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Une langue de femme en voie de disparition

Le nüshu est une langue chinoise écrite que seules les femmes ont maîtrisée. Ce système d’écriture, utilisé dans le district de Jiangyong, remonterait probablement au XIXe. Découvert dans les années 1980, il a été identifié comme une langue que les femmes utilisaient pour résister à la société patriarcale et aurait été créée en réponse à l’exclusion des femmes de l’éducation. Cette langue était transmise de mère en fille et permettait aux femmes d’écrire des autobiographies, de la poésie, des histoires, de communiquer entre elles.
En fait ce n’était ni une langue nouvelle, ni une langue inventée, mais un système écrit pour le dialecte local. Son caractère secret tenait au fait que les hommes n’avaient pas envie d’apprendre à écrire dans cette langue de femmes.
L’écriture est syllabique : un symbole représentait une syllabe avec le même son. Plus de 1000 caractères ont été comptés jusqu’à présent.
Par ailleurs, les lignes élégantes et allongées du nüshu contrastent avec les blocs plus trapus et ramassés des caractères chinois. La beauté visuelle du nüshu se distingue par de fines mèches et des traits fins, flanqués de formes en diamants et de points précis.
Mais le nüshu disparaît. Beaucoup des textes ont été brûlés ou détruits pendant la guerre civile chinoise, et la loi sur le mariage, et les réformes socioéconomiques ont changé l’état de la société pour les femmes, qui n’ont plus autant besoin que par le passé d’une écriture lue uniquement par elles.
La dernière femme à écrire couramment le nüshu est décédée en 2004, selon le China Daily.

D’après un article de Slate.fr et un autre du site Atlas Obscura.

Vers un refroidissement des relations entre les Etats – Unis et la Chine ?

En juillet 1971, le Conseiller national à la sécurité américain, Henry Kissinger, effectua un voyage secret à Pékin. Son séjour s’acheva par une annonce historique : le président Richard Nixon se rendra en Chine l’année suivante. Les Etats-Unis, jusqu’alors désignés comme les ennemis de la Chine communiste, faisait ainsi le calcul qu’en s’ouvrant à la Chine, ils feront pression sur l’Union soviétique et obtiendront un levier au Vietnam où ils sont toujours en guerre.
Pour cela, ils durent faire une concession sur l’une des exigences chinoises les plus fortes : renier Taïwan, où les troupes nationalistes de Tchang Kaï-chek s’étaient repliées en 1949 après leur défaite sur le continent face aux forces maoïstes. Depuis cette date , deux Chine se disaient légitimes : la République populaire, sur le continent, et la République de Chine, sur l’île de Taïwan, présente à l’ONU de 1950 à 1971.
En 1972, le président américain Richard Nixon et le premier ministre chinois, Zhou Enlai, rendirent public un communiqué finalisé dans une salle du prestigieux hôtel Jinjiang, dans l’ancienne concession française de Shanghai. Le douzième paragraphe y stipulait : « Les Etats-Unis reconnaissent que tous les Chinois des deux côtés du détroit de Taïwan, maintiennent qu’il n’y a qu’une seule Chine et que Taïwan fait partie de la Chine.  »
Sept années plus tard, sous la présidence de Jimmy Carter, les Etats – Unis établirent des relations diplomatiques formelles avec Pékin et les rompirent avec Taïwan. En contrepartie, les Etats-Unis s’engagèrent toutefois à défendre la sécurité de Taïwan en cas d’agression de la Chine continentale et à continuer à lui vendre des armes. Des liens persistent donc mais il n’y avait plus depuis de relation au niveau des chefs d’Etat.

Jusqu’à Donald Trump ! Après avoir accepté de prendre un appel de Tsai Ing-wen, la présidente taïwanaise, il tweetait le 3 décembre : « Intéressant comment les US vendent à Taïwan pour des milliards de dollars d’équipement militaire, mais je ne devrais pas prendre un appel de félicitations. »
Il a confirmé sa volonté de renouer des relations avec Taïwan le dimanche 11 décembre dans un entretien à Fox News, en déclarant :
« Je ne vois pas pourquoi nous devrions être tenus par une politique de “Chine unique” sauf si nous passons un accord avec la Chine sur d’autres choses, dont le commerce. »
Du côté de Taïwan, la présidente ne peut qu’être satisfaite car elle a emporté la victoire à la présidentielle en promettant que Taïwan prendrait ses distances avec la Chine continentale. Elle redoute et refuse en effet une réunification à terme contrôlée par la puissante Chine populaire.
S’exprimant au mon de son gouvernement, le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a aussitôt rappelé que la « Chine unique » est le fondement politique sans lequel coopérer est hors de question.

D’après un article du Monde.fr

Shanghai’s crimes

Après avoir étudié un extrait de De soie et de sang de Qui Xiaolong et travaillé sur Shanghai en géographie, les élèves des deux classes de quatrièmes rédigent la première page d’un roman policier se déroulant à Shanghai dans le cadre du cours de français (j’en publierai bientôt des extraits envoyés par ma collègue). Ceux qui le souhaitent, après avoir été intitié à l’application par ma collègue de lettres, peuvent réaliser une vidéo Animoto sur leur première page. Les vidéos ci-dessous en sont des exemples.

