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L’Iran veut couper sa population du reste du monde pour la réprimer « tranquillement »

Depuis plusieurs jours, des manifestations de protestation ont lieu en Iran face à la mort d’une femme, Mahsa Amini, arrêtée par la « police des moeurs » pour « port de vêtements inappropriés ». Elle est morte en prison après être tombée dans le coma. Le gouvernement théocratique et autoritaire du pays a coupé massivement l’accès à Internet dans le pays afin d’empêcher la diffusion des images des manifestations et notamment celles de femmes jetant leur voile au feu. La répression des manifestations a déjà fait au moins six morts.
En Iran, on n’emploie plus de femmes, sauf dans les métiers désignés comme « féminins », tels que l’enseignement ou certaines spécialités médicales, comme la gynécologie. Dans les autres emplois, on leur dit de partir à la retraite, ou elles perdent leur poste. En 2015, le « Guide suprême » a décidé que la population devait doubler. A partir de 2016-2017, la contraception est devenue moins disponible ; depuis 2021, le gouvernement a interdit les vasectomies et les avortements. Les politiques publiques encouragent les mariages précoces, avant l’âge de 15 ans, dont le nombre a augmenté de 20 %.

Deux conceptions de la prison


« Sous prétexte que la prison ne devrait pas être un bagne à l’ancienne, on fait tout pour qu’elle ne ressemble plus à la prison. On plaide alors pour la réinsertion, en oubliant que celui qui a commis un crime ne doit pas seulement être mis à l’écart de la société, maxi qu’il doit payer pour ses actes, et que cela relève de la morale naturelle. »

« Par contre ce que je sais, c’est ceci : être condamné à une peine de prison revient à se voir interdir de sortir d’un périmètre carcéral restreint pendant un temps donné. E^tre condamné à une peine de prison n’équivaut pas à être interdit d’espérer, de rêver, de rire, d’éprouver des joies, des peurs, des émotions, de se sentir plus fort, plus digne, davantage capable quand on se croyait moins que rien. »

Je pense utiliser ce sujet d’actualité, dont les élèves auront sans doute entendu parler, en éducation civique de troisième à la rentrée, pour commencer l’année par une réflexion et une discussion qui nous amènera plus tard à évoquer l’abolition de la peine de mort.