Catégorie : Actualités

Le nouveau président du Front National est négationniste

Voici les propos tenus par le nouveau président du Front National, enregistrés lors d’un entretien en avril 2000 avec l’universitaire Magali Boumaza et publiés en 2005 dans la revue académique Le Temps des savoirs.
« Le problème des chambres à gaz, mais moi je dis qu’on doit pouvoir discuter même de ce problème. Vous avez des révisionnistes, parce qu’il y a deux sortes de révisionnistes, ou de négationnistes. Il y a les espèces de timbrés et tous les provocateurs en faisant des plaisanteries de corniauds sur le malheur des autres, etc., qui à mon avis sont des gens détestables. Mais, moi il se fait que j’ai été amené à lire, par exemple, des ouvrages de gens qui sont des négationnistes ou des révisionnistes. Bon, ben moi, honnêtement, moi, je ne suis pas négationniste, mais je dis moi, quelque chose qui m’a énormément surpris, dans les travaux d’un négationniste ou d’un révisionniste sérieux, ce qui justement m’a surpris c’est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l’argumentation. Bon, même un type comme Faurisson, par exemple, qui est professeur à la faculté à Lyon, il est professeur de faculté, il est quand même prof, etc., je veux dire, j’ai lu un certain nombre de trucs soi-disant que l’on m’a recommandés parce que justement ça fait partie du débat, je crois qu’on ne peut pas avoir de position sur le sujet sans avoir lu le pour, le contre. Il dit : “Moi je vous demande, je pose un certain nombre de questions sur le plan technique, je vous demande de répondre précisément à ces questions toc, toc, toc, toc.” Il n’y a pas du tout de la haine, il n’y a pas du tout de volonté délibérée de nuire à qui que ce soit, je pose concrètement un certain nombre de questions, par exemple, sur l’utilisation chimique, je m’intéresse à un spécialiste de la chimie et je lui demande sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zykon B. [sic], moi, je considère que d’un point de vue technique il est impossible, je dis bien impossible de l’utiliser dans des (…) exterminations de masse. Pourquoi ? Parce qu’il faut plusieurs jours avant de décontaminer un local qui a été… où l’on a utilisé du Zyklon B. »

Contacté par le journal Le Monde, le nouveau président par intérim du FN assure ne pas se souvenir de cet entretien avec Magali Boumaza. « C’est la première fois que j’entends ce genre de conneries-là, je n’ai aucun souvenir de ça. Peut-être que j’ai donné une interview mais ce ne sont pas mes sujets de prédilection, assure le député européen. Il est possible que j’ai vu ces gens-là le 14 avril 2000, mais les étudiants qui arrivent pour parler de Zyklon B, je les vois venir. Je ne suis pas un débutant au FN, j’y suis depuis 1974 : je mets quiconque au défi de dire m’avoir entendu tenir des propos sur ces sujets-là. »

Voilà quelqu’un qui nous prend vraiment pour des imbéciles…

D’après un article du Monde.fr

Les élections législatives

(cette vidéo concerne les élections de 2012)

Les élections législatives auront lieu les 11 et 18 juin en métropole. Les circonscriptions qui éliront leur député dès le premier tour ne voteront que le 11 juin. Les Français de l’étranger, qui sont représentés par des députés depuis 2012, voteront le 3 juin pour les résidents du continent américain, et le 4 juin pour tous les autres. Certains DOM-COM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon) voteront, comme pour l’élection présidentielle, la veille de la métropole (le 10 juin).
Les habitants de Polynésie française seront appelés aux urnes le 3 juin pour le premier tour. Le second tour aura lieu, le cas échéant, le 17 juin pour tous ces territoires.

Circonscriptions_législatives_françaises_depuis_2012
Les circonscriptions législatives


Le scrutin des élections législatives n’est pas national mais est organisé par circonscriptions. Il en existe 577, dont onze à l’étranger, d’où sont donc issus les 577 députés qui siègent à l’Assemblée nationale (c’est un maximum, inscrit dans la Constitution depuis 2007). Chaque électeur est rattaché à une circonscription (souvent une subdivision d’un département) dans laquelle se présentent des candidats de toutes les formations politiques qui sont parvenues à en présenter un.
Le mode de scrutin est le même que pour toutes les autres élections : uninominal (par opposition aux scrutins de listes) ; majoritaire (non proportionnel) ; à deux tours. Autrement dit, un seul candidat peut remporter la circonscription : celui qui a obtenu la majorité des voix. Il remporte alors un siège au nom de sa formation politique.
Pour être élu au premier tour, un candidat aux législatives doit réunir plus de 50 % des suffrages exprimés et au moins 25 % des électeurs inscrits. Cela veut par exemple dire qu’un candidat arrivé en tête avec 60 % des voix serait élu dès le premier tour si la participation (en suffrages exprimés) est de 60 % (36 % des inscrits), mais qu’un candidat arrivé en tête avec 51 % des voix et une participation de 45 % ne le serait pas (23 % des inscrits).

