Catégorie : Cinéma

Un film sur la vie de Simone Veil

Le 23 février 2022 sortira le film Simone. Le voyage du siècle d’Olivier Dahan. Ce film retrace la vie et les combats de Simone Veil (1927-2017) : son combat pour la légalisation de l’IVG et le droit des femmes à disposer de leur corps, son engagement au service de la construction européenne, son expérience des camps de la mort nazis et sa lutte résolue contre l’antisémitisme et toutes les formes d’intolérance. En attendant le dossier pédagogique qui paraitra en novembre 2021, le site Zéro de Conduite propose un dossier de présentation qui dévoile de premiers éléments sur ce film intéressant pour les élèves de lycée.

Un film sur la dernière ordalie ordonnée en France

En 1977, Ridley Scott réalisa Les Duellistes, magnifique récit historique relatant l’opposition de deux officiers français à travers une série de duels sur une décennie au début du 19e siècle. Près de 45 ans plus tard, il  donne à voir un nouveau duel historique. Adapté du roman Le Dernier duel : Paris, 29 décembre 1386 d’Éric Jager, The Last Duel raconte l’histoire vraie du chevalier Jean de Carrouges affrontant son rival Jacques Le Gris en duel judiciaire (ou ordalie) pour laver l’honneur de sa femme Marguerite de Thibouville qui accusa Jacques Le Gris de l’avoir violée durant l’absence de son mari.
Le film sortira en salle le 13 octobre prochain.

Jean-François Stévenin (1944 – 2021)

L’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin est décédé mardi 27 juillet. Réalisateur de trois films (Passe montagne, Double messieurs et Mischka), il était aussi un acteur prolifique, ayant joué dans des films très différents.
Travaillant sur l’économie du cinéma en HEC, il découvrit les plateaux de cinéma lors d’un stage à Cuba sur la production laitière, durant ses études. En 1968, il devint assistant d’Alain Cavalier sur le tournage de La Chamade. En 1970, lors du tournage de Out 1, de Jacques Rivette, il tourna une première scène qui fut gardée au montage puis  enchaîna avec plusieurs films de Truffaut dont L’argent de poche, en 1976, qui lança sa carrière.
Dans les années 1980, il tourna sous la direction de nombreux réalisateurs comme Jean-Luc Godard, Bertrand Blier, Catherine Breillat, Jean-Pierre Mocky. Puis viendront les films à plus grand succès comme Le Pacte des loups ou encore L’Homme du train réalisé par Patrice Leconte.
Je l’ai particulièrement apprécié dans le film fleuve sur la Révolution française de Robert Enrico ou encore Le Bossu de Philippe de Broca.

Bertrand Tavernier (1941 – 2021)

Né en à Lyon, la ville des frères Lumières, Bertrand Tavernier est le fils de René Tavernier, résistant et écrivain, qui publia Eluard et Aragon, ce dernier vivant à l’étage au-dessus de la famille, avec sa femme Elsa Triolet, durant la guerre. Il a donc grandi dans un milieu culturel et humaniste, auxquels ses films firent souvent référence.
Passionné de cinéma depuis ses douze ans, il fréquenta la Cinémathèque une fois à Paris, créa un Ciné-club en 1961, collabora aux Cahiers du cinéma et devint assistant réalisateur sur le tournage de Léon Morin prêtre (1961) de Jean-Pierre Melleville. Il fut aussi attaché de presse pour Stanley Kubrick sur 2001 : l’Odyssée de l’espace (1968), Orange mécanique (1971) et Barry Lyndon (1975).
Il réalisa son premier long métrage, L’Horloger de Saint-Paul, d’après L’Horloger d’Everton de Simenon, en 1974. Bertrand Tavernier tourna ensuite, entre autres, de nombreux films historiques, sur des périodes très différentes.
Il réalisa enfin un documentaire en 2016, Voyage à travers le cinéma français, devenu une série à la télévision. Voyageant à travers le cinéma de 1930 à 2008, le film de plus de trois heures compile 594 extraits couvrant 94 longs métrages, choisis et commentés par ce réalisateur-cinéphile.
Voici les films que j’aime de ce réalisateur, sans doute mon préféré.
Que la fête commence… (1975), sur la Régence.
Un dimanche à la campagne (1984) se déroulant à la veille de la Première Guerre mondiale.
La Passion Béatrice (1987) : LE film sur le Moyen – Age selon moi.
La vie et rien d’autre (1989) sur le traumatisme de la première Guerre mondiale.
L.627 (1992), un extraordinaire film sur le métier de policier, qui m’a fait hésiter un temps sur mon orientation professionnelle.
La fille de d’Artagnan (1994). Un bon film de cape et d’épée avec de formidables acteurs.
Capitaine Conan (1996). Un film dur et terrible sur la Première Guerre mondiale.

On pourra lire ici un portrait de lui paru dans le magazine L’Histoire n°374, en 2012.

Jean – Claude Carrière (1931 – 2021)

Il y a beaucoup d’oeuvres de Jean – Claude Carrière que j’apprécie fortement  : La controverse de Valladolid, pièce qu’il a écrite puis adaptée pour la télévision, son adaptation de Bouvard et Pécuchet de Flaubert, pour la télévision également. Au cinéma, j’ai aimé son travail sur Le Tambour, Le Retour de Martin Guerre, Danton, Le retour de Casanova ou Le Hussard sur le toit

Claude Brasseur (1936 – 2020)

Pour moi, Claude Brasseur était surtout le Fouché du Souper de Jean-Claude Brisville. Dans cette archive, ces deux monstres du théâtre et du cinéma, parlent de cette pièce de théâtre et d’autres choses encore.

Ci-dessous, un document étonnant : la rencontre entre Claude et Pierre Brasseur, orchestrée par Patrick Sébastien pour l’émission De l’autre coté du miroir, en 2003 ou 2004. Ce que dit Claude Brasseur à la fin, sur ses retrouvailles avec son père après sa mort, est intéressant.

Sean Connery (1930 – 2020)

On ne peut qu’être impressionné devant le nombre de films auxquels a participé cet acteur de 1950 à 2003. Il est bien sûr connu pour son interprétation de James Bond durant sept aventures entre 1962 et 1983, mais en ce qui me concerne, il est surtout Robin des bois (La Rose et la flèche en 1976) , le Chevalier vert (L’épée du vaillant en 1984), Guillaume de Baskerville (Le nom de la rose en 1986) et évidemment Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez (Highlander en 1986) ou encore le roi Arthur et Richard Coeur de Lion (merci Pierrick, pour la correction !) (Robin des bois, prince des voleurs en 1991 et Lancelot, le premier chevalier en 1995).

Un film sur la guerre d’Algérie et ses mémoires bientôt au cinéma

Le film Des hommes de Lucas Belvaux, adaptation du roman de Laurent Mauvignier (Éditions de Minuit, 2009), sortira le 11 novembre prochain. Lucas Belvaux y explore l’histoire et les mémoires de la Guerre d’Algérie, à travers le destin de quelques appelés dans la France d’hier et d’aujourd’hui. Le site Zéro de conduite propose un dossier pédagogique, plutôt de niveau lycée, à télécharger ici.