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Une exposition sur le monde ouvrier au XIXe siècle à voir à Caen

Le Musée des beaux-arts de Caen consacre, jusqu’au 22 novembre, une exposition baptisée Les villes ardentes : art, travail, révolte, aux paysages industriels et scènesde travail urbain, entre 1870 et 1914. Cette exposition met en avant le monde ouvrier, peu prisées dans les salons, où la clientèle bourgeoise privilégiait des scènes édifiantes ou d’agrément.Les oeivres mettant en scène des ouvriers représentent un corpus d’à peine un demi-millier de toiles, peintes entre 1848 et 1914, en pleine révolution industrielle !
Le musée a réuni pour l’exposition près de 150 peintures, dessins, affiches ou illustrations. L’accrochage thématique s’attache à différentes facettes du travail ouvrier à la fin du XIXe siècle : depuis les usines des faubourgs et les quais, jusqu’aux chantiers urbains. Le travail à domicile des tisserands n’est pas oublié, ni celui des femmes, ni le travail « suspendu » par les accidents physiques, le chômage ou les grèves. Quelques repères chronologiques rappellent les lentes avancées du droit du travail.
Tarif : 5,00 € / pers. Le musée est gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous les 1er week-end du mois

Le dossier de presse de l’exposition est ici.

D’après un article de La Croix.

Des tableaux volés sous l’occupation allemande attendent leurs propriétaires au musée des Beaux- Arts de Rouen

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Sur les quelques 100 000 œuvres d’art qui ont été confisquées à des familles juives au nom des lois raciales instaurées par l’Allemagne nazie, il en reste environ 2000 qui n’ont toujours pas retrouvé leurs propriétaires. Ces oeuvres ont été mises en dépôt dans les musées français, musées nationaux ou musées de région. Ils en ont la garde et une loi les « oblige » à les exposer pour leur donner une visiblité  maximale auprès d’éventuels héritiers.
Le musée des Beaux-Arts de Rouen garde ainsi neuf de ces oeuvres tout en poursuivant des recherches pour retrouver les propriétaires. Il s’agit de quatre tableaux de Claude Monet (Nature-morte au faisan / La Seine à Vétheuil / Route, effet de neige, soleil couchant / champ de coquelicots, environs de Giverny) et de toiles d’Othon Friesz (femme assisse dans un jardin), Armand Guillaumin (Madame Guillaumin cousant), Stanislas Lépine ( Neige à Paris ou Faubourg de Paris sous la neige), Jean-Baptiste Camille Corot (Les Quais marchands de Rouen ou l’Avant-port de Rouen) et Théodore Géricault (Le Retour de la course ou Char antique).

D’après un article de France Info.

Objet d’ouverture du chapitre « Bourgeoisies, grand commerce et traite négrière »

Il s’agit du portrait présumé de la comtesse de Fontenelle et de son négrillon, attribué au peintre Pierre Subleyras (1699 – 1749). Il s’agit d’une peinture à l’huile sur toile de 75 cm de hauteur sur 60 de largeur. Il est exposé au musée d’Aquitaine, à Bordeaux. En présentant cette oeuvre, mon principal objectif est de revoir avec les quatrièmes la méthodologie de l’étude d’une oeuvre picturale. Je vais pour cela utiliser des fiches du site HG Sempai.  Mais je vais aussi en profiter pour montrer aux élèves comment retrouver l’origine d’une image issue d’internet.

Dans un second temps, je vais leurs demander de s’interroger sur le rapport entre ce tableau et le chapitre à venir.

