Étiquette : Préhistoire

Les enfants préhistoriques jouaient-ils ?

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Un jouet paléolithique ?

L’archéologue Michelle Langley de l’Australian Research Centre for Human Evolution affirme qu’en regardant quels jouets utilisent les enfants des communautés de chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui, l’on peut identifier ceux utilisés par les enfants qui vécurent il y a des dizaines de milliers d’années.
« Ces jouets comprennent généralement des poupées ou des figurines, de petites lances ou des arcs et des flèches, de petites versions des outils couramment utilisés par leurs parents, et des figurines en terre, » rapporte-t-elle, « on a également constaté que les parents ou d’autres membres de la famille peuvent passer de nombreuses heures à fabriquer de beaux jouets souvent de valeur pour leurs enfants. »
Elle se demande alors si les figurines de la période paléolithique découvertes lors des fouilles et présentées comme des oeuvres d’art ou des objets religieux ne seraient pas plutôt des jouets.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

 

Un fossile d’Homo Sapiens vieux de 180 000 ans découvert en Israël

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Le fossile de Misliya, sur le mont Carmel, en Israël, ne paie pas de mine : un fragment de maxillaire supérieur gauche et les dents associées. L’étude de ces restes a cependant pris un temps considérable : la fouille de cette grotte a débuté en 2001 et le fossile a été trouvé dès la saison suivante. Mais l’équipe internationale constituée pour analyser ces restes, les dater et les replacer dans leur contexte archéologique, a pris toutes les précautions avant de publier ses résultats, ce vendredi 26 janvier dans la revue Science.
C’est que ce fragment de mâchoire appartenait vraisemblablement à un Homo Sapiens, vivant sur le site il y a 180 000 ans. Cette découverte ferait ainsi reculer la date présumée des premières migrations hors d’Afrique, que les chercheurs pensaient avoir eu lieu jusqu’ici il y a environ 120 000 ans.

D’après un article du Monde.fr

 

Les os de la discorde

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Ce fémur n’a pas existé… entre 2001 et 2016 !

Vous pourrez lire sur le blog Dans les pas des archéologues le destin mystérieux d’un fémur de primate retrouvé au Tchad, en même temps que les restes du crâne de Toumaï. Ce qui est relaté dans l’article dévoile le comportement étrange et douteux de certains scientifiques au sujet de cette découverte pourtant importante.

La plus vieille trace de vin retrouvée en Géorgie

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Des fouilles en République de Géorgie ont mis au jour des traces de la plus ancienne vinification au monde. Les fouilles se sont concentrées sur deux sites du néolithique ancien (6000-4500 avant JC) nommés Gadachrili Gora et Shulaveris Gora, à environ 50 kilomètres au sud de la capitale moderne Tbilisi.
Des fragments de poterie trouvés sur les sites ont été analysés par les scientifiques  de l’Université de Pennsylvanie. Les nouvelles méthodes d’extraction chimique ont confirmé qu’il y avait de l’acide tartrique, un composé du raisin et du vin ainsi que trois acides organiques associés, dans les résidus provenant de huit grandes jarres.
La découverte permet de dater l’origine de la pratique à la période néolithique, aux environs de 6000 avant JC, la repoussant de 600 à 1000 ans avant l’ancienne date acceptée. Auparavant, les plus anciennes traces chimiques de vin remontaient à 5400-5000 avant JC dans la région des Monts Zagros en Iran.
Pour les chercheurs, les données archéologiques, chimiques, botaniques, climatiques et radiocarbones fournies par les analyses démontrent que la vigne eurasienne, Vitis vinifera, était abondante autour des sites étudiés. Elle poussait dans des conditions environnementales idéales, au début de la période néolithique, similaires aux régions viticoles en Italie et dans le sud de la France aujourd’hui.
Dans la société de ces villages néolithique, la boisson et l’offrande du vin devait imprégner presque tous les aspects de la vie, de la pratique médicale aux célébrations spéciales, de la naissance à la mort, aux repas quotidiens.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Un projet tip top !

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Un panel d’experts réunissant les compétences de chercheurs en réalité virtuelle de EDF Recherche & Développement, d’archéologues, de géomorphologues et de cogniticiens du CNRS a lancé, en 2015, la création virtuelle de la grotte préhistorique ornée de Chauvet, telle que les artistes qui l’ont décoré devaient la voir.
Il a fallu reconstituer le paysage visuel à l’intérieur de la grotte en développant une technologie qui permet de simuler la visibilité en reproduisant les conditions de l’époque.
Il a d’abord été nécessaire de  retrouver la configuration des lieux en gommant les altérations apparues ces derniers millénaires (trous, stalactites et stalagmites). Pour cela, l’équipe a bénéficié du modèle numérique en 3D réalisé pour la création du fac-similé que l’on peut visiter. Cet outil et des analyses de géomorphologie ont permis de restituer la grotte telle qu’elle était il y a 40 000 ans.
Une fois la forme de la grotte retrouvée numériquement, il a fallu y replacer les oeuvres en mesurant à quelle distance elles devenaient visibles quand on ne disposait que d’une torche et d’une lampe à graisse : entre 6 et 10 m apparaissent les silhouettes les plus contrastées, et à 3 ou 4 m les détails se révèlent. Tout ce qui joue sur la visibilité a été pris en compte pour transposer ces données.
Un logiciel développé par EDF pour préparer les opérations de maintenance dans les centrales nucléaires a enfin servi à simuler les observateurs originaux. Après calcul, en tenant compte de la posture des individus, le logiciel a identifié, en des milliers de points d’observation, la probabilité pour le porteur de lumière de voir les oeuvres.
Résultat, une cartographie détaillant les zones où le plus de peintures étaient visibles à la préhistoire, mais également la probabilité, en chaque point d’observation possible, de distinguer au moins une œuvre.
Un travail très utile pour les archéologues et les historiens de la préhistoire.

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D’après un article des Cahiers de Science & Vie n°174 et le site Fondation EDF

Sur les traces des hommes préhistoriques

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Ce site permet de participer virtuellement à un chantier de fouille archéologique en Aquitaine. Il place le visiteur au cœur de l‘enquête, le rend acteur avec les chercheurs, l‘invite à la découverte et, selon un parcours qu‘il décide, lui offre la possibilité de visionner des reconstitutions, d‘écouter des témoignages, de faire le plein de connaissances et d‘images.
Pour réaliser cette exposition virtuelle, CAP SCIENCES s‘est associé aux équipes de recherche qui œuvrent en Aquitaine sur le terrain et dans leurs laboratoires pour faire avancer la connaissance dans le domaine de la Préhistoire.