Catégorie : Essais

Déception

J’ai terminé la première partie du livre Nouvelle Histoire du Moyen-Âge, dirigé par Florian Mazel, qui a fait beaucoup parlé de lui ces derniers temps. Cette première partie m’a semblé très convenue. La nouveauté revendiquée dans le titre tenant seulement à l’utilisation des informations apportées par l’archéologie depuis 30 ans et à un redécoupage interne de la période médiévale autour de la « réforme » grégorienne. Cela me semble un peu juste pour justifier la rédaction d’un peu plus de 600 pages, parfois répétitives. Un peu déçu, j’espérais que la seconde partie, intitulée « Transversales » (et se présentant comme un dictionnaire) me réconcilierait avec ce volume. Hélas, je viens de terminer le premier chapitre, sur l’alimentation, qui fait sept pages, dont certaines comportant de grandes illustrations, et dans lequel on n’apprend rien de neuf ! Énorme déception donc . Je vais arrêter là ma lecture et voir si L’occident médiéval, d’Alaric à Léonard, de Joël Chandelier, sera plus intéressant. La Nouvelle Histoire du Moyen-Âge rate son objectif à mon avis : inutile à ceux qui se sont intéressés à l’histoire médiévale depuis les trente dernières années, elle va rebuter par sa taille ceux qui voudraient s’y initier.

 

Faire de l’histoire avec le foot

Par le biais de ce sport populaire, l’auteur de ce curieux essai propose un parcours d’environ 6000 ans d’histoire. Les grands événements et périodes y sont expliqués par des explications sur le nom des clubs, leur stade, leur écusson, leurs maillots ou encore les grandes compétitions. L’auteur évoque également l’implication de personnalités célèbres, les événements depuis la fin du XIXe siècle qui ont eu une répercussion sur le football (guerres, exclusions de compétitions), les groupes de supporteurs, les footballeurs engagés (en politique, en résistance). On peut lire ce livre original en suivant la chronologie ou en piochant dans 365 devinettes.

Pas si nouvelle, il me semble

Je suis un peu déçu par ma lecture de cette Nouvelle histoire du Moyen-Âge (j’en suis au chapitre 5 de la première partie). D’abord parce que je n’en vois pas bien la nouveauté, ni dans son approche (avec un rôle central donné à l’Église comme institution), ni dans sa forme, très chronologique, sauf pour la dernière partie intitulée « Transversales ». Mais également parce que je trouve que les chapitres sont courts et ne font, à mon sens, qu’effleurer leur sujet, ce qui est dommage. L’iconographie présente a surtout vocation d’illustration et ne résonne que faiblement avec le texte.
Ce volumineux ouvrage, dont la lecture est plaisante, est sans doute une bonne synthèse récente, mais il ne s’agit pas de l’ouvrage révolutionnaire que j’attendais. À moins que la dernière partie n’offre quelques surprises ?

Un livre pour comprendre à quoi sert la géographie

À quoi sert la géographie ? est le livre introductif au colloque de la Société de Géographie à venir.
« À quoi sert la géographie ? » : vaste question à laquelle on pourrait répondre « à rien », un peu trop rapidement, si l’on en croit parfois la faible popularité de la géographie. À une époque, certains ont répondu : « D’abord à faire la guerre ». L’ambition de ce livre collectif est de montrer que la géographie sert peut-être d’abord à faire la paix en posant sur le monde un regard éclairé et attentif, qui permet d’en comprendre la complexité et de décrypter les questions qui traversent nos sociétés aujourd’hui, que ce soit celle du réchauffement climatique, de l’urbanisation massive, des migrations, des recompositions géopolitiques ou de l’évolution de nos représentations culturelles.