Capture d_écran 2017-04-27 à 15.10.09
Si un candidat n’est pas élu dès le premier tour, les deux candidats qui arrivent en tête sont automatiquement qualifiés pour le second. Mais il est possible qu’un troisième, voire un quatrième candidat le soit également, provoquant ce qu’on appelle des « triangulaires », voire des « quadrangulaires » Il faut pour cela réunir au moins 12,5 % des inscrits, ce qui correspond à une part des voix très variable en fonction de la participation : avec une participation relativement forte (70 % de suffrages exprimés), il faut atteindre un seuil de 17,86 %. Avec une participation faible (50 %),le seuil passe à 25 %.
L’objectif des partis politiques est d’obtenir au moins 289 députés (donc de remporter le scrutin dans 289 circonscriptions) pour avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale et pouvoir ainsi appliquer leur programme sans avoir à négocier avec les autres formations politiques.
Selon la Constitution, c’est en effet le gouvernement qui décide de la politique du pays et c’est l’Assemblée qui vote obligatoirement les lois. Si la majorité des députés est d’une autre famille politique que celle du président, alors le gouvernement sera de la même couleur politique que l’Assemblée. Autrement dit, la politique mise en œuvre sera celle de la majorité parlementaire et non celle du chef de l’Etat. C’est ce qui s’est passé lors des trois cohabitations qu’a connu notre pays jusqu’à maintenant (1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002).
C’est justement pour éviter ces cohabitations que Jacques Chirac et Lionel Jospin ont voulu réformer le mandat du président de la République pour l’aligner sur la durée du mandat des députés. Avant 2002 (première mise en application du quinquennat), des élections législatives avaient lieu au cours du septennat et faisaient planer le risque de perdre la majorité parlementaire.
Depuis 2002, l’élection des députés a lieu juste après l’élection présidentielle et a systématiquement donné, jusqu’à maintenant, la majorité absolue au président nouvellement élu — et donc toute la latitude pour appliquer son programme.
Mais cette année, le résultat est incertain : le mouvement d’Emmanuel Macron, En marche !, trop récent, ne compte aucun député et le Front national n’en a que deux.

Capture d_écran 2017-04-27 à 15.14.16

Enfin, dernière donnée qui vient tout compliquer, depuis 2002, l’abstention aux législatives ne cesse d’augmenter, témoignant d’un désintérêt croissant des Français pour ces élections, souvent perçues comme la pâle continuité de la présidentielle. En 2012, les abstentionnistes aux législatives étaient plus de deux fois plus nombreux que lors du scrutin présidentiel.

D’après un article du Blog Les Décodeurs.

Un second porte – avions pour la Chine

5118487_6_4673_pekin-a-mis-a-l-eau-mercredi-26-avril-a_acd3d78ea9e8e5f9d9a8ba53be30ca09

La Chine a mis à l’eau, mercredi 26 avril, son deuxième porte-avions, le premier construit par les chantiers navals chinois. Le premier porte-avions chinois, acheté à l’Ukraine, était entré en service en 2012.
Mais sur le plan de la technologie ou de la puissance, ce navire ne peut pas rivaliser avec ceux des autres grandes puissances, et notamment les Etats – Unis : si le nouveau porte-avions transporte des missiles de défense aérienne de courte portée, il reste à propulsion diesel et sa piste d’atterrissage est courte.
Toutefois, il s’agit bien, pour la Chine d’affirmer sa puissance face à ses voisins asiatiques, notamment au sujet de la domination en mer de Chine.
Un troisième porte-avions chinois est déjà en cours de construction, qui devrait disposer d’un système de catapultage des avions.

