Étiquette : Mondialisation

Encore des abus du côté de chez Apple

Afin de répondre à la forte demande provoquée par le dernier-né d’Apple, six lycéennes chinoises disent avoir effectué des journées de 11 heures en moyenne, contre leur gré, dans une usine de Zhengzhou. Une durée dépassant la limite légale de travail pour les stagiaires qui, d’après la loi chinoise, est limitée à 40 heures par semaine. L’une des étudiantes concernées confie avoir assemblé jusqu’à 1200 caméras d’iPhone X par jour.
Cela a commencé en septembre dernier, lorsque leur école –la Zhengzhou Urban Rail Transit School– a envoyé près de 3000 de ses étudiantes dans l’entrepôt d’un fournisseur d’Apple, Foxconn. Cette mission de trois mois est alors présentée comme un prérequis à l’obtention de leur diplôme.
« L’école nous force à travailler. Les tâches que l’on effectue n’ont rien à voir avec nos études » a déclaré l’une des étudiantes.
Contactée par les médias, l’école en question a refusé de répondre aux questions des journalistes. Apple et Foxconn, quant à eux, ont reconnu avoir entendu parler de stagiaires ayant effectué de nombreuses heures supplémentaires et se disent déterminés à prendre les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus. Les deux entreprises assurent toutefois que toutes les lycéennes consentaient à travailler:
« Il nous a été confirmé que les étudiantes ont travaillé volontairement, ont reçu des compensations et des bénéfices, même s’il est vrai qu’elles n’auraient pas dû avoir à travailler plus que la durée légale. »
Le fournisseur Foxconn a reconnu lui aussi que le temps de travail imposé aux jeunes femmes constitue une violation de sa politique.
D’après un employé de longue date du fournisseur, l’usine de Zhengzhou a chaque année recours à de nombreux étudiants entre août et décembre, période de pleine activité. Au point de parfois tripler son nombre d’employés. À cette saison, plus de 20000 iPhones seraient produits quotidiennement.

D’après un article de Slate.fr

 

L’Afrique, l’usine du monde en 2050 ?

Malgré une croissance soutenue depuis dix ans, les économies africaines peinent à se diversifier. Cinq produits seulement représentent 60 % des exportations de l’Afrique subsaharienne : le pétrole, le gaz naturel, le fer, l’or et les minerais bitumeux.
Plus préoccupant, certaines de ces économies se désindustrialisent. L’industrie manufacturière africaine ne fournit que 6 % des emplois et sa contribution au PIB, en baisse, n’atteint plus que 10 % selon la Banque mondiale. L’Afrique ne pesait que 2 % de l’activité manufacturière mondiale en 2013, contre 3 % en 1970.
L’une des raisons est que les coûts de production et d’exportation sont en Afrique deux fois plus élevés qu’en Asie.
Mais cela devrait changer dans les années à venir. Les surcapacités de production de la Chine et la hausse des salaires conduiront à la délocalisation des activités les plus gourmandes en main d’oeuvre. La contrainte climatique jouera aussi un rôle. A l’avenir, l’énergie sera moins d’origine fossile, davantage produite à proximité des lieux où elle sera consommée et peut-être moins coûteuse. En Afrique, le potentiel élevé des énergies renouvelables (notamment solaire, hydraulique et éolien) pourrait amener à réduire la dépendance énergétique tout en devenant un levier de l’industrialisation.

D’après un article du Monde.fr

Un Hors -série pour les quatrièmes

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Dans ce nouveau hors -série de la revue Histoire Junior consacré à la …. géographie (à quand une revue de géographie pour les collégiens ?), plusieurs articles seront bien utiles aux élèves de quatrième :
– un article sur le sujet de la mondialisation ;
– un autre sur la Chine (qui porta aussi intéresser les 5e1 et les 5e2 d’ailleurs) ;
– et enfin un dernier sur la technique du croquis en géographie.

Le voyage du coton

Cet extrait de la série documentaire Le tour du monde de Thalassa, proposée par France 3 en 2007, évoque le commerce mondial du coton, plus précisément entre la Géorgie, aux Etats – Unis, et la Turquie. Il pourrait être associé à des extraits du livre d’Eric Orsenna, Voyage au pays du coton, pour une étude en classe.

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Renault, premier constructeur automobile mondial

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Au premier semestre 2017, le groupe Renault- Nissan – Avtovaz (marques Renault, Dacia, Renault Samsung Motors, Alpine, Nissan et Lada) s’est hissé au premier rang mondial des constructeurs automobiles, d’après des chiffres publiés par le Financial Times, ce vendredi. Avec 5 268 079 voitures vendues sur les six premiers mois de l’année, le groupe détrône Volkswagen qui était n°1 en 2016. Toyota complétant le podium.

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(les images proviennent de la brochure Atlas Renault 2016)

La vie des ouvriers en Chine

Ce documentaire de 2014 propose une immersion dans le quotidien de jeunes migrants chinois pris par la brutalité du « miracle économique » chinois.
À peine sortis de l’adolescence, ils ont des rêves plein la tête : quittant les villages du Yunnan, comme d’autres l’ont fait avant eux, ils partent grossir la main d’œuvre de Huzhou, une cité ouvrière florissante des environs de Shanghai, où ils intègrent des ateliers de confection qui tournent à plein régime. Logés où ils peuvent, soumis à la promiscuité, à la précarité et à des conditions de travail éprouvantes, Xiao Min, Ling Ling ou Lao Yeh veulent croire quand même à une vie meilleure.
À voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Firmes transnationales et éthique

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La firme transnationale franco-suisse LafargeHolcim, numéro un mondial du ciment, est prête à vendre son ciment pour le mur anti-clandestins promis par Donald Trump d’après son PDG qui déclare à vie propos dans un entretien à l’AFP : « Nous sommes ici (aux Etats-Unis) pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique« . La FTN espère ainsi être un des grands gagnants du programme d’investissements de 1000 milliards de dollars annoncé par Donald Trump pour rénover les infrastructures américaines (ponts, tunnels, routes, aéroports).
Ce projet de construction à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, est pourtant au centre d’une crise diplomatique entre Mexico et Washington et suscite des critiques à travers le monde, notamment en France.
L’entreprise a déjà fait parlé d’elle au sujet d’une cimenterie en Syrie, l’une des plus modernes et importantes du Proche-Orient (d’une capacité annuelle de production de 2,6 millions de tonnes), que sa direction a fait fonctionner au milieu d’un pays en guerre au prix d’arrangements avec les groupes armés environnants, dont l’organisation Etat islamique. Ce faisant, le groupe a indirectement financé les djihadistes de l’EI pendant un peu plus d’un an, entre le printemps 2013 et la fin de l’été 2014.