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Des empreintes de pas datant de 120 000 ans découvertes en Arabie saoudite

Il y a 120 000 ans, dans le nord de l’Arabie saoudite moderne, un groupe d’Homo sapiens s’est arrêté près d’un lac également fréquenté par des chameaux, des buffles et des éléphants plus grands que les espèces actuelles. Les visiteurs ne sont pas restés longtemps, le lac n’étant qu’une étape au cours d’un long voyage, mais ils ont laissé des empreintes de pas, découvertes en 2017 dans le désert du Néfoud, donnant aux archéologues de nouveaux indices sur les chemins empruntés par nos lointains ancêtres après leur sortie d’Afrique.
Sur les centaines d’empreintes découvertes, sept ont été confirmées comme appartenant à des hominidés, dont quatre appartenant à deux ou trois individus voyageant ensemble, étant donné leur orientation commune, la distance entre elles et les différences de tailles.

D’après un article de France Info.

Des matelas antiparasitaires vieux de 200 000 ans

En 2017, en Afrique du Sud, sur le site de la Border Cave, une archéologue a été intriguée par de la poussière blanche. Ces fines particules, visibles dans des sédiments vieux de 200 000 ans, étaient pour l’archéologue des traces de végétaux fossiles. Les analyses ont montré qu’il s’agissait en fait des restes de matelas qui étaient composés d’une sous-couche de cendres végétales, recouvertes d’un tapis d’herbes et de feuilles d’arbustes séchées. Les cendres provenant sans doute d’anciens tapis de plantes sèches qui avaient été brûlées. Jusqu’ici, les plus anciens couchages de ce type qui avaient été découverts étaient vieux de 77 000 ans. Les espèces végétales identifiées dans la composition du matelas poussent encore aujourd’hui dans les bois qui entourent la grotte. Les chercheurs ont ainsi identifié un arbuste riche en camphre dont les feuilles aromatiques ressemblent à celles d’une autre espèce, utilisée aujourd’hui encore en Afrique dans des literies, pour repousser les insectes nuisibles. Les auteurs font l’hypothèse que, jadis, cette plante médicinale était utilisée pour ces mêmes vertus répulsives et assainissantes.
Cet abri-sous-roche a livré, depuis les années 1930, de nombreux vestiges de la vie des hommes du paléolithique. C’est un des rares sites d’Afrique à avoir fourni des restes d’hommes modernes. En 1941, on y a découvert la sépulture d’un nouveau-né orné d’un objet de parure, vieille de 74 000 ans. Plus récemment, de la cire d’abeille datant de plus de 40 000 ans y a été mise au jour, ainsi que des tubercules carbonisés, consommés par les hommes préhistoriques il y a 170 000 ans.

D’après un article du Monde.fr

Des gravures rupestres dans la forêt de Fontainebleau

Dans une large zone située entre Nemours et Rambouillet, les derniers chasseurs-cueilleurs ont laissé des milliers de gravures, il y a environ 10 000. Ces gravures rupestres sont connues depuis 1860, mais la recherche à leur sujet a connu une accélération depuis 1975.En 1975, il y avait peut-être 200 ou 300 sites connus et maintenant il y en a plus de 2000. Dans les gravures datant de -8000, l’univers symbolique est purement abstrait et géométrique avec pour l’essentiel des quadrillages alors que les gravures de -20 000 représentent souvent des formes animales. Ce passage d’un art animal vers un art abstrait renvoie à des systèmes de pensées très différents.


Parfois accessibles au public, ces gravures sont en danger car ici et là, des randonneurs ont immortalisé leur passage en inscrivant leurs initiales sur les inscriptions rupestres !!!

D’après un article du Figaro.fr

Lectures d’été

J’avance dans ma lecture de la collection « Mondes Anciens » de Belin. Après le volume sur les Préhistoires d’Europe, intéressant mais qui ne m’a pas appris grand chose, j’ai entamé celui sur l’Afrique ancienne, que je connais beaucoup moins. En introduction, les auteurs regrettent que l’histoire de l’Afrique ait été (et soit toujours ?) comparée défavorablement  au monde Méditerranéen (Egypte ou Rome). Aussi je ne m’explique pas qu’ils choisissent d’ouvrir l’étude par les relations entre l’Afrique de l’Est et l’Egypte puis par celle de l’Afrique du Nord et Rome…
Les deux volumes sont bien écrits et richement. illustrés, avec des encarts pour approfondir. L’absence de notes rend la lecture fluide et je me suis surpris à me dire « Allez, encore une une ou deux pages et j’arrête pour cette fois » pour continuer finalement ma lecture.