Catégorie : Cinéma

Un film sur la Première Guerre mondiale en janvier prochain

Un élève de troisième m’a signalé la sortie d’un film qui m’avait échappé sur la Première Guerre mondiale, réalisé par l’américain Sam Mendes. Basée sur une histoire que lui a raconté son grand-père qui a combattu deux ans dans les Flandres pendant la Première Guerre Mondiale, 1917 aura la particularité d’être monté comme un unique plan séquence, tourné uniquement en extérieur.
Deux jeunes soldats britanniques se voient assigner une mission mortelle. Porteurs d’un message qui doit empêcher une attaque éventée par l’ennemi et la mort de centaines de soldats, dont le frère de l’un d’eux, ils se lancent dans une véritable course contre la montre à travers le champs de bataille.

Si comme cela, l’histoire ne me semble pas très crédible, la prouesse technique doit être intéressante à voir. Et pour les élèves, c’est une mise en image de l’horreur et de l’absurdité de cette guerre.

J’accuse de Roman Polanski

Dans son J’accuse, Roman Polanski raconte l’Affaire Dreyfus du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, a découvert que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées et a choisi, au péril de sa carrière, de réhabiliter Alfred Dreyfus et d’identifier les vrais coupables. Le site Zéro de conduite propose un dossier pédagogique sur le film qui va sortir en salle le 13 novembre prochain.

Monsieur, il y aura bien un 2 ?

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Ce matin, les troisièmes sont allées voir Siddarth dans le cadre de collège au cinéma. La fin abrupte les a déstabilisés, habitués qu’ils sont au happy end américain…
Le dossier d’exploitation du film est disponible ici.
Fin 2013, alors qu’il devait retourner aux États-Unis pour travailler sur un film de science-fiction, le réalisateur Richie Mehta fut bloqué à Delhi pour cinq semaines à cause de l’éruption d’un volcan islandais qui empêchait le trafic aérien. C’est là qu’un conducteur de pousse-pousse musulman lui raconta cette histoire :
« Le chauffeur m’a demandé si j’étais originaire du Pendjab. Je lui ai répondu que mon père y était né. Alors il m’a demandé si je savais où se trouvait Dongri. Non, ai-je répondu. Qu’est-ce que c’est? C’est un quartier? Alors il m’a rétorqué qu’il ne savait pas exactement, mais que c’était là-bas qu’il avait probablement perdu son fils. Il ne savait pas épeler le nom de son fils, il n’avait pas non plus de photos de lui. Il ne savait même pas comment s’y prendre pour déposer une main courante au commissariat. Cela faisait un an que son fils avait disparu et qu’il demandait de l’aide aux passagers de son pousse-pousse, ne pouvant pas se permettre de prendre un seul jour de congé pour partir à sa recherche. Il avait une femme et un autre enfant. Je lui ai demandé son numéro de téléphone mais il n’en avait pas. Il m’a donné le numéro d’un voisin. Quand j’ai raconté l’histoire à Rajesh [Tailang, l’acteur principal et coauteur du scénario], il s’est souvenu d’une chose qui lui était arrivée au Pakistan. À l’hôtel où il était descendu pour la tournée d’une pièce de théâtre dans laquelle il jouait, au lieu d’une bible posée sur la table de nuit, il y avait un album de photos de gens qu’on pouvait commander, des hommes, des femmes, des enfants. Il était abasourdi qu’on puisse faire ça. Cette nuit-là je suis rentré chez moi et j’ai cherché “Dongri” sur Google, que j’ai trouvé en cinq secondes. J’ai voulu appeler le numéro que le chauffeur m’avait laissé mais il n’était même pas attribué, il avait dû se tromper. C’est ainsi que je n’ai plus jamais eu de nouvelles de cet homme qui avait perdu son fils. »

Un film sur la Révolution française

(il y a un travail à faire sur ces affiches en quatrième)

L’ambition de Pierre Schoeller était de redonner vie à la Révolution et d’en faire comprendre le mécanisme et le sens, de mettre en scène la mort d’un monde et la naissance d’un autre, ce qui est advenu en France entre le 9 avril 1789, jeudi saint, un mois avant la réunion des États généraux et jour où le roi lava pour la dernière fois les pieds des enfants pauvres de Paris, et le 21 janvier 1793, date de l’exécution de Louis XVI.
En deux heures, le film concentre donc les images, les discours, les figures et les­ conflits dans un spectacle exigeant guidé par un souci de fidélité aux sources.
Le réalisateur a été interrogé par l’historien Patrick Boucheron au sujet du film et de sa dimension historique. L’entretien est à lire ici, dans la revue en ligne Entre Temps.
De son côté, le site Zéro de conduite propose de nombreuses pistes d’exploitation pédagogiques possibles du film ici.