Étiquette : Préhistoire

Les vêtements d’Ötzi

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J’ai été intéressé dès le départ par la découverte de la momie de cet homme préhistorique dans un glacier et j’ai souvent parlé des découvertes faites à son sujet sur ce blog. Les dernières en date concerne ses vêtements. De toute évidence ils étaient faits d’une sorte de cuir, mais ils sont un patchwork de différentes peaux cousues ensemble et à différents moments. Cela suggère qu’il y a eu de réguliers réassemblages au fur et à mesure que des morceaux s’usaient.

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Il y a de nombreuses choses qui rendent ardue l’étude des anciens cuirs. Tout d’abord, même les échantillons les mieux préservés sont fortement dégradés, rendant méconnaissable la texture de la peau qui pourrait permettre d’identifier l’animal. Et, alors que l’ADN peut survivre des millénaires dans un profond gel glaciaire, le processus même de fabrication du cuir (raclage, chauffage, traitement de la peau avec des acides), détruit souvent le matériel génétique. Mais, alors que l’ADN nucléaire (celui qui se trouve dans le noyau de la cellule) est détruit, l’ADN trouvé dans les mitochondries de production d’énergie de la cellule peut survivre.
Une équipe de scientifiques a utilisé la technique de l’enrichissement mitochondrial sur l’ADN des peaux d’Ötzi. Comme le suggère le nom, cette méthode implique la récolte de l’ADN mitochondrial qui est disponible et utilise des réactifs et des enzymes afin de le concentrer et de l’amplifier.
Ce travail a révélé qu’Ötzi s’était vêtu à partir d’une grande variété d’animaux : ses jambières provenaient de chèvres, son pagne était en peau de mouton et son manteau en peau de ces deux espèces. il y a eu au moins quatre moutons et deux chèvres utilisés dans la production.
Les lacets provenaient de bovins (ils sont semblables aux lacets en cuir des bottes de randonnée modernes) et le carquois était fait avec du chevreuil.
Enfin le chapeau était l’objet qui avait dû demander le plus de temps de travail: il provenait d’un ours brun.
Les génomes retrouvés des bovins, des moutons et des chèvres sont compatibles avec les animaux d’aujourd’hui à travers la plupart de l’Europe. De même, le chevreuil et l’ours brun ont des descendants contemporains dans la région alpine.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Des gravures préhistoriques découvertes en Espagne

Des gravures préhistoriques ont été découvertes en Espagne, dans une grotte située sous un ensemble de bâtiments, qui était connue depuis longtemps de la population de la ville balnéaire de Lekeitio au nord du pays. Son entrée est restée ouverte pendant des décennies et les enfants allaient y jours jusque dans les années 1970, avant que les déchets de construction n’en bloquent l’accès.
Ce grand ensemble artistique combine de nombreuses images d’herbivores, (certaines font jusqu’à 1m50), ainsi que deux images de félins exceptionnellement préservées et des tracé abstraits.
Il s’agit d’un témoignage des compétences artistiques de nos ancêtres, il y a environ 14 500 ans.
Cet art est un exemplaire d’une technique de gravure inhabituelle, facilement dommageable, et qui survit rarement de manière si visible. Alors que la plupart des dessins de la grotte sont faits par grattement avec les ongles sur le mur, cette technique consistait à faire glisser un objet sur le mur pour créer des lignes plutôt que des rainures, ce qui donne un effet trompe l’œil, qui semble peint plutôt que gravé.
La grotte elle-même recèle peut-être encore de nombreux secrets attendant d’être découverts: la plus grande partie du niveau supérieure, où a été découvert l’art rupestre, reste inexploré. Mais cela va être un long processus. L’accès à la grotte est difficile, c’est très humide, dans un environnement malsain, et une rivière circule aux niveaux inférieurs.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Les revues de septembre pour la bibliothèque de classe

Dans le numéro d’Histoire Junior, on trouve un dossier sur les croisades, utile aux cinquièmes pour le thème en cour.
Il y a également un article sur la bataille de Verdun pour les troisièmes et un autre sur Diderot & D’Alembert, pères de l’Encyclopédie pour le prochain thème d’histoire en quatrième.

