Catégorie : Terminale L

Adaptations pédagogiques

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J’ai découvert ce site proposant des pistes de réflexion et des outils pour venir en aide aux élèves à profils particuliers. Il contient beaucoup de choses et semble appeler à grandir.

Mise au point sur la colonisation de l’Algérie et la notion de crime contre l’humanité

Sylvie Thénault est directrice de recherche au CNRS et historienne. Ses travaux portent sur la colonisation de l’Algérie et sur la guerre d’indépendance algérienne. Elle s’est particulièrement intéressée à la répression et au droit dans le contexte colonial. Voici ce qu’elle déclare après les propos d’Emmanuel Macron en visite en Algérie et les critiques qu’ils ont suscitées.

Sylvie Thénault : « Je pense qu’il faut distinguer le « crime contre l’humanité » au sens juridique et au sens moral. Juridiquement, non, la voie est bouchée, car la définition du « crime contre l’humanité » est telle qu’elle ne peut pas s’appliquer à la colonisation, mais il faut avoir conscience que toute définition juridique est le résultat d’une construction par des juristes et d’une évolution par la jurisprudence. C’est ainsi en toute connaissance de cause que les juristes et magistrats français ont ciselé dans les années 1990 une définition du « crime contre l’humanité » qui écarte la torture, les exécutions sommaires et les massacres commis par l’armée française dans les années 1954-1962, pendant la guerre d’indépendance algérienne. Il y a eu amnistie pour cette période, et, juridiquement, cette amnistie est inattaquable.
L’approche juridique n’épuise donc pas la question et il faut se la poser au plan moral. Se référer au « crime contre l’humanité », le plus grave des crimes, a une puissante signification – la meilleure preuve en est l’écho donné aux déclarations d’Emmanuel Macron. C’est en effet affirmer avec la plus grande force une condamnation de la colonisation. De ce point de vue, il n’y a pas de « vérité » à défendre. Les historiens peuvent évidemment contribuer au débat par leurs savoirs et leurs travaux, mais, ensuite, chacun est libre de se prononcer en conscience. C’est une question d’opinion.« 

Voici ce qu’elle déclare ensuite à propos des déclaration du même Emmanuel Macron en novembre 2016, lorsqu’il disait qu’en Algérie, « il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie « .
Sylvie Thénault : « A mon sens, il est aberrant de raisonner en ces termes. Trouvez-vous pertinent de dresser un tableau à double entrée pour lister, d’un côté, les violences, les discriminations, la paupérisation massive des Algériens pendant la période coloniale, et, de l’autre, les infrastructures administratives et économiques créées ? On ne peut pas, à mon sens, mettre les deux en balance pour savoir si le « négatif » ou le « positif » l’emporte. Personnellement, je trouve cela indécent.
Historiquement, c’est un raisonnement biaisé : la colonisation forme un tout inséparable. Elle est l’appropriation illégitime, par la force, d’un territoire et de ses habitants. Cette appropriation a signifié, à la fois, la violence et les souffrances de ceux qui la subissaient et la mise en place d’infrastructures administratives et économiques. A leur sujet, en outre, il ne faut pas exagérer la mise en valeur de l’Algérie : tous les gouvernements qui, après 1945, ont cherché à combattre le succès du nationalisme, ont fait le constat du sous-développement économique et social de l’Algérie. Ils ont alors conçu des plans de développement mais le seul à avoir eu un impact réel a été très tardif : le plan de Constantine, lancé en 1958, quatre ans avant l’indépendance.« 

D’après un article du Monde.fr

Toujours plus fort ! (?)

Le taux de réussite au baccalauréat 2016 a atteint 88,5 % selon les chiffres publiés samedi 9 juillet, après les oraux de rattrapage, par le ministère de l’éducation nationale.
Par voies, le taux de réussite est stable pour le bac général à 91,4 %, ainsi que pour le bac technologique à 90,7 %. Le taux de réussite augmente de 1,9 point pour le bac professionnel à 82,2 %.
Les mentions ont été obtenues par 48,2 % des candidats (40 % dans la voie professionnelle).
Le pourcentage de bacheliers dans une génération s’établit ainsi à 78,6 %.

L’oral d’histoire – géographie au rattrapage du bac en L/ES

En réponse à des questions posées, voici des extraits du bulletin officiel spécial n°7 du 6 octobre 2011.

