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La France, première destination touristique en 2016 ?

Entre 82,5 et 83 millions de touristes étrangers auraient visité la France l’an dernier selon des estimations du gouvernement, ce qui qui maintiendrait le pays au rang de première destination touristique mondiale devant les Etats-Unis et l’Espagne. Le nombre définitif de touristes ayant visité la France en 2016 ne devrait être cependant connu qu’en mars dans un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Un monde maritimisé

Voici une  séquence proposée sur le site de l’académie de Poitiers et que je vais sans doute utiliser car elle étudie le port de Shanghai, ville que j’ai étudié avec les élèves de quatrième dans le cadre des deux chapitres sur les villes (« espaces et paysages de l’urbanisation » et « l’urbanisation dans le monde »).

Pour mieux comprendre les enjeux du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement)

Les Décodeurs propose une série d’articles intéressants pour analyser les enjeux de ce traité économique : le premier évoque les tribunaux d’arbitrage permettant à une entreprise de poursuivre un état et qui manque de caractère démocratique. Le second concerne le présumé sacrifice de l’agriculture européenne face au Canada. Le troisième montre les dangers de ce traité vis à vis de la politique de lutte contre le réchauffement climatique. Le quatrième article explore l’idée selon laquelle le traité menacerait la démocratie  (?) européenne.

Des réfugiés syriens exploités pour l’Europe

Une enquête de la BBC, diffusée le mardi 25 octobre, révèle que des réfugiés syriens travaillent dans des conditions misérables pour des sous-traitants de grandes marques de vêtements en Turquie. Des adultes, mais aussi des enfants parfois âgés de moins de 10 ans, ont ainsi été filmés dans des ateliers fabriquant des habits pour Marks and Spencer, Asos, Zara et Mango qui seront ensuite vendus en Grande-Bretagne. Par exemple, un enfant de 15 ans travaille douze heures par jour à repasser les vêtements dans une usine liée à l’entreprise Marks and Spencer.
Ces réfugiés syriens sont payés à peine plus d’une livre sterling l’heure, bien en dessous du salaire minimal turc.
Bien évidemment, les marques incriminées ont dit ne pas être au courant et ont rejeté la faute sur leurs sous-traitants. Elles ont toutefois aussitôt promis des mesures concrètes pour remédier à cette situation : Marks and Spencer et Asos ont notamment assuré qu’ils régulariseraient tous les travailleurs syriens et contribueraient à financer la scolarité des enfants travaillant dans les ateliers.
Sur les plus de 4 millions d’hommes, femmes et enfants qui ont quitté la Syrie depuis le début de la guerre civile, environ 2,72 millions vivent actuellement en Turquie. L’écrasante majorité (90 %) vit hors des camps, pour moitié dans les grandes villes de l’ouest comme Istanbul, Izmir ou Ankara. Mais si les enfants des camps sont scolarisés, ce n’est souvent pas le cas des autres, contraints de travailler pour nourrir leurs familles ou ne trouvant pas de place dans les écoles publiques turques saturées. Quelque 500 000 enfants sur 850 000 seraient dans ce cas.

D’après un article du Monde.fr

Téléphones portables et mondialisation, encore

J’ai déjà plusieurs fois évoqué la mondialisation au travers de l’exemple du téléphone portable sur ce blog. Une mission d’information du Sénat a rendu les conclusions de son enquête, jeudi 29 septembre, dans un rapport qui tente de retracer les étapes du cycle de vie de l’appareil, de l’extraction des matériaux qui le composent jusqu’au recyclage.
L’extraction des matières premières qui entrent dans la composition du téléphone portable pose plusieurs problèmes éthiques déjà évoqués sur ce blog. Le plus emblématique se résume dans l’expression de « minerais de sang », exploités dans des zones de conflit armé, en particulier l’or, le tantale, l’étain et le tungstène. En outre, les matières premières sont extraites par des sous-traitants qui, souvent, ne respectent pas les règles élémentaires du droit du travail, avec des conditions souvent désastreuses pour les mineurs, qui peuvent être des enfants.
La phase de fabrication du téléphone, de l’extraction des matières première à l’assemblage, concentre plus de 80 % des impacts environnementaux. Les auteurs du rapport n’ont toutefois pas réussi à obtenir le détail de ces matériaux, et déplorent l’opacité des fabricants et opérateurs. Ces derniers, ayant refusé de venir aux auditions, se sont commodément retranchés derrière le secret des affaires. Ce manque de transparence pose notamment problème pour pour la filière chargée du recyclage des appareils, qui doit mener de complexes analyses pour identifier les métaux présents.
La conception des téléphones est délibérément défavorable au réemploi et au recyclage : au niveau du matériel, d’abord, les fabricants s’évertuent à empêcher la réparabilité des téléphones. Diverses techniques viseraient aussi à réduire la durée d’utilisation des téléphones : écrans fragiles, recherche insuffisante sur la robustesse et la durée de vie, connectique changeante et non standardisée. Enfin, l’obsolescence logicielle concerne, elle, les mises à jour qui exigent plus de puissance et aboutissent finalement à un appareil plus lent, qui semble dépassé.
Le rapport montre que sur les 25 millions de téléphones mis en moyenne sur le marché chaque année en France, environ 15 % seulement sont collectés et rejoignent, à la fin de leur vie, des filières de réparation, de transformation ou de recyclage. Les smartphones (84 % des portables vendus) sont quasiment absents des collectes de déchets d’équipements électriques et électroniques.
Le destin de ces téléphones non collectés est obscur. Le rapport estime que 100 millions d’entre eux dorment dans les tiroirs des Français par peur de livrer des données personnelles, pour conserver un téléphone de secours, ou tout simplement car ils sont peu encombrants et qu’on ne sait pas où les rapporter. Les opérateurs ont pourtant l’obligation de les récupérer, soit contre l’achat d’un autre téléphone, soit dans certains cas sans aucune contrepartie.
Nombre de téléphones poursuivent cependant leur vie dans des filières parallèles. Des courtiers rachètent ainsi des lots de matériel usagé aux enchères. Certains seront traités en France : démantelés, dépollués, reconditionnés, revendus… D’autres, toutefois, seront exportés. Or certains de ces stocks, comportant des déchets de téléphones et des appareils usagés en mélange, sont étiquetés « matériel de réemploi » afin de contourner la réglementation sur les transferts transfrontaliers de déchets. Il s’agit, en trafic illégal. Interpol estime qu’1,3 million de tonnes de téléphones et autres produits électroniques ont quitté l’Union européenne sans les autorisations nécessaires en 2012, souvent à destination de l’Afrique et de l’Asie, la Chine en particulier.

D’après un article d’un blog du Monde.fr