Étiquette : Inégalité devant la santé

De l’inutilité d’un graphique

Capture d’écran 2019-09-18 à 20.43.45

Voici le graphique proposé par le journal Le Figaro du 18 septembre à propos de la consommation de drogues dans l’Union européenne qui est censé montrer que la France est le pays où l’on en consomme le plus. Outre le fait que le graphique ne comporte pas de légende et qu’il n’y soit pas fait référence dans les articles de la double page, les pourcentages eux-mêmes m’ont interrogé et sont assez peu compréhensibles. Pour terminer, la source du document est obscure et je n’ai pu en retrouver la trace, sinon que, dans un document gouvernemental, il est indiqué que lors d’une enquête, 41% des personnes interrogées ont reconnu avoir consommé de la drogue par le passé. Il est donc fort probable, vu le sujet, que certains aient menti, ce qui signifie que le pourcentage pourrait être plus important. Mais cela peut signifier aussi que les individus en ont pris une fois et puis n’y sont pas revenus. L’intitulé « pourcentage d’adultes (15 – 64 ans) qui prennent de la drogue au cours de leur vie » me semble donc trompeur.

Capture d’écran 2019-09-18 à 20.53.18

Reste que si le pourcentage reflète un tant soit peu une vérité, la situation est inquiétante !

La lutte contre le sida dans le monde : des progrès et des inquiétudes

001-17t619-preview_0_1399_877

Près de 770 000 personnes dans le monde sont mortes de maladies liées au sida en 2018, ce qui représente une baisse d’un tiers depuis 2010, selon le rapport annuel de l’Onusida publié mardi. En outre, plus de trois séropositifs sur cinq dans le monde – 23,3 millions sur 37,9 – suivent des traitements antirétroviraux, qui permettent de ne plus transmettre le virus du sida s’ils sont pris correctement. C’est dix fois plus qu’au milieu des années 2000.
Le nombre de nouvelles infections est stable par rapport aux années précédentes (1,7 million).
Ces chiffres cachent toutefois de fortes disparités régionales, souligne l’Onusida. La baisse remarquable du nombre de morts et le meilleur accès aux traitements s’expliquent par les progrès notables réalisés en Afrique du sud et de l’est, région historiquement la plus concernée par le sida. C’est là que vit plus de la moitié de la population mondiale touchée par le virus.
Mais ailleurs dans le monde, certains indicateurs sont inquiétants. Ainsi, en Europe de l’est et dans le centre de l’Asie, le nombre de nouvelles infections a grimpé de 29% depuis 2010. De même, le nombre de morts dus au sida a augmenté de 5% dans ces régions et de 9% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ces huit dernières années.
L’Onusida s’inquiète en outre d’une baisse des financements consacrés à la lutte contre le sida. En 2018, 19 milliards de dollars étaient consacrés à des programmes de lutte contre la maladie dans les pays à faible et moyen revenu. C’est un milliard de moins qu’en 2017, et sept de moins que la somme jugée nécessaire pour 2020.

D’après un article du Figaro.fr

Cela part d’une bonne intention…

5ccd89f05ff4e99eae012b3f

D5O2rj_W0AA54ZJ.jpg-large

Mais c’est très maladroit ! Cette mauvaise traduction et erreur grossière de communication a évidemment entraîné de nombreuses réactions sur Internet.
« Accélérons Le Mouvement » est une campagne de Global Fund pour tenter d’éliminer d’ici 2030 les pandémies de Sida, de tuberculose et de paludisme dans le monde.
Selon l’OMS, le paludisme a tué 435 000 personnes en 2017 dans le monde. Le nombre de cas de contamination est passé à 219 millions en 2017, soit deux millions de plus qu’en 2016. Plus de 90% des cas se sont produits en Afrique.

Ebola a fait plus de 1000 morts en République démocratique du Congo

On dénombre à ce jour 1008 décès (942 confirmés et 66 probables), neuf mois après la déclaration de l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo. 422 personnes ont cependant guéri. Le taux de létalité globale de l’épidémie est de 65,9% ».
C’est la dixième épidémie sur le sol congolais, et la deuxième la plus grave dans l’histoire du virus après celle qui sévir en Afrique de l’Ouest en 2014, faisant plus de 11 000 morts.
L’épidémie frappe une région touchée par l’insécurité qui s’est retournée contre les personnels soignants. Des centres de traitement d’Ebola ont été attaqués fin février-début mars et un médecin camerounais de l’OMS a été tué le 19 avril par des hommes armés alors qu’il dirigeait une réunion d’une équipe anti-Ebola.
Certains acteurs politiques du pays ont instrumentalisé la maladie et ont contribué à la désinformation de la population. Fin décembre 2018, Ebola a servi de prétexte à la Commission électorale pour annuler l’élection présidentielle dans la région de Beni-Butembo, provoquant la colère de la population contre les centres santé.

