Étiquette : Inégalité devant la santé

Essai d’un vaccin partiel contre le paludisme en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vouloir vacciner au moins 360 000 enfants africains contre le paludisme d’ici à 2020. Il s’agit du premier test grandeur nature pour le vaccin le plus avancé, mais à l’efficacité encore limitée. Toutefois, combiné à des méthodes de diagnostic, des traitements et des mesures de prévention éprouvés, comme les moustiquaires imprégnées de répulsif anti-moustique, ce vaccin pourrait sauver des dizaines de milliers de vies en Afrique. Ce programme pilote sera mené au Kenya, au Ghana et au Malawi. Le vaccin, dont le développement a débuté dans les années 80, agit au moins pendant 4 ans et demi. Quatre doses du vaccin doivent être injectées à l’enfant : lorsqu’il est âgé de 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans.

D’après un article de L’Express.

Une écoeurante bonne nouvelle ?

Un vaste essai clinique va bientôt être lancé en Afrique de l’Ouest, touchée par une épidémie qui, entre 2014 et 2016, a fait plus de 11 300 morts, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a annoncé que plus de 5000 adultes et enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’Ouest, proches de l’épicentre de l’épidémie seront recrutés.
Le virus hémorragique Ebola a été découvert en 1976 mais pendant quarante ans, il n’a provoqué que des épidémies très localisées, principalement en Afrique centrale. C’est la raison pour laquelle cette maladie, bien que très meurtrière, n’a pas provoqué un grand intérêt auprès des grands organismes de recherche du Nord ou dans l’industrie pharmaceutique et qu’aucun traitement ni vaccin n’ont été développés contre le virus.
Mais en 2014, la fièvre Ebola a commencé à se diffuser de manière incontrôlée en Afrique de l’Ouest. La crainte que l’épidémie pourrait arriver dans les pays du Nord a entrainé une mobilisation générale pour lancer des essais sur des traitements et des vaccins.
En moins de deux ans, les avancées ont été très importantes. Dès septembre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné le coup d’envoi d’essais pour tester un vaccin dans le cadre d’un projet rassemblant notamment Médecins sans frontières (MSF), les gouvernements canadien et norvégien, la fondation britannique Wellcome Trust, la Guinée et la société pharmaceutique Merck. Dans un essai mené en 2015 en Guinée, ce vaccin s’est révélé hautement protecteur selon l’OMS. Mais de nombreuses questions restent en suspens comme la durée de protection de ce vaccin, au bout de combien de temps apparaissent les anticorps et s’il protège les enfants…
Je me demande si, une fois finalisé, ce vaccin sera mis à disposition des pays d’Afrique ?

D’après un article du journal La Croix.

Une grave pénurie d’eau potable à Mayotte

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.
Les ressources superficielles, qui proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 %.
Les conséquences : des communes sans eau courante où des mesures de rationnement ont été mises en place (les jours de distribution il faut aller remplir des seaux à des points d’eau) ; des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties.
Le 4 février, la ministre de l’outre-mer et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves.
Devant les interrogations du collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, la préfecture a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat ! Rappelons que Mayotte est un département et que la France est dite une république « indivisible », c’est -à-dire où un droit uniforme s’applique de matière identique sur tout le territoire… Il semblerait que le gouvernement français a oublié la signification de ce morceau de la devise !

D’après un article du Monde.fr

Inégalité face à la santé en France

Si 92% des Français disposent d’une complémentaire santé en 2016, ce taux était de 93% en 2015 et de 94% en 2013, selon la fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim). La renonciation à une complémentaire santé est particulièrement marquée chez les plus modestes, malgré la réforme de l’aide à la complémentaire santé. Ainsi, selon la Fnim, si les Français disposent d’une mutuelle au-delà de 50 000 € de revenus annuel, ce taux tombe à 84% pour ceux qui gagnent moins de 20 000 €.
37 % des Français ont renoncé à des soins pour des raisons économiques, au cours des deux dernières années. Un score inchangé depuis 2014. Selon le sondage réalisé par la Fnim, 49% des assurés gagnant moins de 20 000 € ont renoncé à se soigner pour des raisons financières, un chiffre qui tombe à 28% chez ceux gagnant plus de 40 000 €.

