Étiquette : Inégalité devant la santé

Un vaccin contre Ebola utilisé en République démocratique du Congo

Un vaccin expérimental contre Ebola pourrait être déployé dès lundi 21 mai en République démocratique du Congo.
Mis au point par le laboratoire pharmaceutique Merck en 2016, le vaccin s’est révélé efficace lors d’essais sur les humains, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Connu sous le nom de code V920, il avait été testé en Guinée en 2015, à la fin de l’épidémie qui avait fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest. Les résultats semblent très prometteurs : sur les quelque 6000 personnes vaccinées,dont près de 200 enfants, aucune n’a contracté la maladie dans les semaines suivant la vaccination, les participants ayant été sélectionnés sur la base de leur proximité avec un patient infecté.
L’OMS dispose aujourd’hui de 4000 vaccins, mais au moins 300 000 autres doses sont disponibles. Ces vaccins ont été fabriqués à la suite d’un accord passé avec Gavi, une organisation internationale dont l’objectif est de favoriser l’accès des pays pauvres aux vaccins. En janvier 2016, elle s’était engagée à verser 5 millions de dollars au laboratoire américain en contrepartie de la création d’un stock d’urgence.
L’OMS a pour le moment comptabilisé 39 cas suspects, probables ou confirmés de fièvre Ebola entre le 4 avril et le 13 mai. Sur ces cas-là, 19 ont été mortels. Près de 400 personnes ayant été en contact avec les malades ont été placées en observation. Elles devraient être les premières à recevoir le vaccin, ainsi que le personnel soignant, l’objectif étant de limiter au maximum le risque de diffusion.

D’après un article du Monde.fr

 

Résurgence du virus Ebola en République démocratique du Congo

Cette nouvelle épidémie a déjà tué 17 personnes sur 21 cas de fièvre avec des signes hémorragiques, a indiqué mardi le ministère de la Santé. La maladie a été détectée dans une zone de forêt équatoriale, frontalière du Congo-Brazzaville, et située à environ 600 km au nord-ouest de Kinshasa. L’épidémie en République démocratique du Congo est la neuvième depuis la découverte du virus Ebola sur son sol en 1976.

Il y a des choses que je ne comprends pas !

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Avec 226 000 praticiens en activité au 1er janvier 2018, soit 10 000 de plus qu’en 2012, la France n’a jamais compté autant médecins. Ces chiffres viennent d’un rapport de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees).
Si le nombre global de médecins a crû de 4,5 % entre 2006 et 2012, en raison notamment d’un desserrement régulier du numerus clausus à l’issue de la première année de médecine, le nombre de généralistes libéraux a baissé de 3,5 % (+ 0,7 % tous modes d’exercice confondus). Au cours de cette même période, le nombre de spécialistes salariés a pour sa part bondi de 13,9 %. 15 % de ces 8600 nouveaux inscrits sont des médecins à diplôme étranger, dont les deux tiers sont des spécialistes salariés, exerçant notamment dans les petits hôpitaux qui peinent à recruter certaines spécialités.
Selon les calculs de la Drees, près de 5,7 millions de Français, soit 8,6 % de la population, résidaient en 2016 dans une commune « sous-équipée » en médecins généralistes, c’est-à-dire avec une accessibilité à des praticiens inférieure de 30 % à la moyenne nationale. Au total, 9142 communes sont dans cette situation.
Les principales zones concernées sont sans surprise les communes rurales périphériques des grands pôles urbains ou les communes hors influence des pôles, Plus étonnant, des espaces urbains sont également touchés. Un quart de la population habitant dans une commune sous équipée en médecins généralistes vit dans un pôle urbain, dont près de 18 % dans l’unité urbaine de Paris.
Cette étude contredit plutôt l’idée communément admise que la France manque de médecins, et notamment de spécialistes.

 

Un aménagement peut-être plus urgent que celui du village olympique ?

