Catégorie : Terminale L

Eléments du discours de politique générale du Premier ministre

Voici quelques informations tirées du discours de politique général que le Premier ministre adresse en ce moment à l’Assemblée nationale.
Le Premier ministre a évoqué une concertation sur le bac dès la rentrée prochaine, pour resserrer à un petit nombre d’épreuves et définir ce qui relève du contrôle continu. Il a annoncé une mise en oeuvre complète de cette réforme pour le bac 2021.

Au sujet du retour service nationale, il a annoncé qu’il y aura une réflexion sur les formes qu’il prendra avant la fin de l’année 2017. Il a déclaré à ce propos : « Notre jeunesse a soif de cause.(…) La jeunesse veut s’élever. Le front aujourd’hui est social, environnemental et mondial. Il appelle la mobilisation de la jeunesse pour construire, partager.« 

A propos de la laïcité, le Premier ministre a affirmé : « Etre Français c’est partager des valeurs, c’est reconnaître que la laïcité est une exigence individuelle, la liberté de croire ou de ne pas croire, c’est aussi rappeler qu’elle est surtout une liberté. Liberté de conscience individuelle, de croire ou de ne pas croire.
Le gouvernement le fera respecter sans outrance mais avec une fermeté qui repose sur une idée simple : la laïcité est, au fond, une condition de ce que nous sommes, la France« .

Du mauvais usage des pétitions citoyennes

Depuis quelques années, chaque session du bac donne lieu à son lot de pétitions en ligne de lycéens en colère. 2017 ne déroge pas à la règle : après des pétitions dénonçant les épreuves de physique-chimie et de sciences dans les centres d’examen d’Europe et d’Afrique, c’est maintenant les sujets d’histoire-géographie qui sont ciblés.
Le jour même de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2017, a été lancée sur la plate-forme Avaaz.org une pétition ordonnant au ministère de l’Éducation nationale de donner des explications, des excuses ainsi qu’un ordre de clémence  sur la notation de l’épreuve (oui, vous ne rêvez pas !). Plus grave que l’égarement des deux lycéens – auteurs,  la pétition a déjà réuni plus de 8000 signatures, auxquelles il faut ajouter quelque 2500 autres recueillies par le même texte sur la plate-forme Change.org.
Pour quel motif ? L’alternance entre exercices majeur et mineur d’histoire ou de géographie selon les années n’a pas été respectée ! Une alternance que les deux auteurs de la pétition pensaient automatique…. (voilà deux vainqueurs, c’est sûr !) Pour appuyer leur raisonnement, les lycéens citent le post de blog d’un enseignant d’histoire (ce n’est pas moi !) qui  fait état d’une alternance « de fait » des deux matières depuis 2013. Et voici donc que nos braves lycéens  s’offusquent que la session 2017 voie son thème identique à la session 2016. Ils confondent constat et obligation…
Souhaitant ainsi plancher sur une épreuve majeure de géographie, et certainement pas d’histoire, ces lycéens a l’esprit critique peu développé ont planifié leurs révisions en conséquence et déclarent donc risquer de faire « face à de graves inégalités de réussite par rapport à leurs camarades des années précédentes » !!!

D’après un article du Monde.fr

Un sinistre travail de mémoire

Un groupe de chercheurs allemands va entamer en juin un travail de trois ans destiné à étudier des milliers d’échantillons de cerveaux humains découverts dans les réserves de deux instituts, à Berlin et Munich, en 2015. D’après le directeur de l’Institut de psychiatrie de Munich, il est déjà prouvé que certains de ces restes proviennent de victimes d’euthanasie.
Les chercheurs souhaitent identifier les noms de ces victimes, la raison de leur sélection par les nazis et l’origine de leur mort. Il sera aussi question d’établir si ces échantillons de cerveaux humains ont été utilisés à des fins « scientifiques » et si oui, sur quelle durée et avec quels objectifs. À l’issue de ce programme, ces échantillons seront enterrés.
De janvier 1940 à août 1941, le IIIe Reich mena un programme dit Aktion T4, en référence au numéro 4 de la Tiergartenstrasse – la rue berlinoise où ce programme fut conçu. 70 000 personnes atteintes de maladies mentales et physiques furent gazées durant cette période avant que les autorités mettent fin officiellement au programme, face à l’indignation suscitée dans la population, notamment de la part des représentants ecclésiastiques. Cependant, les expériences médicales se sont poursuivies jusqu’en 1945, associées à une politique de sous-nutrition, d’overdoses médicamenteuses et de stérilisations forcées. Au total, 300 000 handicapés et malades mentaux allemands furent exterminés par les nazis.

D’après un article de La Croix.fr