Catégorie : C’est arrivé ce jour là…

Les manifestations d’extrême – droite du 6 février 1934

La crise politique du 6 février 1934 à Paris s’est traduite par une manifestation extrêmement violente due aux affrontements entre les forces de police et les adhérents des ligues d’extrême-droite.

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caricature : l’insigne des ligues chassant le symbole du communisme

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Les manifestants voulaient protester contre la corruption qui existait dans le personnel politique de la Troisième république et empêcher la formation d’un nouveau gouvernement de centre-gauche. Il y eut une quinzaine de morts et plus de 2000 blessés.

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N0404909_JPEG_1_1EMEn conséquence, le gouvernement prévu ne peut être constitué : il fut remplacé le 9 février par un gouvernement d’Union nationale regroupant la droite (pourtant battue aux élections de 1932) et les radicaux.

N0404911_JPEG_1_1EMCependant, le sentiment de menace sur les institutions républicaines est tel que les partisans de la gauche (socialistes et communistes) jusque-là « frères ennemis » décident de contre-manifester le 12 février 1934. Ce rapprochement va donner lieu à la formation, en 1935, du « rassemblement populaire », alliance électorale des partis de gauche qui gagnera les élections législatives de 1936.

Ci-dessous, la reproduction d’une lettre d’un témoin des affrontements du 6 février, favorable aux manifestants d’extrême-droite. Elle provient de ce blog, très intéressant.

10 septembre 1977 : dernière exécution d’un condamné à mort en France

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Photographie prise lors de la dernière exécution publique en France, en 1939

« Les jugements humains ne sont jamais assez certains pour que la société puisse donner la mort à un homme condamné par d’autres hommes sujets à l’erreur ». C’est ainsi que Robespierre a tenté de justifier l’abolition de la peine de mort le 30 mai 1791 devant l’Assemblée constituante. Celle-ci rejeta ce projet, car ce n’était pas en 1789 une des revendications essentielles des cahiers de doléances présentés aux État Généraux de Versailles. Elle décida toutefois de supprimer la torture : « La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu’il ne puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés » (loi du 6 octobre 1791 incluant le Code pénal). Le nombre de crimes passible de la peine capitale passa cependant de 115 à 32.
En 1848, l’abolition trouva un autre orateur de talent dans la personne de Victor Hugo pour qui « la peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ». Mais tout ce que les abolitionnistes obtinrent alors fut l’abolition de la peine de mort en matière politique.
En 1906, le président de la République Armand Fallières (1906-1913), partisan de l’abolition de la peine de mort, gracia systématiquement tous les condamnés à mort du début de son septennat. Cependant, devant le risque d’abolition, le journal Le Petit Parisien, farouchement anti-abolitionniste, organisa un “référendum” sur la peine de mort. Il en publia les résultats le 5 novembre 1907 : sur 1 412 347 réponses recueillies, 1 083 655 se prononcent en faveur de son maintien, 328 692 pour son abolition. En 1908, un projet de loi abolitionniste fut rejeté malgré les plaidoyers de Jean Jaurès, par 330 voix contre 201.
C’est en 1939 qu’eut lieu la dernière exécution publique, à Versailles.
Il fallut attendre le 18 septembre 1981 pour que la France abolisse la peine de mort.

D’après un article du Figaro.fr

25 août 1944 : la libération de Paris

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Le décors

Américains et Britanniques avaient débarqué en Normandie deux mois plus tôt et au mois d’août 19944 la rumeur les annonçait aux environs de Paris. Gaullistes et communistes voulaient fournir un fait d’armes à la résistance française pour éviter que le pays ne finisse administré par ses libérateurs. Ce fut symboliquement la libération de Paris, ville que les Alliés leur concédèrent volontiers, car ils visaient Berlin, qu’il leur fallait occuper avant Staline.
Le 14 juillet, un cortège des syndicats investit les quartiers populaires parisiens afin de mobiliser la population. Les organisateurs se permirent quelques provocations (Marseillaise et drapeaux tricolores sans francisque), auxquelles les Allemands réagirent très mollement.
Trois semaines plus tard, la résistance enchaîna les grèves : grève des cheminots le 10 août, du métro, puis de la gendarmerie le 13 août. Grève de la police le 15, des postiers le lendemain. Grève générale le 18 août, et grand collage d’affiches où l’on appelait au déclenchement de l’insurrection.
Le lendemain, deux mille policiers s’emparèrent de la Préfecture, qu’ils décorèrent du drapeau tricolore et les habitants dressèrent des barricades (500 barrages plus symboliques qu’efficaces vont fleurir dans Paris insurgé). Les combats de rue, dispersés le 19, atteignirent leur maximum le 22.
Puis ce fut la reddition de l’occupant, l’arrivée des blindés français et américains et le fameux curieux discours de de Gaulle :
«Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, c’est-à-dire de la France qui se bat, c’est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Eh bien ! Puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle…»
Cet article de Libération.fr revient sur quelques-uns des évènements ayant mené à la libération de la ville.

D’après un article de Slate.fr

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L’envers du décors

13 mai 1717 : naissance de Marie – Thérèse d’Autriche

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Portrait de Marie-Thérèse d’Autriche peint par Jean-Etienne Liotard ,  exposé au Rijksmuseum à Amsterdam.

Marie-Thérèse d’Autriche avait été éduquée en princesse, pas du tout préparée à diriger des peuples. Elle a grandi en apprenant plusieurs langues et l’art de la conversation, du chant et de la danse. Son père Charles VI l’avait désignée comme héritière du trône par défaut ,mais jusqu’à sa mort accidentelle, il avait espéré la naissance d’un enfant de sexe masculin, en filiation directe.
Lorsqu’elle fut propulsée, en 1740, faute de concurrent mâle, comme « roi de Hongrie » (!), Marie-Thérèse dut donc manœuvrer pour asseoir sa légitimité auprès des puissances étrangères mais aussi dans son propre pays. Elle y parvint cependant en prenant finalement le titre de « reine ».
Pensant n’en faire qu’une bouchée, la France et la Prusse provoquèrent contre elle la guerre de Succession d’Autriche et d’autres conflits. Mais si elle y perdit des territoires, Marie-Thérèse garda toutefois son empire et régna finalement quarante ans.
Marie-Thérèse d’Autriche a mis au monde seize enfants au cours de sa vie, dont cinq garçons, dont deux empereurs. Ceux-ci servirent souvent sa politique d’alliance, comme Marie-Antoinette qui devint reine de France en épousant Louis XVI.
Sa haine tenace des populations juives a dans doute été renforcée par la Contre-Réforme, qui la poussa à imposer le catholicisme comme la seule religion officielle. À la suite de soupçons d’espionnage en faveur de la Prusse par exemple, 200 000 juifs durent quitter Prague, ce qui conduisit à une catastrophe économique.

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Poursuivant sa réflexion sur la place des femmes dans la société et le rapport entre les sexes, Élisabeth Badinter a écrit sur Marie-Thérèse d’Autriche en s’appuyant sur sa correspondance et les témoignages des ambassadeurs étrangers à Vienne, afin de montrer comment cette femme toute-puissante réussit à concilier ses statuts d’épouse, de mère et de souveraine.