Étiquette : L’âge industriel

Un film sur Karl Marx

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Le film de Raoul Peck sortira au cinéma le 27 septembre.
1844 : de toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la Révolution industrielle, cherchent à s’organiser devant la bourgeoisie capitaliste qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure dans l’ Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
Ces trois jeunes gens regrettent que les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer. Alors, entre parties d’échecs endiablées, nuits d’ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la bible des révoltes ouvrières en Europe, Le manifeste du Parti Communiste, publié en 1848.

Aider à financer un documentaire sur l’histoire de la construction du canal de Panama et ses conséquences.

Une campagne de financement participatif a été lancée pour un documentaire historique sur l’aventure française initiée par Ferdinand de Lesseps pour construire le Canal de Panama. Il s’agit d’une histoire peu connue de la plupart des français et des panaméens mais qui joua un grand rôle dans l’histoire mondiale du XIXème siècle !
Vous pouvez les aider à concrétiser le financement pour raconter cette  histoire.

10 mars 1906 : la catastrophe minière de Courrières

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Le samedi 10 mars 1906 une explosion, probablement causée par le grisou, dévasta la fosses n° 3 à Méricourt (Pas-de-Calais), appartenant à la compagnie des mines de Courrières. Par extension, les fosses n° 2 à Billy Montigny, et n° 4 à Salaumines furent touchées aussi. Suite au coup de poussière, l’incendie se propagea à la vitesse du son sur 110 kilomètres de galeries en quelques minutes.
Cette catastrophe a causé la mort de 1099 personnes (déchiquetés sous la pression de l’explosion, brûlés vifs, écrasés sous les décombres ou, dans les galeries épargnées, asphyxiés par le gaz carbonique), ce qui en a fait la plus meurtrière de l’histoire des mines jusqu’à celle de Benxihu (Chine) en 1942. Rapidement, la gestion de la mine et celle de l’accident par la compagnie et les autorités publiques furent mises en cause, illustrant le mépris des capitalistes pour la vie des mineurs. Cela entraîna une série de grèves importantes (jusqu’à 32 000 grévistes sur les 80 000 mineurs  des deux départements).
Si les profits de la compagnie minière étaient impressionnants à l’époque (de 1898 à 1904, la compagnie de Courrières a gagné 74 millions de francs), les travaux d’amélioration de la mine le sont moins : 41 millions ont été distribués aux actionnaires, 14 mis en réserve et 18 seulement utilisés pour les travaux.
Les salaires des mineurs s’approchaient lui de 5 francs par jour (dont une bonne moitié de primes variables selon la production) pour une journée qui restait à 10h malgré la diminution progressive prévue par la loi.

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Pour en savoir plus, vous pouvez lire cette page.

Le progrès dans les transports au XIXe siècle

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Ces deux caricatures montrent l’évolution des transports au XIXe siècle, avec la révolution industrielle. La première est une lithographie allemande montrant la locomotive Adler dépassée par une voiture à cheval en 1835 (cette locomotive pouvait tout de même atteindre 28 km/h en charge). La seconde image, datant de 1927, montre une locomotive dépassant une voiture à cheval à la vitesse de 90 km/h, tout en transportant plus de passagers et de marchandises.

La société anonyme du Djebel Chiker

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Voici les informations que j’a trouvé sur la société anonyme marocaine du Djebel Chiker dans L’Écho des mines et de la métallurgie daté du 10 mars 1937.
« L’activité minière au Maroc
Avec la hausse des métaux et la rareté des matières premières, l’activité a repris dans les travaux de recherches et d’exploitation minière au Maroc. Certaines entreprises n’avaient, du reste, jamais cessé d’extraire et de vendre leurs produits.
A l’heure actuelle, on travaille activement dans les entreprises suivantes :
Office chérifien des phosphates, à Kourigba et Louis-Gentil ;
Sté chérifienne des charbonnages de Djerada*, anthracite ;
Sté des mines de Bou-Arfa*, minerai de manganèse, très recherché, même dans les
basses teneurs ;
Sté Le Molybdène*, la molybdénite est toujours rare et recherchée ;
Sté minière du Haut-Guir*, minerai de plomb et zinc ;
Sté des mines d’Aouli*, marche à plein de la laverie pour minerai de plomb ;
Sté marocaine du Djebel-Chicker*, minerai de plomb ;
Sté minière du Bou-Azzer et du Graara*, regagne rapidement le tonnage de minerai
de cobalt expédié en 1935, l’Association du cobalt a relevé à près de 2.000 t. de métal le quantum total à fournir par les adhérents.« 

Un tableau statistique indique que cette société exploitait 598 tonnes de de plomb à sa mise en exploitation en juin 1936 (sur une production totale de 7565 tonnes pour les mines marocaines) . La société avait été fondé en 1927 comme en témoigne les actions en ma possession. l’année 1927 avait été marqué par un regain d’intérêt pour l’exploitation minière au Maroc, évoqué en août dans l’Echo des mines et de la métallurgie. La raison semblait être la mise en chantier de voies de chemin de fer vers l’intérieur du pays, rendant possible l’acheminement du minerai vers la côte en vue de son exportation.  mais en 1930, la Revue de géographie alpine (tome 18, n°2, 1930). signalait qu’on en était encore à la recherche de gisement de galène dans le djebel Chiker.

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Ce délai dans l’exploitation ne semble pas extraordinaire et investir dans une société minière supposait pouvoir attendre un long moment avant de toucher d’éventuels dividendes si on en croit cet article de L’écho des mines et de la métallurgie du premier janvier 1927.