Catégorie : Vie scolaire

Vers un peu plus d’égalité scolaire (et de fraternité ?)

Les lycées Louis-le-Grand et Henri-IV entrent (enfin !) cette année dans la procédure d’affectation des élèves de troisième dans les lycées parisiens à travers la procédure informatisée Affelnet, et ne recruteront donc plus leurs élèves sur dossier.
La directrice académique des services de l’éducation nationale de Paris chargée des lycées déclare que « la réforme dans son ensemble a pour objectif d’apporter plus de transparence et plus d’équité. Henri-IV et Louis-le-Grand possèdent une forte visibilité et font figure de référence au niveau national. Ils ont vocation à montrer la voie en termes d’ouverture sociale ».
Pour l’heure, les deux établissements comptent moins de 9 % de boursiers en seconde contre près de 24 % pour l’ensemble de l’académie. Pour éviter un « choc culturel » trop important et ménager le corps enseignant et les parents, hostiles à cette réforme en général (son se demande bien pourquoi ?) les deux lycées vont bénéficier d’aménagements pour leur première année sur la plate-forme. Tous les collégiens parisiens pourront candidater à Henri-IV et à Louis-le-Grand sans distinction de secteur. Un quota sur la base de l’indice de position sociale des collèges d’origine – de l’ordre d’un tiers de collèges défavorisés, un tiers d’intermédiaires, un tiers de classes favorisées – est également à l’étude.
Le responsable de la FCPE à Louis-le-Grand, qui s’oppose à la décision, ose déclarer :  » On ne cherche pas à défendre la bourgeoisie parisienne mais l’excellence au sein du service public. »

D’après un article du Monde.fr

Le travail de la semaine en ULIS

Chaque début de semaine, j’indique au tableau le travail à effectuer en classe, en maths et en français. A cela s’ajoute un « cours  » de science le jeudi après-midi en partant d’une vidéo de C’est toujours pas sorcier et un cours d’anglais le vendredi après-midi, mené par un collègue assistant pédagogique qui fait des étude d’anglais à l’université.
Après de nombreuses hésitations, j’ai choisi de faire étudier les romans Saga et Pas un mot en lecture suivie. Pour les fiches de maths et français, je pioche dans la fantastique librairie que sont les blogs et sites des collègues professeurs des écoles.

Un candidat à la présidentielle contre l’inclusion

En visite à Honnecourt-sur-Escaut auprès d’enseignants, vendredi 14 janvier, le candidat Zemmour a évoqué la scolarisation des enfants handicapés en se déclarant contre leur inclusion à l’école : « Je pense que l’obsession de l’inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là, qui sont les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants. Donc je pense qu’il faut des enseignants spécialisés qui s’en occupent ».
Samedi matin, devant l’ampleur de l’indignation, il a ajouté : « Bien sûr, il y a des cas où le fait de les mettre dans un établissement ordinaire est une bonne chose car ça leur permet de progresser, de se socialiser. Et puis il y a d’autres cas, réels, plus nombreux qu’on ne le dit où c’est une souffrance pour ces enfants (…). Ce que j’ai voulu dire, c’est que je ne veux pas que l’obsession de l’inclusion nous prive et nous conduise à négliger la nécessité d’établissements spécialisés. »
Il a enfin poursuivi ses propos sur Twitter (!!!) :

« Des parents me disent » : en admettant que cela soit vrai, combien  de parents ? Et combien disent, au contraire vouloir que leur enfant soit scolarisé en milieu ordinaire. Aucune précision à ce sujet. « Plus nombreux qu’on ne le dit  » : monsieur Zemmour ne donne aucune indication chiffrée, bien sûr. Les passerelles qu’il évoque sur Twitter existent déjà par ailleurs et le but est qu’elles soient plutôt franchies dans un sens, il me semble. 

Affligeant

C’est étrange. Le rectorat de Rouen vient de faire passer le nombre maximal d’élèves en dispositif ULIS de 12 à 14 pour le département de Seine – Maritime (et sans doute 16 à la rentrée 2022) en arguant qu’il ne peut plus y avoir d’ouverture dans les collèges en raison du manque de place ou des réticences des équipes de direction. Cette augmentation des effectifs a pour but de faire diminuer la liste d’attende, certains élèves y étant depuis trois ans. J’y suis donc favorable. Je remarque toutefois que la création de dispositifs à l’échelle du pays n’est pas chiffré (deux ou trois ?). Autre remarque dans la même veine : 50 infirmières et assistantes sociales de plus pour l’ensemble des collèges et lycées de France ?  Mazette, on se préoccupe vraiment du bien-être des élèves, c’est évident ! 

Miam !

Aujourd’hui, une élève d’Ulis a apporté trois gâteaux qu’elle a fait avec sa mère hier après-midi. L’un, au chocolat (et sans courgette !), déjà divisé en parts pour les profs de sa classe d’inclusion (dont moi). L’autre, à la vanille et en forme de sapin, pour les élèves, le professeur du dispositif (moi, encore) et les élèves qui viennent nous voir à la récréation. Et enfin, le dernier, un très grand flan, pour la salle des profs (et moi, donc). Je n’ai pas manqué de gâteaux aujourd’hui !