D’après un article de France Info.

Le trafic de faux médicaments dans le monde

Le trafic de faux médicaments est estimé à 200 milliards de dollars aujourd’hui, contre 75 milliards en 2006, soit autour de 20 % du marché pharmaceutique mondial.
Tous les médicaments sont concernés par le crime pharmaceutique, les molécules princeps autant que les génériques, fabriqués à 90 % en Inde et en Chine. Il s’agit aussi bien de produits coûteux contre le cancer que d’antidouleur vendus à bas prix. Le Viagra (Pfizer) continue de tenir le haut du pavé. Un commerce dix à vingt fois plus rémunérateur que le trafic de cigarettes et d’héroïne. Mille dollars investis dans le trafic de médicaments contrefaits rapporteraient jusqu’à 500 000 dollars aux organisations criminelles, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments.
Plusieurs centaines de milliers de personnes périssent chaque année à cause de cette fraude, surtout dans les pays du Sud, qui concentrent 30 à 60 % des faux médicaments. Un médicament sur dix vendus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est de qualité inférieure ou falsifié, selon l’Organisation Mondiale de la Santé et dans certains pays d’Afrique, c’est jusqu’à sept sur dix. Dans les pays riches, les États-Unis figurent parmi les principales victimes de ce fléau en raison des prix élevés et d’un système de couverture sociale hétérogène qui incitent beaucoup à avoir recours à la contrefaçon.
Si on trouve ces faux dans les marchés de rue illégaux, dans les pharmacies, les dispensaires ou encore les hôpitaux, ils ont surtout envahi les sites Internet. L’essor du e-commerce a changé la donne de la contrefaçon de médicaments, en favorisant notamment l’opacité des flux.
En 2018, une opération internationale menée par Interpol a permis la fermeture de 3671 sites Internet, l’arrestation de 859 personnes et la saisine de 500 tonnes de médicaments illicites.

D’après un article du Figaro.fr

«Moins c’est mieux, rien du tout c’est encore meilleur» (professeur Emmanuela Gakidou, The Lancet, 2018)

INF130d3046-3391-11e9-9b72-2295b5c9d8f9-805x531

Malgré les propos de ses défenseurs, l’alcool tue 41 000 personnes par an en France, selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce mardi. Si la consommation d’alcool a énormément baissé en quatre-vingts ans – elle est passée de 65 grammes d’alcool pur par adulte et par jour à la fin des années 1930, à 26 grammes en 2013, selon les données de vente -, elle reste désormais stable. Et les Français demeurent parmi les plus gros consommateurs au monde.
L’alcool, en particulier le vin rouge, a longtemps été présenté comme un produit à consommer certes «avec modération», mais bénéfique si pris en petites quantités. Or «les minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool sont réduits à néant par ses effets délétères», insiste dans l’éditorial du BEH François Bourdillon, directeur général de Santé publique France.
En combinant les fractions de risques pour diverses maladies, aux prévalences de consommation, ils ont estimé que 30 000 hommes et 11 000 femmes étaient morts à cause de l’alcool en 2015 ; dont 16 000 décès par cancers, 9900 par maladies cardiovasculaires, 6800 par maladies digestives, 3000 par d’autres maladies (diabète, maladie mentale, épilepsie, etc.) et 5400 par accident ou suicide, soit respectivement 11 et 4 % de la mortalité des hommes et des femmes. 90 % de ces décès étant liés à une consommation de plus de 5 verres par jour.
Toutefois, même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d’alcool pur consommé par jour(moins de 2 verres), certains risques sont réduits mais le risque global est augmenté, avec 500 décès. Des chiffres qui montrent bien que les repères de consommation (maximum 2 verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation) sont à comprendre comme une quantité offrant un risque, non pas nul, mais acceptable pour un individu qui choisit en connaissance de cause.

D’après un article du Figaro.fr