Étiquette : Préhistoire

Les Drôles d’Histoire

J’ai déjà parlé ici du travail extraordinaire de Stéphane Tamaillon sur sa chaîne « Drôles d’Histoire ». Je remets toutefois ces deux vidéos qui peuvent être utiles aux élèves de troisième.

Ou celle-ci, pour les quatrièmes :

Et enfin celle-là, en sixième (ma femme trouve Cro – Magnon « beau gosse »…):

Un site préhistorique découvert par hasard au centre d’Agoulême

L’agglomération d’Angoulême voulant construire un nouveau centre d’affaires près de la gare,le site a été préalablement soumis à une fouille de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, comme la loi l’oblige. Les fouilles ont commencé le 6 avril dernier et se termineront le 23 novembre.
Les archéologues ne pensaient découvrir que des traces d’une faïencerie d’époque assez récente sur les 2000m² que couvre le terrain à aménager, d’autant que pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville d’Angoulême a subi trois bombardements par les forces alliées et que le 14 août 1944, une bombe est même tombée sur le site. Mais cette catastrophe s’est révélée une aubaine pour les archéologues : l’onde de choc de la bombe a fait remonter toutes les couches préhistoriques, permettant un accès direct à la couche mésolithique, remontée juste en dessous de la période contemporaine. C’est donc plus de 200 000 objets vieux pour certains de 14 000 ans qui ont été découverts.

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Le site a vraisemblablement été occupé pendant 4000 ans de façon continue. Les pièces retrouvées présentent une technicité assez inédite et les couches de sédiments attestent de changements climatiques importants sur cette période.
Il y a 14 000 ans, le climat, bien plus froid qu’aujourd’hui, était en effet en train de se réchauffer avec un dernier refroidissement, il y a 12 000 ans. La faune et la flore ont donc changé, les rennes laissèrent leur place aux cerfs par exemple. À cette période, la zone, en forme de cuvette, était alors traversée par un cours d’eau. Des hommes s’y installèrent et y confectionnèrent des outils.
Si le site est aussi riche, c’est d’ailleurs en grande partie en raison du cours d’eau. Les sources ont d’abord permis le dépôt de couches de sédiments qui ont emprisonné les artefacts, avant que le site ne soit scellé par une couche de tuf permettant de découvrir aujourd’hui un instantané sur les premiers habitants de ce secteur avec des pièces qui sont quasiment en place et des traces de pollens qui permettent d’avoir une idée très précise de la flore et donc du climat.

D’après un article du Figaro.fr

Le plus vieil exemple d’art rupestre retrouvé se trouve en Indonésie

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Les peintures de l’île de Bornéo

Une équipe de scientifiques a proposé de nouvelles datations des représentations d’animaux dessinés à l’ocre dans une grotte de la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Elles remonteraient au minimum à 40 000 ans, ce qui en ferait les plus anciens vestiges d’art rupestre figuratif connus à ce jour.
Ces peintures avaient été découvertes et décrites dans les années 1990. Mais les nouvelles datations à l’uranium-thorium effectuées sur des échantillons de calcite qui recouvrent parfois les dessins ou que les dessins recouvrent ont permis de reculer leurs dates d’élaboration.

 

Que mangeaient les habitants de Catalhoyuk ?