 

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Seules les stations en vert sont accessibles en autonomie

Bertrand Lambert a découvert cette carte en préparant une émission de « Parigo », diffusée le 28 avril sur France 3 Paris Ile-de-France, deux jours avant la journée mondiale de la mobilité et de l’accessibilité. Si le métro est ancien, ce n’est pas une raison pour expliquer que seule la ligne 14 – la plus récente – est équipée d’ascenseurs, de passages élargis, de voitures à plancher plat et de plain-pied avec le quai, ainsi que du personnel formé à l’accompagnement des personnes à mobilité réduite. Car le métro de Madrid est ancien lui aussi, et toutes les stations y sont accessibles.
Les utilisateurs de fauteuil roulant peuvent aujourd’hui emprunter « l’ensemble du réseau Bus parisien (63 lignes), plus de 70% du réseau bus de banlieue (soit plus de 200 lignes), 63 gares RER sur les 65 que compte le réseau RATP, l’ensemble des lignes de tramway ainsi que la ligne 14 du métro », explique la RATP sur son site.

D’après un article de Francetvinfo.

 

Bientôt une couverture santé pour le Cameroun ?

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Le Cameroun veut se doter d’une couverture santé universelle, ce qui serait une avancée exceptionnelle pour la santé dans le pays.
Selon le Bureau international du travail, moins de 2% de la population camerounaise bénéficie en effet pour le moment d’une assurance maladie. L’accès aux soins est difficile car 37% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le prix des médicaments dans les pharmacies est dissuasif, et du coup la «médication de rue» est prospère. Contrefaçons et faux médicaments s’y côtoient allègrement. Selon l’OMS, un tiers des ménages africains doit s’endetter pour se soigner.
Mais pour financer le système, les pouvoirs publics ont besoin de trouver 1300 milliards de francs CFA, soit près de 2 milliards d’euros. Pour financer cela, l’Etat camerounais veut percevoir des cotisations sociales des travailleurs. Le ministre de la santé veut même faire participer le monde agricole, le plus gros secteur d’activité du pays, avec 80% des actifs.
Cette couverture devrait concerner 185 interventions et maladies pour lesquelles seront réglementés le prix de la consultation et celui des médicaments prescrits, mais également les interventions des prestataires.
40% des soins qui seront concernés touchent les mères et les enfants. Chaque année, 4000 à 5000 femmes meurent en effet en couche au Cameroun, faute de pouvoir payer les soins.
En 2006, une précédente tentative d’installer une couverture universelle dans le pays s’était toutefois soldée par un échec.

D’après un article du blog Géopolis.

Les inégalités face à la santé en Afrique

Etre admis dans un hôpital reste inaccessible pour des centaines de milliers de personnes en Afrique subsaharienne. D’autre part, dans de nombreux pays, les malades qui n’ont pas les moyens de régler leurs factures médicales sont retenus dans les hôpitaux jusqu’au solde de la facture. La pratique est si courante qu’elle semble «normale» pour les malades qui pensent à tort que les hôpitaux ont le droit de le faire.
L’étude publié par l’Institut royal britannique Chatam House précise ainsi que des centaines de milliers de personnes seraient concernées avec une majorité de femmes. Alors qu’elles accouchent le plus souvent à domicile en Afrique, certaines femmes se retrouvent parfois obligées d’aller à l’hôpital pour une césarienne ou un traitement d’urgence. Pauvres et vulnérables, elles sont alors retenues avec leur bébé jusqu’au paiement de la facture.
Dans un hôpital de Nairobi au Kenya, de nombreuses femmes retenues après un accouchement ont eu des rapports sexuels payants avec des médecins pour régler ce qu’elles devaient.
Quand la famille n’intervient pas pour aider les patients, c’est une Organisation Non Gouvernementale, l’église ou la mosquée locale qui rassemblent souvent les fonds pour les libérer.
En 2001, les pays africains s’étaient engagés à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé. Mais aujourd’hui, six d’entre eux seulement (Botswana, Burkina Faso, Malawi, Niger, Rwanda et Zambie) ont atteint cet objectif. Le Rwanda a même réussi à mettre en place un système national d’assurance maladie qui profite à 91% des habitants. Dans le reste des pays africains, moins de 8% de la population bénéficie d’une couverture maladie selon l’Organisation Mondiale de la Santé, alors que l’Afrique abrite un quart des malades dans le monde. La part dans les dépenses mondiales de santé du continent est inférieure à 1% et il fabrique moins de 2% des médicaments consommés par la population. Une majorité d’Africains, en particulier les classes moyennes et défavorisées, dépendent de services publics sous-financés tandis qu’une minorité a accès à des soins de qualité dans le privé, parfois dans un autre pays.

D’après un article de France Info