Étiquette : Art

Visite des expositions Picasso

Cet après-midi, nous avons visité les expositions consacrées à Picasso dans les différents musées rouennais.

000116_0

La période exposée concerne principalement les années 1930 à 1936. A cette époque, Picasso était marié à la ballerine russe Olga Khokhlova, mais éperdument amoureux d’une toute jeune femme, Marie-Thérèse Walter, rencontrée devant les Galeries Lafayette à Paris.
Picasso se sentait à l’étroit à Paris, surtout pour ses travaux de sculpture. Il fit donc l’acquisition d’un domaine datant des XVIIe et XVIIIe siècles, dans le hameau de Boisgeloup, près de Gisors, dont une pièce et d’anciennes écuries vont lui servir d’atelier.
Il avait 50 ans, c’était déjà un peintre reconnu vivant selon un certain standing (un chauffeur, un cuisinier).

plan_infos_pratiques
Ce sont trois expositions, dans trois musées différents de Rouen (le musée des Beaux Arts, le musée de la céramique et le musée de la ferronnerie), mettant en scène un total de 350 oeuvres, grâce à des prêts, qui permettent de visualiser cette « période normande » de Picasso.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le musée des Beaux  Arts propose la plus grande exposition, dont la première partie présente le domaine de Boisgeloup à partir de photographies et de lettres.

Certaines oeuvres exposées m’ont aidé à comprendre le travail de Picasso, notamment à partir du portrait de sa jeune maîtresse.

Le musée de la céramique expose un assez grand nombre d’oeuvres de Picasso, de styles très différents, allant du réemploi jusqu’aux assiettes kitsch…

Le musée de la ferronnerie expose en fait surtout des oeuvres de l’artiste catalan Julio Gonzàlez, considéré comme le fondateur de la sculpture en fer moderne, dont l’oeuvre fut nourrie par sa collaboration et son amitié avec Picasso dont deux oeuvres sont également présentées.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je reste peu sensible aux oeuvres de Picasso, mais ces trois expositions sont intéressantes à voir et bénéficient d’un billet groupé à 12€.

La ville d’Hébron est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité

0ca4ac055971d98f-ec032

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le tombeau des Patriarches
1036963-vue-de-la-vieille-ville-d-hebron-le-29-juin-2017
La vieille ville

L’Unesco vient d’annoncer l’inscription de la ville de Cisjordanie au patrimoine mondial de l’humanité. Les Palestiniens demandaient son classement depuis 2009, au même titre que 19 autres sites. La vieille ville musulmane est bâtie dans une architecture ottomane et mamelouk, mais elle abrite aussi le tombeau des Patriarches (ou mosquée d’Ibrahim pour les musulmans), censé accueillir la dépouille d’Abraham, prophète reconnu par les trois religions du Livre : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Opposé à ce classement, les Israéliens l’on aussitôt dénoncé en évoquant « l’un des moments les plus déshonorants » de l’histoire de l’Unesco. Les Israéliens pratiquent en effet une politique de colonisation  critiquée par l’Unesco, car elle menacerait la vieille ville musulmane.

Etrange restauration

La chapelle de Bethléem est un monument du XVe siècle situé dans la commune française de Saint-Jean-de-Boiseau en Loire-Atlantique.
Classée au titre des monuments historiques en 1911, elle avait perdu ses pinacles au XIXe siècle et elle a été restaurée de 1993 à 1995 par le sculpteur Jean-Louis Boistel : les pinacles portent des gargouilles nouvellement créées qui sont issues de l’imaginaire cinématographique américain et de l’animation japonaise, mais qui s’inscrive dans la symbolique chrétienne.

Le pinacle sud-ouest, accueille ainsi :
– Goldorak (la droiture, avec un chevalier des temps modernes),
– un Gremlins (le mauvais monstre présent dans chacun),
– Gizmo (le bon monstre dans chacun).

chapelle-de-bethleem-gargoyles-01
Le pinacle nord-est révèle  aux curieux :
– le léviathan (le néant, le mal absolu, celui qu’il ne faut pas réveiller), représenté sous les traits d’un Xénomorphe, issu du film Alien.