Étiquette : Chine

Manoeuvres en mer de Chine méridionale

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Voilà qui peut intéresser à la fois les quatrièmes en géographie, pour le chapitre « Mers et océans, un monde maritimisé » et les troisièmes au sujet de la rivalité actuelle entre la Chine et les États-Unis.
Un navire militaire américain est passé près d’un îlot (à moins de 12 milles nautiques) revendiqué par Pékin en mer de Chine méridionale, dans l’archipel des Spratley, dans une opération destinée à démontrer la liberté de navigation dans ces eaux contestées, a affirmé mercredi 24 mai un responsable américain.
L’initiative a provoqué la colère de Pékin, dont l’administration Trump essaie pourtant actuellement de se rapprocher sur le dossier nord-coréen. Lors d’un point de presse jeudi, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a fait part du fort mécontentement et de la forte opposition de la Chine à la suite de cette action de la marine américaine effectuée sans permission.
La Chine revendique l’essentiel de la mer de Chine méridionale, y compris des zones très proches des côtes de nombreux pays d’Asie du Sud-Est. Elle s’est engagée dans des opérations de construction d’îlots artificiels et de potentielles bases militaires sur de minuscules récifs, et considère comme ses eaux territoriales la zone des 12 milles nautiques autour de ces installations.
Les États-Unis contestent ces annexions d’îlots, pratiquées également par d’autres pays de la région, et prônent un règlement diplomatique des différends.

D’après un article du Monde.fr

Un Wikipédia chinois pour 2018

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Selon le South China Morning Post, une équipe de 20 000 professeurs et universitaires sélectionnés par le gouvernement chinois travaille à l’élaboration d’une encyclopédie en ligne, chargée de concurrencer Wikipédia.
Le site, qui comprendra plus de 300 000 entrées, sera rendu accessible en 2018. Il mettra en avant les dernières avancées chinoises, notamment en matière de science et de technologie, d’après le communiqué de presse de l’Académie des sciences chinoise.
Lors d’une présentation le 12 avril dernier, le responsable du projet a qualifié le projet encyclopédique du gouvernement de «Grande muraille de la culture».
Le projet, entrepris dès 2011, veut concurrencer Wikipédia, qui fait l’objet d’une censure du gouvernement depuis 2004. Une partie du contenu de la plateforme, dont les articles liés au Dalaï-Lama ou à Xi Jinping, le Secrétaire général du Parti communiste chinois, est en effet inaccessible dans le pays.
Les plus importantes encyclopédies déjà à disposition des internautes chinois sont gérées par le géant du Web Baidu et la société d’antivirus Qihu360 qui revendiquent 30 millions d’article chacune. Le contenu mis en ligne sur ces plateformes peut déjà être complété par les internautes, sous réserve de validation par les entreprises.
Le système de censure d’Internet en Chine est très efficace. Le gouvernement dispose en effet de son propre organe de régulation d’Internet pour étouffer les critiques à l’égard du régime. Facebook, Twitter et YouTube sont inaccessibles de Chine depuis 2009.

D’après un article de Slate.fr

La lutte contre la désertification en Chine

La Chine est menacée par la désertification. Les zones arides et semi-arides couvrent désormais la moitié de son territoire. Elles grignotent peu à peu les terres arables, dont le recul force de nombreuses populations villageoises à se déplacer. Les barrières végétales naturelles qui se dressent aux confins des déserts ne sont ni assez nombreuses ni assez puissantes pour retenir le sable qui retombe sur même sur Pékin. À chaque printemps, la capitale chinoise et sa région sont ainsi noyées, durant des jours entiers, dans les tempêtes de sable. Mêlant sédiments et poussières de sable, ce désastre affecte directement plus de deux cent cinquante millions de personnes.
Ce documentaire veut montrer la lutte de trente-deux mille « faiseurs de pluie » qui se battent quotidiennement contre l’avancée inexorable de ces déserts.Une « muraille verte », aussi longue que la Grande Muraille, commence à sortir de terre pour faire barrage au sable.

Un documentaire à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Un second porte – avions pour la Chine

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La Chine a mis à l’eau, mercredi 26 avril, son deuxième porte-avions, le premier construit par les chantiers navals chinois. Le premier porte-avions chinois, acheté à l’Ukraine, était entré en service en 2012.
Mais sur le plan de la technologie ou de la puissance, ce navire ne peut pas rivaliser avec ceux des autres grandes puissances, et notamment les Etats – Unis : si le nouveau porte-avions transporte des missiles de défense aérienne de courte portée, il reste à propulsion diesel et sa piste d’atterrissage est courte.
Toutefois, il s’agit bien, pour la Chine d’affirmer sa puissance face à ses voisins asiatiques, notamment au sujet de la domination en mer de Chine.
Un troisième porte-avions chinois est déjà en cours de construction, qui devrait disposer d’un système de catapultage des avions.

