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Histoire 3e : La guerre froide (1947 – 1989)

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Pour ouvrir ce sujet, je vais montré ces deux documents aux élèves afin de faire ressortir  le caractère original de ce nouveau conflit mondial.
L’oeuvre de Roman Cieslewicz me permet de montrer quels sont les deux pays qui s’opposent en 1947. Ici, l’axe de symétrie verticale qui partage l’affiche en deux, montre deux super-héros inspirés du pop art et de la culture comics courant côte à côte. Seule l’inscription sur leur poitrine permet de différencier les USA de l’, mis en scène non pas s’affrontant mais lancés dans une course effrénée où il est difficile de les départager étant donné qu’ils sont en tout point identiques.
La couverture de comics est l’occasion de montrer que le conflit entre les deux pays est surtout idéologique, à coup de propagande. Les affiches exposées en classe en seront l’illustration.

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Les deux textes ci-dessus, issus du manuel, nous permettront de comprendre ce qui oppose les deux pays et de dater le début de la guerre froide. La frise chronologique et la carte nous aideront à comprendre ensuite la logique des blocs.

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Ensuite, les élèves étudieront deux lieux emblématiques de la guerre froide : Berlin et Cuba.

Ils verront ensuite comment les deux pays se sont aussi affrontés « pacifiquement » dans la course à l’espace et le sport.

Le sport nous permettra de terminer cette étude avec l’analyse d’un chef-d’oeuvre du cinéma, le film Rocky IV

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Et voici la trace écrite du chapitre :

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Pour travailler sur Berlin dans la guerre froide

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Un dossier pédagogique proposé par le Centre des Archives diplomatiques de Nantes, et mis en forme par des collègues, permet de travailler à partir de documents originaux sur les trois moments clés de l’histoire de Berlin au cœur de la Guerre froide, en lettres, langues et histoire-géographie. Même si le dossier est plutôt destiné aux lycéens, il y a des choses à y prendre concernant le blocus de 1948, la construction du mur et sa chute.

L’année 2017 selon l’URSS de 1960

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Sergueï Pozdnyakov, un ingénieur de Saint-Pétersbourg spécialisé dans les systèmes militaires de guidage automatique, a déniché une planche de diapositives intitulée «L’année 2017» (B 2017 gody) réalisée en 1960 à Moscou par Diafilm.
Cette œuvre de science-fiction due à V. Stoukova et V. Shevchenko pour le texte et à L. Smekhov pour l’illustration, montre les succès de l’URSS face à un Occident décadent qui a organisé lui-même sa propre perte.
Destinée aux enfants, la planche compte 45 dessins, parfois sous-titrés, dans un graphisme emprunt du réalisme socialiste.

Les diapositives insistent sur l’ambition soviétique de l’époque à maitriser la science au service de «l’homme nouveau» et du système communiste. Une digue géante bloque par exemple les eaux froides de l’Arctique, permettant un réchauffement de la température dans l’Extrême-Orient soviétique. L’atome a une place centrale dans cette vision futuriste. Des trains propulsés à l’énergie nucléaire traversent le Détroit de Bering et des centrales nucléaires volantes contrôlent le climat.

La planche a d’ailleurs pour héros un jeune garçon, Igor, dont le père travaille au service du contrôle du climat. On le voit dans la cuisine familiale donner des instructions à une machine pour qu’elle lui prépare son petit-déjeuner ou parler à sa mère à travers un écran vidéo.

C’est le contrôle du climat qui est le ressort dramatique de la série, avec le père du garçon qui intervient pour contrer la menace de tornades.

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En juillet 1959 a eu lieu pour six semaines à Moscou une exposition américaine présentant les dernières réalisations de la technique américaine, notamment dans la vie quotidienne. Elle répondait à une exposition soviétique à New York, en juin 1959. L’URSS y avait mis l’accent sur la conquête spatiale où elle était en avance sur les Etats-Unis.

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Nikita Khrouchtchev, alors premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique, avait inauguré l’exposition américaine de Moscou en compagnie du vice-président Richard Nixon. Cette rencontre avait donné lieu à ce qui est entré dans l’Histoire comme «la discussion dans la cuisine» : devant une cuisine futuriste américaine, les deux hommes d’Etat avaient débattu du mode de vie dans les deux pays. « Dans sept ans, nous aurons le même niveau de vie que les États-Unis. Nous vous rattraperons et nous vous ferons un petit signe quand nous vous dépasserons« , avait alors affirmé Khrouchtchev.

Quand la République Démocratique Allemande importait ses propres produits !

