Étiquette : Inégalité devant la santé

Une grave pénurie d’eau potable à Mayotte

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.
Les ressources superficielles, qui proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 %.
Les conséquences : des communes sans eau courante où des mesures de rationnement ont été mises en place (les jours de distribution il faut aller remplir des seaux à des points d’eau) ; des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties.
Le 4 février, la ministre de l’outre-mer et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves.
Devant les interrogations du collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, la préfecture a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat ! Rappelons que Mayotte est un département et que la France est dite une république « indivisible », c’est -à-dire où un droit uniforme s’applique de matière identique sur tout le territoire… Il semblerait que le gouvernement français a oublié la signification de ce morceau de la devise !

D’après un article du Monde.fr

Inégalité face à la santé en France

Si 92% des Français disposent d’une complémentaire santé en 2016, ce taux était de 93% en 2015 et de 94% en 2013, selon la fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim). La renonciation à une complémentaire santé est particulièrement marquée chez les plus modestes, malgré la réforme de l’aide à la complémentaire santé. Ainsi, selon la Fnim, si les Français disposent d’une mutuelle au-delà de 50 000 € de revenus annuel, ce taux tombe à 84% pour ceux qui gagnent moins de 20 000 €.
37 % des Français ont renoncé à des soins pour des raisons économiques, au cours des deux dernières années. Un score inchangé depuis 2014. Selon le sondage réalisé par la Fnim, 49% des assurés gagnant moins de 20 000 € ont renoncé à se soigner pour des raisons financières, un chiffre qui tombe à 28% chez ceux gagnant plus de 40 000 €.

D’après un article du Figaro.fr

Samedi 19 novembre : journée mondiale des toilettes

L’ONU, à l’initiative de cette journée, rappelle que 2,4 milliards de personnes vivent encore sans installations sanitaires améliorées. Une personne sur dix n’a d’autre choix que de faire ses besoins en plein air.
L’assainissement inadéquat et l’eau insalubre occasionnent des diarrhées qui tuent 315 000 enfants et 800 000 adultes chaque année et sont liées à 50% des cas de dénutrition infantile. L’assainissement inadéquat et l’eau insalubre sont responsables de millions de cas de choléra, de diarrhée, de dysenterie, d’hépatite A, de poliomyélite et de typhoïde.
Dans de nombreux pays, les maladies causées par le manque d’assainissement et d’hygiène entraîneraient ainsi chaque année une perte de productivité pouvant atteindre 5% du PIB. La transmission des maladies, causée essentiellement par un assainissement et une hygiène médiocres, représenterait 17% des décès attribuables au lieu de travail. À l’échelle mondiale, affirme l’ONU, l’absence d’assainissement et l’eau insalubre font ainsi perdre chaque année 260 milliards de dollars dans de nombreux secteurs économiques, notamment celui de la santé.
L’Inde et les pays subsahariens sont parmi les États où l’accès à une toilette est extrêmement difficile. Dans ces pays, plus de 60 % de la population n’y a pas accès. Ce taux atteint 93 % dans le Soudan du Sud.
Garantir à tous l’accès, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène d’ici 2030 est l’un des 17 objectifs de développement durable de l’ONU. La proportion de personnes qui ont accès à des installations sanitaires adéquates est passée de 54 % en 1990 à 68 % en 2015. En 25 ans, 2 milliards de personnes de plus ont eu accès à des toilettes.

D’après un article de Radio Canada.

Etre une fille dans le monde en 2016… et en 2030

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Le Fonds des Nations unies pour la population a travaillé sur l’avenir des jeunes filles qui auront 25 ans en 2030 (et qui ont donc 10 ans en 2016) pour alerter la communauté internationale sur la nécessité de leur assurer éducation et santé.

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Dans son rapport sur « L’état de la population mondiale 2016 », le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) estime à 125 millions le nombre d’enfants âgés de dix ans actuellement, dont 65 millions de garçons et 60 millions de filles. La tranche des 10-24 ans représente 1,8 milliard d’habitants de la planète sur un peu plus de 7 milliards.

Parmi ces filles de 10 ans, neuf sur dix vivent dans les pays en voie de développement, une sur cinq dans les pays les plus pauvres. Les filles ont une moindre chance que les garçons d’achever leur scolarité et courent un plus grand risque de subir un mariage forcé, le travail des enfants, les mutilations génitales et d’autres pratiques destructrices. C’est à cet âge que le monde peut basculer pour une fille : à dix ans, elle peut devenir un bien, une marchandise qui se vend et qui s’achète.

L’UNFPA rappelle ainsi que selon l’Organisation internationale du travail, 10 % des filles âgées de 5 à 14 ans consacrent au moins 28 heures par semaine aux tâches ménagères, soit deux fois plus de temps que les garçons du même âge. Et les trois quarts d’entre elles qui travaillent dans une entreprise ou des exploitations agricoles familiales ne sont pas rémunérées, soit 10 % de plus que les garçons.