14 millions de Chinois en plus

La Chine vient d’annoncer qu’elle allait ajouter 14 millions de personnes à sa population actuelle.
Ces personnes, vivant dans le pays, n’avaient jamais été officiellement enregistré à l’état civil du pays et n’avait jamais eu de papiers, dont le hukou, passeport intérieur sans lequel on ne peut accéder à l’école ou aux services de santé et qui a pour objectif de limiter l’exode rural.  Cela veut dire qu’elles n’existaient pas officiellement jusqu’à présent.
Pendant des années, les enregistrements dans le système d’état civil et de remises de papiers coûtaient cher pour tout deuxième enfant, en raison de la politique de l’enfant unique. Chaque enregistrement supplémentaire était en effet accompagné d’une amende très élevée.
Cela a amené les Chinois, un pays qui a une préférence pour les fils, particulièrement dans les zones rurales où l’agriculture est encore prédominante, à enregistrer les garçons pendant que les filles restaient loin du système. Selon une étude, il y aurait ainsi 25 millions de femmes de plus en Chine qu’annoncé dans les chiffres officiels.
Si l’enregistrement de ces personnes est aujourd’hui possible, c’est parce que, depuis 2012, les citoyens qui n’étaient pas dans le système peuvent s’y faire enregistrer.
Ces 14 millions de nouvelles personnes représentent presque 1% de la population chinoise, qui s’élevait en 2015 à 1,37 milliard d’habitants.

D’après une information de l’agence Chine Nouvelle.

Un trésor chinois du XVIIe siècle retrouvé dans le lit d’une rivière

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Au milieu du XVIIe siècle, les crises politiques, climatiques et agricoles, ainsi que l’invasion des Mandchous au nord, provoqua la chute de la dynastie Ming. Chang Hsien-chung était un ancien soldat qui, sur fond de révoltes paysannes, profita de l’extrême faiblesse du régime pour monter sa propre armée et se livrer à des razzias. A partir de 1643, les ambitions du rebelle prirent une autre ampleur tout comme son armée qui grossit pour passer de quelques milliers d’hommes à environ 100 000 soldats : Chang Hsien-chung voulait son royaume.
En 1644, il jeta son dévolu sur la province du Sichuan qu’il a rapidement conquise. Même si le bilan, en termes de mortalité humaine, de son très court règne est impossible à faire précisément, il est probable que plusieurs centaines de milliers de personnes perdirent la vie, sans compter toute celles qui fuirent la province sous le régime de terreur instauré par Chang Hsien-chung. Incapable de gouverner durablement le territoire, il voulut, à la fin de 1646, l’abandonner et s’installer dans le Shaanxi voisin, d’où il était originaire. Trahi par un de ses officiers, il fut attaqué et tué en janvier 1647 sur ordre de la nouvelle dynastie mandchoue.
En 1646, alors que Chang Hsien-chung faisait transporter son trésor de guerre par bateaux vers le sud du Sichuan, le convoi fut attaqué sur la rivière Min. Un millier d’embarcations auraient sombré et le pactole du chef de guerre avec elles. Depuis lors, la rumeur d’un trésor englouti courait dans la province.

Mais il y avait visiblement plus qu’une rumeur. En 2005, des ouvriers travaillant sur la berge de la rivière découvrirent sept lingots d’argent. S’en suivit une intense période de pillage. Après une longue enquête, la police arrêta, en 2015, 31 personnes et confisqua des milliers de pièces d’or et d’argent, ainsi que des lingots et du matériel de plongée.
Depuis janvier, des archéologues fouille le lit de la rivière et viennent peut-être de retrouver la trace du trésor englouti de Chang Hsien-chung. Ils ont attendu pour cela la saison sèche, procédé à de gros travaux de terrassement et installé plusieurs pompes pour drainer le site jour et nuit. Le lit de la rivière est ainsi apparu à l’air libre sur plusieurs centaines de mètres et une zone d’un total d’un hectare a déjà été fouillée.
plus de 10 000 objets ont été trouvés. De grandes quantités de pièces d’or, d’argent et de bronze, des bijoux ainsi que des armes en fer comme des épées, des couteaux et des lances. Ces objets seront extrêmement précieux pour la science, l’histoire et l’art. Ils permettront de mieux connaitre la vie politique, économique, militaire et sociale sous la dynastie Ming.

D’après un article du blog Passeur de sciences.