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Un lieu symbolisant l’amitié franco-américaine du XVIIIe siècle bientôt restauré.

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Au fond du Parc du château d’Epône (en banlieue parisienne), le pavillon de David est un symbole d’amitié franco-américaine probablement construit en 1785 selon des esquisses néoclassiques du peintre David (qui lui a donné son nom). il s’agirait en outre du plus ancien temple maçonnique connu visible en France.
De nombreuses figures historiques françaises et américaines s’y seraient succédées : Benjamin Franklin y aurait travaillé (des fresques se trouvant dans l’édifice le suggérait tout du moins) et c’est également là que Robespierre et quelques révolutionnaires auraient rédigé la première Constitution de 1791.

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Classé monument historique en 1947, le lieu est en mauvais état extérieur comme intérieur mais devrait être restauré prochainement.

Evolution de la peinture au XIXe siècle

Des siècles durant, l’art a été un outil entre les mains du pouvoir. Bien avant l’invention de la photographie et du cinéma, les souverains ont fait appel à la peinture pour se représenter et relater les grands épisodes de leurs règnes. En peignant ces grands hommes et ces événements, les artistes donnèrent naissance à des icônes qui racontaient la grande histoire. De Napoléon à Clemenceau, des derniers feux de la peinture d’histoire (le Bonaparte franchissant les Alpes de David, portrait équestre et chef-d’œuvre de propagande) à la naissance de l’art moderne, sous l’égide des impressionnistes, en passant par l’invention de la photographie et du cinéma, ce film propose une traversée en peinture du XIXe et du début du XXe siècle à travers les collections du musée d’Orsay.

A voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Des gravures préhistoriques découvertes en Espagne

Des gravures préhistoriques ont été découvertes en Espagne, dans une grotte située sous un ensemble de bâtiments, qui était connue depuis longtemps de la population de la ville balnéaire de Lekeitio au nord du pays. Son entrée est restée ouverte pendant des décennies et les enfants allaient y jours jusque dans les années 1970, avant que les déchets de construction n’en bloquent l’accès.
Ce grand ensemble artistique combine de nombreuses images d’herbivores, (certaines font jusqu’à 1m50), ainsi que deux images de félins exceptionnellement préservées et des tracé abstraits.
Il s’agit d’un témoignage des compétences artistiques de nos ancêtres, il y a environ 14 500 ans.
Cet art est un exemplaire d’une technique de gravure inhabituelle, facilement dommageable, et qui survit rarement de manière si visible. Alors que la plupart des dessins de la grotte sont faits par grattement avec les ongles sur le mur, cette technique consistait à faire glisser un objet sur le mur pour créer des lignes plutôt que des rainures, ce qui donne un effet trompe l’œil, qui semble peint plutôt que gravé.
La grotte elle-même recèle peut-être encore de nombreux secrets attendant d’être découverts: la plus grande partie du niveau supérieure, où a été découvert l’art rupestre, reste inexploré. Mais cela va être un long processus. L’accès à la grotte est difficile, c’est très humide, dans un environnement malsain, et une rivière circule aux niveaux inférieurs.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Alepponica

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Vasco Gargalo est un artiste portugais qui a adapté la célèbre peinture Guernica sur la guerre civile espagnole au conflit syrien.
Baptisé Alepponica , ce dessin livre une version  contemporaine et syrienne de la fresque murale que Picasso a peinte en 1937 en réaction au bombardement de la ville de Guernica par des avions nazis, durant la guerre civile espagnole.

L’artiste a conservé la composition de Picasso mais a changé les personnages, caricaturés selon son style personnel. Ainsi, le bœuf sur la gauche représente Poutine, le président russe, et on distingue ses avions de guerre dans le coin supérieur gauche. Le cheval du milieu est devenu l e président américain Obama et l’homme sur la droite, le Syrien Assad.
Le bras tenant un fusil symbolise la résistance syrienne de la ville d’Alep. En dessous d’Assad, on voit une réfugiée, une femme tenant un bébé et une valise avec le drapeau de l’Union européenne. Le crâne sur le sol symbolise la mort des civils innocents ; la silhouette sombre avec une ceinture d’explosifs incarne les terroristes de l’Etat islamique et le baril d’essence les intérêts économiques qui expliquent une guerre qui ne semble pas trouver d’issue.

D’après un article d’un collègue, Laurent Schietecatte, professeur dans un collège de Nantes.

L’horloge de l’évolution

Blu est un artiste originaire d’Italie qui peint des fresques monumentales sur des bâtiments du monde entier. Il y dénonce le plus souvent la cupidité des hommes et les atteintes à l’environnement.

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Au mois d’octobre 2015, il a réalisé sur un immeuble de Rome cette frise racontant l’évolution de la vie sur terre et la fin qu’il entrevoit. En découvrant cette oeuvre grâce au blog La P@sserelle – Histoire géographie, elle m’a fait penser à un passage du premier volume de l’Histoire du monde de J.M Roberts et O.A Westad :
« Imaginons une sorte de grande horloge sur laquelle un de nos siècle équivaudrait à une minute et voyons le résultat. Il y a seulement cinq minutes environ que les Européens sont arrivés aux Amériques. Quinze minutes plus tôt, ou un peu moins, est né le christianisme. Une heure auparavant,ou un peu plus, des peuples se sont installés en Mésopotamie du sud, où ils allaient bientôt développer la plus ancienne civilisation connue. Nous voici déjà bien au-delà de la période où l’on peut repérer les premiers textes écrits : toujours d’après notre horloge, les peuples ne se sont mis à enregistrer leur histoire que depuis beaucoup moins d’une heure. Il faut reculer bien plus loin dans le temps, de six à sept heures, pour rencontrer, déjà fixés en Europe occidentale, les premiers êtres humains répondant aux caractéristiques physiologiques modernes. Et il faut remonter plus loin encore, de deux à trois semaines, pour constater les premières traces de créatures présentant certains traits humains, des créatures dont la contribution à l’évolution fait toujours débat.« 

Un ouvrage de guerre qui devient une oeuvre d’art ?

Un artiste originaire de Dunkerque a recouvert les 350 m2 de surface d’un blockhaus de la plage de Leffrinckoucke d’éclats de miroir provenant essentiellement de déchetteries.
« Je cherchais vraiment à donner de la mobilité à ces monuments qui n’ont pas bougé depuis 70 ans. Je voulais réussir à les transformer, leur donner quelque chose d’aérien » a expliqué l’artiste.