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Etrange restauration

La chapelle de Bethléem est un monument du XVe siècle situé dans la commune française de Saint-Jean-de-Boiseau en Loire-Atlantique.
Classée au titre des monuments historiques en 1911, elle avait perdu ses pinacles au XIXe siècle et elle a été restaurée de 1993 à 1995 par le sculpteur Jean-Louis Boistel : les pinacles portent des gargouilles nouvellement créées qui sont issues de l’imaginaire cinématographique américain et de l’animation japonaise, mais qui s’inscrive dans la symbolique chrétienne.

Le pinacle sud-ouest, accueille ainsi :
– Goldorak (la droiture, avec un chevalier des temps modernes),
– un Gremlins (le mauvais monstre présent dans chacun),
– Gizmo (le bon monstre dans chacun).

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Le pinacle nord-est révèle  aux curieux :
– le léviathan (le néant, le mal absolu, celui qu’il ne faut pas réveiller), représenté sous les traits d’un Xénomorphe, issu du film Alien.

Etranges objets vidéo… poétiques ?

Entre novembre 2011 et mai 2012, ARTE Creative a mis à disposition de vidéastes, cinéastes et graphistes des deux côtés du Rhin cinq épisodes d’Un billet de train pour…, série documentaire sur le charme romantique du chemin de fer diffusée par ARTE depuis longtemps. À charge pour eux de créer une nouvelle œuvre visuelle à partir de ce matériau.
Les artistes qui s’en sont emparés ont remonté, retravaillé, détourné, recomposé les images, ajouté d’autres sons ou d’autres musiques, en un mot pratiqué un « recyclage créatif » dont sont présentés ici six des résultats les plus originaux et les plus imaginatifs.

A voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Le chantier de restauration de la flèche de la cathédrale de Rouen

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Crédit photo : Grégoire Noble

Culminant à plus de 150 mètres de hauteur, la flèche de la cathédrale de Rouen, surmontant la tour-lanterne, située sur la croisée du transept, est le plus haut monument historique de France.

La pluie, le vent et la pollution ont attaqué les pierres et rongé la charpente métallique qui avait remplacé celle de bois en 1825, suite à un incendie.
Pour rénover cette partie de l’édifice, la direction régionale des affaires culturelles de Normandie a fait appel à un groupement d’entreprises, dont Lanfry, un spécialiste de la restauration de monuments historiques, et Tubesca-Comabi, qui conçoit et réalise des échafaudages hors-norme.
La première phase d’installation des premiers étages de l’échafaudage, qui a pris un an aux deux équipes combinées. Une plateforme de réception et de stockage des matériaux est installée à 38 mètres d’altitude, au niveau des toits, à la base de la flèche. Accessible en quelques minutes par un monte-charge d’une capacité de 2 tonnes (la cabine orange sur la photo), elle est prolongée sur une vingtaine de mètres de hauteur par un échafaudage sur les quatre faces de l’ouvrage, utilisé pour diagnostiquer l’état des pierres qui doivent être décapées et traitées.
L’étape suivante consistera à définir les meilleurs traitements à appliquer à toute la charpente métallique puis à construire des échafaudages jusqu’au sommet. Il faudra probablement 30 tonnes de peinture pour repeindre la flèche, appliquées au pistolet afin d’atteindre tous les recoins.
Fin des travaux prévue en 2023.

D’après un article du site Batiactu.

Conflit entre deux oeuvres d’art

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La statue du « Charging Bull » trônait seule, depuis 1989, au cœur de Bowling Green Park, à quelques mètres de la Bourse de Wall Street, à New York.
Mais depuis le 7 mars dernier, une petite fille lui tient compagnie. Baptisée « Fearless Girl », la silhouette, les mains sur les hanches et la tête haute, adopte nettement une attitude de défi par rapport à l’animal. Cette « Fearless » Girl a été installée pour interpeller les passants et réclamer la présence de plus d’administratrices dans les conseils des grandes entreprises, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes.
Mais le sculpteur Arturo Di Modica, créateur de la première statue, a déclaré lors d’une conférence de presse à Manhattan, que cette statue violait ses droits en changeant le sens et le contexte de la statue de son taureau.
Le sculpteur a expliqué que son œuvre était censée symboliser « la liberté, la paix dans le monde, la puissance, le pouvoir et l’amour » (?). Mais l’installation de la statue représentant la fillette lui faisant face a transformé le taureau en un message de menace et de peur. Il a été transformé en une force négative, en une menace dans un choix délibéré. La deuxième oeuvre exploite et s’approprie donc Charging Bull, sans l’accord de l’artiste.
Le sculpteur réclame donc à la ville de New York le déplacement de la seconde statue.

D’après un article du Monde.fr