes parlementaires à 15 et 16 ans, vraiment ?

Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire, mardi 21 mars, à la suite des révélations de l’émission « Quotidien » sur les emplois à l’Assemblée des filles du ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, entre 2009 et 2016. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.
Député de Seine-Saint-Denis de 1997 jusqu’à son entrée au gouvernement en décembre 2016, le ministre de l’intérieur a employé ses deux filles en contrat à durée déterminée, comme collaboratrices à l’Assemblée nationale, à plusieurs reprises pendant son mandat, sur des périodes de vacances scolaires. Car les premiers contrats de travail auraient été signés alors que les filles de monsieur Le Roux n’avaient que 15 ou 16 ans !
Au total, 24 contrats auraient été établis à leur nom pour des salaires cumulés de 55 000 euros (dix contrats pour l’une, quatorze pour la seconde).
D’après « Quotidien », certains de ces CDD ont pu se superposer avec des stages en entreprise ou le temps universitaire, à l’été 2013 pour l’une des filles, 20 jours en mai 2015 pour l’autre, permettant ainsi de mettre en doute la réalité du travail accompli, au moins en partie.
Suite à ces révélations, le ministre vient d’annoncer avoir présenter sa démission, aussitôt acceptée par le Président de la République. Le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, Matthias Fekl, a été nommé ministre de l’intérieur pour le remplacer.

Il devient évident que les hommes et femmes politiques de ce pays se sont crus au-dessus de la morale, à défaut d’être peut-être au-dessus des lois. Comment après cela parler encore de valeurs républicaines et des symboles de la République avec les élèves ? J’aimerai  que ces personnes nous répondent…

Le service civique

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Créé en mars 2010, le service civique permet aux jeunes de 16 à 25 ans (et jusqu’à 30 ans pour ceux qui sont en situation de handicap) d’effectuer une mission d’intérêt général d’une durée de 6 à 12 mois, dans une association, une collectivité ou un établissement public, en touchant une indemnité de 577 euros net par mois.
Entre 2014 et 2016, le nombre de volontaires a été multiplié par trois, passant de 35 000 à près de 100 000 par an. Le budget de l’agence est passé de 8 millions d’euros à son démarrage à 380 millions pour 2017. Le nombre de missions a été multiplié par deux en 2016.
Qui sont les volontaires ?  Majoritairement des filles (60%) pour un âge moyen de 21 ans, de toutes qualifications.
Depuis 2013, des engagés du service civique défilent le 14 juillet.

D’après un article du Journal du Dimanche.

Pourquoi venir en France ?

