Étiquette : Inégalité devant la santé

Les pays où il fait bon vivre pour les enfants

Dans un rapport récent, l’ONG Save the Children dresse la liste des pays les plus favorables et les plus dangereux pour les enfants, en fonction de la manière dont leurs droits sont protégés ou non et dont ils sont ou non privés de leur enfance. Voici, selon l’ONG, les 10 pays les plus favorables aux droits des enfants :
1.Norvège et Slovénie (ex aequo)
3. Finlande
4. Pays-Bas et Suède (ex aequo)
6. Portugal
7. Irlande
8. Island et Italie (ex aequo)
10. Belgique, Chypre, Allemagne et Corée du Sud (ex aequo)

Save the Children s’est appuyée sur différents critères pour établir son classement : le taux de mortalité infantile, la malnutrition, le taux de scolarisation, le travail des enfants, le taux d’enfants mariés, le taux de natalité des adolescentes, le taux d’homicides des enfants ou encore le pourcentage de la population déplacée.
Selon cet indice, intitulé «La fin de l’enfance», les taux de mortalité infantile les plus élevés se trouvent en Afrique subsaharienne, où les soins médicaux élémentaires sont souvent indisponibles, trop lointains pour être accessibles, ou trop chers. En Angola, en Centrafrique, au Tchad, au Mali, au Nigéria, au Sierra Leone et en Somalie, plus de 10% des enfants n’atteindront pas leur cinquième anniversaire. C’est 40 fois le taux de mortalité avant 5 ans de la Finlande, du Japon, de la Norvège ou de Singapour. À noter que la France se classe 14e .

Dans un autre rapport récent sur le bien-être des enfants, concentré sur les pays riches, Innocenti, centre de recherche de l’Unicef, a classé 41 pays de l’Union européenne et de l’OCDE selon neuf critères : réduction de la pauvreté et de la faim, bonne santé et bien-être, éducation, accès à un travail décent et à la croissance économique ou encore réduction des inégalités. Les pays du Nord de l’Europe sont en tête et la France arrive en 19e position. Ce rapport souligne que notre pays obtient son meilleur classement à la 7e position avec l’Objectif 2 d’éradiquer la faim et le plus mauvais, en 34e position, avec l’Objectif 10 de réduction des inégalités. Ce résultat s’explique par les mauvaises performances de la France soulignées par l’enquête Pisa sur l’impact du milieu social sur les résultats scolaires.

D’après un article de Slate.fr

51 millions d’Américains sans couverture maladie d’ici 2026

Le projet de réforme du système de santé américain, voulu par le président Trump, privera de couverture maladie 14 millions de personnes supplémentaires dès 2018 et 23 millions en 2026, selon un rapport publié mercredi 24 mai par le bureau du budget du congrès.
Si la réforme était adoptée, le nombre de personnes sans couverture maladie atteindrait 51 millions en 2026 aux États-Unis, contre 28 millions si la loi emblématique de la présidence de Barack Obama était maintenue en place.
Son adoption permettrait de réduire de 119 milliards de dollars (106 milliards d’euros) le déficit public américain entre 2017 et 2026.
Ce nouveau projet de loi a été adopté de justesse par la Chambre des représentants le 4 mai et il doit désormais être examiné et voté par le Sénat avant d’être promulgué.

D’après un article du Monde.fr

Le retour d’Ebola, déjà

001-oc3ma-preview_1_512_612

Un nouveau foyer du virus Ebola a été détecté dans des villages du nord de la République Démocratique du Congo. Dans la région forestière dense du Bas-Uélé, trois personnes sont mortes et six autres sont malades, présentant toutes les symptômes de la fièvre hémorragique mortelle.
La première victime, un homme de 45 ans, est décédée le 22 avril dernier. Le chauffeur de taxi qui l’a conduit à l’hôpital a succombé peu après. Selon l’OMS, 25 personnes ayant été en contact avec ce premier patient sont sous surveillance.
La zone de Likati, où se situent les villages touchés, est perdue dans la forêt équatoriale. Il faut compter deux à trois jours de route pour l’atteindre depuis Kinshasa, la capitale, en raison du manque d’infrastructures dans ce pays grand comme cinq fois la France. Le point positif est que la maladie risque peu de s’étendre. Mais d’un autre côté, l’acheminent de médicaments, de médecins et matériel médical est lui aussi freiné par l’éloignement.
La République Démocratique du Congo a connu huit poussées d’Ebola depuis 1976, très limitées géographiquement, en raison de la faible mobilité des habitants. Au total, près de 800 personnes ont trouvé la mort durant ces épidémies.

