Catégorie : Histoire / Géographie et cinéma

Un film sur Karl Marx

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Le film de Raoul Peck sortira au cinéma le 27 septembre.
1844 : de toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la Révolution industrielle, cherchent à s’organiser devant la bourgeoisie capitaliste qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure dans l’ Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Ces trois jeunes gens regrettent que les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer. Alors, entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la bible des révoltes ouvrières en Europe, Le manifeste du Parti Communiste, publié en 1848.

Bientôt un film sur Ötzi

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Après de nombreux documentaires, Ötzi, nom donné à la momie néolithique retrouvée dans un glacier du Tyrol autrichien, va faire l’objet d’un film réalisé par Felix Randau. Le film a été présenté début août au Festival de Locarno. Il s’agit d’un genre de western se déroulant à la préhistoire : rebaptisé « Kelab » pour le film, Ötzi est imaginé en chef de clan néolithique, gardien d’une relique sacrée, dont le campement est ravagé, sa tribu et sa famille massacrées pendant qu’il est à la chasse. Ötzi part alors à la poursuite des assassins pour se venger en emmenant avec lui un bébé, seul survivant de l’attaque…. Je me demande si l’équipe a pris un archéologue comme conseiller technique ?

New York, une ville souvent détruite dans les fictions

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Voici la couverture du numéro du 5 janvier 1950 du magazine Collier’s titré « Hiroshima USA : quelque chose peut-il être fait? « . En pleine guerre froide, l’article décrit avec une terrifiante précision, en se servant notamment des données recueillies à Hiroshima et Nagasaki et en les appliquant à l’architecture de New York, les conséquences d’une attaque nucléaire sur la ville.

Un an auparavant, après l’explosion de la première bombe atomique soviétique, l’écrivain Elwyn Brooks White publiait son essai Here Is New York dans lequel il affirmait : « la ville, pour la première fois dans sa longue histoire, est destructible. Une seule escadrille d’avions d’une envergure pas plus grande qu’un vol d’oies sauvages peut soudain mettre fin à la fantaisie de cette île, brûler les tours, détruire les ponts, transformer les passages souterrains en chambres de mort, incinérer des millions de gens. La conscience de sa mortalité fait désormais partie de New York : dans le bruit des avions au-dessus des têtes, dans les titres noirs des journaux« .
Le 12 juin 1982, plus d’un million d’Américains se sont d’ailleurs rassemblé dans Central Park pour protester contre les armes nucléaires. À ce jour encore, il s’agit de la plus grande manifestation politique de l’histoire des États-Unis.

Avant la guerre froide, New York avait souvent été détruite des des romans, soit à cause d’émeutes comme dans The destruction of Gotham de Joaquin Miller, en 1866. Soit lors de la Première guerre mondiale, lorsque Bernard Walker décrivit  des navires allemands réussissant, juste après la capitulation, à atteindre les côtes de New York pour la bombarder jusqu’à sa soumission dans America Fallen ! , publié en 1915. A noter qu’en 1908, H.G Welles avait imaginé l’attaque de la ville par l’aviation allemande dans La Guerre dans les airs.

Avec l’apparition du cinéma, les films vont mettre en image la destruction de New – York  à de nombreuses reprises. Au-delà du symbole évident que représente une capitale économique, diplomatique et touristique, New York semble une ville extrêmement cinégénique, avec ses gigantesques ponts de briques et d’acier, son fleuve, son immense parc, son réseau souterrain de métros, son quadrillage de rues étroites, ses gratte-ciels et bien sûr ses monuments : la destruction de la Statue de la Liberté a beau être une allégorie visuelle éculée et évidente, difficile de s’en passer quand on est un réalisateur de blockbuster chargé de séduire une audience mondiale. Sur la seule année 1998, par exemple, c’est un lézard géant (Godzilla), un tsunami (Deep Impact) et une pluie de météorites (Armageddon) qui détruisent New york.

Mais en 2001, le 11 Septembre devint le jour où beaucoup des scénarios catastrophes imaginés pendant un siècle et demi se sont réalisés, le jour de la plus meurtrière attaque du sol américain depuis Pearl Harbor (2996 victimes).

