Étiquette : Art

Portrait de femme : Alice Guy-Blaché (1873 – 1968)

Alice Guy Blaché est la première femme cinéaste. Elle a tourné, entre autres, le premier film de fiction — La fée aux choux (avec de vrais bébés dans les seconds rôles ! ) — réalisé en 1896. Elle serait donc le premier metteur en scène du monde au sens où l’on serait ainsi passé de bandes reproduisant des scènes réelles à des films présentant une action mise en place par un réalisateur qui n’était plus désormais un simple caméraman, mais véritablement l’organisateur de ce qui se produisait devant la caméra. L’arroseur arrosé des Frères Lumières, qui date de 1895, n’était déjà plus une simple vue documentaire, mais n’offrait pas une construction aussi « aboutit » que La fée aux choux.

Entre 1910 et 1919, Alice Guy Blaché tourna quelques 350 films dont La vie du Christ en 25 tableaux, en 1905, un film de 34 minutes occupant une bande de 660 mètres avec de très nombreux figurants ! Elle travailla en France aux côtés de Louis Gaumont jusqu’en 1906, assurant à elle seule la presque totalité des oeuvres de fictions de la maison. Elle poursuivit ensuite son oeuvre aux Etats – Unis où elle fonda une société de production, la Solax Film Co en 1910, qui domina l’industrie cinématographique américaine avant l’apparition d’Hollywood.

J’aime beaucoup son film Les conséquences du féminisme, datant de 1906, même si le message ne m’apparaît pas clairement.

Ma femme a un petit faible pour Le piano irrésistible de 1907.

Entre 1902 et 1906, Alice Guy réalisa également la production d’une centaine de phonoscènes, qui permirent de conserver pour la postérité des prestations de chanteurs d’opéra et de chansonniers de l’époque. À cette occasion, elle fit même tourner le premier making of d’un film.

 

Il y a cinquante ans…

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Paris_July_1968

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Des affiches fleurissaient sur les murs des villes. À partir du 14 mai à Paris, l’« Atelier populaire de l’ex-École des Beaux-Arts » produisit plusieurs dizaines d’affiches en sérigraphie, avant d’être rejoint par d’autres ateliers à Marseille, Caen, Strasbourg, Amiens, Grenoble, Montpellier et Dijon. Imprimées à plusieurs milliers d’exemplaires, ces centaines d’affiches entrèrent rapidement dans la mémoire et l’imaginaire des événements. Aucune de ces affiches n’était signée, si ce n’est collectivement : « Atelier populaire ». Pas de droit d’auteur individuel, mais une mise en avant du travail collectif au service des travailleurs en lutte. « Travailler sur sa petite idée personnelle, même juste, c’est rester dans le cadre étroit de la conception bourgeoise », précisait un tract adressé aux « camarades créateurs ».
En mai et juin 1968, l’intersyndicale de la Bibliothèque nationale de France (BnF) prit part aux mouvements et dans le même temps, une centaine d’agents volontaires se mobilisèrent pour collecter tracts, affiches, banderoles, qui forment aujourd’hui un témoignage unique du mouvement de Mai 68.
En 1982, elles furent réunies, en partie, par la BnF dans un livre à l’occasion de l’exposition « Les affiches de mai 68 ou l’Imagination graphique » (consultable en ligne ici, mais en noir et blanc) . En 2008, la BnF organisa une nouvelle exposition d’affiches et de photographies « Esprit(s) de Mai 68 – Prenez vos désirs pour des réalités ».

Deux pièces de théâtre à voir

Célimène et le Cardinal est une pièce de théâtre de Jacques Rampal créée au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1992. Elle est la suite du Misanthrope de Molière, écrite aussi en alexandrins et se déroulant en un jour, en un lieu, en une intrigue, comme une pièce classique. Les dialogues sont beaux, intelligents et souvent drôles.
Célimène et Alceste se retrouvent après 20 ans. Alceste est devenu cardinal, Célimène a épousé un bourgeois et est mère de quatre enfants. Mais Alceste a vu en rêve que Célimène était en danger et il veut la sauver, même malgré elle.
J’ai vu la version de 1993, avec Ludmila Mikaël et Didier Sandre, dans une mise en scène de Bernard Murat.

L’Atelier est une pièce de théâtre en dix scènes de Jean-Claude Grumberg, créée le 18 avril 1979 au Théâtre de l’Odéon. Dans un atelier de confection, de 1945 à 1952, des employés travaillent et, entre rires et larmes, racontent leur vie pendant l’Occupation et dans l’immédiat après-guerre. Ces destins différents qui se croisent soulèvent pourtant tous la même question : comment vivre après le traumatisme de la guerre et de la Shoah dans un pays en reconstruction ?
J’ai vu la version de 1998, mise en scène par Gildas Bourdet avec l’extraordinaire Wojciech Pszoniak dans le rôle de monsieur Léon. De cette pièce, Gildas Bourdet à déclaré : « L’Atelier est une comédie parce que la tragédie s’est déroulée avant que la pièce ne commence ».

Christopher Richard Wynne Nevinson

Peintre anglais proche du mouvement futuriste, il participa à la Première guerre mondiale en France comme ambulancier et cette expérience lui inspira de nombreuses oeuvres.
J’aime aussi beaucoup ces oeuvres non militaires :

 

Découverte

Harald Oskar Sohlberg (1869-1935) était un peintre norvégien « néoromantique ». Il travailla la peinture à l’huile, l’aquarelle, le dessin, la lithographie ainsi que la gravure. J’aime beaucoup sa série des Winter Night in the Mountains, peinte entre 1901 et 1921.

Sohlberg-selvportrett
Autoportrait

 

Une exposition de dessins de Plantu

530-plantu

En 2018, Plantu fête ses 50 ans de dessinateur de presse. Il a réalisé des milliers de dessins dont un bon nombre se trouve encore dans ses collections personnelles, témoignage de la vie politique française et internationale et d’une période de bouleversements inédits, qu’il a choisi de remettre à la Bibliothèque nationale de France.
Pour l’occasion, La BnF expose une centaine de dessins originaux ainsi que quelques-unes de ses sculptures satiriques qui permettront d’apprécier différentes facettes de son travail. Cette exposition permet également d’appréhender sa démarche de porte-parole de dessinateurs du monde entier à travers son association Cartooning for Peace.

Ouverture : du mardi au samedi de 10h à 19h / dimanche de 13h à 19h / fermé lundi et jours fériés. Entrée libre