A l’époque de la guerre froide, il était presque impossible aux habitants de la RDA de se procurer les produits qui symbolisaient la décadence de l’Occident capitaliste aux yeux de la dictature communiste en RDA. Il fallait donc compter sur la générosité des proches vivant de l’autre côté du rideau de fer pour obtenir un disque de rock ou une paire de collants en nylon par exemple. Mais il fallait aussi avoir de la chance, car une grande partie des colis qui arrivaient de l’Ouest étaient confisqués par la douane est-allemande.
Plus simplement, on pouvait passer commande grâce au catalogue «Genex» (abréviation de Geschenkdienst- und Kleinexporte). Fondée en 1956, cette entreprise de vente par correspondance s’adressait exclusivement aux Allemands de l’Ouest qui avaient des proches à l’Est et qui souhaitaient leur faire des cadeaux. Les citoyens d’ex-RDA n’y avaient pas accès directement. `
Étant donné que le commerce par correspondance entre la RFA et la RDA était impossible sur un plan juridique comme idéologique, deux entreprises avaient été mises en place au Danemark et en Suisse pour faire lien. Elles prenaient les commandes de la RFA, en marks de l’ouest, car en autorisant ce commerce, le but de la RDA était d’assainir le budget de l’État avec des devises de l’Ouest.

Mais la quasi-totalité des produits du catalogue était cependant fabriquée en RDA, même si les autorités autorisèrent quelques petits compromis idéologiques, allant jusqu’à proposer des voitures de marque BMW et Ford. On pouvait offrir à ses proches des boîtes de chocolats, des pyjamas et des grille-pains made in RDA, mais également, à condition d’avoir les moyens, leur offrir un poste de télévision en couleur, une piscine pour leur jardin, une cabine de sauna privée, des voyages (dans le bloc de l’est uniquement !) voire une maison préfabriquée.

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En important des biens produits dans son propre pays en les vendant beaucoup plus cher qu’à l’intérieur du pays ( le modèle de voiture Wartburg de Luxe coûtait en 1966 environ 17 000 ostmarks, soit 4200 D-marks, mais elle était vendue 7315 D-marks sur catalogue), la dictature est-allemande réalisa d’énormes profits. Entre 1971 et 1981, par exemple, des commandes d’un volume de 1,4 milliards de D-marks ont été réalisées.
Le catalogue Genex est un exemple de l’hypocrisie du système communiste de l’époque qui créait un fossé entre les citoyens qui avaient de la famille à l’ouest et ceux qui n’en avaient pas, entre les plus riches et les plus pauvres : les produits commandés via Genex, fabriqués en RDA, étaient livrés en à peine quelques semaines. Un délai qui était exceptionnel dans un pays continuellement confronté à la pénurie de marchandises, et qui eu donc pour conséquence d’augmenter considérablement les délais d’attente des produits qui étaient achetés directement en RDA. En 1966, une voiture Wartburg sur cinq était réservée pour le commerce Genex. Ceux qui avaient la chance d’avoir des proches à l’Ouest qui leur avaient offert la voiture par le biais de Genex pouvaient aller chercher leur Wartburg neuve quelques semaines plus tard. Le reste de la population de RDA devait lui attendre au moins douze ans pour avoir la voiture…
Ce système était également une mine d’or de renseignement pour la Stasi qui, à compter de 1962, se mit à contrôler systématiquement les expéditeurs et les destinataires des cadeaux de luxe du catalogue.

D’après un article de Slate.fr et du Spiegel.

Vers une nouvelle prolifération nucléaire ?

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Le président russe Vladimir Poutine a déclaré cette semaine vouloir poursuivre la modernisation de l’arsenal militaire russe et renforcer la puissance de feu nucléaire de son pays de manière à pouvoir percer n’importe quel bouclier antimissile : « Il faut renforcer le potentiel militaire des forces nucléaires stratégiques, avant tout à l’aide de systèmes de missiles capables de garantir le franchissement des systèmes de défense antimissile existants ou à venir », a-t-il déclaré lors d’une réunion avec les responsables des armées russes.
Ces propos vise évidemment le gouvernement américain qui a, depuis plusieurs mois, prévu l’installation en Roumanie et en Pologne d’un bouclier antimissile dont le but officiel est de défendre l’Europe contre d’éventuelles attaques provenant de l’Iran. 180 armes nucléaires américaines sont stationnées en Europe, dans cinq pays membres de l’Alliance Atlantique (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Turquie).
De son côté le président élu Donald Trump a déclaré sur Twitter que les États-Unis se devaient de renforcer et d’étendre leur arsenal nucléaire. Trump précise que le pays ne devrait pas attendre que le monde revienne à la raison sur les armes nucléaires.
Selon des estimations, les États-Unis comptent actuellement 7100 armes nucléaires, contre 7300 pour la Russie soit 90 % de l’inventaire mondial à eux deux.
En 2015, l’arsenal nucléaire mondial serait en effet d’environ 16 300 armes nucléaires, que se répartissent neuf puissances nucléaires : États-Unis, Russie, France (300), Chine (260), Royaume-Uni (215), Israël (80), Inde (entre 90 et 110), Pakistan (100 à 120), Corée du Nord (6 à 8 ?).
Seuls la Chine, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord étaient toujours engagé dans un processus d’augmentation de leurs arsenaux jusqu’au déclarations des présidents américain et russe.
Depuis la production et l’essai de la première bombe atomique le 16 juillet 1945 par les États-Unis, ce sont au total plus de 125 000 ogives nucléaires qui ont été construites dans le monde ( 66 500 ogives pour les Etats – Unis et 55 000 pour la Russie / URSS). Au cours de la Guerre froide, la période où l’arsenal mondial fut le plus important fut atteint en 1986, avec un total de 70 000 ogives.