Catégorie : C’est arrivé ce jour là…

12 décembre 1818 : naissance de Louis Laurent Guiot

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Celui qui devint l’abbé Guiot naquit à Pithiviers, dans le Loiret, en 1818, dans une famille de modestes artisans cordonniers. Louis Laurent Guiot fut le second d’une fratrie de huit garçons, nés entre 1817 et 1834, dont seuls deux parvinrent à l’âge adulte.
Ayant fait ses études au petit puis grand séminaire d’Orléans, il fut ordonné prêtre en 1843 et fut professeur au petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin avant de devenir curé dans trois paroisses du Loiret : Triguères, Baule et Chécy. C’est dans cette dernière qu’il mourut, devenu curé – doyen, en 1878.

 

10 décembre 1948 : naissance de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

Lors du Forum sur la paix qui suivit la célébration du 11 novembre dernier à l’Arc de triomphe, la chancelière Angela Merkel s’est demandé si l’humanité serait encore capables aujourd’hui de réunir un tel consensus autour des droits de l’homme ? En effet, les droits de l’homme, qui semblaient ne plus devoir rencontrer d’obstacles après la chute du Mur en 1989, ont depuis perdu de leur aura et sont malmenés et niés parfois.

27 novembre 2018 : ouverture de la 34eme campagne des Restos

Pour la 34e année d’affilée, Les Restos du cœur ont ouvert, mardi 27 novembre et jusqu’à fin mars, leurs 2027 centres de distribution alimentaire dans toute la France. Les 72 000 bénévoles s’apprêtent à accueillir au moins 860 000 bénéficiaires.
Entre novembre dernier et aujourd’hui, la plus grande partie (44%) des bénéficiaires recensés ont entre 25 et 60 ans, sont pour la plupart en recherche d’emplois (41%) et vivent seuls (41%). Les départements les plus concernés se situent plutôt dans le nord de la France (Nord, Pas-de-Calais et Seine-Maritime) ou le sud-est (Rhône, Hérault et Bouches-du-Rhône). La part des familles monoparentales reste très élevée, puisqu’elles représentent 25% de l’ensemble des bénéficiaires (90% de ces familles monoparentales sont des mères élevant seules leurs enfants).
Toutefois 12% des bénéficiaires des repas distribués par le réseau associatif sont des jeunes âgés de 18 à 25 ans, contre 9% un an plus tôt et 7% il y a deux ans. Et de l’autre côté de la pyramide des âges, le nombre de retraités est passé de 7% à près de 10% en un an.
L’an dernier, l’organisation avait pu compter sur la générosité des Français : 90 millions d’euros de dons ont été collectés lors de la précédente campagne, un chiffre record. Mais cette année, les « Restos » du cœur sont inquiets : avec la récente suppression de l’ISF (et donc des déductions d’impôt liés au don), la structure fait face à une chute de 70% des « donations de grande taille ».
Selon l’Insee, 4,8 millions de Français ont recours aux aides alimentaires, qu’elles soient distribuées par Les Restos du cœur, la Croix-Rouge ou l’une des 5 400 autres associations qui s’approvisionnent auprès des banques alimentaires. Les 130 000 bénévoles de ces organismes enfileront, du 30 novembre au 2 décembre, leurs traditionnels gilets orange pour collecter des denrées directement auprès des consommateurs se rendant dans les grandes surfaces.
Les banques alimentaires constatent une précarisation croissante de leur public dont, selon ses chiffres de 2016, 84 % disposaient de moins de 799 euros par mois, soit 15 euros de moins qu’en 2014 et 69 euros de moins qu’en 2012. Le recours à leur aide est, en outre, de plus en plus fréquent, au moins une fois par semaine, et sur une période plus longue, puisque 41 % d’entre eux y viennent depuis plus d’un an, alors qu’ils n’étaient que 27 % en 2014.

20 novembre : journée internationale des droits de l’enfant

C’était hier.

Voici une émission de Expliquez-nous.

« La loi prévoit que les enfants dont la santé, la sécurité ou la moralité sont en danger ou dont les conditions d’éducation sont gravement compromises soient protégés par un juge des enfants. De nombreuses personnes peuvent déclencher une procédure de protection mais l’enfant ou l’adolescent peut le faire lui-même.
Un enfant victime d’abus, de violences, peut se faire aider en appellant le 119, numéro de téléphone national dédié à la protection des enfants. Enfin, un enfant ou un adolescent, peut, au même titre qu’un adulte, contacter directement le Défenseur des Droits, autorité administrative indépendante qui a, entre autres, pour mission de défendre et promouvoir les droits des enfants.« 

11 novembre 1918 : l’armistice est déclaré

Présente dans les rues de Paris le 11 novembre 1918, Élise Bidet décrivit une ville en fête dans une lettre adressée deux jours après, le 13 novembre, à son frère, Edmond Massé, toujours mobilisé.
Ce texte, repéré et publié dans Paroles de poilus, a été mis en scène par Franceinfo pour illustrer le centenaire de l’armistice.
La durée de l’armistice avait été fixée à 36 jours. Il fut prolongé à trois reprises jusqu’en 1919 et le traité de Paix de Versailles.

