Étiquette : Géopolitique du monde actuel

Le Myanmar (la Birmanie) accusé de génocide devant la Cour Internationale de Justice

L’armée birmane est accusée de s’être livrée, en 2016 et en 2017, à des actes génocidaires contre la minorité musulmane des Rohingya après qu’une guérilla affirmant se battre en leur nom eut attaqué des gardes-frontières et des policiers birmans, faisant une trentaine de morts parmi les forces de sécurité. La répression militaire, qui fut d’une ampleur considérable, a forcé plus de 700 000 Rohingya à se réfugier au Bangladesh voisin pour fuir massacres, exécutions sommaires et viols perpétrés par les soldats birmans. Une dizaine de milliers de Rohingya auraient été tués durant la répression, selon les Nations unies.
C’est une plainte pour génocide, déposée le 11 novembre par la Gambie, petit pays de l’Ouest africain à majorité musulmane, qui a porté l’affaire devant la Cour Internationale de Justice au nom de l’Organisation de la coopération islamique.

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Un quoi de neuf sur l’intervention turque en Syrie

Un élève assez réservé m’a fait part de son envie de parler de l’attaque turque en Syrie cet après-midi. Je l’ai laissé faire, bien que son origine turque et le contexte me laissaient penser qu’il faudrait que je reprenne les choses ensuite. Cela n’a pas manqué.

Cependant, cela a donné suite à une discussion intéressante sur les différents points de vue, les raisons de l’intervention turque et de la condamnation française avec l’ensemble de la classe. J’ai pu leur parler des Kurdes et de leurs revendications et de l’accueil ds réfugiés syriens en Turquie.

Une offensive turque contre les Kurdes en Syrie

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Rassurée par les déclarations du président américain qui semble lâcher ses alliées, la Turquie a lancé une offensive militaire mercredi 9 octobre contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une opération baptisée « Printemps de la paix. » En deux jours, au moins 41 combattants des forces kurdes et 17 civils ont été tués par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de l’armée turque, selon le bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Un bilan turque fait de son côté état de 5 soldats tués.
Ces frappes aériennes et d’artillerie ont visé les positions des Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue le gros des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliées aux pays occidentaux dans la lutte contre l’Etat islamique et les autres groupes armés islamistes. Le gouvernement turc assimile les YPG au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’il considère comme une organisation terroriste. Selon la Turquie, l’objectif de l’opération est d’empêcher la création d’un « corridor terroriste » à la frontière méridionale de la Turquie. En réalité, en menant cette offensive, la Turquie souhaite empêcher l’apparition d’une région autonome kurde en Syrie, non loin de sa frontière sud, qui pourrait entraîner la même volonté en Turquie. En effet, les Kurdes sont un peuple apatride, réparti sur les territoires turc, syrien, iranien et irakien.
Enfin, les autorités turques souhaitent créer une zone tampon de 30 km de long et de 500 km de large entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les milices kurdes dans la région, afin de réimplanter 2 des 3,5 millions de réfugiés syriens présents en Turquie.

D’après un article de France Info.