Quand le cours de géographie aide à comprendre un roman

En lettres, les élèves de mes deux classes de 4e travaillent sur cet extrait de roman se déroulant à Shanghai.

« L’haleine du maître ouvrier Huang, un des lève-tôt de Shanghai qui courait dans la rue de Huaihai Ouest, se transformait en buée sous les étoiles pâlissantes. Cet homme de soixante-cinq ans environ avait encore une foulée vigoureuse, même s’il essuyait son front en sueur. En fin de compte, la santé est plus précieuse que tout le reste, pensa-t-il fièrement. Que pouvaient représenter pour les Messieurs Gros-Sous maladifs tout l’or et l’argent amoncelés dans leur arrière-cour ?
  En ces années quatre-vingt-dix où la transformation matérialiste balayait la ville, un ouvrier retraité tel que Huang n’avait guère d’autre motif de fierté pendant qu’il faisait son jogging. Huang avait connu des jours meilleurs. Ouvrier modèle dans les années soixante, membre de l’équipe de propagande de la pensée de Mao Zedong pendant la Révolution culturelle, membre d’un comité de surveillance de quartier dans les années quatre-vingt, il avait été, en résumé, un « maître ouvrier » de la classe prolétaire politiquement glorieuse. Aujourd’hui il n’était plus personne. Retraité d’une aciérie d’État en faillite, il avait du mal à joindre les deux bouts avec sa pension qui se ratatinait de jour en jour. Même le titre de maître ouvrier semblait à présent poussiéreux dans la presse du Parti. Quelle ironie ! Une formule tirée d’une rengaine récente lui vint à l’esprit comme pour contrarier le rythme de ses foulées : La Chine socialiste livrée aux chiens capitalistes. Tout changeait très vite, défiant la compréhension.
  Son jogging changeait aussi. Autrefois, quand il courait dans la solitude sous les étoiles, avec juste quelques véhicules à l’horizon, Huang avait aimé sentir le pouls de la ville l’accompagner. Désormais, à cette heure matinale, il sentait la présence des voitures, qui klaxonnaient même parfois, et une grue s’élevait sur un nouveau chantier de construction à une rue de là. On annonçait un complexe résidentiel de luxe pour les « nouveaux riches ».
Et non loin, sa vieille maison shikumen, où il avait habité avec une douzaine de familles ouvrières, allait être remplacée par une tour commerciale. Les résidents seraient bientôt relogés à Pudong, autrefois terres agricoles à l’est du Huangpu. Il n’était plus possible de courir dans cette rue familière du centre de la ville. Ni de déguster un bol de soupe au soja servi au Restaurant de l’Ouvrier et du Paysan du coin de la rue. La soupe fumante parfumée à la ciboule, avec de la crevette séchée, de la pâte frite hachée et de l’algue violette, une soupe délicieuse à cinq fens seulement. Cet endroit bon marché, recommandé autrefois « pour son dévouement à la classe ouvrière », avait disparu et cédé la place à un Starbucks Coffee.
Peut-être était-il trop vieux pour comprendre le changement. […]
  Huang aperçut un objet étrange, rouge et blanc, dans le cercle pâle de la lumière du réverbère – probablement tombé d’un camion de produits fermiers se rendant au marché voisin. La partie blanche ressemblait à une longue racine de lotus sortant d’un sac fait de vieux drapeaux rouges. On lui avait raconté que les paysans récupéraient tout, même ce qui avait été des drapeaux à cinq étoiles. Il avait aussi entendu dire que les tranches de racine de lotus garnies de riz gluant étaient à la mode depuis peu dans les restaurants chic. Il fit deux pas vers le terre-plein et s’arrêta, sous le choc. Ce qu’il avait pris pour une racine de lotus était en réalité une jolie jambe humaine luisante de rosée. Et ce n’était pas un sac, mais un qipao rouge, qui enveloppait le corps d’une jeune femme d’une vingtaine d’années au visage déjà cireux.« 

QIU XIAOLONG, De soie et de sang, 2006, traduction de Fanchita Gonzalez Batlle, © Éditions Liana Levi, 2007. Texte cité dans le manuel de français de 4e, édition Le livre Scolaire.

Ce texte permet d’aborder différentes problématiques que je vois en même temps en géographie. Voilà comment je vais l’expliquer « géographiquement » aux élèves tout en leur faisant construire un croquis de la ville à l’aide de deux vidéos et de cartes.

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« L’haleine du maître ouvrier Huang, un des lève-tôt de Shanghai qui courait dans la rue de Huaihai Ouest »

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La Chine socialiste livrée aux chiens capitalistes. Tout changeait très vite, défiant la compréhension.

