Catégorie : Vie scolaire

Bilan au moment des vacances d’hiver

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Évidemment, j’ai pris du retard sur ma progression dans les trois niveaux. Il faut dire que les dernières semaines ont été difficiles, pour les élèves comme pour moi. Rien de catastrophique encore, cependant, car je m’étais laissé une marge de manoeuvre, notamment en troisième.
Du point de vue de la qualité du travail, il s’est dégradé en troisième tout au long du trimestre, la plupart des élèves s’étant endormis sur les lauriers récoltés au premier trimestre malgré mes mises en garde répétées. En cinquième, un déclic s’est produit pour les élèves en grande difficulté dans l’une des deux classes, ce qui est encourageant. Si l’attitude des élèves est plus dynamique, le niveau en rédaction et en compréhension des textes reste préoccupant. Il n’y a pas eu de grand changement en quatrième, la qualité de l’écoute et du travail variant d’un jour à l’autre dans les trois classes. J’ai tout de même trois à quatre élèves en très grande difficulté dans chacune des classes.

 

Une belle histoire

Dans le quartier moderne Mustafa-Kemal d’Ankara, le lycée francophone Tevfik-Fikret accueille les enfants de familles turques attachées à un enseignement qui passe par l’apprentissage du français.
Depuis 16 ans, tous les jours à 13 h 35, au moment où se termine la pause-déjeuner, tout le monde lit en silence dans le lycée. Pas seulement les élèves, mais les professeurs et tout le personnel. Et cette lecture dure 15 minutes.
Au début, il a fallu vaincre la réticence de certains professeurs qui craignaient que les élèves ne se prêtent pas au jeu et ne respectent pas cette interruption quotidienne de leurs activités pour une pratique inhabituelle. Certains redoutaient une résistance forte de la part des élèves. Effectivement, certains élèves refusaient de lire, d’autres oubliaient systématiquement leur livre. Certains élèves de Terminale qui avaient l’examen sanctionnant leur vie scolaire à la fin de l’année voyaient cette pratique comme une perte de temps dans un agenda très chargé.
Mais rapidement, la majorité a pris plaisir à cette pratique et au bout d’un mois c’était devenu un rituel auquel tout le monde sacrifiait avec enthousiasme.
Durant ce quart d’heure, on ne peut lire ni journal, ni revue, ni manuel scolaire, ni tablette, ni écran d’ordinateur ou de téléphone. On doit lire un livre papier, quelle que soit sa langue, son sujet ou sa forme littéraire. Il n’y a pas de programme, de thème, ni de contrôle : juste la liberté et le plaisir.
La bibliothèque du lycée a été enrichie pour permettre à tous de trouver de quoi lire et elle comporte aujourd’hui plus de 20 000 titres.

Voilà un exemple à suivre et à généraliser en France, Monsieur le ministre !

D’après le site de l’association Silence on lit !

L’histoire en chantant

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(pour lire la suite, c’est ici)

Outre un hommage évident à Johnny Hallyday, ces planches de Fabrice Erre évoquent pour moi, en vrac, la musique de Sabaton, le côté parfois déprimant des programmes d’histoire – géo et l’impression de faire de temps en temps un véritable show pour capter l’attention des élèves…

Bilan d’étape aux vacances de Noël

J’ai évidemment pris du retard par rapport aux progressions prévues en début d’année, mais rien de catastrophique encore cependant. J’ai évalué énormément de travaux au cours de ce trimestre, afin de pouvoir cerner le mieux possible les compétences et les progrès des élèves (les interrogations ponctuelles de quelques élèves n’apparaissent pas dans les listes ci-dessous).

Le travail en troisième est facile, la classe étant d’un bon niveau et motivée par les sujets abordés. Je cherche maintenant à les pousser plus loin, en élevant mes exigences pour la plupart d’entre eux, afin de limiter la largeur du fossé entre la classe de troisième et celle de seconde.
En quatrième, les élèves des trois classes manquent de vocabulaire, mais aussi de persévérance. Il faut que tout soit fait rapidement ou sinon, ils décrochent. La plupart des élèves ont de grosses lacunes en français qui rendent l’écrit difficile et parfois indigent. Plusieurs élèves ont un profil de décrocheur au sein de ces classes. Point positif, les élèves sont le plus souvent curieux, notamment sur les thèmes de géographie.
Les deux classes de cinquième me demandent beaucoup d’énergie et de temps du point de vue de la discipline. La compréhension des documents est difficile pour beaucoup d’élèves et les difficultés en français font que  certains renoncent purement et simplement à rédiger. Mais  les élèves de cinquième se montrent aussi souvent curieux, notamment en géographie.

Bilan aux vacances de la Toussaint

En cinquième, j’ai réussi à boucler les chapitres prévus. Je ferai par contre l’évaluation de géographie à la rentrée. Mais les résultats de mes élèves aux évaluations finales sont inquiétants. Ils ont de grosses lacunes de vocabulaire qui rend difficile tout travail et beaucoup ne travaillent pas du tout à la maison.
C’est en quatrième que j’ai le plus de retard sur la progression prévue. Il y a une heure que j’ai perdu en raison d’une sortie cinéma, mais j’ai surtout gaspillé du temps sur l’étude du débat parlementaire de 1885 et l’affrontement entre Jules Ferry et Georges Clémenceau au sujet de la colonisation de Madagascar. Je voulais faire entendre ce débat aux élèves plutôt que de leur donner à lire, pour les intéresser plus. Cela n’a pas fonctionné et l’écoute de ces discours de 9 et 6 minutes a semblé au-dessus de la capacité de la plupart des élèves, toujours en raison de lacunes de vocabulaire surtout. Résultat, je n’ai pas fini le chapitre sur la colonisation (il reste à étudier la société coloniale à partir de l’exemple de l’Algérie).
Je suis par contre presque dans les temps en troisième et il semble que les élèves suivent correctement au regard des résultats aux évaluations. Je devrai terminer l’étude de la Seconde guerre mondiale la semaine de la rentrée pour ensuite aborder la géographie et l’éducation civique.