Catégorie : Vie scolaire

Cela commence à bien tourner

IMG_3926IMG_3928

Les élèves commencent à prendre le rythme, à comprendre mes objectifs et la manière d’y parvenir. À part une classe de quatrième, encore trop bruyante et agitée, notamment quand je dois travailler avec un élève d’Ulis intégré, les autres ont trouvé une bonne ambiance de travail.
La semaine prochaine, j’affecterai une place « définitive » à chacun en fonction de ses besoins ou de ses capacités.

 

Pour l’an prochain

J’ai décidé de changer l’organisation spatiale de la classe et de modifier un peu mon approche pédagogique l’an prochain.

J’ai repris l’organisation spatiale de la classe de la présentation vidéo ci-dessus.

Capture d_écran 2018-06-17 à 10.32.59

En orange, près du tableau, les tables où s’installeront les élèves les plus en difficultés et/ou peu autonomes, afin de bénéficier de l’aide et de l’attention du professeur.
En vert, les îlots destinés aux élèves collaborant facilement.
En rouge, les tables des élèves autonomes, n’ayant que rarement besoin de l’aide du professeur.
La grande table bleue sera destinée aux élèves atteints de bougeotte. Pour travailler à cette table, il faudra se tenir debout.
Enfin, l’espace isolé, en marron, sera un coin lecture / jeu (?) pour ceux qui auront fini leur travail correctement. Il permettra aussi, si nécessaire, d’isoler un élève problématique.

Le déroulement des cours sera le plus souvent le suivant :
– nous démarrons chaque nouveau thème avec une vidéo introductive permettant de comprendre le sujet et ses enjeux (questionnement, principales notions). Les élèves rempliront systématiquement une fiche de visionnage ramassée et évaluée.
– Dans un second temps, les élèves prendront connaissance de la leçon dans le manuel (pour ceux pour qui la lecture n’est pas un handicap) ou à partir de vidéo sur mes ordinateurs portables.
– Ensuite, ils devront, en autonomie, travailler sur différentes fiches. Une partie sera commune à tous et obligatoire, les autres selon l’envie des élèves.Mais en fonction de son niveau, chaque élève devra obligatoirement avoir complété un certain nombre de fiches. Certaines fiches seront thématiques, d’autres permettront de travailler certaines compétences.
– Enfin, la trace écrite commune sera distribuée et les élèves compléteront une fiche « Qu’ai-je appris ? ».
Selon les chapitres et l’envie du professeur, ce déroulement pourra être boulversé par la mise en place de tâches complexes (sur les objets de la guerre 14-18, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert…).

 

Chaque semaine, une heure de cours sera consacrée au « travail libre ». Les élèves pourront, seuls ou en groupe, réaliser un travail sur le thème en cours : exposé, diaporama, vidéo, dessin, affiche, textes (chanson, récit, nouvelle…), etc.
De même, nous démarrons chaque semaine par un « Quoi de neuf ? » en visionnant un numéro du magazine Arte Journal Junior et en consultant un numéro du journal L’Actu.

Fin d’année

Je viens d’animer ma dernière séance pour la mission de lutte contre le décrochage scolaire ce matin. Au collège, il reste une semaine entière de « vrais » cours avant la semaine tronquée du brevet (révisions avec les troisièmes lundi et mardi, préparation des salles le mercredi et épreuves les jeudi et vendredi).
Quel bilan dresser de cette année au collège Alain ? Mitigé, c’est le moins qu’on puisse dire. Les élèves ont globalement de grosses difficultés face à l’écrit et soufrent d’un manque important de vocabulaire. Beaucoup n’arrivent pas à travailler chez eux, qu’il s’agisse des devoirs ou des révisions pour les évaluations.
J’ai eu au moins trois élèves très problématiques du point de vue gestion de classe dans cinq de mes six classes, ce qui a parfois rendu les cours pénibles pour les élèves comme pour moi. Et l’arrivée de plusieurs élèves dans les classes au troisième trimestre n’a pas toujours arrangé les choses.
Ce qui m’a frappé pour le niveau cinquième, c’est que si les élèves n’avaient pas grand-chose à faire des chapitres d’histoire (sauf quand je leur racontai des histoires à ce sujet, justement), ils se sont montrés très intéressés et donc plutôt actifs et réceptifs aux chapitres de géographie.
Je ne devrais cependant pas pouvoir en tirer quelque chose pour les cours de l’an prochain puisque, si la répartition élaborée en conseil d’enseignement est respectée, j’aurais à enseigner à trois classes de quatrième et trois classes de troisième.
Du point de vue de l’organisation matérielle, les îlots ne m’ont pas donné toute satisfaction cette année. Aussi vais-je réfléchir à un autre aménagement possible.
Je reste attaché à l’évaluation des compétences sans notation et à l’utilisation de l’application Sacoche pour gérer cela, même si j’ai dû convertir les bilans en note chiffrée à chaque trimestre à la demande de l’administration.

 

Je ne vois pas la nouveauté !

Des députés ont proposé de créer une classe de troisième baptisée « prépa-métiers », dans un amendement adopté en commission mardi 29 mai et qui sera débattu à l’Assemblée à partir du 11 juin. Il fait partie du projet de loi « avenir professionnel », porté par la ministre de Travail, qui entend préparer l’orientation des collégiens, notamment vers l’apprentissage.
Au cours de la dernière année de scolarité au collège, les élèves volontaires pourraient suivre une classe intitulée troisième prépa-métiers. Cette classe, qui doit se substituer au dispositif existant d’initiation aux métiers en alternance pour les élèves, vise à préparer leur orientation vers la voie professionnelle et l’apprentissage, et leur permet de poursuivre l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
En l’état, je ne vois pas ce que ce dispositif apporterait de plus que les troisièmes préparatoires à l’enseignement professionnel, d’autant qu’elle se déroulerait au sein de collège et non plus de lycée professionnel, accueillant des structures pour s’initier aux « disciplines professionnelles ». Quand arrêtera-t-on d’inventer ce qui existe déjà ?