Catégorie : Essais

Un essai sur la fin du Moyen Âge

Les éditions Perrin m’ont gentiment envoyé le dernier ouvrage de l’historien Joël Blanchard, intitulé La fin du Moyen Âge, dans lequel il se propose de réhabiliter cette période délimitée par le règne des premiers Valois, de 1328 à 1515. En 280 pages, il raconte une fin de Moyen Âge savante, bouillonnante d’idées neuves et traversée d’une grande vitalité créative, en dressant le paysage culturel, politique et militaire du royaume de France en ce temps-là. Il rejoint ma pile de livres à lire, mais je compte l’entamer après le recueil de Michelle Perrot.

«Faire de l’histoire, c’est peut-être remplacer l’espace perdu par le temps…»

J’ai trouvé cette jolie phrase dans L’air du temps, texte que Michelle Perrot écrivit pour les Essais d’égo-histoire réunis par Pierre Nora en 1987. L’auteur se demande ainsi si son goût pour l’histoire ne vient pas en partie de la disparition progressive des lieux de son enfances. Un peu plus loin, elle raconte sa première rencontre avec ce qui ressemble à la science historique, à propos de l’étude de la Bible, lors de ses cours dans une école privée : «Les cours d’ « histoire sainte », comme on disait, étaient désormais assurés par un professeur de l’Institut catholique, l’abbé D…, pédagogue autant qu’érudit. Il nous initia à l’exégèse, à la critique interne et externe des textes, voire à leur histoire matérielle. On venait de découvrir les manuscrits de la Mer morte, preuve de l’existence historique du Christ. je ne sais is la question inquiétait personnellement l’abbé D…, mais il mettait un soin obsédant à nous démontrer l’authenticité et la véracité des Evangiles, à les distinguer des apocryphes. il lui importait aussi d’inclure la chronologie biblique dans l’histoire du bassin méditerranéen et l’histoire générale ; de dater, par exemple, la création de l’homme au sein des ères géologiques, de dater le Déluge par rapport aux mythes ou aux récits des autres religions, de replacer le passage de la mer Rouge dans l’histoire des dynasties pharaoniques, la passion du Christ dans le contexte socioculturel de l’Empire romain, veillant aussi à distinguer  ce qui était symbole et réel. La Bible cessait d’être seulement sainte, pour devenir un grand livre d’histoire qu’il fallait saisir dans toutes ses dimensions, de la Genèse à l’Apocalypse. (…) La naissance du christianisme prenait corps dans le bassin de la Méditerranée où foisonnaient des cultures diverses, dont il était solidaire, et nous avec lui

Mes cadeaux (première partie)

Voici ce que m’a offert ma femme ce soir. Ces livres sont magnifiques et vont renouveler mes connaissances sur l’Antiquité. Il reste de nombreux volumes à paraître dans cette collection : deux sur la Grèce de – 510 à 235, deux sur Rome de -753 à -70 et de 212 à 536, un sur Byzance (527 – 1453), un sur le Proche-Orient romain, un sur les terres d’Islam du VIIIe au XVIe siècle, un sur la Perse, un sur le Japon, un sur l’Amérique et enfin un sur l’Occident médiéval du Ve au XVe siècle.