L’art brut de Jean – Marie Massou

Pendant 45 ans, Jean-Marie Massou, un homme psychotique et solitaire a bâti un monde personnel dans une forêt de châtaigniers du Lot, charriant des pierres, creusant des passages souterrains vers un univers fantasmagorique, véritable manifeste de l’art brut. Il est mort le 28 mai 2020 dans sa masure au milieu des bois. Cet homme massif, à l’allure parfois inquiétante, aurait pu passer sa vie en hôpital psychiatrique, mais dans les années 70, sa mère décida d’acheter une vieille ferme entourée d’une forêt de 5 hectares dans le Lot. Ce bois de châtaigniers devint la page blanche de l’imaginaire extraordinaire de son fils. Il y creusait des galeries, déterrait des pierres gigantesques qu’il alignait ensuite, érigeait des pyramides ou sculptait des sphinx. Il réalisait également des collages. En 1997, à la mort de la mère de Massous, c’est André Bargues, l’ancien maire de Marminiac, qui devint le protecteur de Massou pendant plus de 20 ans. Celui-ci vivait grâce à l’allocation adulte handicapé (AHH) dans la ferme dévorée par la végétation, mais dotée d’électricité.

Le plasticien Antoine Boutet a suivi cet homme peu ordinaire durant un an et demain pour produire en 2010 un documentaire intitulé Le Plein pays. Auparavant, il avait déjà fait l’objet d’un petit reportage à la télévision visible ici.
Comme il ne savait ni lire ni écrire, Jean-Marie Massou fixait ses complaintes (c’est ainsi qu’il nommait ses récits) sur des cassettes, des centaines de cassettes. Sur ces bandes magnétiques, il racontait la fin du monde, la surpopulation, le désastre écologique, le soleil qui allait exploser… Il intimait donc à l’humanité de ne plus se reproduire et d’attendre les extraterrestres pour aller à « Sodorome », un paradis où les enfants ne souffriront plus.

En 2015, après avoir vu Le plein pays, Olivier Brisson, du label « Vert Pituite la belle » décida d’aller à la rencontre de l’artiste. Celui-ci lui confia quelques cassettes de ses chansons qui ont donné naissance à un album en 2017, intitulé Sodorome. Façon collage sonore, il s’agit d’une compilation d’histoires, de complaintes chantées dans la citerne derrière sa maison – pour l’écho – et de karaoké sur des enregistrements de Mireille Mathieu ou des BO de films pour enfants.
L’artiste laisse derrière lui une forêt criblée de cavités et galeries souterraines, pas toujours bien étayées, pas toujours terminées ni toujours bien identifiées. La maire nouvellement élue du village a d’ailleurs expliqué que sa première préoccupation était l’interdiction absolue des lieux pour éviter toute catastrophe. Viendra ensuite la réflexion pour savoir comment préserver, voire valoriser l’oeuvre de Jean-Marie Massou.

D’après une dépêche AFP.

Une sculpture du paléolithique découverte en Chine

Une équipe internationale d’archéologues vient de mettre au jour une minuscule sculpture en os brûlé dans la province du Henan,en Chine, représentant un oiseau monté sur un piédestal. Datée du paléolithique, vers 13 500 ans, elle la plus ancienne œuvre d’art « chinoise » connue à ce jour. « Les particularités stylistiques et techniques de la figurine semblent identifier une tradition artistique originale, différente de celles connues en Europe de l’Ouest et en Sibérie à la même époque.
La sculpture a été taillée dans de l’os brûlé afin de durcir la matière pour que l’artiste puisse la travailler plus facilement. La matière osseuse provient d’un os long de mammifère adulte pouvant être, à ce stade de l’étude, un cerf, un sanglier, un aurochs ou un cheval. L’état de conservation exceptionnel de l’objet et des techniques d’analyse – comme la microscopie et la microtomographie aux rayons X – ont permis aux chercheurs de reconstituer en détail le geste de l’artiste du paléolithique qui a combiné quatre techniques différentes (abrasion, rabotage, raclage et incision), au moyen d’outils comme des burins ou des éclats en pierre dure.
Les plus vieilles figurines, animales et humaines, découvertes à ce jour sont celles sculptées dans de l’ivoire de mammouth, daté de l’Aurignacien il y a 40 000 ans, et exhumées dans le Jura souabe en Allemagne.

D’après un article de La Croix.fr