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La treizième et dernière page de la convention, la seule dactylographié à l’époque, porte les signatures du maréchal Foch et de  l’amiral Wemyss, représentant britannique d’un côté. Et de l’autre, du ministre allemand Erzberger, du général Winterfeldt, du comte von Oberndorff, représentant des affaires étrangères et du capitaine de vaisseau Vanselow.

L’exemplaire français de la convention originale d’armistice (l’exemplaire allemand n’existe plus) est conservé depuis 1921 par le Service historique de la Défense. Il est exposé jusqu’au 22 janvier 2019 au château de Vincennes dans le cadre de l’exposition «L’Armistice : 11 novembre 1918, un document une histoire». Il y est accompagné d’images et de films d’archives, de cartes militaires et de résumés historiques. Ouverte à la page 13, la convention fait apparaître les signatures des belligérants.
Infos pratiques : «L’Armistice : 11 novembre 1918, un document une histoire», jusqu’au 22 janvier 2019 au château de Vincennes. Entrée libre.
Horaires d’ouverture : lundi de 13h à 17h, du mardi au jeudi de 9h à 17h, le vendredi de 9h à 16h et le samedi de 9h30 à 15h.
L’exposition sera ouverte exceptionnellement dimanche 11 novembre de 13h à 17h avec des visites guidées à 14h et 15h30.

11 novembre 1918 à 10h50 : Augustin Trébuchon est tué par une mitrailleuse allemande

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Ce soldat et agent de liaison au sein du 415e régiment d’infanterie a été tué, 10 minutes avant l’armistice du 11 novembre 1918. Il est considéré comme le dernier poilu tué au combat sur le territoire français lors de la Grande Guerre.
Vrigne-Meuse, un petit village situé sur la rive droite de la Meuse était occupé par les Allemands. En face, à Dom-le-Mesnil, les troupes françaises se préparaient ce 11 novembre à un ultime assaut. Le 415e régiment d’infanterie avait pour mission de franchir le fleuve « à tout prix », selon les ordres. Pour l’état-major, il ne fallait pas relâcher la pression sur l’ennemi, alors que se négociaient au même moment les conditions de l’armistice.
Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, Augustin Trébuchon et ses camarades traversèrent la Meuse sur les planches d’une passerelle de fortune. Sous une pluie battante et le feu ennemi, 700 hommes parvinrent sur l’autre rive. Augustin Trébuchon était l’un d’eux. Essuyant les tirs des canons allemands, le 415e tint bon et resta sur ses positions dans la nuit du 10 au 11 novembre.
A 5h15, le 11 novembre, l’heureuse nouvelle tomba. Le message du maréchal Foch annonçant la fin de la guerre fut transmis par télégraphe aux commandants en chef des différentes armées alliées. « Les hostilités sont arrêtées sur tout le front, à partir du 11 novembre, 11 heures (heure française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu’à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date et à cette heure. » Le message parvint au 415e à 8h30. Mais les obus continuaient de pleuvoir, et Augustin devait continuer à transmettre les ordres.
Le poste de commandement, installé dans la cave du bureau de poste de Dom-le-Mesnil, lui donna l’ordre de porter un dernier ordre au capitaine sur la ligne de front : « Rassemblement à 11h30 à Dom-le-Mesnil pour le ravitaillement ». Augustin Trébuchon franchit une nouvelle fois la passerelle du barrage sur la Meuse, bondit en direction de la voie de chemin de fer où s’est stabilisée la ligne de front. Mais à 10h50, une mitrailleuse allemande le faucha en pleine course et il s’effondra, touché par une balle en pleine tête.
Des recherches menées par des lycéens belges et une association bretonne ont révélé qu’un autre poilu, Auguste Renault, serait mort 8 minutes plus tard en Belgique, tué par un obus français tiré par erreur. Mais Augustin Trébuchon reste officiellement le dernier soldat français tué au combat sur le territoire français.

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Sur la fiche individuelle d’Augustin Trébuchon, à la date de sa mort, on peut pourtant lire : 10 novembre. Ce mensonge a été inventé parce qu’il était trop difficile d’avouer et de dire aux familles que leur fils, leur mari, leur frère avait été tué le jour même de l’armistice. De même, la date de la mort des blessés qui moururent les jours suivants a également été modifiée, pour permettre cette fois à leurs épouses de toucher les pensions accordées aux veuves de guerre.

D’après un article de France Info.

20 septembre 1878 : mort de l’abbé Louis Laurent Guiot

L’abbé Guiot mourut à l’âge de soixante ans, d’un probable cancer du côlon alors qu’il était curé doyen de Chécy, dans le Loiret, depuis 1874. Il avait auparavant exercé son sacerdoce à Triguères (1852 – 1859), près de Châteaurenard puis à Baule (1859 – 1874), à côté de Beaugency.
Il fut le contemporain du célèbre évêque d’Orléans, Félix Dupanloup, qu’il côtoya à de nombreuses reprises et qui vint le visiter sur son lit de mort, avant de décéder lui-même moins d’un mois plus tard.