Une grande muraille en Inde

Construire des murs pour protéger des états est une pratique ancienne, corroborée par l’existence de la muraille de Chine (dès le IIIe siècle avant J.C.), mais aussi par un mur redécouvert récemment en Inde.
La longueur du mur avoisine les 80km, commençant dans la forêt adjacente à Udaipura du village de Gorakhpur jusqu’à Bari Bareilly qui est à 100km de Bhopal.
En étudiants les matériaux, les archéologues estiment que le mur a été construit entre le 10ème et le 11ème siècle,au cours de la période des rois Parmar, dans le district de Raisen dans le Madhya Pradesh. L’ancien mur a été construit dans les jungles denses de la chaîne de montagnes de Vindhyachal.
S’il se fissure par endroits, le mur est encore assez robuste avec une hauteur entre 4,5 et 5,5m et une épaisseur de 3 à 4,5m.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Affiches et slogans pour le second tour

XVM6d855568-2a6e-11e7-a853-3e1b090249bc

Emmanuel Macron a opté pour une affiche qui reprend des codes utilisés par les partis de droite. Le bleu est très présent, couleur de la sécurité et de la sérénité. Contrairement à ses précédentes affiches, Emmanuel Macron apparaît seul, il n’est plus au milieu d’une foule. Une manière de solenniser sa campagne. Le slogan est nouveau: «Ensemble, la France!» Là encore, il fait appel aux souvenirs des électeurs de droite. En 1988, Jacques Chirac avait pour slogan «La France ensemble», puis en 2002 «La France en grand, la France ensemble». Quant à Nicolas Sarkozy, il avait opté en 2007 pour «Ensemble, tout devient possible».
Dans l’affiche de Marine Le Pen apparaît, en fond, une bibliothèque. Une image qui rappelle les photos officielles de François Mitterrand et Nicolas Sarkozy à l’Elysée et qui joue la carte de la culture. Très visibles, ses mains sont croisées et la candidate n’hésite pas à mettre en avant sa féminité. Comme Emmanuel Macron, sa veste est bleue. et comme au premier tour, le nom Le Pen n’apparaît pas sur l’affiche. Son slogan, «Choisir la France», met en avant son programme qui privilégie la préférence nationale.

D’après un article du Figaro.fr

Pour qui ont voté les enseignants ?

Dans le cadre de l’élection présidentielle, un sondage Ifop pour SOS Education ( par questionnaire auto-administré en ligne) s’est intéressé au positionnement des enseignants vis-à-vis des principales propositions des candidats. L’étude réalisée auprès d’un échantillon de 1001 enseignants représentatif de la population des enseignants (946 000 personnes) livre les enseignements suivants :
– Le candidat du Parti socialiste a recueilli à peine 15% des voix des enseignants, soit trois fois moins qu’en 2012 (46%). Le Parti socialiste obtient ainsi son plus mauvais score au sein de la profession en l’espace de 15 ans. Il faut dire que les enseignants sont opposés aux principales mesures prises par les ministres successifs des gouvernements de François Hollande. Ainsi, 83% des enseignants se déclarent favorables à l’abrogation de la réforme du collège, au rétablissement des filières bilingues et des options de langues anciennes et 77% à la suppression ou à l’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires.
– A gauche, la candidature de Jean-Luc Mélenchon a attiré près d’un enseignant sur quatre (24%) contre 19,6% chez l’ensemble des Français. A titre de comparaison, le candidat soutenu par le Parti de Gauche et le Parti communiste n’avait obtenu que 10% des voix des enseignants du primaire et du secondaire en 2012.
– A peine 15,5% des enseignants ont voté pour un candidat de droite dont 11% pour François Fillon, 4% pour Nicolas Dupont-Aignan et 0,5% pour François Asselineau. Au total, leur score chez les enseignants du primaire et du secondaire (16%) est plus faible que celui obtenu par les candidats de la droite libérale ou souverainiste en 2012 (18%,5%), en 2007 (20%) ou en 2002 (18%).
– Le Front national n’attire toujours pas les enseignants. A peine 5% des professeurs ont voté pour la candidate du FN, soit quatre fois moins que son score chez l’ensemble des électeurs métropolitains (21,5%). Son score reste en effet marginal, sauf dans les rangs des PLP (11%) et des enseignants du supérieur (12%).
– Enfin, avec 38% des suffrages des enseignants, Emmanuel Macron dépasse largement le score que François Bayrou avait pu y obtenir aux scrutins précédents chez les enseignants du primaire et du secondaire (19% en 2012, 27% en 2007, 7% en 2002).