Alors que je corrige le brevet blanc dans lequel nous avons fait réfléchir les élèves sur ce qui pouvait pousser des personnes à vouloir venir se réfugier en France et ce que signifie les valeurs républicaines, Le Monde publie un article sur le cas d’une jeune femme d’origine ivoirienne et de ses difficultés pour être accueilli dans « le pays des droits de l’homme »…
Les difficultés commençèrent pour elle en novembre 2014, lorsqu’elle décida de fuir un mariage forcé à Abidjan, laissant à une tante ses deux filles (âgées aujourd’hui de presque 6 ans et 3 ans) et s’acheta un aller simple pour la France, le « pays des droits de l’homme » comme elle le dit, mi-ironique, mi-amère.
L’arrivée à Paris fut brutale, loin de ce qu’elle s’était imaginé, loin aussi de ce qu’elle avait vu à la télé.
Dans un premier temps, elle logea dans le Val-d’Oise, chez une amie qui a accepté de l’accueillir à son arrivée. Mais au bout de quelques mois, une fois la demande d’asile déposée auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), elle dut quitter son amie.
C’est alors que commença ce que la jeune femme appelle le parcours du combattant. Pendant quelques mois, elle logea à droite à gauche, parfois pour une nuit seulement, grâce à la solidarité et au bouche-à-oreille, son sac pour unique bagage. Jusqu’à ce qu’elle se retrouve à la rue, avec pour seul revenu l’allocation de demandeur d’asile, soit 11 euros par jour.
La jeune femme passa alors quelques nuits chez un marchand de sommeil dans le 18e arrondissement de Paris, qui lui louait une place dans un dortoir insalubre pour quelques dizaines d’euros. Comme d’autres, elle appela en vain le 115 pour bénéficier d’un hébergement d’urgence. Elle se tourna alors vers France terre d’asile, association d’aide aux demandeurs d’asile. L’association lui proposa un lit dans une chambre à partager avec deux autres personnes dans un hôtel du 11e arrondissement, où elle reste quelques mois.
Plus d’un an après son arrivée en France, la jeune femme obtint finalement une place dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, dans le 13e arrondissement. L’appartement de quatre chambres accueillait alors huit femmes, toutes réfugiées ou demandeuses d’asile, venant d’Afrique ou d’Asie.
S’ouvrit alors une période d’attente et de désœuvrement. Sa demande d’asile ayant été rejetée une première fois, elle avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), à laquelle son avenir en France était suspendu.
Sans formation, la jeune femme n’arrivait pas à trouver du travail. Elle commença donc des cours du soir pour devenir aide à la personne. Le reste de la journée, elle ne faisait rien ou presque : avec 300 euros par mois, tout passait dans la nourriture, le téléphone et les transports pour les rendez-vous administratifs.
Dans ce contexte difficile, c’est la télévision qui servait de soupape. Quitte à se restreindre en nourriture, la jeune femme décida d’acheter un téléviseur pour tuer le temps et oublier un peu ses problèmes. La vie s’organisa alors autour des programmes télévisés. Tout au long de la journée, les chaînes d’information en continu alternent avec les émissions favorites de chacune de ses colocataires de passage, alimentant les conversations.
Sa situation s’améliora en septembre 2016, près de deux ans après son arrivée. La CNDA lui a accordé la protection subsidiaire, estimant qu’elle serait exposée à une menace grave en cas de retour dans son pays. Cette protection internationale lui permet d’obtenir une carte de séjour d’une durée de validité d’un an, renouvelable chaque année si les circonstances ayant justifié l’octroi de la protection sont inchangées ou n’ont pas suffisamment changé pour garantir son arrêt. Après cinq ans de séjour régulier en France, elle pourra demander une carte de résident valable dix ans et renouvelable.
Cette protection lui donne également accès au marché du travail et aux droits sociaux dans les mêmes conditions qu’un réfugié statutaire. La jeune femme effectue aujourd’hui des remplacements en tant qu’auxiliaire de vie auprès de personnes âgées.
Elle a déménagé. En décembre 2016, en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire, elle a obtenu une place dans un appartement grâce au dispositif provisoire d’hébergement des réfugiés statutaires. Elle partage désormais sa chambre avec une autre femme, et l’appartement avec une famille de six personnes. Elle paie une petite partie du loyer, grâce au revenu de solidarité active (RSA), auquel elle a désormais droit.

Voter en prison ? Ce n’est pas possible en fait.

En prison, les détenus sont environ 50 000 à conserver leur droit de vote si on exclut les mineurs, les étrangers et les condamnés expressément déchus de leurs droits civiques. Cependant on note 4% seulement de participation chez les détenus.
Il faut dire qu’à ce jour, le vote par procuration ou la demande de permission pour aller déposer son bulletin (pour les condamnés, non pour les prévenus) restent très difficiles à mettre en œuvre, et ce, malgré la loi pénitentiaire de 2009 qui donne désormais au détenu la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales de la commune où il se trouve détenu.
A ce sujet, je croyais que l’installation de bureaux de vote dans les prisons était possible, mais je me suis trompé ! (il faudra que je le précise aux élèves).
Un député a déposé un amendement dans ce sens le 25 janvier 2017 mais il a été repoussé par la Commission des lois. Pourtant le Sénat assurait déjà en 2013 que la seule solution était la mise en place d’un bureau de vote dans les établissements pour favoriser la participation.
Parmi les candidats à l’élection présidentielle un seul s’est emparé de cette question. Déjà sensible au sujet lors du scrutin de 2012, Jean-Luc Mélenchon doit publier d’ici la fin février un livret justice dans lequel il propose l’installation d’urnes dans chaque établissement pénitentiaire. Le candidat demande également à ce que des meetings politiques se tiennent dans les prisons afin d’exposer aux détenus directement leur programme.

D’après un article de Libération.fr

Opinion publique et politique

Le baromètre de la confiance politique réalisé par OpinionWay pour un centre de recherche de Science – Po et du CNRS en janvier 2017 donne des informations intéressante sur l’opinion publique qui portait intéresser les élèves de 3e sur le travail que nous menons en éducation civique. En voici quelques données que j’ai extraites :

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  • notre démocratie fonctionne-t-elle ?

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  • Peut-on avoir confiance dans nos institutions et organismes ?

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  • Quel est l’intérêt et l’opinion des Français pour la politique ?

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  • le positionnement des Français en politique et leur confiance dans la droite et la gauche

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  • la perception des hommes et femmes politiques par les Français

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  • L’opinion des Français sur certains sujets