Étiquette : Science

Des vacances dans l’espace en 2022 ?

J’en parlais en plaisantant aux élèves jusqu’ici en montrant que les classes aisées avaient toujours repoussé plus loin leur lieux de villégiature pour échapper au peuple, depuis le XIXe siècle, mais cela semble devenir une réalité : les vacances spatiales !  C’est en effet en 2022 que devrait ouvrir le premier hôtel dans l’espace. Aurora Station, qui devrait coûté environ 7,3 milliards d’euros, devrait recevoir alors ses premiers visiteurs qui devront débourser 10 millions d’euros pour y passer douze jours… On peut déjà réserver l’une des quatre places disponibles ! Le prix comprendra aussi trois mois d’entraînement et le transport aller/retour vers la station !
Pour le moment, à part beaucoup de marketing, il n’y a toutefois rien de très concret. La construction de l’Aurora Station n’a toujours pas débuté, ni d’ailleurs celle de l’usine censé la produire ! Les premiers travaux pourraient commencer seulementd’ici six à neuf mois. Et puis il faudra aussi nouer des accords avec des transporteurs spatiaux.

Cela n’a pas pourtant pas l’air d’un poisson d’avril en retard…

La découverte et l’identification d’un soldat français mort à Verdun en 1916

14321758

Le 6 mai 2015, vers 8h30, trois ensembles d’ossements furent découverts dans le secteur sud-est du Mémorial de Verdun, à Fleury-devant-Douaumont. Ici, dans la zone rouge de Verdun – champ de bataille de 120 000 hectares – une vingtaine d’ossements de poilus sont découverts chaque année.
Il faudra trois ans d’enquête et d’analyses pour que ce soldat français de 14-18, un sergent dénommé Claude Fournier, soit le premier à être identifié grâce à ses empreintes génétiques et qu’il soit inhumé, ce mercredi 21 février, dans la nécropole nationale de Douaumont.
Pour en savoir plus sur cette enquête archéologique, scientifique et historique, vous pouvez suivre ce lien.

 

Une découverte scientifique pour les cinquièmes

Découvert en 1903 dans une grotte au Royaume-Uni, le squelette d’un homme arrivé en Grande-Bretagne après l’ultime période glaciaire, il y a dix mille ans, a été analysé récemment par le Natural History Museum de Londres. Grâce au résultat de l’analyse ADN, les chercheurs ont découvert qu’il avait les yeux bleus et la peau noire.
Cette découverte montre que les gènes de la peau claire sont devenus courants chez les populations européennes bien plus tard qu’on ne le pensait à l’origine. Le teint des Européens s’est éclairci notamment parce que la peau claire est plus adaptée à la synthèse de la vitamine D dans les régions peu ensoleillées.
Cet homme avait été inhumé dans une grotte après avoir été tué à cause d’une blessure à la tête.
L’ADN de l’homme de Cheddar (du nom du village situé près de la grotte où il a été découvert) correspond en partie à celui de personnes vivant de nos jours en Espagne, Hongrie et au Luxembourg.
Voilà un exemple que j’utiliserai à partir de maintenant en cinquième lors du thème sur l’égalité en éducation civique pour expliquer l’évolution de l’espèce humaine.

 

Des visages du passé

01-greek-face-reconstruction.adapt.1900.1

Des chercheurs de l’Université d’Athènes ont révélé le visage d’une femme dont les restes avaient été découverts en 1993 dans la grotte de Théopetra, en Grèce centrale et qui vivait alors que la région passait d’une société de chasseurs et à une société de cultivateurs, aux environs de 7 000 avant Jésus-Christ.
La reconstruction de ce visage a été menée par une équipe comportant un endocrinologue, un orthopédiste, un neurologue, un pathologiste, un radiologiste ainsi qu’un archéologue.

02-greek-face-reconstruction.adapt.1900.1
En 2010, les mêmes chercheurs avaient présenté le visage d’une fillette athénienne de 11 ans qui vivait aux alentours de 430 avant Jésus-Christ.

Avant eux, d’autres hommes et femmes du passé avaient vu leurs traits dévoilés grâce aux progrès de la science et du numérique. En voici quelques exemples :

Comment fonctionne Internet ?

