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Cela semble évident et pourtant…

Une alerte sanitaire concernant l’impact d’une surexposition aux écrans sur le développement cérébral des jeunes enfants vient d’être lancée. Le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection maternelle et infantile du département l’Essonne a publié une vidéo intitulé «Les écrans un danger pour les enfants de 0 à 4 ans». Elle y fait part de son expérience et fait le lien entre la surconsommation d’écran et des «troubles du spectre autistique» ou des «troubles envahissant du développement».

«En 2003, 35 enfants en difficulté m’étaient signalés par les écoles sur 1000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l’Essonne. Depuis un an et demi, on m’en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d’en voir, j’ai fini par faire le lien avec leur consommation d’écrans. Et je ne parle pas d’enfants qui regardent la télévision une heure par jour! La plupart de ceux qui me sont adressés passent au moins six heures par jour devant des écrans. Les troubles sont plus graves qu’il y a quinze ans et disparaissent dans la majorité des cas quand les parents arrivent à “déconnecter” leurs enfants.
L’écran, c’est la tétine d’aujourd’hui. Pourquoi les parents se passeraient des écrans pour “calmer” leur enfant alors que personne ne les a mis en garde? Ils sont rassurés, car leurs enfants ne regardent que des programmes qui leur sont destinés ou des petites applications dites “éducatives” pour apprendre les couleurs ou l’anglais. Ils s’émerveillent de leur habileté et pensent que plus tôt on initie les bébés aux outils numériques, mieux ils seront armés pour le futur.»
Plusieurs professionnels de la petite enfance ont contacté le Dr Ducanda pour évoquer leurs propres observations et inquiétudes. Comme l’orthophoniste Carole Vanhoutte (Villejuif), cofondatrice de l’association Joue, pense, parle:
«Depuis quelques années, je vois des enfants dès l’âge de 3 ans avec moins d’une dizaine de mots à leur vocabulaire. Récemment, il y a eu un nouveau glissement avec l’arrivée de petits dès l’âge de 2 ans et demi qui ne sont pas du tout dans la communication. Ils se comportent comme des enfants un peu “sauvages”, dans leur bulle, comme s’ils n’avaient pas eu l’habitude d’être en relation avec une autre personne
Puis il y a quelques jours, un collectif de professionnels de la petite enfance (médecins pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes) a lancé un cri d’alarme dans les colonnes du Monde. La surexposition des jeunes enfants aux écrans est devenu selon eux un enjeu majeur de santé publique.
Le Dr Ducanda et ses confrères souhaitent le lancement de nouvelles études scientifiques qui pourraient valider la piste d’un lien entre l’augmentation du nombre d’enfants diagnostiqués victimes de troubles du spectre autistique et l’omniprésence des écrans. En attendant, ils dénoncent la position de l’Académie des sciences qui, dans un avis remis en 2013 au gouvernement, vantait les mérites des écrans sur le développement sans s’inquiéter outre mesure des risques d’une surexposition précoce.

D’après un article de Slate.fr

Fécamp dans l’espace

L’Union astronomique internationale, seul organisme habilité à baptiser les corps célestes, avait appelé à l’aide les clubs d’astronomes amateurs et autres associations scientifiques, en 2015 afin de nommer les quelques 3450 « nouvelles » planètes découvertes hors du système solaire. Les propositions de noms ont ensuite été soumises au vote du public sur Internet, avant d’être validées par l’UAI.
En guise de récompense, les clubs lauréats ont eu le droit de choisir en bonus le nom d’un astéroïde de notre système solaire. C’est pourquoi l’un d’eux s’appelle dorénavant «Fécamp» puisqu’il a été proposé par le club d’astronomie de Toussaint, un village près de Fécamp.
Orbitant dans la ceinture principale d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, l’astéroïde 6177 (son ancien nom)avait été découvert le 12 février 1986 par un astronome belge.
Le club d’astronomes de Toussaint a nommé «Ogma» l’étoile HD 149 026 et «Smertrios» la planète qui lui tourne autour, en référence à des dieux de la mythologie celtique.

D’après un article de Libération.fr

La vie sur terre à au moins 3,7 milliards d’années

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Les stromatolites du Groenland (a) présentent des feuillets internes caractéristiques (b) (lignes en pointillé bleu), coincés entre des dépôts sédimentaires (en pointillé rouge). Ces formes sont identiques à des stromatolites de 2,4 milliards d’années, découverts en Australie (c et d). crédit photo : NUTMAN ET AL. , NATURE

Des géologues australiens viennent de découvrir au Groenland des traces d’une activité microbienne remontant à 3,7 milliards d’années, soit 200 millions d’années de plus que les records précédents trouvés dans des roches d’Australie ou d’Afrique du Sud. Et 800 millions d’années environ « seulement » après la formation de la planète.
La trace de vie a la forme d’une succession de cônes pointus et de bosses écrasées marron, posés sur une sorte de mille-feuille bleuté ; l’ensemble étant recouvert à nouveau de couches de roche irisée. Les spécialistes parlent de stromatolites et imputent ces formes à des micro-organismes. Ces derniers, en modifiant leur environnement proche, favorisent la précipitation de fines pellicules de carbonates (de la famille du calcaire), qui au fil du temps se superposent et forment ces structures, que l’on retrouve aussi dans les récifs coralliens.
Ces microbes anciens n’étaient cependant pas  aussi complexes que les coraux. Ils s’apparentaient plutôt à une sorte de tapis gluant organique, déposé dans des étendues d’eau peu profondes. Leur métabolisme les rendait capables d’assimiler le CO2 de l’atmosphère, gaz plus abondant à l’époque, pour le transformer en carbonate.

D’après un article du Monde.fr