Catégorie : Vers une nouvelle école ?

Voilà qui ne va pas dans le bon sens !

Le budget des fonds sociaux des établissements, porté à 59 millions d’euros par le précédent gouvernement et maintenu à ce niveau en 2018 et 2019, sera seulement de 30,6 millions d’euros en 2020. Le motif de cette baisse ? « Associée à la mobilisation de reliquats de subventions versées par le MENJ au titre des années antérieures et apparaissant non consommées dans la trésorerie des EPLE, la dotation de 30 670 976 € permettra de maintenir les aides sociales à hauteur de l’exécution 2018.» (Extrait du bleu budgétaire, budget éducation nationale et de la jeunesse). Autrement dit : pourquoi donner autant alors que les établissements n’utilisent pas le fond prévu ? Une logique purement comptable, donc…
Anticipant des baisses éventuelles de crédits, les chefs de nombreux établissements ont fait des réserves de fonds sociaux, alors même que les difficultés des familles les plus pauvres n’ont pas diminuées, au contraire ! Il faut donc veiller à ce que ces crédits soient épuisés, ou quasiment, d’une année sur l’autre dans chaque établissement, ce qui doit être le rôle des conseils d’administration, je pense. Ou alors, il faut reprendre le reliquat des établissements excédentaires pour le distribuer aux établissements ayant tout utilisé justement.

D’après une tribune de Jean-Paul Delahaye, auteur du rapport « Grande pauvreté et réussite scolaire, le choix de la solidarité pour la réussite de tous » publiée sur Mediapart.

Faire de l’histoire avec du boudin et des choux… Je n’y avais pas pensé !

Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 est un film franco-suisse réalisé par Alain Tanner en 1976. Il nous raconte les destins de quatre couples dans le canton de Genève, après Mai 68, dont un professeur d’histoire et une caissière travailleuse frontalière (Miou-Miou). C’est un film aujourd’hui difficile à regarder, à l’idéologie soixante – huitarde très affirmée. J’ai cependant sélectionné plusieurs extraits montrant le professeur d’histoire en cours, car la pédagogie dont il fait preuve m’a semblé intéressante et puis commencer par une réflexion sur le temps m’a rappelé le nouveau programme de lycée…

Une tribune intéressante

Ma femme a signalé sur son blog une tribune de François Sauvageot, un professeur de mathématiques enseignant en classe préparatoire. Elle traite de la réforme du bac et des enseignements au lycée et a le mérite de poser de bonnes questions, il me semble. J’en retiens notamment ceci, avec lequel je suis immensément d’accord : « les attentes (voire les exigences) du supérieur me paraissent indécentes ! Tout comme l’idée que le lycée doive être une formation au supérieur. C’est au supérieur de s’adapter aux jeunes qui arrivent ! Le lycée quant à lui devrait garantir une formation citoyenne et l’épanouissement. Je ne vois guère d’épanouissement dans la dérive anxiogène de Parcoursup où la seule liberté est celle de choisir avec quelle balle on va se tirer dans quel pied. Parcoursup dont les premières réponses sont, en masse, des réponses négatives, faute d’avoir eu le temps de réfléchir à tout cela. Les jeunes devraient avoir un projet dès la Seconde ? Avoir des passions ? Je veux dire des passions scolaires ? Et de cocher les bonnes spécialités, les bonnes options dès la Seconde… en oubliant les contenus, les apprentissages ? Combien de classes absentes (au moins par l’esprit) en cette fin d’année en Terminale ? Prenons le temps de la réflexion, du recul, et de l’accomplissement. Si le bac n’est qu’un papier et non un contenu, on peut l’acheter, le falsifier ou le donner… et alors autant le supprimer. S’il a un sens en terme de contenu, alors comment peut-on en arriver à ne pas en tenir compte pour l’orientation dans le supérieur ?«