Voici quelques informations pour les élèves, qui utilisent les outils numériques sans toujours savoir ce qui « se cache derrière ».
MQ18_003.indd

Le Web est une contraction de World Wide Web, l’acronyme « www. » que l’on utilise encore pour accéder à un site. Internet, c’est un réseau mondial accessible au public (depuis 1994 pour la France) qui met en relation différents réseaux de machines. L’information transmise par ces réseaux permet différentes applications comme le World Wide Web ou encore les services de messagerie comme Gmail. Ces applications sont possibles grâce à un ensemble de protocoles de transfert de données standardisé.
Entre un ordinateur et Internet, on trouve un routeur et un fournisseur d’accès qui fait la liaison entre le routeur et la connexion à Internet.
Chaque appareil se connectant à Internet possède une adresse dite IP (pour Internet Protocol). Une fois connecté à un site web, l’adresse IP de l’appareil est transmise.
Lorsqu’on veut voir un site sur le web, on envoie une demande d’Hypertext Transfer Protocol (HTTP) pour recevoir le code Hypertext Markup Language (HTML) du site. Pour pouvoir lire ce code, il faut un navigateur web (Safari, Chrome…) qui lit le code afin de positionner les éléments de texte, d’image et de vidéo correctement.

Un projet tip top !

tiptop_1

Un panel d’experts réunissant les compétences de chercheurs en réalité virtuelle de EDF Recherche & Développement, d’archéologues, de géomorphologues et de cogniticiens du CNRS a lancé, en 2015, la création virtuelle de la grotte préhistorique ornée de Chauvet, telle que les artistes qui l’ont décoré devaient la voir.
Il a fallu reconstituer le paysage visuel à l’intérieur de la grotte en développant une technologie qui permet de simuler la visibilité en reproduisant les conditions de l’époque.
Il a d’abord été nécessaire de  retrouver la configuration des lieux en gommant les altérations apparues ces derniers millénaires (trous, stalactites et stalagmites). Pour cela, l’équipe a bénéficié du modèle numérique en 3D réalisé pour la création du fac-similé que l’on peut visiter. Cet outil et des analyses de géomorphologie ont permis de restituer la grotte telle qu’elle était il y a 40 000 ans.
Une fois la forme de la grotte retrouvée numériquement, il a fallu y replacer les oeuvres en mesurant à quelle distance elles devenaient visibles quand on ne disposait que d’une torche et d’une lampe à graisse : entre 6 et 10 m apparaissent les silhouettes les plus contrastées, et à 3 ou 4 m les détails se révèlent. Tout ce qui joue sur la visibilité a été pris en compte pour transposer ces données.
Un logiciel développé par EDF pour préparer les opérations de maintenance dans les centrales nucléaires a enfin servi à simuler les observateurs originaux. Après calcul, en tenant compte de la posture des individus, le logiciel a identifié, en des milliers de points d’observation, la probabilité pour le porteur de lumière de voir les oeuvres.
Résultat, une cartographie détaillant les zones où le plus de peintures étaient visibles à la préhistoire, mais également la probabilité, en chaque point d’observation possible, de distinguer au moins une œuvre.
Un travail très utile pour les archéologues et les historiens de la préhistoire.

LCSV174_001

D’après un article des Cahiers de Science & Vie n°174 et le site Fondation EDF

La concentration en CO2 dans l’atmosphère depuis l’an mil

Capture d_écran 2017-11-09 à 14.37.01
Ce graphique montre l’importance de la Révolution industrielle dans la hausse de la concentration du CO2 dans l’atmosphère

La concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 40 % depuis l’an 1000.
Une fois produit, ce CO2 est en partie absorbé par les océans, les mers et les étendues d’eau, mais aussi par les forêts et les sols en général. Pour simplifier, le reste s’accumule dans l’atmosphère. C’est d’ailleurs grâce à cette absorption de CO2 que les scientifiques, en réalisant des carottages, peuvent déterminer la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère à un moment précis.
Le CO2, dont le niveau élevé des émissions est massivement dû aux activités humaines, est le principal responsable du réchauffement climatique. S’il a moins de pouvoir « à effet de serre » que d’autres gaz émis par les activités humaines, il se retrouve dans l’atmosphère dans de telles quantités qu’il est celui dont il est urgent de réduire la quantité, selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.