De son côté Arkéo propose un voyage mythique à travers la Méditerranée avec Ulysse, le célèbre héros d’Homère. On pourra (re)découvrir les innombrables épreuves que les dieux lui ont réservées au cours de ce périple qui porte le nom d’Odyssée.
Un article permet de faire connaissance avec Clovis, le roi des Francs. Un autre présente une expérience que certains ont déjà tenté au Parc de la Préhistoire de Tarsacon-sur-Ariège : vivre comme au temps de Cro-Magnon. Cette immersion totale les a fait se vêtir, manger et dormir comme nos lointains ancêtres, il y a 14 000 ans !
Enfin, lors de la construction du Mémorial des Civils dans la Guerre qui vient d’ouvrir ses portes à Falaise, dans le Calvados, les archéologues ont découvert les vestiges d’une maison détruite par un bombardement en 1944. Ce qu’il en reste nous donne une foule d’informations sur la vie quotidienne à cette époque.

« Lucy in the sky » or…In a tree !

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Schéma expliquant les différentes fractures découvertes

Les ossements fossiles de la célèbre australopithèque Lucy, découverts en 1974, ont été analysé pour tenter de découvrir les causes de sa mort. Elle aurait chuté d’une grande hauteur (une douzaine de mètres), subissant de nombreuses fractures avant de mourir.
Les spécialistes ont en effet découvert de nombreuses traces de fractures perimortem sur les os, qui ne portent pas de trace de guérison et ne sont pas attribuables à des coups de dents de carnivores ou à des remaniements des sédiments dans lesquels le fossile a été conservé.
Toutes ces lésions résulteraient donc d’une chute, du haut d’un arbre. Le pied droit ayant touché le sol en premier, Lucy, encore consciente, aurait étendu ses bras pour tenter, en vain, d’amortir le choc. Le cadavre aurait ensuite été piégé et préservé dans un cours d’eau en contrebas.
Les circonstances de la mort de Lucy n’avaient pas jusqu’ici vraiment suscité d’intérêt chez les scientifiques et étaient restées indéterminées. Dans le documentaire L’Odyssée de l’espèce,  Jacques Malaterre faisait se noyer Lucy alors qu’elle tentait de franchir un cours d’eau.

D’après un article du Monde.fr

Les méfaits de l’ignorance

Sur l’île de Tro, au nord de la Norvège, deux adolescents ont endommagé une gravure datant de 5000 ans, en voulant selon eux, juste la mettre en valeur. Avec le temps, la gravure était devenu de moins en moins visible, les deux garçons ont donc utilisé un objet pointu pour repasser dans ses traits et recreuser le personnage pour le rendre plus visible !
La gravure, représentait une scène de chasse et était baptisée «le premier skieur». Les adolescents ont eu ensuite l’idée d’appliquer leur méthode de restauration à un autre dessin, une baleine qui se situait non loin et qui faisait partie d’une autre scène de chasse représentée dans la roche.
Une équipe d’archéologues est attendue sur le site en septembre pour évaluer l’ampleur de la catastrophe même si beaucoup pensent que les dégâts seront irréversibles.

Découverte d’une statuette anthropomorphe en os datant du paléolithique

Une figurine sculptée de près de 20000 ans découverte dans la grotte de Foissac

Durant les travaux d’hivernage du site préhistorique, le gestionnaire de la grotte de Foissac, en Aveyron a trouvé une statuette gravée il y a sans doute 20 000 ans dans un os de grand bovidé.
Comme chaque année, la grotte de Foissac était fermée au public d’octobre à juin. Pendant cette période, la rivière en crue lessive en effet le sol, dépose de l’argile et il n’est pas rare qu’elle fasse remonter des vestiges et des os enfouis dans les cavités, découverts quand revient l’été.
Les eaux de la grotte ont cette fois -ci fait remonter à la surface une statuette gravée avec un silex dans un os de bison ou d’auroch. Elle mesure une dizaine de centimètres : l’articulation fait la tête, et l’os, le corps. Les nombreuses incisions forment les traits du visage, les cheveux, des traits qu’on pourrait assimiler à des tatouages ou scarifications sur les joues, et ses bras semblent porter un enfant ou un animal.
La statuette remonte à priori au paléolithique supérieur,entre 15 000 et 20 000 ans. Plusieurs éléments permettent de le penser. À commencer par la taille de la phalange: beaucoup trop grande pour appartenir à un bœuf ou un taureau du néolithique, elle ressemble plus à celle d’un bison ou d’un auroch, deux espèces qui étaient présentes dans cette partie de l’Europe il y a 5000 ans. Un autre indice : le type de gravure, qui s’apparente à l’art paléolithique. Enfin, une datation au carbone 14 a permis de déterminer que la salle où la statuette a été découverte avait 20 000 ans.

D’après un article du Figaro.fr