Catégorie : C’est arrivé ce jour là…

13 mai 1717 : naissance de Marie – Thérèse d’Autriche

5099316_6_2f8c_portrait-de-marie-therese-d-autriche-peint_6cf2b3674a1325bc834f505ba22f5cc2
Portrait de Marie-Thérèse d’Autriche peint par Jean-Etienne Liotard ,  exposé au Rijksmuseum à Amsterdam.

Marie-Thérèse d’Autriche avait été éduquée en princesse, pas du tout préparée à diriger des peuples. Elle a grandi en apprenant plusieurs langues et l’art de la conversation, du chant et de la danse. Son père Charles VI l’avait désignée comme héritière du trône par défaut ,mais jusqu’à sa mort accidentelle, il avait espéré la naissance d’un enfant de sexe masculin, en filiation directe.
Lorsqu’elle fut propulsée, en 1740, faute de concurrent mâle, comme « roi de Hongrie » (!), Marie-Thérèse dut donc manœuvrer pour asseoir sa légitimité auprès des puissances étrangères mais aussi dans son propre pays. Elle y parvint cependant en prenant finalement le titre de « reine ».
Pensant n’en faire qu’une bouchée, la France et la Prusse provoquèrent contre elle la guerre de Succession d’Autriche et d’autres conflits. Mais si elle y perdit des territoires, Marie-Thérèse garda toutefois son empire et régna finalement quarante ans.
Marie-Thérèse d’Autriche a mis au monde seize enfants au cours de sa vie, dont cinq garçons, dont deux empereurs. Ceux-ci servirent souvent sa politique d’alliance, comme Marie-Antoinette qui devint reine de France en épousant Louis XVI.
Sa haine tenace des populations juives a dans doute été renforcée par la Contre-Réforme, qui la poussa à imposer le catholicisme comme la seule religion officielle. À la suite de soupçons d’espionnage en faveur de la Prusse par exemple, 200 000 juifs durent quitter Prague, ce qui conduisit à une catastrophe économique.

71k3am3aeDL
Poursuivant sa réflexion sur la place des femmes dans la société et le rapport entre les sexes, Élisabeth Badinter a écrit sur Marie-Thérèse d’Autriche en s’appuyant sur sa correspondance et les témoignages des ambassadeurs étrangers à Vienne, afin de montrer comment cette femme toute-puissante réussit à concilier ses statuts d’épouse, de mère et de souveraine.

10 mars 1906 : la catastrophe minière de Courrières

14-PlanCompagnieCourrieres_-19481.jpg

Le samedi 10 mars 1906 une explosion, probablement causée par le grisou, dévasta la fosses n° 3 à Méricourt (Pas-de-Calais), appartenant à la compagnie des mines de Courrières. Par extension, les fosses n° 2 à Billy Montigny, et n° 4 à Salaumines furent touchées aussi. Suite au coup de poussière, l’incendie se propagea à la vitesse du son sur 110 kilomètres de galeries en quelques minutes.
Cette catastrophe a causé la mort de 1099 personnes (déchiquetés sous la pression de l’explosion, brûlés vifs, écrasés sous les décombres ou, dans les galeries épargnées, asphyxiés par le gaz carbonique), ce qui en a fait la plus meurtrière de l’histoire des mines jusqu’à celle de Benxihu (Chine) en 1942. Rapidement, la gestion de la mine et celle de l’accident par la compagnie et les autorités publiques furent mises en cause, illustrant le mépris des capitalistes pour la vie des mineurs. Cela entraîna une série de grèves importantes (jusqu’à 32 000 grévistes sur les 80 000 mineurs  des deux départements).
Si les profits de la compagnie minière étaient impressionnants à l’époque (de 1898 à 1904, la compagnie de Courrières a gagné 74 millions de francs), les travaux d’amélioration de la mine le sont moins : 41 millions ont été distribués aux actionnaires, 14 mis en réserve et 18 seulement utilisés pour les travaux.
Les salaires des mineurs s’approchaient lui de 5 francs par jour (dont une bonne moitié de primes variables selon la production) pour une journée qui restait à 10h malgré la diminution progressive prévue par la loi.

3-GrandjouanAssietteauxBeurres-bbaf6

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cette page.

5 février 1517 : création du port du Havre

(A ne pas prendre au sérieux, bien sûr !)

i282882364573863532-_szw1280h1280_

Le 5 février 1517, François Ier donna l’ordre d’aménager un port fortifié en tête de l’estuaire de la Seine.  Appelé d’abord Franciscopolis ou Ville Françoise, en hommage au roi, le port devint rapidement le Havre de Grâce en raison d’une chapelle de Notre-Dame de Grâce, située près de là.
Le programme des premiers aménagements comprenait la création d’un pertuis d’entrée à travers le cordon de galets pour un accès aux criques existantes qui constituaient l’embryon de l’avant-port et du futur bassin du Roy ; ce pertuis était bordé par deux tours dont la tour François 1er côté Nord. Mais aussi la construction d’un quai de 64 m de longueur, de faible hauteur et un canal reliant le nouveau port à Harfleur.
Commencés en avril 1517, les travaux furent achevés en 1524, à l’exception du canal qui ne sera réalisé qu’au siècle suivant.

L’émission La marche de l’histoire a invité le géographe Armand Frémont pour parler du Havre :

28 mai 1899 : le procès de Paul Déroulède

La tentative de coup d’état menée par Paul Déroulède, un nationaliste admirateur du général Boulanger, le 23 février 1899 a été un lamentable échec. Il avait voulu profiter du décès du président de la république Félix Faure. Suite à cela, il a comparu devant la cour d’Assises le 28 mai 1899, qui l’acquitta.
Ayant poursuivi ses activités antirépublicaines, il fut de nouveau arrêté avec d’autres et jugé par le Sénat constitué par le président en Haute Cour de justice. Au cours des 46 audiences consacrées à l’examen de l’affaire, l’ambiance fut houleuse et ponctuée d’incidents. A l’issue des débats, le 4 janvier 1900, l’arrêt définitif condamna Déroulède à 10 ans de bannissement.
L’équipe de l’émission La séance est ouverte a proposé une reconstitution du procès en cours d’Assise.