Catégorie : Actualités

Esprit gaulois

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Il serait en noir, je l’aurais commander ! 

Une quinzaine de personnes originaires de Calais, Lille et Paris (étudiants, graphistes, musiciens, communicants sociaux…) ont décidé de lancer une boutique de vente en ligne d’objets dérivés baptisée « Enlysée » dans une parodie de celle lancée récemment par la Présidence de la République. Le fruit des ventes étant versé au profit des associations SALAM Nord/Pas-de-Calais et L’Auberge des Migrants qui aident les réfugiés de Calais et Grande Synthe. Les créateurs résument leur action ainsi : « Nous souhaitons participer à restaurer la dignité nationale plutôt que d’offrir un ravalement de façade à un vieux palais« . Ils affirment avoir déjà enregistré 1000 commandes en 3 jours.

La fouille d’une villa gallo-romaine à Vire

Depuis février 2018, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) conduit une fouille d’envergure à Vire, dans le Calvados, dans la région Normandie. Prescrite par l’État, cette opération s’inscrit dans le cadre de l’extension du Parc d’activités La Papillonnière, menée par le syndicat intercommunal de la Vire au Noireau, qui en supportera le coût de près de 1000 000€.

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De février à juin 2018, les recherches de l’équipe d’archéologues ont permis de mettre au jour les vestiges d’une villa gallo-romaine occupée du Ier au IIIe siècle de notre ère près de Vire, dans le Calvados. À l’ouest de la villa, le site a également livré des vestiges d’une occupation plus tardive, entre les VIIe et Xe siècles.

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Témoins privilégiés de l’adoption du mode de vie à la romaine par les élites gauloises après la conquête, les villae sont de vastes domaines ruraux dédiés aux activités agricoles. Elles se composent d’un espace à vocation résidentiel, lieu de villégiature du maître appelé pars urbana et d’un espace à vocation agricole et artisanale (pars rustica) environné des champs et forêts exploités. À Vire, trois espaces sont distincts : on accédait au domaine par la pars rustica, sur une surface de près de 300 mètres de long, puis se trouvait la partie résidentielle précédant une vaste arrière-cour. La villa se déployait ainsi sur une superficie de 500 mètres de long pour 180 mètres de large.
Les archéologues ont surtout étudié la partie agricole du domaine. Ils ont révélé les fondations maçonnées de plusieurs bâtiments alignés, très probablement des granges, des espaces de stockage pour les récoltes ou des lieux d’habitation du personnel de la villa. Ils présentent un plan stéréotypé : une pièce centrale bordée au nord et au sud d’une petite galerie. Bordant une large cour, ces bâtiments en étaient toutefois séparés par une palissade dont les archéologues ont repéré l’empreinte laissée dans le sol par des trous de poteau sur plusieurs centaines de mètres de long.

Des fosses dépotoirs ont permis de découvrir divers témoignages de la vie quotidienne, notamment de nombreux tessons de céramiques d’usage courant mais aussi des fragments d’amphores d’importation venues d’Espagne du sud. La vaisselle de table était une céramique fine au vernis rouge brillant, dite sigillée provenant des ateliers de Graufesenque dans l’Aveyron et de Lezoux dans le Puy-de Dôme, qui en exportait dans tout le nord de l’Empire des millions d’exemplaires. D’autres objets plus luxueux ont également été mis au jour : une bouteille en verre de teinte naturelle, et un fragment de coupe en pâte de verre dit « millefori » un verre mosaïqué d’origine italienne.

Le maître des lieux résidait dans un bâtiment de 37 mètres de long, probablement doté d’un étage et d’une galerie en façade (ou à l’arrière ?). En arrière de la galerie, les archéologues ont étudié une dizaine de pièces d’habitation, de réception et de services. Ils ont également mis au jour un petit temple ou fanum à proximité. En juillet, les recherches ont révélé les vestiges inattendus de l’ensemble thermal de la villa dans un bon état de conservation, situé à 65 mètres de la résidence. Utilisé entre le Ier et le IIIème siècle, il devait s’agir d’un complexe architectural soigné. La richesse des lieux transparaît notamment avec l’existence d’une piscine chauffée circulaire de plus de 30 mètres de diamètre. Les vestiges de neuf pièces réparties sur 160 m2 permettent pour chacune d’en retrouver la fonction. Au sud et à l’ouest se trouvaient les pièces chaudes dotées d’un système de chauffage par le sol : la piscine de plan circulaire chauffée et une vaste pièce avec un système dit hypocauste avec des dalles suspendues reposant sur des pilettes. À proximité les vestiges d’un four pour alimenter la pièce la plus chaude, le caldarium, ont été découverts. À l’est la partie froide était constituée d’un vestiaire et du frigidarium, à partir duquel se faisait l’accès aux différentes pièces. En bordure se trouvaient les espaces de service, dont les fours, activés par les esclaves du domaine, ainsi qu’une probable citerne et des latrines.

