Catégorie : Vie scolaire

L’Etat condamné pour non -remplacement de professeurs.

L’État a été condamné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour des heures de cours non assurées au collège Lakanal de Colombes. L’affaire avait été portée en justice par un couple dont le fils, élève en troisième, avait raté 96 heures de cours dans différentes matières (français, mathématiques, histoire-géographie, espagnol…) à cause de professeurs absents.
Si la condamnation est symbolique (96 euros, soit un euro par heure de cours non assurée…), le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a reconnu que le préjudice était « certain et direct » pour l’élève alors en troisième, qui était en terminale cette année.
Ce n’est pas la première fois que l’État est condamné pour non-remplacement de professeurs absents, mais les faibles indemnités accordées par la justice n’incitent pas les parents à se lancer dans cette démarche, longue et fastidieuse.
Les parents mécontents pourraient cependant avoir recours à des actions collectives dans le futur, comme le permet désormais la loi.

D’après un article de France Bleu.

Mes classes pour l’année prochaine

Sauf changement de dernières minutes, je devrais retrouver deux classes de cinquième, trois quatrièmes et une troisième au collège Alain de Maromme, l’an prochain. En troisième et quatrième, les manuels sont les Nathan, comme à Clères cette année. En cinquième, les collègues ont choisi le Magnard, que je trouve mauvais et que j’utiliserai donc peu.

Des collégiens proposent des mesures pour le collège

Pendant une semaine, dans le cadre du cours d’Enseignement Moral et Civique l’ensemble des élèves de 6e et 5e de ma collègue Mara Goyet a travaillé, par petits groupes, à l’élaboration de mesures qui pourraient, selon eux, améliorer la scolarité des collégiens. Elles se devaient d’être générales et réalistes. Chacune a fait l’objet de débats (l’uniforme, par exemple, a divisé les élèves qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord) et de mises en perspective.

1° « Les seules surprises que nous ayons, c’est des interros« . Les élèves regrettent le train-train de la vie collégienne avec des semaines identiques qui se répètent tout au long de l’année. Ils voudraient des événements (une « semaine internationale » a été proposée), des thèmes, des emplois du temps qui varient, plus de sorties, de voyages. La routine les ennuie.

2° « On aimerait déjeuner parfois avec nos profs, si on les connaissait mieux, on prendrait mieux les remarques, on verrait que dans la vie, ils sont normaux« . Le lien avec les enseignants a fait l’objet de nombreuses propositions. Ils souhaitent des relations plus directes, plus simples et plus chaleureuses. Ils remarquent qu’ils découvrent leurs profs en sortie, en voyage, au détour d’un cours et que ça change tout pour eux. Ils souhaiteraient plus de discussions avec eux et pas seulement pour gagner du temps sur le cours : ça les intéresse.

3° « On aimerait avoir des amphis » . Un niveau, dans son ensemble, suivrait des cours (magistraux) dans un amphithéâtre (considéré comme le nec plus ultra de la classe internationale). 150 élèves de 6e écouteraient par exemple un cours d’histoire de cette manière pendant une heure ou deux. Les élèves seraient ensuite divisés par petits groupes dans des ateliers optionnels ou par niveau.

4° « On aimerait qu’on nous fasse confiance, qu’on nous confie des choses, avoir des missions« . Ils remarquent qu’on ne les laisse même pas cinq minutes seuls quelque part (et reconnaissent que l’on a bien raison !). Ils souhaiteraient qu’on leur confie des responsabilités (un jardin dans la cour par exemple).

5° « On aime bien apprendre des choses quand on nous les raconte« . Le récit fait l’unanimité même s’ils reconnaissent qu’en mathématiques, par exemple, ce ne va pas être évident. Ils se disent durablement marqués par les films ou les documentaires. Ils aiment bien quand les profs font de l’humour, sauf quand ils en font et qu’ils ne sont pas drôles.

6° Les élèves aimeraient des salles avec chacune leur personnalité, leur thème, leur couleur. Ils voudraient que certaines soient repeintes. Et soient dotées de climatisation. Ils souhaiteraient, chaque vendredi avant les vacances, consacrer une journée à laver, ranger et décorer le collège. Ils pensent qu’ainsi ils prendraient plus soin du matériel (critiqué pour son côté « lugubre ») et seraient plus attentifs à ne pas salir. De manière générale, le bien-être au collège est considéré comme primordial.

7° En ce qui concerne la cantine (au centre de leur vie et de la journée !), ils estiment que « la nourriture c’est la vie » et veulent simplement que ce soit bon tous les jours. Ce thème est omniprésent, récurrent, insistant.

8° Les élèves voudraient que les professeurs expliquent aussi longtemps que tout le monde n’aura pas compris. Plusieurs fois, donc, et de manières différentes. Certains, dont les résultats sont excellents, s’inquiètent : « on va s’ennuyer« .

9° Ils souhaiteraient une uniformisation des exigences. Qu’une classe n’ait pas 17 de moyenne avec tel prof et une autre 12 avec un autre enseignant de la même matière. Evidemment, l’uniformisation se ferait sur la base d’un 17 de moyenne, reconnaissent-ils l’oeil en coin.

10° Ils souhaitent faire les devoirs sur place le soir ou la matin histoire d’être débarrassés. Ils disent que la question des devoirs envahit leur soirée et leurs week-end et qu’ils aimeraient qu’une fois partis du collège ce soit réglé. A part pour relire ou réviser une leçon.

11° Ils aimeraient qu’on utilise encore plus de moyens modernes pour suivre les cours. Mails, tablettes, blogs, cours en ligne, texto. Cela ferait gagner du temps

12° Ils aimeraient que, à la manière de Poudlard, on mette les classes d’un niveau en concurrence, qu’il y ait des concours entre elles. Ca les motiverait beaucoup et ça leur donnerait envie de s’aider les uns les autres pour gagner.