D’après un article du Figaro.fr

Samedi 19 novembre : journée mondiale des toilettes

L’ONU, à l’initiative de cette journée, rappelle que 2,4 milliards de personnes vivent encore sans installations sanitaires améliorées. Une personne sur dix n’a d’autre choix que de faire ses besoins en plein air.
L’assainissement inadéquat et l’eau insalubre occasionnent des diarrhées qui tuent 315 000 enfants et 800 000 adultes chaque année et sont liées à 50% des cas de dénutrition infantile. L’assainissement inadéquat et l’eau insalubre sont responsables de millions de cas de choléra, de diarrhée, de dysenterie, d’hépatite A, de poliomyélite et de typhoïde.
Dans de nombreux pays, les maladies causées par le manque d’assainissement et d’hygiène entraîneraient ainsi chaque année une perte de productivité pouvant atteindre 5% du PIB. La transmission des maladies, causée essentiellement par un assainissement et une hygiène médiocres, représenterait 17% des décès attribuables au lieu de travail. À l’échelle mondiale, affirme l’ONU, l’absence d’assainissement et l’eau insalubre font ainsi perdre chaque année 260 milliards de dollars dans de nombreux secteurs économiques, notamment celui de la santé.
L’Inde et les pays subsahariens sont parmi les États où l’accès à une toilette est extrêmement difficile. Dans ces pays, plus de 60 % de la population n’y a pas accès. Ce taux atteint 93 % dans le Soudan du Sud.
Garantir à tous l’accès, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène d’ici 2030 est l’un des 17 objectifs de développement durable de l’ONU. La proportion de personnes qui ont accès à des installations sanitaires adéquates est passée de 54 % en 1990 à 68 % en 2015. En 25 ans, 2 milliards de personnes de plus ont eu accès à des toilettes.

D’après un article de Radio Canada.

Etre une fille dans le monde en 2016… et en 2030

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Le Fonds des Nations unies pour la population a travaillé sur l’avenir des jeunes filles qui auront 25 ans en 2030 (et qui ont donc 10 ans en 2016) pour alerter la communauté internationale sur la nécessité de leur assurer éducation et santé.

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Dans son rapport sur « L’état de la population mondiale 2016 », le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) estime à 125 millions le nombre d’enfants âgés de dix ans actuellement, dont 65 millions de garçons et 60 millions de filles. La tranche des 10-24 ans représente 1,8 milliard d’habitants de la planète sur un peu plus de 7 milliards.

Parmi ces filles de 10 ans, neuf sur dix vivent dans les pays en voie de développement, une sur cinq dans les pays les plus pauvres. Les filles ont une moindre chance que les garçons d’achever leur scolarité et courent un plus grand risque de subir un mariage forcé, le travail des enfants, les mutilations génitales et d’autres pratiques destructrices. C’est à cet âge que le monde peut basculer pour une fille : à dix ans, elle peut devenir un bien, une marchandise qui se vend et qui s’achète.

L’UNFPA rappelle ainsi que selon l’Organisation internationale du travail, 10 % des filles âgées de 5 à 14 ans consacrent au moins 28 heures par semaine aux tâches ménagères, soit deux fois plus de temps que les garçons du même âge. Et les trois quarts d’entre elles qui travaillent dans une entreprise ou des exploitations agricoles familiales ne sont pas rémunérées, soit 10 % de plus que les garçons.

Scolarisée plus longtemps, dotée d’un niveau culturel et d’une formation plus poussée, mieux soignée, plus autonome, la petite fille devenue jeune femme se mariera et aura des enfants plus tard, contrôlera mieux sa fécondité.