Catégorie : Chez moi

C’est donc ça, « être Français  » ?

Comme il fallait s’y attendre, la liesse insupportable a donné lieu à des excès, sans doute liés à une consommation d’alcool et d’autres euphorisants. Hier soir, j’entendais de jeunes gens, peut-être certains de mes élèves, chanter la Marseillaise dans les rues, et je n’en étais pas fier du tout.
Alors, Messieurs et Mesdames les journalistes, vous allez nous parler de quoi maintenant, le tour de France, cela semble patriote ça, le tour de France !

 

Je suis d’accord (pour une fois) avec Philippe Poutou

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Dans deux tweets râleurs, Philippe Poutou, ancien candidat à l’élection présidentielle, a ironisé sur les Français défilant sur les Champs-Elysées, faisant semblant d’y voir une manifestation contre les attaques antisociales du gouvernement, voire un réveil de la population qui se mobilise enfin contre les licenciements ou pour l’accueil des réfugiés.
Cette position lui ayant été reprochée, le candidat – ouvrier l’a justifiée jeudi 12 juillet sur RMC et BFMTV : « Ce n’est pas si spontané. Bien sûr, il y a pas mal de gens qui aiment le sport et qui sont heureux quand leur équipe gagne, mais ça prend une place énorme dans les médias. C’est déconnecté des réalités et ça pose problème. On nous explique que dimanche, il faudra faire la fête. Si on n’est pas content aujourd’hui, on est un mauvais Français. Cette ferveur, ça révèle plutôt un malaise. Mais le bonheur, ça peut être tout à fait autre chose« .

Je trouve en effet absurde et déplacée cette liesse autour d’un événement aussi anecdotique et je suis consterné de cette capacité d’oubli des médias (mais pour eux, il s’agit avant tout de gagner de l’argent) et des Français. Il me semble qu’on est en plein dans l’adage romain « du pain et des jeux ».

Lire

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« Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
(…)
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui ce passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir des questions à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire, ce n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et VIalatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme garde-chasse, Louise Labbé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne Jean Giono et Julien Gracq comme voisins ».

Lire !, Cécile et Bernad Pivot, Flammarion, 2018, page 13 – 16.

Fin d’année

Je viens d’animer ma dernière séance pour la mission de lutte contre le décrochage scolaire ce matin. Au collège, il reste une semaine entière de « vrais » cours avant la semaine tronquée du brevet (révisions avec les troisièmes lundi et mardi, préparation des salles le mercredi et épreuves les jeudi et vendredi).
Quel bilan dresser de cette année au collège Alain ? Mitigé, c’est le moins qu’on puisse dire. Les élèves ont globalement de grosses difficultés face à l’écrit et soufrent d’un manque important de vocabulaire. Beaucoup n’arrivent pas à travailler chez eux, qu’il s’agisse des devoirs ou des révisions pour les évaluations.
J’ai eu au moins trois élèves très problématiques du point de vue gestion de classe dans cinq de mes six classes, ce qui a parfois rendu les cours pénibles pour les élèves comme pour moi. Et l’arrivée de plusieurs élèves dans les classes au troisième trimestre n’a pas toujours arrangé les choses.
Ce qui m’a frappé pour le niveau cinquième, c’est que si les élèves n’avaient pas grand-chose à faire des chapitres d’histoire (sauf quand je leur racontai des histoires à ce sujet, justement), ils se sont montrés très intéressés et donc plutôt actifs et réceptifs aux chapitres de géographie.
Je ne devrais cependant pas pouvoir en tirer quelque chose pour les cours de l’an prochain puisque, si la répartition élaborée en conseil d’enseignement est respectée, j’aurais à enseigner à trois classes de quatrième et trois classes de troisième.
Du point de vue de l’organisation matérielle, les îlots ne m’ont pas donné toute satisfaction cette année. Aussi vais-je réfléchir à un autre aménagement possible.
Je reste attaché à l’évaluation des compétences sans notation et à l’utilisation de l’application Sacoche pour gérer cela, même si j’ai dû convertir les bilans en note chiffrée à chaque trimestre à la demande de l’administration.

 

Ces chansons qui m’émeuvent


 

 

Évidemment, elles sont de styles très divers, mais leur point commun est que je ne peux les écouter sans être parcouru de frissons.