Catégorie : Actualités

Inégalité devant la retraite

Dessin d’Alex paru dans La Liberté, Fribourg.

Si les présidents de la République ne bénéficient pas à proprement parler d’un régime de retraite, la loi du 3 avril 1955 leur attribue une dotation annuelle à vie, égale au traitement d’un conseiller d’Etat « en service ordinaire ». En 2021, ceux-ci percevaient entre 5496,71 € et 6227,73 € brut par mois, suivant l’échelon. Il semble que ce soit la rémunération de l’échelon le plus bas qui est retenue, soit 5496,71 € brut. Cette dotation est la même quel que soit le nombre de mandats effectués. Elle est versée dès la fin du ou des mandats, sans condition d’âge.
En cas de décès, le conjoint survivant bénéficie d’une pension de réversion égale à 50 % de ce montant. Si le conjoint est décédé, ou s’il décède par la suite, les enfants se partagent la réversion de 50 % jusqu’à leur majorité. En dehors de cette dotation, les anciens présidents perçoivent, une fois arrivés à l’âge légal de la retraite en France, les pensions liées aux autres activités exercées pendant leur carrière, dans le public ou dans le privé.
Les anciens présidents bénéficient encore d’une autre rémunération puisqu’ils sont membres de droit du Conseil constitutionnel, aux termes de l’article 56 de la Constitution. S’ils font valoir ce droit, ils perçoivent alors une indemnité mensuelle de 13 500 € net environ. S’ils décident de ne plus siéger au Conseil, ils cessent de percevoir l’indemnité. Les anciens présidents disposent également d’un logement de fonction meublé et équipé et, dans le cadre de leur fonction d’anciens présidents, de la prise en charge de leurs frais de réception et de leurs frais de déplacement.
Pour mémoire, le président Macron a annoncé lors de son premier mandat qu’il renonçait à la dotation à vie et à siéger au Conseil constitutionnel…Tout comme il avait annoncé ne pas vouloir reculer l’âge légal du départ à la retraite en France !

Une manifestation pour soutenir Mariam et ses filles

Le rassemblement de cet après-midi, devant la préfecture, avait pour but de dénoncer la situation de Mariam et de ses filles, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire alors qu’elles sont venues en France, patrie des droits de l’Homme et pays défenseur des droits des enfants (enfin, c’est ce qu’on me demande d’enseigner aux collégiens en histoire et en éducation civique…), pour échapper à l’excision promise aux jeunes filles par leur famille dans leur pays d’origine, le Tchad.
Nous voulions sensibiliser les services de l’État, et plus particulièrement le préfet, qui a émis cette obligation de quitter le territoire et qui a le pouvoir d’offrir à Mariam et ses filles un titre de séjour pour motif humanitaire. Mais le préfet Pierre – André Durand (celui qui a « géré » l’accident de l’usine Lubrizol) a refusé de recevoir la délégation du comité de soutien, en invoquant des motifs fallacieux (ne pas avoir reçu la demande alors que nous avions l’accusé de réception, par exemple). Il faut dire que c’était probablement son dernier jour en Normandie avant son départ pour l’Occitanie, alors la situation de cette femme et de ses enfants n’étaient pas sa priorité, évidemment.
Devant la menace que constituait notre groupe d’une cinquantaine de personnes, mêlant professeurs, retraités, élèves de lycée et de collège et enfants, ce même préfet a ordonné la fermeture des grilles de la préfecture et même des portes blindées ! Outre les policiers en faction déjà présents, il a fait également appeler en renfort un camion des forces de l’ordre pour nous observer de loin.
J’ai tellement honte de ces représentant de notre gouvernement, de ces personnes censées être au service des citoyens qui ne respectent pas les valeurs de la république. J’ai de plus en plus de mal à m’imaginer faire des cours d’éducation civique, qui s’apparentent de plus en plus à une propagande totalement coupée de la réalité du terrain.
Le soutien à Mariam et ses filles va se poursuivre et un nouveau rassemblement est prévu, sans doute mercredi prochain, sous les fenêtres d’un nouveau préfet, Jean-Benoît Albertini, originaire de Corse et précédemment secrétaire général du ministère de l’Intérieur.

La pétition de soutien est toujours en ligne ici et plus il y aura de signatures, plus cette histoire sera médiatisée, et plus sa conclusion a de chance d’être heureuse, alors n’hésitez pas à signer et à répéter cette histoire sur Internet.

Cette vidéo provient d’un article de Paris – Normandie.