D’après un article de La Croix.

Une épidémie de choléra s’annonce au Yémen

bombardements-guerre-civile-que-se-passe-t-il-au-yemen

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a dénombré plus de 780 cas de choléra ou de diarrhée sévère dans le pays depuis mars, selon un communiqué publié le 9 mai.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) annonce 2022 cas de diarrhée sévère dans neuf provinces du Yémen entre le 27 avril et le 7 mai.
Mais ce qui semble bien être une épidémie a déjà fait au moins 34 morts en une période de seulement onze jours au Yémen, pays déchiré par la guerre depuis plus de deux ans ( les combats ont fait plus de 7700 morts et 42 500 blessés depuis mars 2015).
D’autre part, des millions de personnes sont menacées de famine dans le pays.
Le choléra est provoqué par l’absorption d’eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie Vibrio cholerae, présente dans les matières fécales.

Essai d’un vaccin partiel contre le paludisme en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vouloir vacciner au moins 360 000 enfants africains contre le paludisme d’ici à 2020. Il s’agit du premier test grandeur nature pour le vaccin le plus avancé, mais à l’efficacité encore limitée. Toutefois, combiné à des méthodes de diagnostic, des traitements et des mesures de prévention éprouvés, comme les moustiquaires imprégnées de répulsif anti-moustique, ce vaccin pourrait sauver des dizaines de milliers de vies en Afrique. Ce programme pilote sera mené au Kenya, au Ghana et au Malawi. Le vaccin, dont le développement a débuté dans les années 80, agit au moins pendant 4 ans et demi. Quatre doses du vaccin doivent être injectées à l’enfant : lorsqu’il est âgé de 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans.

D’après un article de L’Express.

Une écoeurante bonne nouvelle ?

Un vaste essai clinique va bientôt être lancé en Afrique de l’Ouest, touchée par une épidémie qui, entre 2014 et 2016, a fait plus de 11 300 morts, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a annoncé que plus de 5000 adultes et enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’Ouest, proches de l’épicentre de l’épidémie seront recrutés.
Le virus hémorragique Ebola a été découvert en 1976 mais pendant quarante ans, il n’a provoqué que des épidémies très localisées, principalement en Afrique centrale. C’est la raison pour laquelle cette maladie, bien que très meurtrière, n’a pas provoqué un grand intérêt auprès des grands organismes de recherche du Nord ou dans l’industrie pharmaceutique et qu’aucun traitement ni vaccin n’ont été développés contre le virus.
Mais en 2014, la fièvre Ebola a commencé à se diffuser de manière incontrôlée en Afrique de l’Ouest. La crainte que l’épidémie pourrait arriver dans les pays du Nord a entrainé une mobilisation générale pour lancer des essais sur des traitements et des vaccins.
En moins de deux ans, les avancées ont été très importantes. Dès septembre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné le coup d’envoi d’essais pour tester un vaccin dans le cadre d’un projet rassemblant notamment Médecins sans frontières (MSF), les gouvernements canadien et norvégien, la fondation britannique Wellcome Trust, la Guinée et la société pharmaceutique Merck. Dans un essai mené en 2015 en Guinée, ce vaccin s’est révélé hautement protecteur selon l’OMS. Mais de nombreuses questions restent en suspens comme la durée de protection de ce vaccin, au bout de combien de temps apparaissent les anticorps et s’il protège les enfants…
Je me demande si, une fois finalisé, ce vaccin sera mis à disposition des pays d’Afrique ?

D’après un article du journal La Croix.