Étiquette : Géopolitique du monde actuel

La puissance militaire de la Corée du Nord

738_coreen-04dfe

De nombreuses personnes de mon entourage s’inquiètent en ce moment des tensions entre la Corée du Nord et les États – Unis. Vous trouverez ici un article qui essaie de faire un point objectif sur les forces armées nord-coréennes. Un autre article propose une infographie comparant les forces armées nord et sud –  coréenne et françaises.

de66d8c91f2aaffb61e3902d6547e

Le Venezuela s’enfonce encore plus dans la dictature

Les chiffres de la participation au scrutin de dimanche pour l’élection de l’assemblée constituante au Venezuela, revendiqués par le gouvernement, seraient largement surestimés (au moins un million de voix) selon la société SmartMatic, chargée des opérations de vote. Selon les autorités, 8,1 millions d’électeurs auraient en effet participé au scrutin, malgré les manifestations (qui ont fait plus de 120 morts depuis le mois d’avril et 10 le jour même du scrutin) et l’appel boycott de l’élection par l’opposition. Le président a obligé les employés des ministères, des administrations et des entreprises de l’État à participer au vote sous peine de licenciement. Il a aussi utilisé le « carnet de la patrie », qui recense les bénéficiaires de programmes sociaux, pour les obliger à se rendre au bureau de vote. Des diplomates occidentaux au Venezuela estimaient que le gouvernement pouvait ainsi compter sur 3 à 4 millions d’électeurs.
Capture d_écran 2017-08-02 à 19.20.52

De nombreux pays ont condamné le gouvernement pour sa politique de répression brutale des manifestations et pour la tenue de cette élection qui a pour but de modifier la constitution du pays dans des proportions laissées très floues pour le moment. Les États-Unis ont même qualifié officiellement le président Maduro de dictateur. L’Union européenne a déclaré ne pas reconnaître la légitimité de cette élection et voudrait agir pour pousser les autorités du Venezuela à discuter d’une sortie de crise avec l’opposition.
En revanche, Cuba, la Bolivie, le Salvador, le Nicaragua et la Russie ont apporté leur soutien au président vénézuélien.
En France, le président Maduro est visiblement soutenu par le Parti communiste et celui de monsieur Mélenchon, à l’aide d’une rhétorique digne de l’époque de la guerre froide.
Un peu avant cette élection, l’opposition avait organisé un référendum, sans moyens et sans l’appui des autorités électorales, auquel plus de 7,5 millions de Vénézuéliens auraient participé pour exprimer leur rejet de la Constituante et du pouvoir.
L’opposition au président Maduro est majoritaire au Parlement mais la Cour suprême, soumise à l’exécutif, déclare nulles et non avenues toutes les décisions des parlementaires. L’Assemblée constituante élue ce dimanche aura les pleins pouvoirs et pourra se débarrasser du Parlement. La rédaction de la nouvelle constitution a été confié à 5 personnes :
– l’avocate Cilia Flores qui n’est autre que l’actuelle femme du président Maduro ;
– Iris Varela, avocate, a été députée à plusieurs reprises. Ministre des Affaires pénitentiaires jusqu’en juin, elle a été plongée dans une polémique autour de décès de prisonniers par manque de nourriture et de médicaments ;
– avocate également, l’ancienne chef de la diplomatie Delcy Rodriguez est à l’origine du retrait du Venezuela de l’OEA (Organisation des États Américains) en avril dernier.
– l’ancien député et président de l’Assemblée nationale Diosdado Cabello est le vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela, parti au pouvoir.
– et enfin l’ancien vice-président Aristobulo Isturiz.

D’après deux article du Monde.fr (ici et )

La géopolitique est un jeu d’échec

Un Monde en Pièces est une BD d’anticipation sur Internet dont l’intrigue se déroule sur un échiquier. Avec un roi, des pions qui se rebellent et où les dames sont les immigrées menacées d’expulsion.

HandmadeUnfinishedIvorygull-size_restricted

CloudyImpeccableKusimanse-size_restricted

Le premier épisode est à découvrir ici.

IcySnarlingGalapagospenguin-size_restricted

Le second .

EachMajorJumpingbean-size_restricted

Le troisième.

SerpentineSpeedyAnkole-size_restricted

Le quatrième est ici.

TightSpicyFrog-size_restricted

Le cinquième est.

SaltyResponsibleEasternnewt-size_restricted

Le sixième.

 

Le retour de la famine en Corée du Nord ?

8601v1

C’est évidemment le lancement réussi d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord qui fait parler d’elle en ce moment, mais une nouvelle crise alimentaire s’annonce dans ce pays, due à la plus grave sécheresse en seize ans. L’ONU craint le retour de la famine, comme celle du milieu des années 1990, qui fit de 600 000 à un million de morts sur 24 millions d’habitants.
Les rations alimentaires des habitants de Corée du Nord viennent d’être officiellement réduites de 400 grammes de céréales à 300 g par jour, soit la moitié du minimum fixé par le Programme alimentaire mondial.
Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les récoltes pourraient chuter de 30 % cette année en raison de précipitations bien inférieures à la moyenne. Les provinces de Pyongan du Nord et du Sud ainsi que celle de Hwanghae, considérées comme le « grenier à riz » du pays, sont durement touchées, estime la FAO dans un rapport, publié le 19 juillet.
Cette chute de la production des denrées de base (riz, maïs, soja), conjuguée à la rareté de l’herbe pour le bétail, entraîne une grave détérioration de la situation alimentaire. Selon la FAO, en 2017, la RPDC devra importer 458 000 tonnes de céréales alors que le volume des importations officielles se situe à 200 000 tonnes. Il reste donc à trouver 258 000 tonnes pour éviter que les couches les plus vulnérables de la population (personnes âgées et enfants) ne soient durement affectées, alors que 2 personnes sur 5 souffrent déjà de malnutrition dans le pays.

Un texte symbolique sur les armes nucléaires

Un projet de traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté à l’ONU, vendredi 7 juillet, par 122 pays sur 192.
Le texte de dix pages sera ouvert à la ratification le 20 septembre prochain et entrera en vigueur si au moins cinquante pays le signent. Fondé sur un argument moral – l’emploi de l’arme atomique aurait des « conséquences catastrophiques sur le plan humanitaire » –, il espère mettre les armes nucléaires hors la loi comme le sont les armes biologiques depuis 1972, et les armes chimiques depuis 1993 (avec les résultats que l’on sait…).
L’initiative a été portée par un consortium d’ONG rassemblées dans la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires. Les ONG soulignent par ailleurs que le texte crée des obligations pour soutenir les victimes de l’utilisation d’armes nucléaires et des essais, et pour réhabiliter les dommages environnementaux causés par ces armes.
Parmi les États qui ont été très actifs pour défendre le texte, on trouve l’Autriche, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, la Suède, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande. Mais aucun des neuf pays détenteurs de la bombe, à savoir les six États dotés au sens des traités internationaux (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine et Inde), auxquels s’ajoutent les États non déclarés (Pakistan, Israël et Corée du Nord), n’a participé aux négociations. Cette absence vide en réalité le nouveau texte de toute portée réelle. Le Japon, seul pays victime de frappes nucléaires, n’a pas non plus participé aux négociations.

D’après un article du Monde.fr