Étiquette : Préhistoire

La trace du plus vieux dessin découverte en Afrique du Sud

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Tracé avec un crayon d’ocre pourvu d’une fine pointe, sur une surface préalablement lissée, ce graphisme abstrait a été identifié sur un fragment de roche siliceuse provenant de la grotte de Blombos, à 300 kilomètres à l’est de la ville du Cap, en Afrique du Sud.
Il a été trouvé dans des couches archéologiques datées de 73 000 ans avant l’ère actuelle, sur un fragment de ce qui pourrait être une meule destinée à produire de la poudre d’ocre. Ce tracé précède de 30 000 ans environ les plus anciens dessins abstraits et figuratifs connus jusqu’à présent et réalisés avec la même technique.
Le croquis d’environ 4 centimètres de long est composé de neuf traits rouges entrecroisés. Dans l’esprit des spécialistes, il ne fait aucun doute que ces croisillons ne sont pas le fruit du hasard, qu’ils ont été volontairement tracés et qu’ils avaient sans doute une vocation symbolique dans la communication des chasseurs-cueilleurs qui en sont les auteurs. Les analyses chimiques et microscopiques des pigments ont démontré que ces lignes étaient bien de main d’homme et qu’elles avaient été tracées volontairement, sur une surface préalablement polie de la roche.

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Le motif de ce fragment fait écho à un autre objet découvert dans la grotte en 2011, dans la même couche archéologique : un morceau d’ocre gravé de croisillons similaires.

D’après un article du magazine Connaissance des arts.

Découverte d’un superbe ornement de l’âge du bronze en Suisse

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En octobre 2017, des particuliers ont apporté au Service archéologique du canton de Berne, en Suisse, un objet exceptionnel: une main en bronze et or datant de 3500 ans, découvrant peut-être la plus ancienne sculpture en bronze d’Europe.
Ils l’ont trouvé près de Prêles, accompagnée d’une lame de poignard en bronze et d’une côte humaine. La datation au carbone 14 a permis de déterminer que la main en bronze datait de 1500 à 1400 av. J.-C. On a en outre analysé la colle végétale utilisée pour fixer la fine plaque d’or appliquée autour du poignet. La datation indique que la côte humaine est plus jeune d’une centaine d’années. Ces deux dates, situées dans l’Âge du bronze moyen, sont cohérentes avec la lame de poignard. Les premières analyses effectuées sur les métaux utilisés pour fabriquer la main confirment qu’il s’agit d’alliages courants à cette époque.
En fouillant les lieux, l’équipe du Service archéologique a mis au jour une tombe contenant les ossements d’un homme adulte au début de l’été 2018. Elle avait malheureusement subi des dommages importants après des travaux récents. La tombe contenait une fibule en bronze, une spirale en bronze (ornement de coiffure) et des restes de plaque d’or provenant vraisemblablement de la main. La présence de l’un des doigts de la main en bronze a confirmé que la sculpture était bien issue de ce site. On a découvert sous la tombe une construction en pierres d’origine humaine au-dessus de laquelle l’homme avait été délibérément inhumé.
Les ornements de la main donnent à penser qu’il s’agit d’un emblème de pouvoir, signe distinctif de l’élite sociale voire d’une déité. La main est prolongée par une forme creuse qui suggère qu’elle était à l’origine montée sur un autre objet : elle était peut-être une partie d’un sceptre ou d’une statue.

D’après un article du Journal du Jura.

Denisova 11 : une jeune fille extraordinaire

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J’enseigne aux cinquième que nous sommes tous métis, issus de brassages de populations depuis les temps préhistoriques.
La découverte des restes d’une jeune fille (nommée Denisova 11 par les paléontologues) vient encore conforter cette vérité . Elle vivait il y a environ 90 000 ans en Sibérie. Elle est morte vers l’âge de 13 ans et a été enterrée dans la grotte de Denisova dans les montagnes de l’Altaï, où un fragment de ses os venant de son fémur, de son tibia ou de son humérus, a été trouvé en 2012.

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Son ADN extrait et analysé montre que sa mère était une néandertalienne et son père un dénisovien, deux lignées humaines disparues, dont il ne subsiste que quelques traces dans le patrimoine génétique d’une partie des hommes d’aujourd’hui.
L’espèce des dénisoviens est différente des néandertaliens qui peuplaient alors l’Europe, et des sapiens qui allaient supplanter toutes ces populations. Les Dénisoviens et les Néandertaliens se sont séparés il y a 400 000 ou 500 000 ans, devenant deux espèces distinctes du genre Homo.
Les dénisoviens ne nous sont connus que par quelques ossements et quelques dents retrouvés dans la grotte de l’Altaï en 2010 : on ne sait pas à quoi ils ressemblaient, mais on a pu retrouver des fragments de leur ADN dans le génome de populations actuelles de Papouasie ou d’aborigènes australiens, mais aussi dans celui de populations arctiques.

Le dernier repas d’Ötzi

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Alors que les chercheurs avaient déjà étudié les restes de nourriture dans les intestins d’Ötzi, ils n’avaient pas pu examiner la totalité de son dernier repas parce qu’ils ne parvenaient pas à trouver son estomac. Il a finalement été localisé à l’aide d’un scanner, retroussé sous sa cage thoracique près des poumons rétrécis.
Grâce à une combinaison de méthodes comprenant des correspondances ADN et des inspections microscopiques, les chercheurs y ont trouvé des traces de viande de cerf rouge et de bouquetin des Alpes (B), du blé ancien et de beaucoup de graisse de bouquetin, probablement pour se préparer à la traversée des montagnes en faisant des réserves d’énergie. Ils ont également découvert des traces de fougères toxiques (C), ce qui est étonnant. Les scientifiques avancent qu’Otzi mangeait peut-être de la fougère pour se débarrasser des parasites qui avaient été découvert dans ses intestins précédemment. Ou bien Ötzi a pu manger les fougères comme complément alimentaire, une pratique connue parmi certains groupes indigènes. Ou encore qu’il avait enveloppé sa viande séchée dans des feuilles de fougère; une partie étant ainsi entrée dans son intestin involontairement.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Les enfants préhistoriques jouaient-ils ?

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Un jouet paléolithique ?

L’archéologue Michelle Langley de l’Australian Research Centre for Human Evolution affirme qu’en regardant quels jouets utilisent les enfants des communautés de chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui, l’on peut identifier ceux utilisés par les enfants qui vécurent il y a des dizaines de milliers d’années.
« Ces jouets comprennent généralement des poupées ou des figurines, de petites lances ou des arcs et des flèches, de petites versions des outils couramment utilisés par leurs parents, et des figurines en terre, » rapporte-t-elle, « on a également constaté que les parents ou d’autres membres de la famille peuvent passer de nombreuses heures à fabriquer de beaux jouets souvent de valeur pour leurs enfants. »
Elle se demande alors si les figurines de la période paléolithique découvertes lors des fouilles et présentées comme des oeuvres d’art ou des objets religieux ne seraient pas plutôt des jouets.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.