Huaihai Lu est une des grandes rues de shopping de Shanghai. Longue de 6 km, elle a commencé son histoire en 1901 sous le nom de Rue Sikiang, dans la concession française. Cinq ans plus tard, elle est devenue Route Paul Brunat, en 1915 on l’a rebaptisée Avenue Joffre, en 1943 elle a été brièvement Taishan Lu, en 1945 Linsen Lu. C’est en 1949 qu’elle a pris le nom qu’elle porte encore pour commémorer une victoire des Communistes chinois contre les nationalistes. Elle est comparée parfois aux Champs – Elysées parisiens à cause des boutiques de luxe qui la jalonnent (400 magasins sur simplement 2,2 kilomètres).

Le shikumen est la maison standard de Shanghai construite en série après 1900. Un peu dans le style des corons, tout de briques rouges, avec une touche de gris et quelques linteaux dessinés et moulés, les shikumen – 石库门- littéralement « portail de pierre », ont généralement deux niveaux et une petite cour intérieure, avec un toit en forte pente et des lucarnes. Les shikumen s’ouvrent sur des lilong, des ruelles irriguant en arêtes de poisson les quartiers délimités, aux deux extrémités, par deux grandes avenues parallèles. Dans les shikumen, qu’on a cessé de construire depuis les années 1940 –époque à laquelle 80% de la population shanghaienne vivaient dans ce type d’habitat- on s’entasse à plusieurs familles, à plusieurs générations, beaucoup n’ayant souvent pas trouvé d’autre maison que la petite pièce sous les combles, l’ancienne cuisine ou la salle-à-manger, pour s’installer.
Torrides en été et glaciales en hiver, le shikumen n’est pas vraiment confortable, avec ses pauvres matériaux et ses pièces réduites. Mais il demeure plein de charme, y compris pour les shanghaiens fortunés qui les achètent aujourd’hui et les rénovent à prix d’or.
La vie se déroule souvent dans la ruelle, dans la lilong, havre de calme au cœur de la ville affairée. On y cause, on y pose sa chaise, on y fait la cuisine. On y est avec les autres qu’on connaît depuis toujours.

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Une grue s’élevait sur un nouveau chantier de construction à une rue de là. On annonçait un complexe résidentiel de luxe pour les « nouveaux riches »

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Les autorités shanghaiennes ont essayé d’orienter la croissance en tache d’huile de l’agglomération centrale. Le projet de la Nouvelle Zone de Pudong, à l’est de la rivière Huangpu, a été une première étape pour compenser l’extension de la ville issue des concessions étrangères vers l’ouest. Cette zone a été structurée autour d’un nouveau centre financier à Lujiazui, de zones industrielles à Jinqiao ou Zhanjiang, du port de Waigaoqiao et de l’aéroport international de Pudong, puis plus récemment, au sud-est, autour de la ville nouvelle de Luchaogang en lien direct avec le port en eaux profondes de Yangshan. Parallèlement, Baoshan et Minhang prolongent, respectivement au nord et au sud, l’agglomération centrale.

Une preuve d’un contact entre l’Europe et la Chine au IIIe siècle avant J.C ?

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Des explications
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Les 8000 statues, qui gardent le mausolée du premier empereur de Chine (un complexe funéraire de 61km²,200 fois plus grand que la Vallée des Rois en Egypte) auraient été produites sous la direction d’un sculpteur européen qui travaillait avec les ouvriers locaux sur le site (L’armée aurait monopolisé 700 000 ouvriers sur 38 ans) et qui puisa son influence dans la Grèce antique. Les guerriers en terre cuite sont en effet à l’échelle 1:1 alors qu’aucune tradition de construction de statues de taille humaine n’a été identifié en Chine auparavant. Les acrobates et les sculptures en bronze également trouvés sur le site pourraient avoir été inspirés par les sculptures et l’art grecs.
Cette hypothèse prend sa source dans la découverte d’ADN mitochondrial spécifiquement européen. Lors de la fouille d’un four à briques et tuiles situé à 50 m du mausolée, une fosse contenant les ossements de 21 personnes différentes fut découverte, dont l’une révéla des traits génétiques européens.
Il s’agirait de la preuve que des contacts étroits existaient entre le Premier Empereur de Chine et l’Occident avant l’ouverture officielle de la Route de la Soie, bien plus tôt qu’on ne le pensait auparavant.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Thème 1 de géographie 5e : la croissance démographique et ses effets


Pour débuter ce thème,les élèves regarderont une petite vidéo.

Puis nous étudierons ces documents du manuel pour voir que la croissance démographique ne se déroule pas partout de la même manière et pour définir le développement durable. Ensuite, les élèves travailleront par groupe sur les études de cas du manuel.

Les groupe 1 et 2 sur l’Inde :

Les groupes 3 et 4 sur la République démocratique du Congo :

Et les groupes 5 et 6 sur la Chine avec un questionnaire disitibué :

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Après ces études, nous ferons la synthèse à l’aide du livre :
– des élèves de chaque groupe viendront d’abord compléter le document ci-dessous au tableau.

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– puis les élèves formuleront des hypothèses :

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Avant de vérifier leur justesse  à l’aide des documents ci-dessous :

La trace écrite ci-dessous sera distribuée en deux fois, après les études de cas d’abord et après la vérification des hypothèses.

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