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Madame Aufoyer dans les années 60

C’est le titre d’une émission de La marche de l’histoire qui revient sur le rôle de la femme au foyer dans les années 60.

Deans cette émission, on entend des extraits de la série télévisée Les saintes chéries (39 épisodes de 26 minutes), diffusée entre 1965 et 1970 sur la première chaîne de l’ORTF.

8 mars 1917 : première révolution en Russie

Depuis août 1914, la Russie était engagée dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Anglais et des Français. Elle se battait conjointement contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. L’industrie russe était récente et sa production insuffisante pour faire face à une guerre où le matériel jouait un rôle considérable. La longueur des distances pour les communications et la rareté des moyens de transports rendaient l’approvisionnement de l’armée russe très difficile. La Russie a du mal à résister aux Allemands. Faute de matériel convenable et malgré le sacrifice des soldats les offensives russes échouèrent. Au commencement de l’hiver 1916-1917 la situation militaire devint dramatique et les soldats étaient mécontents de faire une guerre qu’ils ne comprenaient pas.
À l’arrière, la situation était aussi très difficile. Dans les campagnes, privées de main d’œuvre et traction animale, mobilisées au service de l’armée, la production agricole avait diminué. La situation matérielle des paysans, déjà difficile avant la guerre, s’aggravait. L’approvisionnement des villes était compromis. Dans les usines, en particulier celles de la capitale Pétrograd, les ouvriers et ouvrières étaient mobilisés pour produire le plus possible. Après une longue et pénible journée de travail, il leur fallait passer des heures pour trouver la nourriture dans des magasins peu approvisionnés.

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Le 8 mars 1917, une grève et des manifestations ouvrières eurent lieu à Petrograd. Pendant trois jours la grève et l’agitation s’amplifièrent. Le gouvernement, peu sûr de l’obéissance des soldats massés dans la ville, ne réagit pas.
Le 12 mars une partie de la garnison de Pétrograd se rangea finalement au côté des manifestants. Le gouvernement impérial fut supprimé et un comité provisoire formé par des députés le remplaça. Mais le même jour les ouvriers manifestants, les soldats révoltés rejoints par les militants des divers partis socialistes russes, formèrent le soviet des ouvriers et soldats de Pétrograd. Le soviet décida de prendre en charge le ravitaillement, de reprendre en main la garnison et de placer ses délégués auprès de ceux du gouvernement provisoires dans divers organismes de État. Il y avait donc deux pouvoirs à Pétrograd.
Le 15 mars, le Tsar abdiqua. Le gouvernement provisoire composé de ministres pris parmi les députés des partis classiques décida d’accorder les libertés politiques de base (réunion, presse…) et de convoquer une assemblée constituante chargée de mettre en place une organisation nouvelle pour la Russie.

Ci-dessous une émission de la Fabrique de l’histoire sur les révolutions russes :

Et une autre encore, composé de longs extraits de témoignages recueillis en 1966 auprès des russes vivant en France et qui étaient étudiants en 1917 à Saint- Pétersbourg ou à Moscou. Ils ont raconté dans les années 1960 leurs enthousiasmes, leurs déceptions, la violence mais aussi l’euphorie de cette année qui a transformé leur univers :

Présidents et littérature

L’émission La fabrique de l’histoire propre quatre émissions sur les lectures des présidents de la République.

La première évoque la formation littéraire des présidents en général :

La seconde offre une ballade dans la bibliothèque de Charles de Gaulle à La Boisserie en compagnie de son petit-fils  :

La troisième évoque la passion pour la poésie de Georges Pompidou :

Enfin la dernière reviendra sur la formation des le parcours littéraire de François Mitterrand :

Celui-ci avait par ailleurs fait visiter sa bibliothèque à Michel Polac en 1970 et a été invité par Bernard Pivot à parler de ses lectures en 1975.

Je remarque qu’il n’y a pas d’émission sur les rapports de Valéry Giscard d’Estaing Nicolas Sarkozy ou François Hollande avec la littérature.