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La puissance navale chinoise

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Le 12 avril 2018, une parade navale géante, diffusée en direct sur la télé­vision chinoise, annonçait au monde qu’« aujourd’hui la marine chinoise s’est levée à l’est avec une toute nouvelle image » : celle d’une puissance navale dont les ambitions dépassent maintenant largement la défense de ses côtes et le contrôle des mers de Chine, pour englober la protection des intérêts chinois à l’étranger.
La moitié des quarante-huit navires de guerre (dont 6 sous-marins nucléaires, stratégiques et polyvalents, 6 sous-marins non nucléaires, un porte-avions, 11 destroyers lance-missiles, 3 frégates, 8 corvettes, 2 porte-hélicoptères de débarquement et 2 grands navires de débarquement) qui défilèrent ce jour-là ont été mis en service à partir de 2012, l’année où Xi Jinping a accédé au poste de commandement suprême du Parti communiste ­chinois et de l’armée. Notamment le Liaoning, le premier porte-avions chinois, remodelé à partir d’un porte-avions soviétique acheté il y a des années à l’Ukraine, que ses missions ont depuis mené jusque dans le Pacifique. Le 23 avril 2018, un deuxième porte-avions, le Shi Lang, entièrement fabriqué en Chine cette fois, mais toujours de modèle soviétique, a fait son premier voyage d’essai.
Le pays ne dépend plus totalement de sa flotte militaire pour repousser les menaces en mer de Chine puisqu’iIl dispose d’armes à longue portée qui lui permettent de tirer sur une flotte ennemie depuis la terre. Par conséquent, la flotte de la marine de l’Armée populaire de libération peut désormais croiser aux confins des océans Indien et Pacifique, ou même au-delà, sans compromettre les intérêts de la Chine.

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La nouvelle marine chinoise participe au projet qu’a Xi Jinping de faire passer la Chine du statut de puissance continentale traditionnelle à ce qu’il appelle une vraie puissance maritime.

Un « ethnocide » en cours en Chine ?

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Ces derniers mois, des centaines de milliers de musulmans chinois ont été enfermés au Xinjiang, une région de l’ouest de la Chine, dans des «centres de transformation par l’éducation». Dans ces bâtiments entourés de barbelés et aux vitres bouchées, installés dans d’anciennes écoles ou construits à grands frais, les prisonniers doivent réciter par cœur la pensée du président Xi Jinping, regarder des vidéos de propagande, critiquer la religion et apprendre des idéogrammes chinois. Leur détention étant prolongée tant qu’ils échouent aux examens organisés dans les camps.Il existe même des camps pour enfants.
Omurbek Eli, qui a passé vingt jours en novembre dans l’un de ces camps, décrit des cellule où s’entassaient une quarantaine de détenus, tous musulmans, les deux caméras de surveillance, le sommeil à tour de rôle, l’unique douche mensuelle, les heures passées alignés en rangs, les punitions corporelles et les tentatives de suicide. Il n’a dû sa libération qu’à sa nationalité kazakhe et a du fuir l’Asie après avoir parlé à des journalistes, sa famille ayant été à son tour internée.
Human Rights Watch évoquait en janvier dernier le chiffre de 800 000 personnes internées au Xinjiang, sur 10 millions d’habitants musulmans, majoritairement d’ethnie ouïghour. Fin juillet, lors d’une audition devant le Congrès américain, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès du Conseil économique et social des Nations unies, Kelley Currie, avait mentionné un large éventail de preuves montrant qu’au moins plusieurs centaines de milliers, voire des millions de Ouïghours étaient détenus. La région ayant été transformée en un camp d’internement géant.
Le gouvernement nie évidemment ces faits, la presse officielle se contentant d’évoquer des «programmes de formation professionnelle» pour «éradiquer la pauvreté» et «améliorer la stabilité sociale» dans la région.
Aux détentions s’ajoutent les campagnes «Visiter le peuple» ou «Devenir famille» pendant lesquelles un million de fonctionnaires du Parti se sont installés pendant plusieurs jours dans des familles musulmanes. Pour ne pas être cataloguées comme «extrémistes», celles-ci doivent sourire, boire de la bière et manger du cochon.
Le Xinjiang  a longtemps été une région à part, exemptée par exemple de la politique de l’enfant unique, et où se pratiquait un islam ancien et modéré. Le ouïghour, langue apparentée au turc et qui s’écrit en caractères arabes, était pratiqué partout alors que le mandarin ne s’apprenait qu’au collège deux heures par semaine. Mais après la révolte de 1989 et la chute de l’URSS, le Parti communiste chinois a craint que le Xinjiang ne fasse sécession. Il a entamé une politique dite d’assimilation, qui s’apparente à une destruction de la culture ouïghour associée à une colonisation intérieure massive par l’ethnie des Hans.
Les émeutes de 2009 puis une série d’attentats qui ont fait plus d’une centaine de victimes et enfin l’enrôlement de dizaines de Ouïghours dans les rangs de l’Etat islamique en Syrie ont renforcé la répression. Celle-ci entraînant une radicalisation d’une partie de la population, ce qui justifie pour le gouvernement un nouveau tour de vis avec l’arrivée, en août 2016, du nouveau secrétaire régional du Parti communiste, Chen Quanguo, qui a instauré le quadrillage policier au Tibet.

