Catégorie : Vie scolaire

Bilan aux vacances de la Toussaint

En cinquième, j’ai réussi à boucler les chapitres prévus. Je ferai par contre l’évaluation de géographie à la rentrée. Mais les résultats de mes élèves aux évaluations finales sont inquiétants. Ils ont de grosses lacunes de vocabulaire qui rend difficile tout travail et beaucoup ne travaillent pas du tout à la maison.
C’est en quatrième que j’ai le plus de retard sur la progression prévue. Il y a une heure que j’ai perdu en raison d’une sortie cinéma, mais j’ai surtout gaspillé du temps sur l’étude du débat parlementaire de 1885 et l’affrontement entre Jules Ferry et Georges Clémenceau au sujet de la colonisation de Madagascar. Je voulais faire entendre ce débat aux élèves plutôt que de leur donner à lire, pour les intéresser plus. Cela n’a pas fonctionné et l’écoute de ces discours de 9 et 6 minutes a semblé au-dessus de la capacité de la plupart des élèves, toujours en raison de lacunes de vocabulaire surtout. Résultat, je n’ai pas fini le chapitre sur la colonisation (il reste à étudier la société coloniale à partir de l’exemple de l’Algérie).
Je suis par contre presque dans les temps en troisième et il semble que les élèves suivent correctement au regard des résultats aux évaluations. Je devrai terminer l’étude de la Seconde guerre mondiale la semaine de la rentrée pour ensuite aborder la géographie et l’éducation civique.

 

Les cantines scolaires, marqueurs des inégalités

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) publie une enquête sur la restauration scolaire, montrant qu’elle est le miroir – sinon l’un des facteurs – d’une école marquée par les inégalités. Plus de neuf établissements sur dix proposent leur propre service de restauration scolaire, mais 30 % des collégiens n’y sont pas inscrits – contre 45% il y a vingt ans. L’enquête a porté sur 3800 collèges et lycées, avec 869 réponses exploitables retenues.
Les élèves issus de familles défavorisées sont environ deux fois plus nombreux (40 %) que ceux issus de familles favorisées (22 %) ou très favorisées (17 %), à ne pas pouvoir  bénéficier des repas de la cantine.
L’inégalité est évidemment encore plus importante dans les réseaux d’éducation prioritaire. Dans les établissements du second degré concernés, les deux tiers des élèves issus de milieux défavorisés ne bénéficient pas de la restauration scolaire. Et en REP +, seul un adolescent sur quatre déjeune à la cantine.
Les raisons de ces inégalités sont évidemment économiques : le prix moyen d’un repas étant de 3,30 euros par enfant (contre 5,40 euros dans le privé). En dépit des efforts consentis par les collectivités, seuls 40 % des chefs d’établissement déclarent qu’une politique tarifaire spécifique est appliquée pour les élèves les plus démunis ; dans la moitié des cas, cela peut aller jusqu’à la gratuité. Un quart des collèges et lycées, seulement, permet une inscription « au ticket » – souplesse pouvant bénéficier aux familles les plus vulnérables.
Si des familles en difficulté peuvent recevoir une aide grâce à des bourses des collectivités territoriales, elles ne font pas toujours valoir leurs droits. Les procédures sont en effet compliquées et n’aboutissent pas toujours selon le Cnesco.

D’après un article du Monde.fr

 

Il faut réfléchir avant d’annoncer

Dans un entretien à l’Express, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, assure vouloir mettre en œuvre la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’interdire les téléphones portables au collège pour « protéger nos élèves de la dispersion« . Il cite en exemple le Conseil des ministres, où les téléphones portables sont censés rester à l’entrée ( tout est dans le « censés » à mon avis…). « Il me semble que cela est faisable pour tout groupe humain« , dit-il.

Je suis dubitatif sur cette déclaration. D’abord parce que je doute de la possibilité de son application, ensuite parce que je demande parfois aux élèves d’utiliser leur téléphone en classe, pour certains travaux !

Le fonctionnement de « la classe dont vous êtes les héros »

Voici comment fonctionne le « jeu » mis en place en classe.

Les élèves reçoivent en début d’année une fiche de personnage afin de pouvoir noter leur progression dans les compétences du socle (deuxième feuille).
J’évalue par compétence depuis quelques années maintenant, en utilisant ces référentiels, grâce à l’application Sacoche.

Lors de chaque travail évalué, individuellement ou en groupe (contrôles de fin de chapitre, exercices en classe, passage à l’oral, travail supplémentaire, devoir à la maison, etc.), les élèves reçoivent ce cartouche indiquant quelles compétences ont été évaluées et quel a été leur degré de maîtrise.

cartouche sacoche
l’intitulé des codes a changé en Non acquis/ Début d’acquisition/ En bonne voie/ Acquis

Ils peuvent alors noter sur leur fiche de personnage leur progression en coloriant les cases correspondant aux compétences évaluées ( 1 point vert = 1 case, 2 points verts = 2 cases, 1 carré bleu = 3 cases). Le carré bleu est un niveau que j’ai ajouté il y a deux ans pour montrer une réussite de l’élève au-delà de mes attentes.

Afin de leur donner envie de progresser, j’ai aussi instauré un système de récompense, inspiré des jeux de rôle et des jeux vidéo.
– le niveau « non acquis » ne rapporte pas de point d’expérience,
– le niveau « début d’acquisition » rapporte 25 points,
– le niveau « en bonne voie » fait gagner 50 points,
– le niveau « acquis » en rapporte 100,
– le niveau « expert » rapporte 125 points d’expérience.
Les gains de points d’expérience permettent de « monter de niveau » et chaque passage de niveau, tous les mille points, permet de gagner un objet à usage unique dans la liste ci-dessous.

Contrat et objets_Page_2