À l’ouest de la villa, les archéologues ont repéré une densité de vestiges témoignant d’une occupation ultérieure, entre les VIIe et Xe siècles. Les trous autrefois destinés à recevoir les poteaux de bois utilisés pour la construction dessinent au sol les plans de plusieurs maisons, annexes et greniers. Ceux-ci se situent dans de petits enclos individualisés par des fossés et reliés par des chemins. Fours et foyers témoignent d’activités domestiques. C’est sur ce qui est a priori un hameau médiéval que les archéologues poursuivront leurs recherches avant que l’ensemble du site ne soit recouvert par la nouvelle zone d’activités.

 

La trace du plus vieux dessin découverte en Afrique du Sud

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Tracé avec un crayon d’ocre pourvu d’une fine pointe, sur une surface préalablement lissée, ce graphisme abstrait a été identifié sur un fragment de roche siliceuse provenant de la grotte de Blombos, à 300 kilomètres à l’est de la ville du Cap, en Afrique du Sud.
Il a été trouvé dans des couches archéologiques datées de 73 000 ans avant l’ère actuelle, sur un fragment de ce qui pourrait être une meule destinée à produire de la poudre d’ocre. Ce tracé précède de 30 000 ans environ les plus anciens dessins abstraits et figuratifs connus jusqu’à présent et réalisés avec la même technique.
Le croquis d’environ 4 centimètres de long est composé de neuf traits rouges entrecroisés. Dans l’esprit des spécialistes, il ne fait aucun doute que ces croisillons ne sont pas le fruit du hasard, qu’ils ont été volontairement tracés et qu’ils avaient sans doute une vocation symbolique dans la communication des chasseurs-cueilleurs qui en sont les auteurs. Les analyses chimiques et microscopiques des pigments ont démontré que ces lignes étaient bien de main d’homme et qu’elles avaient été tracées volontairement, sur une surface préalablement polie de la roche.

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Le motif de ce fragment fait écho à un autre objet découvert dans la grotte en 2011, dans la même couche archéologique : un morceau d’ocre gravé de croisillons similaires.

D’après un article du magazine Connaissance des arts.

#inclusionfermeta*** : du rap civique

Ce morceau de rap a été posté sur YouTube par Lucie Michel, la mère de Malone, 6 ans, qui est atteint d’autisme sévère et d’épilepsie sévère, pour se faire entendre. Elle est déjà l’auteur d’un album de 12 titres intitulé « Monde de fous », évoquant entre autre son quotidien avec Malone et a décidé de faire ce morceau, puisqu’en dépit des annonces du gouvernement, son enfant n’a pu être accueilli dans aucune école lors de cette rentrée.
Elle a cessé de travailler pour s’occuper de Malone et vit depuis avec le RSA. En 2016, elle a lancé une campagne de crowdfunding et récolté 12 500 euros pour financer elle-même le recours éducatrice spécialisée, mais est restée sans solution une fois l’argent épuisé.

Voici probablement le plus vieil animal ayant (pour le moment) vécu sur la terre

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Le Dickinsonia était ovale et plat avec une sorte de dorsale centrale, mesurait plusieurs dizaines de centimètres de longueur et vivait au fond des océans, sans bouche, intestins, ni anus, il y a un demi-milliard d’années. Et c’est peut-être le plus vieil animal identifié sur la terre jusqu’à maintenant, datant de l’époque de l’Ediacarien (– 635 millions à – 542 millions d’années), précédant l’événement du Cambrien qui marque, selon les scientifiques, l’apparition rapide (sur 3à ou 40 millions d’années) de tous les grands groupes d’animaux sur Terre. Cependant, des calculs statistiques sur l’ADN laissent penser que le règne animal remonterait à 720 millions d’années.
Si des milliers de fossiles de Dickinsonia ont été retrouvés depuis soixante-quinze ans sur la planète, son appartenance au règne animal fait toujours débat dans la communauté scientifique. Des chercheurs de l’Université nationale d’Australie ont apporté une nouvelle preuve, selon eux décisive, que la créature était bien l’un des premiers animaux à avoir vécu. Ils ont analysé des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles trouvés sur une falaise du nord-ouest de la Russie, dans la région de la mer Blanche. Sur ces fossiles, ils ont retrouvé une forme de cholestérol, une molécule exclusivement animales.
Une autre équipe de scientifiques avait conclu, en 2015, qu’il s’agissait d’animaux, relativement avancés, en raison de la façon dont leurs corps grandissaient, à la différence des plantes ou des champignons.

D’après un article du Monde.fr