« Durée : 20 minutes – Temps de préparation : 20 minutes »
« L’épreuve porte à la fois sur le programme d’histoire et sur celui de géographie de la classe de terminale » : le candidat est interrogé sur l’histoire et la géographie (pas ou), chacune des deux parties occupant à peu près la moitié du temps de l’épreuve.
« Le candidat tire au sort un sujet. Chaque sujet comporte une question d’histoire et une question de géographie. »
« Les questions du sujet portent sur des thèmes majeurs ou ensembles géographiques du programme. L’une des questions (histoire ou géographie) est accompagnée d’un document » : les questions posées doivent être suffisamment larges. L’examinateur prépare, avant l’oral, des documents avec questions.
« L’évaluation des réponses de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l’éventail des notes de 0 à 20. L’examinateur évalue la maîtrise des connaissances, la clarté de l’exposition et la capacité à tirer parti d’un document. »
« Le questionnement qui suit l’exposé peut déborder le cadre strict des sujets proposés et porter sur la compréhension d’ensemble des questions étudiées. » : cela signifie que, dans un esprit de bienveillance ou pour faire grimper la note, l’examinateur peut « déborder » du sujet que le candidat a tiré au sort.

Le tirage au sort pour entrer à l’université est illégal

Le tribunal administratif de Bordeaux a considéré que la pratique du tirage au sort, arrivant en dernier ressort pour départager des candidats trop nombreux dans certaines filières universitaire, était sans fondement légal.
La semaine dernière, le tribunal administratif de Bordeaux a en effet donné raison à un élève qui contestait son refus d’inscription à l’université en filière Staps (sport) en septembre. Faute de capacité d’accueil suffisante, l’université avait départagé les candidats en procédant à un tirage au sort. Le juge a annulé le refus d’inscription sans cependant obliger l’université à inscrire l’élève pour la prochaine rentrée.Le recteur d’académie est tout de même prié de réétudier le dossier.
Cette sélection douteuse par tirage au sort a été pratiquée dans 189 formations l’année dernière. Il y en aura probablement encore 78 cette année !
Si l’on s’en tient au code de l’éducation, le principe est pourtant clair : tout bachelier, sans distinction aucune, doit pouvoir s’inscrire dans l’université de son choix.
Dans les faits, la réalité est bien différente. Au-delà des cas de sélection déguisée, pratiquée par certaines universités, il existe une autre forme de sélection, via le système APB, quand le nombre d’élèves souhaitant s’inscrire dans une filière dépasse les capacités d’accueil. Le code de l’éducation prévoit alors que le recteur de l’académie tranche, après avis du président d’université, en fonction du domicile, de la situation de famille du candidat et des préférences exprimées par celui-ci.
L’association Droit des lycéens a milité ces derniers mois pour réclamer la publication de l’algorithme APB et les explications qui vont avec afin de comprendre et faire connaitre les critères de sélection utilisés dans les filières dites en tension, où le nombre de candidats dépasse les places disponibles.
Le ministère a finalement dévoilé le 1er juin une partie des règles du jeu dans un communiqué de presse qui n’a cependant rien d’officiel. Il est écrit que quand le nombre de places vient à manquer, sont d’abord prioritaires les élèves venant de l’académie. Si cela ne suffit pas, ceux qui ont placé cette université en premier vœu sont avantagés. Et enfin, si cela ne suffit toujours pas, il est procédé à un tirage au sort ! Cette solution étant  considérée comme non attentatoire au principe de non-sélection à l’université.

D’après un article de Libération.fr

Les sujets du bac 2016

Bac S
Première partie : composition d’histoire

Sujet 1 : Le Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la seconde guerre mondiale

Sujet 2 : La gouvernance européenne depuis le traité de Maastricht

Deuxième partie : réalisation d’un croquis de géographie
Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation

Bacs ES et L
Première partie : composition d’histoire

Sujet 1 : Les mémoires, lecture historique
En vous appuyant sur l’étude menée au cours de l’année, vous traiterez le sujet 1a ou le sujet 1b :
Sujet 1a : l’historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale en France
Sujet 1b : l’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie

Sujet 2 : En vous appuyant sur les exemples étudiés au cours de l’année, vous traiterez le sujet suivant : médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’affaire Dreyfus

Deuxième partie : réalisation d’un croquis de géographie
Sujet : Les dynamiques territoriales des Etats-Unis

Bac STMG :

Voir le sujet en pdf ci-dessous :

STMG 2016