Étiquette : Mondialisation

La vie des ouvriers en Chine

Ce documentaire de 2014 propose une immersion dans le quotidien de jeunes migrants chinois pris par la brutalité du « miracle économique » chinois.
À peine sortis de l’adolescence, ils ont des rêves plein la tête : quittant les villages du Yunnan, comme d’autres l’ont fait avant eux, ils partent grossir la main d’œuvre de Huzhou, une cité ouvrière florissante des environs de Shanghai, où ils intègrent des ateliers de confection qui tournent à plein régime. Logés où ils peuvent, soumis à la promiscuité, à la précarité et à des conditions de travail éprouvantes, Xiao Min, Ling Ling ou Lao Yeh veulent croire quand même à une vie meilleure.
À voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Firmes transnationales et éthique

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La firme transnationale franco-suisse LafargeHolcim, numéro un mondial du ciment, est prête à vendre son ciment pour le mur anti-clandestins promis par Donald Trump d’après son PDG qui déclare à vie propos dans un entretien à l’AFP : « Nous sommes ici (aux Etats-Unis) pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique« . La FTN espère ainsi être un des grands gagnants du programme d’investissements de 1000 milliards de dollars annoncé par Donald Trump pour rénover les infrastructures américaines (ponts, tunnels, routes, aéroports).
Ce projet de construction à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, est pourtant au centre d’une crise diplomatique entre Mexico et Washington et suscite des critiques à travers le monde, notamment en France.
L’entreprise a déjà fait parlé d’elle au sujet d’une cimenterie en Syrie, l’une des plus modernes et importantes du Proche-Orient (d’une capacité annuelle de production de 2,6 millions de tonnes), que sa direction a fait fonctionner au milieu d’un pays en guerre au prix d’arrangements avec les groupes armés environnants, dont l’organisation Etat islamique. Ce faisant, le groupe a indirectement financé les djihadistes de l’EI pendant un peu plus d’un an, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014.

La France, première destination touristique en 2016 ?

Entre 82,5 et 83 millions de touristes étrangers auraient visité la France l’an dernier selon des estimations du gouvernement, ce qui qui maintiendrait le pays au rang de première destination touristique mondiale devant les Etats-Unis et l’Espagne. Le nombre définitif de touristes ayant visité la France en 2016 ne devrait être cependant connu qu’en mars dans un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Un monde maritimisé

Voici une  séquence proposée sur le site de l’académie de Poitiers et que je vais sans doute utiliser car elle étudie le port de Shanghai, ville que j’ai étudié avec les élèves de quatrième dans le cadre des deux chapitres sur les villes (« espaces et paysages de l’urbanisation » et « l’urbanisation dans le monde »).

Pour mieux comprendre les enjeux du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement)

Les Décodeurs propose une série d’articles intéressants pour analyser les enjeux de ce traité économique : le premier évoque les tribunaux d’arbitrage permettant à une entreprise de poursuivre un état et qui manque de caractère démocratique. Le second concerne le présumé sacrifice de l’agriculture européenne face au Canada. Le troisième montre les dangers de ce traité vis à vis de la politique de lutte contre le réchauffement climatique. Le quatrième article explore l’idée selon laquelle le traité menacerait la démocratie  (?) européenne.

Des réfugiés syriens exploités pour l’Europe

Une enquête de la BBC, diffusée le mardi 25 octobre, révèle que des réfugiés syriens travaillent dans des conditions misérables pour des sous-traitants de grandes marques de vêtements en Turquie. Des adultes, mais aussi des enfants parfois âgés de moins de 10 ans, ont ainsi été filmés dans des ateliers fabriquant des habits pour Marks and Spencer, Asos, Zara et Mango qui seront ensuite vendus en Grande-Bretagne. Par exemple, un enfant de 15 ans travaille douze heures par jour à repasser les vêtements dans une usine liée à l’entreprise Marks and Spencer.
Ces réfugiés syriens sont payés à peine plus d’une livre sterling l’heure, bien en dessous du salaire minimal turc.
Bien évidemment, les marques incriminées ont dit ne pas être au courant et ont rejeté la faute sur leurs sous-traitants. Elles ont toutefois aussitôt promis des mesures concrètes pour remédier à cette situation : Marks and Spencer et Asos ont notamment assuré qu’ils régulariseraient tous les travailleurs syriens et contribueraient à financer la scolarité des enfants travaillant dans les ateliers.
Sur les plus de 4 millions d’hommes, femmes et enfants qui ont quitté la Syrie depuis le début de la guerre civile, environ 2,72 millions vivent actuellement en Turquie. L’écrasante majorité (90 %) vit hors des camps, pour moitié dans les grandes villes de l’ouest comme Istanbul, Izmir ou Ankara. Mais si les enfants des camps sont scolarisés, ce n’est souvent pas le cas des autres, contraints de travailler pour nourrir leurs familles ou ne trouvant pas de place dans les écoles publiques turques saturées. Quelque 500 000 enfants sur 850 000 seraient dans ce cas.

D’après un article du Monde.fr