Étiquette : Mondialisation

Un atlas en ligne

L’Atlas de l’Espace mondial 2018 de Sciences-Po propose plus de 200 cartes et graphiques, explique plus de 200 notions et concepts et offre en outre plus de 80 articles et focus sur des questions d’actualité à travers six thématiques : contrastes et inégalités, mobilités, stratégies des acteurs internationaux, (in)sécurités, ressources, tentatives de régulations. On peut le consulter en ligne ici.

Paroxysme de mondialisation

En Inde,  se raser les cheveux et de les offrir aux dieux est une habitude répandue. Les pèlerins hindouistes vénèrent en effet les dieux en multipliant prières et offrandes et le don suprême est celui des cheveux, en signe de sacrifice et de gratitude. Après le rasage, les cheveux les plus longs sont placés dans une boîte à offrande. Les temples vont ensuite vendre ces cheveux aux enchères à des entreprises spécialisées, le prix pouvant atteindre 350 euros le kilo.
Après traitement et transformation, ces mèches se retrouvent finalement chez un coiffeur du 16e arrondissement de Paris, après avoir parcouru 8 000 kilomètres. « Ces cheveux viennent d’Inde. C’est la meilleure qualité de cheveux que l’on puisse trouver aujourd’hui« , explique la coiffeuse. « Étant donné que je considère que les Indiennes ont les plus beaux cheveux du monde, j’ai maintenant mon petit côté indien« , sourit la cliente. Ces quelques mèches lui sont facturées 1000 €…

D’après un article de France Info

23 euros par mois

C’est le salaire mensuel des salariés des usines de vêtements d’Ethiopie, qui travaillent pour des marques comme Guess, H&M ou Calvin Klein, selon un rapport du Centre Stern pour les affaires et les droits de l’homme, de l’université de New York, rendu public mardi 7 mai. Ce montant fait d’eux les ouvriers les moins bien payés au monde.
L’étude s’est penchée sur le Parc industriel d’Hawassa, l’un des cinq centres industriels inaugurés par le gouvernement depuis 2014, qui emploie 25 000 personnes et fabrique des vêtements pour des marques du monde entier dans des entreprises chinoises, indiennes et sri lankaise . A terme, environ 60 000 personnes devraient y travailler.
L’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avec 105 millions d’habitants qui vivent encore largement de l’agriculture et sont confrontés à des sécheresses et à la pauvreté. Le pays ambitionne de devenir le principal centre manufacturier du continent et veut pour cela séduire les investisseurs en mettant en avant la disposition des salariés à travailler pour moins de la moitié du salaire des travailleurs du Bangladesh (payés 95 dollars par mois contre 326 en Chine) puisqu’aucun salaire minimum n’existe dans le privé.
Le gouvernement espère que les exportations de vêtements, qui représentent actuellement 145 millions de dollars par an, vont grimper à environ 30 milliards. Mais les bas salaires ont entraîné une productivité médiocre, des grèves à répétition et un fort turn-over (des usines ont remplacé l’intégralité de leurs salariés tous les 12 mois en moyenne).

D’après un article du Figaro.fr

Le trafic de faux médicaments dans le monde

Le trafic de faux médicaments est estimé à 200 milliards de dollars aujourd’hui, contre 75 milliards en 2006, soit autour de 20 % du marché pharmaceutique mondial.
Tous les médicaments sont concernés par le crime pharmaceutique, les molécules princeps autant que les génériques, fabriqués à 90 % en Inde et en Chine. Il s’agit aussi bien de produits coûteux contre le cancer que d’antidouleur vendus à bas prix. Le Viagra (Pfizer) continue de tenir le haut du pavé. Un commerce dix à vingt fois plus rémunérateur que le trafic de cigarettes et d’héroïne. Mille dollars investis dans le trafic de médicaments contrefaits rapporteraient jusqu’à 500 000 dollars aux organisations criminelles, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments.
Plusieurs centaines de milliers de personnes périssent chaque année à cause de cette fraude, surtout dans les pays du Sud, qui concentrent 30 à 60 % des faux médicaments. Un médicament sur dix vendus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire est de qualité inférieure ou falsifié, selon l’Organisation Mondiale de la Santé et dans certains pays d’Afrique, c’est jusqu’à sept sur dix. Dans les pays riches, les États-Unis figurent parmi les principales victimes de ce fléau en raison des prix élevés et d’un système de couverture sociale hétérogène qui incitent beaucoup à avoir recours à la contrefaçon.
Si on trouve ces faux dans les marchés de rue illégaux, dans les pharmacies, les dispensaires ou encore les hôpitaux, ils ont surtout envahi les sites Internet. L’essor du e-commerce a changé la donne de la contrefaçon de médicaments, en favorisant notamment l’opacité des flux.
En 2018, une opération internationale menée par Interpol a permis la fermeture de 3671 sites Internet, l’arrestation de 859 personnes et la saisine de 500 tonnes de médicaments illicites.

D’après un article du Figaro.fr