L’analyse de résidus dans les bols et récipients en céramique a permis de retrouver des éléments de la cuisine préhistorique. Les tessons de céramique étudiés ont été exhumés sur le site turc de Catalhoyuk, en Anatolie centrale, où se trouve un ensemble de constructions datant de 7100 à 5 600 av. J.-C., édifiés par les premiers fermiers. Ce village était formé de maisons accolées les unes aux autres, sans rues. Couvrant treize hectares, il devait abriter plusieurs milliers de personnes.
Une équipe internationale de l’Institut Max Planck des sciences de l’histoire humaine à Iéna, de la Freie Universität de Berlin et de l’université de York a pu ainsi déterminer que la vaisselle d’il y a 8000 ans avait contenu des céréales, des légumes, du lait, des produits laitiers et diverses viandes.
Le régime alimentaire des habitants de Catalhoyuk, tel qu’attesté par les vaisselles, était fait d’orge, de blé, de pois et de fèves. Les chercheurs ont aussi identifié de la viande, surtout de la famille des chèvres et moutons, mais aussi de cervidés, d’aurochs et d’équidés. Le lait consommé provenait surtout de brebis et de chèvres.
Certains bols contenaient des mélanges d’ingrédients ce qui peut vouloir dire, sans certitude toutefois, que les familles préhistoriques consommaient déjà des soupes et des porridges, ces ingrédients ayant pu aussi se succéder dans le bol.
Une jarre analysée présentait des traces de lactosérum, le «petit-lait». Cela suggère que ceux qui vivaient là pourraient avoir utilisé des techniques qui séparaient, à partir du lait frais, le “petit-lait” et le caillé, peut-être en faisant du fromage.

D’après un article du Figaro.

Deux dents d’enfants néandertaliens nous en apprennent plus sur leur vie

 

Deux dents ont été découvertes par des archéologues dans une grotte du sud de la France, sur le site archéologique de Payre, en Ardèche. Elles ont été datées d’il y a environ 250 000 ans. A cette époque, l’homme de Néandertal peuplait l’Europe alors que notre ancêtre Homo Sapiens faisait ses premiers pas en Afrique.
Ces dents appartenaient à de jeunes enfants néandertaliens âgés d’environ sept ans. Ce ne sont pas des dents de lait et elles ne sont vraisemblablement pas tombées des bouches des enfants naturellement. Il y a donc de fortes chances pour qu’ils aient connu une mort prématurée.

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La période d’allaitement apparait en jaune. Une maladie (ligne rouge) et des expositions au plomb (lignes bleues) sont visibles au cours des 3 premières années de la vie de cet enfant.
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Les lignes pointillées jaunes indiquent le début et la fin de l’allaitement, une ligne pointillée rouge correspond à une maladie et les lignes pointillées bleues indiquent les expositions au plomb.

Les analyses montrent que les deux enfants ont été victimes d’une pollution au plomb, mais rien n’indique toutefois que c’est cette pollution qui les a tués. De précédentes fouilles ayant révélé la présence de gisements de plomb à 25 km du site,  les traces de plombs dans les dents laissent penser qu’ils faisaient partie de leur environnement habituel. Le plus probable, selon les chercheurs, est qu’ils aient ingurgité le plomb en buvant de l’eau contaminée ou en consommant de la nourriture contaminée.
Les variations des teneurs en oxygène contenues entre les différentes couches des dents marquent aussi l’alternance des saisons. Certains défauts de développement repérés coïncident avec les saisons les plus froides, ce qui montre que ces jeunes Néandertaliens attrapaient plus facilement des maladies en hiver.
Les analyses du calcium contenu dans une des dents montrent qu’un des deux enfants a été allaité jusqu’à l’âge de deux et demi.

D’aprs un article du Figaro.fr et un autre ici.

Ramenés de Paris dans la bibliothèque

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Il s’agit des catalogues de l’exposition Néandertal et Nadar. L’ouvrage sur Neandertal est bien plus complet que l’exposition elle-même et ne s’adresse donc pas aux enfants. Le catalogue radar reprend tous les documents présentés dans l’exposition et est donc très riche. Le troisième livre est un cadeau de ma femme. La librairie de la BnF le proposait en solde et cela faisait un moment que je voulais un livre sur ce fabuleux photographe.

Expo « Neandertal » au musée de l’homme

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Deuxième étape de notre séjour parisien : l’exposition « Neandertal ». Elle est clairement à destination des plus jeunes et affiche un côté kitch assumé. Elle est donc recommandée aux enfants et aux personnes ne connaissant rien à l’homme de Neandertal.  La visite ayant pris peu de temps, nous en avons profité pour parcourir le musée que je n’avais pas visité depuis un moment et qui expose des pièces magnifiques.