Scolarisée plus longtemps, dotée d’un niveau culturel et d’une formation plus poussée, mieux soignée, plus autonome, la petite fille devenue jeune femme se mariera et aura des enfants plus tard, contrôlera mieux sa fécondité.

Etre ouvrier en France

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Selon l’Insee, la France compte 6,3 millions d’ouvriers, classés en trois catégories : qualifiés, non qualifiés et agricoles. Un chiffre en net recul par rapport aux années 1970. Alors qu’ils occupaient 40 % des emplois il y a quarante ans, ils n’en occupent plus que 21,5 % aujourd’hui.
En 2012, seuls quatre ouvriers sur dix travaillaient dans une industrie. En quinze ans, l’industrie a en effet perdu près de 1,4 million d’emplois.
Toutefois, il est parfois difficile de distinguer un ouvrier d’un employé. D’un côté, le travail des employés s’est industrialisé, standardisé. Et à l’inverse, une partie des ouvriers réalise des tâches éloignées du monde manuel.
Les ouvriers sont les premiers touchés par la précarisation de la société. Ils sont la catégorie professionnelle la plus frappée par le chômage (14,7 % en 2014) et la plus exposée aux contrats temporaires. En vingt ans, la part des contrats temporaires pour les ouvriers non qualifiés a ainsi augmenté de 22 %.
Pour la période 2000-2008, à 35 ans, l’espérance de vie d’un homme ouvrier était de 7 ans inférieure à celle d’un homme cadre.
En 2014, 28 % des ouvriers et 16 % des employés étaient sans diplôme et  42 % avaient un CAP ou un BEP. Si 22 % des ouvriers actuels ont obtenu un baccalauréat, leurs enfants sont 57% à l’obtenir (contre 85% pour les enfants de cadres). Mais cela n’empêche pas 52 % des enfants d’ouvriers de devenir ouvriers à leur tour.
Les étrangers et les immigrés sont plus nombreux chez les ouvriers que parmi les autres catégories socio-professionnelles. Ils représentent respectivement 9,7 % et 13,7 des ouvriers contre 4,2 % et 7,5 % des cadres et professions intellectuelles supérieures.

D’après un article du Monde.fr

Le gouvernement polonais veut supprimer le droit à l’avortement

La législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Pologne est pourtant l’une des plus restrictives d’Europe. issu d’un compromis entre l’Eglise et l’Etat datant de 1993, elle est autorisée dans trois cas seulement : en cas de viol ou d’inceste, de graves pathologies du fœtus, ou de risques avérés pour la vie ou la santé de la mère. Le résultat de cela : les organisations féministes évaluent entre 100 000 et 150 000 le nombre d’avortements « illégaux » annuels, chiffres qui incluent l’avortement clandestin et le « tourisme médical » vers des cliniques slovaques, tchèques, autrichiennes ou allemandes.
Le projet déposé au Parlement à l’initiative des organisations « pro-vie » veut supprimer ces exceptions. Il est la concrétisation législative d’un appel lancé en ce sens par l’Eglise polonaise en avril dernier. Le projet de loi prévoit également des peines jusqu’à cinq ans de prison pour les mères, les médecins, ou toute personne qui aiderait à pratiquer un avortement.
En signe de protestation contre cette négation de leurs droits, les organisations féministes polonaises veulent rassembler, samedi 1er octobre, une des plus grandes manifestations de femmes depuis la transition démocratique. La « manifestation noire » – couleur de l’habit des protestataires – devrait culminer lundi 3 octobre, lors d’une grève des femmes polonaises au cours de laquelle nombre d’entre elles ne devraient pas se rendre au travail pour descendre dans la rue.
Selon les dernières études d’opinion, 70 % des Polonais se prononcent pourtant pour le maintien du compromis actuel alors que 14 % pour un durcissement de la loi et 16 % pour sa libéralisation.

Le Parlement européen a décidé de débattre sur le droit des femmes en Pologne, mercredi 5 octobre.Mais aucun vote de résolution n’est prévu. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies prévoit également de se saisir de la question, les 17 et 18 octobre, à Genève.

D’après un article du Monde.fr

Des enfants déracinés

Selon un rapport de l’UNICEF, près de 50 millions d’enfants à travers le monde vivent «déracinés», après avoir été obligés de quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres, des violences et des persécutions. Fin 2015, environ 31 millions d’entre eux étaient des réfugiés et 17 millions étaient déplacés à l’intérieur de leur pays. Alors qu’ils constituent environ le tiers de la population mondiale, les enfants représentent à peu près la moitié de tous les réfugiés.
28 millions ont été chassés de chez eux par des conflits, et déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Ils ont urgemment besoin d’assistance humanitaire et d’un accès à des services vitaux. Beaucoup risquent d’être maltraités ou détenus, étant donné qu’ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d’un statut juridique précis et ne font l’objet d’aucun suivi systématique de santé.
En 2015, environ 45% des enfants réfugiés placés sous la protection de l’ONU étaient originaires de Syrie et d’Afghanistan.

D’après un article du Figaro.fr