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Sur les traces des hommes préhistoriques

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Ce site permet de participer virtuellement à un chantier de fouille archéologique en Aquitaine. Il place le visiteur au cœur de l‘enquête, le rend acteur avec les chercheurs, l‘invite à la découverte et, selon un parcours qu‘il décide, lui offre la possibilité de visionner des reconstitutions, d‘écouter des témoignages, de faire le plein de connaissances et d‘images.
Pour réaliser cette exposition virtuelle, CAP SCIENCES s‘est associé aux équipes de recherche qui œuvrent en Aquitaine sur le terrain et dans leurs laboratoires pour faire avancer la connaissance dans le domaine de la Préhistoire.

Bientôt un film sur Ötzi

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Après de nombreux documentaires, Ötzi, nom donné à la momie néolithique retrouvée dans un glacier du Tyrol autrichien, va faire l’objet d’un film réalisé par Felix Randau. Le film a été présenté début août au Festival de Locarno. Il s’agit d’un genre de western se déroulant à la préhistoire : rebaptisé « Kelab » pour le film, Ötzi est imaginé en chef de clan néolithique, gardien d’une relique sacrée, dont le campement est ravagé, sa tribu et sa famille massacrées pendant qu’il est à la chasse. Ötzi part alors à la poursuite des assassins pour se venger en emmenant avec lui un bébé, seul survivant de l’attaque…. Je me demande si l’équipe a pris un archéologue comme conseiller technique ?

Coup de vieux de 100 000 ans pour l’espèce humaine ?

Entre 2004 et 2016, une équipe internationale de chercheurs a trouvé et analysé plus de 16 restes fossiles d’Homo sapiens sur le site archéologique de Jebel Irhoud, au Maroc (le site, situé entre Marrakech et l’océan Atlantique, a d’abord été une mine, dans laquelle les carriers ont trouvé un premier crâne en 1961), dont ceux de trois adultes, d’un adolescent et d’un enfant. Il y avait également de nombreux éclats de silex brûlés. Ces traces ont été datées d’il y a 300 000 ans, alors que celles qu’on avaient trouvées jusque là dataient de 200 000 ans. Ce sont donc les restes les plus anciens de notre espèce connus à ce jour et ils ne viennent pas d’Afrique de l’est, berceau supposé de l’humanité jusqu’à maintenant.

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Il y a 300 000 ans, plusieurs espèces apparentées coexistent sur la planète – Néandertaliens en Europe, Dénisoviens et Erectus en Asie, Florès en Indonésie et Sapiens en Afrique. De ce buissonnement du genre Homo ne subsiste aujourd’hui qu’une seule espèce, la nôtre, Homo sapiens.

D’après un article du Monde.fr

Une découverte intrigante

À l’heure actuelle, la plupart des experts estiment que notre lignée humaine s’est séparée des singes il y a environ sept millions d’années en Afrique centrale, où les hominidés sont restés pendant cinq millions d’années avant de s’aventurer plus loin.

Cependant, deux fossiles d’une créature semblable à un singe qui avaient des dents humaines ont été trouvés en Bulgarie et en Grèce, datant de 7.2 millions d’années : une mâchoire inférieure trouvée en Grèce et une dent prémolaire supérieure provenant de Bulgarie.
Cette découverte pourrait laisser penser que nos ancêtres commençaient déjà à évoluer en Europe 200 000 ans avant le premier hominidé africain. À cette époque, le changement climatique transformait l’est de l’Europe en pleine savane ce qui aurait forcé les singes à trouver de nouvelles ressources, déclenchant, selon les chercheurs, un changement vers la bipédie. Au cours de cette période la mer méditerranée a traversé de fréquentes périodes d’assèchement, formant un pont entre l’Europe et l’Afrique et permettant aux singes et anciens hominidés de circuler entre les continents. L’équipe pense que l’évolution des hominidés a pu être causée par des changements environnementaux importants qui ont déclenché la formation du Sahara de l’Afrique du Nord, il y a plus de sept millions d’années, ce qui poussa l’espèce plus au nord. Ils ont trouvé un grand nombre de couches de sable du Sahara remontant à cette période, ce qui suggère qu’il était situé beaucoup plus au nord qu’actuellement.
La nourriture de Graecopithecus était liée à la végétation de savane plutôt sèche et dure, contrairement à celui des derniers grands singes qui vivent dans les forêts. Par conséquent, comme les hommes, il avait des molaires larges et un émail épais. À l’aide de la tomographie, les chercheurs ont pu visualiser les structures internes des fossiles et voir que les racines de la prémolaire avaient largement fusionné. « Alors que les grands singes ont typiquement deux ou trois racines séparées et divergentes, les racines de Graecopithecus convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique propre à l’homme moderne, aux anciens hommes et plusieurs pré-humains« , rapporte la chercheuse principale le Professeur Madelaine Böhmede de l’Université de Tübingen.
La mâchoire inférieure a d’autres caractéristiques suggérant que l’espèce était un hominidé. Elle se trouve être plus ancienne de plusieurs milliers d’années que le plus ancien hominidé africain, Sahelanthropus tchadensis qui fut découvert au Tchad.
Cependant, des experts se montrent prudents sur cette découverte. D’importantes preuves fossiles placent pour le moment l’origine de l’humanité en Afrique, dont plusieurs squelettes partiels et crânes. Ce fossile européen isolé pose pour le moment plus de questions qu’il n’en résout.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.