13° Ils aimeraient que les professeurs cessent de croire qu’ils sont autrement qu’ils ne sont et tiennent compte de leur vraie vie, de ce qu’ils sont vraiment : ils ne relisent pas toutes leurs leçons la veille, ils ne s’y prennent pas à l’avance pour réviser, ils ne se ruent pas sur leur travail le soir en rentrant…

14° Ils aimeraient des caméras de vidéo-surveillance pour les recoins les plus sombres de la cour et les territoires annexés par les grands (type banc, nerf de la guerre)

15 ° Ils disent aimer travailler en groupe.  Ca leur semble intéressant et enrichissant.

Cette démarche est très intéressante, à condition que certaines de ces propositions, soumises à l’approbation des instances du collège, voient le jour. Ce qui n’est pas évident !

Des élèves français heureux ?

Les élèves Français de 15 ans sont satisfaits de leur vie selon un rapport sur le bien-être des élèves dans les pays développés publié par l’OCDE. Lors de la réalisation de l’étude Pisa sur les connaissances des élèves de 15 ans, publiée en décembre 2016, l’OCDE avait en effet aussi recueilli des données sur le bien-être de 540 000 adolescents.
On apprend que les jeunes Français affichent un niveau de satisfaction de vie plus élevé en moyenne que dans les autres pays, avec 7,6 sur une échelle allant de 0 à 10, la moyenne de l’OCDE étant 7,3. Seuls 7,4 % des Français se disent insatisfaits de leur vie contre 12% des élèves de l’OCDE, cette insatisfaction dépassant même les 20% en Corée et en Turquie.
Les adolescents français affichent un niveau d’anxiété moindre que la moyenne: 29% d’entre eux se disent très tendus lorsqu’ils étudient, comparé à une moyenne de l’OCDE de 37%.
L’enquête a révélé que le harcèlement à l’école constituaient un problème majeur, une forte proportion d’élèves interrogés s’en disant victimes. En moyenne, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 4 % environ des élèves – soit un par classe environ – disent être frappés, poussés ou volés au moins quelques fois par mois, pourcentage qui varie de 1 % à 9,5 % selon les pays.
En France, ils ne sont que 3% à déclarer le subir. Près de 18 % des élèves français étaient victimes de harcèlement verbal essentiellement, au moins plusieurs fois par mois, et 6,7 % des élèves étaient «fréquemment harcelés». C’est légèrement moins que la moyenne de l’OCDE. Les élèves dans les établissements où les violences sont très élevés accumulent, à 15 ans, plus de 3 ans et demi de retard de compétence en sciences que les élèves d’établissements plus calmes selon l’enquête PISA.
Les enseignants peuvent jouer un rôle particulièrement important en créant les conditions propices au bien-être des élèves à l’école selon l’OCDE. Les élèves plus heureux font en général part de relations positives avec leurs enseignant. L’OCDE a ainsi construit un indice de l’accompagnement des enseignants de sciences. L’institution internationale retient plusieurs critères pour qualifier la qualité du soutien des enseignants, parmi lesquels: s’intéresser aux apprentissages de leurs élèves, apporter une aide supplémentaire lorsque les élèves en ont besoin, donner l’occasion aux élèves d’exprimer leurs opinions.
Les résultats montrent que les enseignants français sont moins présents aux côtés de leurs élèves en comparaison de la moyenne de l’OCDE. C’est également le cas de l’Allemagne, de l’Italie ou de la Corée du Sud. De fait, seuls 41% des élèves ont un très faible sentiment d’appartenance vis-à-vis de leur collège contre 73% en moyenne dans les autres pays.
Autre enseignement du rapport, le temps consacré par les ados à internet est en augmentation. Entre 2012 et 2015, le temps passé en ligne en dehors de l’école a augmenté de 40 minutes par jour pendant les jours d’école comme pendant le week-end. En moyenne, ils y passent plus de deux heures après l’école et plus de trois heures par jour le week-end. Quelque 12% des élèves français ont déclaré utiliser internet pendant plus de 6 heures par jour pendant une journée de semaine. En moyenne, les élèves français utilisent Internet pendant 127 minutes pendant une journée de semaine type et pendant 191 minutes durant une journée de week-end, la moyenne OCDE étant de 146 et 184 minutes respectivement.

D’après un article du Figaro.fr

Bilan au moment des vacances de printemps

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Après un trimestre consacré à l’histoire en quatrième, nos reprendrons à la rentrée par de la géographie (Mers et océans : un monde maritimisé) et de l’éducation civique (la justice en France).
En cinquième, nous traiterons rapidement le dernier thème sur les ressources en géographie (L’énergie et l’eau) car les élèves ont travaillé  sur le thème de l’eau en projet interdisciplinaire cette semaine. Puis nous nous attaquerons au dernier thème d’histoire, souvent complexe pour les élèves.
En troisième, nous aménagerons le territoire dès la rentrée en utilisant l’actualité sur la Guyane pour traiter les deux chapitres sur l’aménagement. Puis nous verrons la décolonisation.

L’avant dernier numéro du journal du collège

Pages de delacour n°12 réduit

delacour n°12 

Il y aura encore un numéro du journal au mois de juin, qui devrait sortir au moment de la matinée porte ouverte du collège. J’ai prévenu les élèves que je ne poursuivrai pas l’encadrement du club journal l’an prochain. J’envisage à la place un club de jeux de société liés à l’histoire, la géographie et l’éducation civique. A moins que le journal ne se transforme en « journal télévisé », mais je n’en suis pas du tout sûr.