Étiquette : Inégalité devant la santé

Les inégalités face à la santé en Afrique

Etre admis dans un hôpital reste inaccessible pour des centaines de milliers de personnes en Afrique subsaharienne. D’autre part, dans de nombreux pays, les malades qui n’ont pas les moyens de régler leurs factures médicales sont retenus dans les hôpitaux jusqu’au solde de la facture. La pratique est si courante qu’elle semble «normale» pour les malades qui pensent à tort que les hôpitaux ont le droit de le faire.
L’étude publié par l’Institut royal britannique Chatam House précise ainsi que des centaines de milliers de personnes seraient concernées avec une majorité de femmes. Alors qu’elles accouchent le plus souvent à domicile en Afrique, certaines femmes se retrouvent parfois obligées d’aller à l’hôpital pour une césarienne ou un traitement d’urgence. Pauvres et vulnérables, elles sont alors retenues avec leur bébé jusqu’au paiement de la facture.
Dans un hôpital de Nairobi au Kenya, de nombreuses femmes retenues après un accouchement ont eu des rapports sexuels payants avec des médecins pour régler ce qu’elles devaient.
Quand la famille n’intervient pas pour aider les patients, c’est une Organisation Non Gouvernementale, l’église ou la mosquée locale qui rassemblent souvent les fonds pour les libérer.
En 2001, les pays africains s’étaient engagés à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé. Mais aujourd’hui, six d’entre eux seulement (Botswana, Burkina Faso, Malawi, Niger, Rwanda et Zambie) ont atteint cet objectif. Le Rwanda a même réussi à mettre en place un système national d’assurance maladie qui profite à 91% des habitants. Dans le reste des pays africains, moins de 8% de la population bénéficie d’une couverture maladie selon l’Organisation Mondiale de la Santé, alors que l’Afrique abrite un quart des malades dans le monde. La part dans les dépenses mondiales de santé du continent est inférieure à 1% et il fabrique moins de 2% des médicaments consommés par la population. Une majorité d’Africains, en particulier les classes moyennes et défavorisées, dépendent de services publics sous-financés tandis qu’une minorité a accès à des soins de qualité dans le privé, parfois dans un autre pays.

D’après un article de France Info

L’épidémie de peste ralentit à Madagascar

Le nombre de nouveaux cas de peste est en baisse à Madagascar depuis plusieurs semaines, selon les données publiées par le ministère malgache de la Santé publique, qui a recensé 2348 cas au total, dont 202 mortels entre le 1er août et le 22 novembre.
Voilà trois décennie que l’île de Madagascar est sujette à des épidémies saisonnières, généralement de septembre à avril, mais l’épidémie qui a débuté début août 2017 se distingue du fait de sa rapide propagation aux grandes zones urbaines, notamment dans la capitale Antananarivo, ce qui multiplie les chances de contamination par la bactérie.
Transmissible par la toux, la peste pulmonaire peut être fatale en seulement 24 à 72 heures chez l’homme. La forme bubonique est, elle, moins dangereuse.

D’après un article de Jeune Afrique

55% de la population mondiale vit sans protection sociale

Un rapport de l’organisation internationale du travail indique que 4 milliards d’humains sont dépourvus de sécurité sociale et de protection en matière de vieillesse et chômage.
Plus de quatre milliards d’hommes et de femmes, soit 55% de la population mondiale, ne bénéficient d’aucune forme de protection sociale comme l’accès aux soins gratuit, les prestations de maternité, les soutiens à l’enfance et aux familles, les aides aux chômeurs, aux personnes âgées et aux handicapés. Seuls 29% de la population mondiale a accès à une protection sociale globale.
Les enfants, en particulier, sont moins de 35% dans le monde à bénéficier d’un système de protection. Les autres grands oubliés sont les chômeurs (21,8% d’entre eux bénéficient d’une couverture) et les handicapés lourds (27,8% sont aidés). Les personnes âgées paraissent moins dépourvues puisque 68% d’entre elles bénéficient d’une prestation vieillesse ou d’une retraite. Pourtant, beaucoup d’entre elles vivent dans la pauvreté, souligne le rapport de l’organisation internationale du travail.