D’après un article de Libération.

La France n’est plus la 6e puissance économique mondiale

En 2017, le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a dépassé celui de la France (2597 milliards de dollars contre 2582), reléguant ce pays au septième rang des économies mondiales, selon les calculs la Banque mondiale. La huitième place revient au Brésil avec 2055 milliards de dollars de PIB.
En l’espace de dix ans, l’Inde a ainsi doublé son PIB. A l’inverse de la Chine dont le rythme de croissance ralentit, l’Inde devrait donc faire figure de nouveau moteur de la région.
La première place revient toujours aux Etats – Unis avec un PIB de 19 390 milliards, puis vient la Chine avec 12 237 milliards, le Japon (4872), l’Allemagne (3867) et le Royaume – Uni (2622).

 

Les Chinois pourraient avoir le droit d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent !

Un peu plus de deux ans après avoir supprimé la politique de l’enfant unique, en autorisant toutes les familles à avoir deux enfants, le gouvernement chinois prévoit de supprimer la commission du planning familial, qui avait supervisé à partir de 1981 cette politique antinataliste. Le site internet de l’Association de la population de Chine, qui avait défendu le contrôle des naissances, a été fermé mardi. Et un député de l’Assemblée nationale populaire a proposé que tous les couples puissent avoir trois enfants, afin de relancer la natalité.
Toutefois, les coûts élevés du logement, de l’éducation ou de la santé n’incitent pas les parents chinois à agrandir leur famille. En 2016, plus de 53% des couples ayant déjà un enfant n’avaient pas l’intention d’en avoir un deuxième selon une enquête réalisée par l’Association des femmes de Chine.
En raison de la faiblesse du taux de fécondité, le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait atteindre 400 millions à la fin de 2035, contre 240 millions actuellement. Cette transformation de la société aura pour conséquence de mettre encore davantage sous pression les systèmes de santé et de retraite chinois.

D’après un article du Figaro.fr

Quelques informations pour y réfléchir

Le Parlement chinois a validé, dimanche 11 mars, par 2958 voix pour, deux contre et trois abstentions, l’abolition de la limite des mandats présidentiels à deux fois cinq ans, offrant la possibilité à Xi Jinping, 64 ans, de se maintenir à la tête de l’Etat après le terme prévu de 2023.
La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l’homme fort de l’époque, Deng Xiaoping, afin d’éviter un retour au régime dictatorial de l’ère Mao Tsé-toung (1949-76).

La ministre de la Justice française a annoncé, vendredi 9 mars, dans un entretien au Monde, l’expérimentation prochaine d’un « tribunal criminel départemental » chargé de juger certains crimes jusque-là réservés aux cours d’assises. Les affaires seront jugées par des juges professionnels, sans jury populaire. Ce nouveau type de tribunal interviendra en première instance pour des crimes comme les viols, les coups mortels, les vols à main armée.

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