Étiquette : Richesse et pauvreté dans le monde

Richesse et pauvreté dans le monde et en France

Notre planète compte 2153 milliardaires qui détiennent désormais plus d’argent que 60% de la population mondiale selon un rapport de l’ONG Oxfam consacré aux inégalité de revenus dont souffrent les femmes dans le monde. Dans le même temps 3,8 milliards de personnes vivent toujours avec moins de 5 dollars par jour. En France, selon un autre rapport d’Oxfam, on compte 41 milliardaires dont 7 possèdent et les 10% les plus riches des Français concentrent la moitié des richesses du pays. Sur ces 41 personnes, plus de la moitié ont hérité de leur fortune, et seules 5 sont des femmes.
Le taux de pauvreté a par contre progressé de 14,1 % à 14,7% entre 2017 et 2018 en France, ce qui signifie que 400 000 personnes ont basculé sous le seuil de pauvreté et que la France compte désormais 9,8 millions de pauvres.

Les disparités de développement en Afrique

La mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) publiée vendredi 14 septembre par le Programme des Nations unies pour le développement ne révèle pas de grands bouleversements dans le classement.
L’IDH, publié depuis 1990, est une mesure composite de la richesse matérielle, à travers le revenu brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance et l’accès à l’éducation, mesuré par le taux moyen de scolarisation. Il a été complété en 2011 par une mesure des inégalités qui permet de prendre en compte la distribution inégale des richesses à l’intérieur des pays.
Voici quelques infographies concernant l’Afrique, proposées par Le Monde :

Ce qui concerne l’éducation nationale dans le plan pauvreté présenté aujourd’hui

Pour réduire le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme, l’obligation de se former jusqu’à 18 ans va être instaurée. Les pouvoirs publics seront tenus de proposer un accompagnement à tout mineur en situation de décrochage scolaire, soit environ 20 000 personnes par an. Des moyens supplémentaires seront attribués aux missions locales pour qu’elles identifient les décrocheurs du système scolaire et leur proposent des formations. Si le mineur refusait l’offre, une « mesure d’assistance éducative » pourrait être prononcée.
Le dispositif «garantie jeune», pour les 16-25 ans les plus éloignés de l’emploi, devrait être étendu à 500 000 jeunes avant la fin du quinquennat, contre 100 000 actuellement. Il s’agit d’un soutien personnalisé par les missions locales et d’une allocation de 480 euros par mois pendant un an.
Le président souhaite un accès universel à la cantine pour les enfants les plus défavorisés en développant les tarifs sociaux de cantines, avec des prix modulés selon les revenus, avec un plafond du barème le plus bas à 1 euro le repas. Si ces tarifs sociaux sont habituels en ville (70 % des écoles), ils le sont beaucoup moins en milieu rural (30 % des écoles seulement).
La distribution gratuite de petits déjeuners devra être assurée dans les écoles des zones défavorisées (REP+). Les enseignants, les parents d’élèves auront toute liberté (?) pour offrir ce petit déjeuner une ou plusieurs fois par semaine, ou installer un espace dédié dans un coin de préau, à des horaires adaptés, pour répondre aux besoins.
Ce plan ne me semble pas très ambitieux…

 

Le surpeuplement existe en France

La Fondation Abbé Pierre tire une nouvelle fois le signal d’alarme sur la France du mal-logement et insiste sur la réapparition du surpeuplement, dans son vingt-troisième rapport annuel publié mardi 30 janvier. Le rapport chiffre à 3,8 millions le nombre d’enfants subissant ces conditions de vie.
Si les Français habitent aujourd’hui des logements de plus en plus spacieux, d’une surface moyenne, par habitant, de 40,3 m2 en 2013 alors qu’elle n’était que de 37,5 m2 en 2001, cette tendance semble s’être inversée depuis 2006.
L’enquête nationale logement, menée par l’Insee, en 2013, montre que 8,5 % des ménages vivent en surnombre dans leurs logements, soit 7,6 millions de personnes, un chiffre en hausse de 11,5 % par rapport à 2006, et 934 000 autres sont en situation de surpeuplement dit accentué, soit 17,2 % de plus depuis 2006. Pour l’Insee, la norme minimale exige une pièce à vivre (séjour) et une chambre par couple ou par adulte ou enfant de plus de 15 ans, une pièce pour deux enfants de moins de 7 ans ou une chambre pour deux grands enfants s’ils sont de même sexe. Ainsi, une famille avec deux enfants, garçon et fille, de plus de 15 ans, doit disposer d’un séjour et de trois chambres. Il y a surpeuplement lorsqu’il manque une chambre et surpeuplement accentué s’il en manque deux.
Être en situation de surpeuplement dans un logement signifie souvent ne pas avoir un espace de rangement ni prendre les repas ensemble autour d’une table, être obligé de dégager la douche pour se laver, ne pas faire de réserves de nourriture faute de place pour les stocker, ne pas pouvoir s’isoler pour se reposer ou faire ses devoirs, manquer d’espace pour que les plus petits jouent ou marchent, ne jamais inviter personne à dîner.
Les personnes les plus touchées par le surpeuplement sont, sans surprise, les pauvres. Le surpeuplement touche 939 700 personnes dans le parc locatif privé et 767 000 ménages dans le parc social. Plus surprenant, 466 000 ménages en sont victimes parmi les propriétaires.

D’après un article du Monde.fr

La Fondation Abbé Pierre était le sujet d’une émission France Info Junior :