D’après un article du Figaro.fr

20 novembre : journée des droits des enfants

Pages de affiches_droits_lapinscretins_unicef_0

Cette année, les Lapins Crétins s’engagent pour les droits des enfants. Voilà qui me les rendrait presque sympathiques !

Vous trouverez ici des fiches pour travailler avec les plus jeunes sur le sujet des droits des enfants.

Et ci-dessous, une émission de France Info Junior sur le sujet :

 

De nouveau la peste à Madagascar

96ad9f5991f874e96cb37ad70b242c96095eb0b8

La peste, endémique à Madagascar, touche en moyenne 500 personnes par an sous sa forme bubonique transmise par les rats et cantonnée aux zones rurales des Hautes Terres. Mais une fois qu’elle a infecté les poumons d’un malade, la bactérie se propage d’homme à homme par voie aérienne (la toux) et c’est ainsi qu’elle a atteint les deux plus grandes agglomérations de l’île, faisant 124 morts depuis le mois d’août.
Découverte à temps, la forme bubonique se soigne avec des antibiotiques, mais la forme pneumonique, une des maladies infectieuses les plus meurtrières, peut être fatale en seulement 24 heures.
Une course contre la montre s’est engagée pour retrouver toutes les personnes ayant été en contact avec les pestiférés. On estime que, pour chaque cas détecté, il faut contrôler 20 personnes. Jusqu’à présent, moins de 30 % des « contacts » avec les 1192 personnes infestées ont été identifiés.
La bactérie responsable de la peste, Yersinia pestis, ne s’éteint pas avec le décès du malade. Personne n’est capable de dire combien de temps la bactérie peut persister dans le corps, même enterré. Plusieurs mois, plusieurs années ? Cela dépend des conditions d’humidité et des nutriments présents dans le sol.
Pour faire disparaître Yersinia, il faudrait donc incinérer les cadavres des morts de la peste, mais cela se heurte aux pratiques culturelles fortement ancrées. Ces pratiques constituent elle-même un facteur aggravant de la propagation de l’épidémie avec les rites d’exhumation et de retournement des morts, le famadihana. Des vols de cadavre se sont produits, des malades ont fui les centres avant la fin du traitement. Pour rassurer les familles, l’Organisation mondiale de la santé a dû proposer un nouveau protocole qui permet de pratiquer les cérémonies funéraires traditionnelles dès lors que le mort a été désinfecté et placé dans un sac étanche.

D’après un article du Monde.fr

Une bonne nouvelle contre Ebola

Deux vaccins expérimentaux contre le virus Ebola se sont avérés prometteurs pour protéger de la fièvre hémorragique pendant au moins un an, selon les résultats d’un essai clinique mené dans le cadre d’une collaboration de recherche clinique entre les États-Unis et le Liberia, connue sous le nom de Partenariat pour la recherche sur le virus Ebola au Liberia.
L’essai a porté sur 1500 personnes au Liberia. Les participants ont reçu l’un des deux sérums en cours de test ou un placebo.
Après un mois, 84 % des patients vaccinés avec le rVSV-ZEBOV ont développé des anticorps. Après un an, 80 % d’entre eux étaient toujours protégés. Pour le cAd3-EBOZ, 71 % ont développé des anticorps après un mois et 64 % étaient toujours protégés à la fin de l’essai.
Après avoir reçu le vaccin, certaines personnes ont ressenti « des effets secondaires légers ou modérés, comme des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fièvre et de la fatigue », précise le rapport.
Le premier vaccin, rVSV-ZEBOV, a été conçu par des scientifiques du gouvernement canadien et est maintenant sous licence des laboratoires Merck, Sharp et Dohme Corporation. Le deuxième vaccin, cAd3-EBOZ, a été développé par le Centre de recherche sur les vaccins de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses et GlaxoSmithKline.

D’après un article du Monde.fr

L’épidémie de choléra progresse au Yémen

Yemen_(orthographic_projection)

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million au Yémen. Près de 2000 personnes en sont déjà mortes depuis fin avril et 5000 personnes contractent la maladie chaque jour dans ce pays où des millions de personnes sont privées d’eau potable et de soins. Plus de 41% des malades sont des enfants.