Depuis 2001, New york continue d’être régulièrement détruite dans des films, lors de catastrophes naturelles (Le jour d’après en 2004) ou d’attaques extra-terrestres (Cloverfield en 2008) par exemple.

D’après un article de Slate.fr

Les enfants d’Hitler

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Le générique indique tout de suite les enjeux du film : la couverture du roman dont est adapté le film se détache au premier plan devant un autodafé de livres puis brûle à son tour. Apparaissent alors des enfants de la jeunesse hitlérienne réunis autour du feu purificateur qui prêtent allégeance au Führer, le bras tendu.
Le sujet de ce film de propagande américain datant de 1943, est donc la jeunesse et des valeurs culturelles qu’il convient de promouvoir et sauvegarder contre la menace de la barbarie nazie.


Le récit commence à Berlin en 1933, et confronte l’école américaine à l’enseignement nazi sous la forme d’un montage parallèle entre la propagande d’un officier SA allemand et le cours donné par le professeur américain Nichols qui laisse ses élèves débattre passionnément et en toute liberté.
Les élèves des deux écoles sont régulièrement impliqués dans des bagarres. Anna Müller, américaine née en Allemagne, fréquente l’école américaine. Karl Bruner, chef de section aux jeunesses hitlériennes, est fortement attiré par la douce Anna. Même si cette dernière rejette l’idéologie nazie, elle se prend également d’affection pour Karl et espère modifier sa vision de la société. Mais les événements politiques vont les séparer. Six ans plus tard quand la guerre éclate, les élèves non américains sont arrachés à l’école et Anna, avant tout considérée comme allemande, est conduite dans un camp de travail pour sa rééducation. Karl, devenu lieutenant dans la Gestapo est toujours amoureux d’Anna. D’abord furieux contre ses convictions et son opposition radicale au Führer, il commence peu à peu à douter des siennes…
Quand le film atteint le « temps présent » (le début de la seconde guerre mondiale) , le récit se concentre sur l’action proprement dite qui consiste à dévoiler l’horreur du système nazi à travers les arrestations arbitraires, les camps de travail (ici plutôt un camp de rééducation pour jeunesse allemande), la stérilisation des « faibles » et les crimes.

Un film sur l’Allemagne de 1919

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En 1919, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais un jour, un jeune Français nommé Adrien,  ancien poilu, vient lui aussi se recueillir sur la tombe de celui qu’il disait être son ami allemand.
Ce film français de François Ozon, tourné en noir et blanc et en grande partie en langue allemande, évoque les traumatismes de guerre des soldats et des civils. Le film montre ainsi la haine persistante entre les deux peuples et la réalité de l’Allemagne en 1919, avec les troubles révolutionnaires déclenchés par les communistes et en parallèle l’armée allemande, vaincue, qui rentre au pays acclamée par les Allemands.

Voici un extrait de l’interview de Pierre Niney, qui joue Adrien, pour France Info :
« Vous êtes-vous documenté sur la première guerre mondiale ?
Bien sûr. J’ai regardé les archives, relu les livres. J’aime beaucoup Cris, la pièce de Laurent Gaudé, qui imagine des monologues intérieurs de poilus. Je me suis replongé dans les « gueules cassées », dans la violence que cela a été pour ces jeunes soldats, qui n’étaient pas du tout préparés aux atrocités des combats.
Les séquelles physiques et psychologiques, c’est quelque chose de très important. Notamment pour mon personnage d’Adrien.
Le fait de tourner un film en partie en allemand, est-ce que ça change quelque chose ou pas ?
François Ozon tenait beaucoup à cette authenticité. Et moi j’aimais beaucoup cette idée d’être dans la réalité d’une ville allemande au lendemain de la guerre. Le personnage d’Adrien parle allemand. Moi je ne parlais pas du tout allemand, mais cela a été un vrai bonheur d’apprendre.« 

Le film est en salle actuellement.

Ci-dessous , François Ozon parle de son film dans l’émission La grande table :