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Des changements en vue à la tête de l’Etat en Russie

Après s’être entretenu avec Vladimir Poutine, le premier ministre, Dmitri Medvedev, a annoncé mercredi la démission surprise de son gouvernement. En poste depuis huit ans, M. Medvedev a été aussitôt remplacé par Mikhaïl Michoustine.
Le président russe avait, quelques heures plus tôt, annonçer des réformes constitutionnelles, se proposant de transférer une partie du pouvoir présidentiel à la Douma (la Chambre des députés), qui serait chargée de nommer le premier ministre et le gouvernement, le président ne pouvant s’opposer à ces choix. Mais en faisant cela, Vladimir Poutine se défend d’amener la Russie vers la république parlementaire : « Notre pays avec son vaste territoire, sa structure nationale et territoriale complexe, la diversité de ses traditions culturelles et historiques ne peut pas se développer normalement, je dirais même plus, ne peut pas exister de façon stable sous la forme d’une république parlementaire ». Selon lui, le chef de l’État resterait à la tête des « structures de force » (armées, services de renseignement…) et conserverait aussi le pouvoir de révoquer le premier ministre, les ministres et les juges de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême.Toutefois, il se verrait aussi adjoindre un Conseil d’Etat aux pouvoirs très renforcés et au rôle d’organe de supervision désormais ancré dans la Constitution.
M. Poutine a aussi évoqué une modification de l’article limitant l’exercice présidentiel à deux mandats successifs. À l’avenir, le chef de l’État pourrait ainsi ne pas être autorisé à effectuer plus de deux mandats au total (douze années), et pas seulement consécutifs. C’est pourtant en l’absence de cette limitation que Vladimir Poutine aura pu effectuer au total quatre mandats – de 2000 à 2008 et de 2012 à aujourd’hui – avec un intermède comme premier ministre de 2008 à 2012.
Toutes ces déclarations rendent difficile la compréhension des objectifs du président russe qui doit théoriquement rendre son mandat en 2024, après avoir dirigé la Russie pendant 24 ans !

D’après un article du Figaro du 16 janvier.

Une nouvelle preuve du caractère dictatorial du pouvoir en Russie

Le pouvoir russe a pris, mardi 16 juillet, la décision d’empêcher la participation de tout candidat indépendant à même de contester son monopole lors du scrutin devant désigner, en septembre, les élus du Parlement de la ville de Moscou. Une trentaine de candidats issus du camp libéral ou appartenant à l’équipe de l’opposant Alexeï Navalny ont été interdits alors qu’ils paraissaient à même, selon les sondages, de mettre en difficulté ou de battre les représentants du pouvoir. Seuls six candidats indépendants peu connus et peu menaçants ont été autorisés.
La commission électorale de la ville de Moscou a considéré que ces candidats n’ont pas rempli les conditions leur permettant de participer au scrutin, en premier lieu l’obligation qui leur était faite de récolter les signatures de soutien de 3 % des électeurs de la circonscription où ils entendaient se présenter. Le seuil, auparavant fixé à 0,5 % et déjà difficile à atteindre, avait été augmenté pour compliquer la tâche des opposants. Mais près des deux tiers des candidats indépendants ont réussi à franchir cet obstacle, notamment grâce la mobilisation de centaines de volontaires qui ont arpenté les rues de Moscou durant près d’un mois. Mais pour la commission, une partie des signatures récoltées sont tout simplement « fausses » alors que de nombreux citoyens dont la signature a été jugée fausse confirment avoir bel et bien soutenu tel ou tel candidat. Un candidat s’est même vu attribuer un nombre de signatures fausses plus élevé que les signatures réellement présentées !
Plusieurs défilés improvisés se sont alors formés le 27 juillet, réunissant, selon les chiffres du ministère de l’intérieur, plus de 3500 personnes. Aux cris de « Liberté » ou « C’est notre ville », la foule a refusé de se disperser, se contentant de reculer face aux charges des forces antiémeutes. Fait rare en Russie, où le moindre geste de résistance peut avoir des conséquences lourdes, des heurts isolés ont opposé les manifestants aux policiers. Ceux-ci ont largement fait usage de leurs matraques sur des protestataires pacifiques, parfois simplement assis sur des bancs. Plus de mille arrestations ont été annoncées par la police (1074 personnes selon les autorités, 1373 selon l’ONG OVD-Info, qui a également recensé 77 cas de personnes battues).
Alexeï Navalny a de son côté été condamné jeudi à trente jours de prison.

D’après des article du journal Le Monde.

Un nouvel accident sur un sous-marin russe

Données 2016

Quatorze marins sont morts dans un incendie à bord d’un sous-marin de recherche de l’armée russe basé dans le Grand Nord russe, ont indiqué les autorités mardi. Le submersible serait un sous-marin nucléaire AS-12, un engin secret conçu pour la recherche et les opérations spéciales en grandes profondeurs. Il ne serait pas armé et pourrait atteindre une profondeur de 6000 mètres avec à son bord 25 membres d’équipage.
Selon le ministère de la Défense, les 14 sous-mariniers ont été intoxiquées par les émanations dues à un incendie consécutif à une explosion due au gaz. Le feu a été maîtrisé et le sous-marin est rentré à son port d’attache.
Cet accident rappelle celui du sous-marin à propulsion nucléaire Koursk, fleuron de la flotte russe du Nord, qui avait sombré lors de manœuvres en mer de Barents avec 118 hommes à bord le 12 août 2000. Une des torpilles avait explosé, entraînant la détonation du stock entier de munitions et envoyant le bâtiment par 110 mètres de fond. Vingt-trois membres d’équipage avaient survécu plusieurs jours mais étaient morts faute d’avoir pu être secourus à temps.
En 2008, vingt marins étaient morts asphyxiées à bord du sous – marin Nerpa, en mer du Japon, après avoir inhalé du gaz fréon émis par le système anti-incendie.
Tous ces accidents posent évidemment la question de la qualité du matériel militaire russe et de la capacité de ce pays à l’entretenir.

D’après un article du Figaro.fr