Catégorie : Vie scolaire

Surprise de vacances

Je viens de recevoir mon arrêté d’affectation définitive sur le poste de coordonateur du dispositif ULIS au collège où j’enseignais à titre provisoire depuis la rentrée 2021, alors que je pensais devoir participer au mouvement en 2023, après l’obtention du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI). 

Un document sur les différents troubles pour la communauté éducative

Le blog ULIS – collège doc propose un document pour les professeurs.es, les CPE, les AED, les AESH et autres personnes de la communauté éducative des collèges et lycées qui a pour but de fournir quelques points de repères sur ce qu’est le trouble ou la déficience mentale/ trouble de l’efficience intellectuel / trouble des fonctions cognitives. C’est à consulter ici.

Objectif bac : accompli

Bravo Alice !

Pierre Carrée

Vous êtes nombreuses et nombreux à me demander si ma fille Alice a obtenu son bac. Alice est autiste et ne s’exprime pas à l’oral. Elle ne peut pas accéder à l’implicite. Pour elle, les épreuves orales et celles d’interprétation (français, philosophie) sont proprement inaccessibles.

Alors voilà : Alice a obtenu son bac et elle a même une mention assez bien.

C’est un long et rude combat qui s’achève aujourd’hui pour elle, avec ce sésame pour s’engager plus avant si elle le souhaite. Mais pour nous aussi c’est un aboutissement. Les parents d’élèves à besoins particuliers le savent, c’était vraiment un défi. Nous avons heureusement reçu de l’aide, des personnels de son lycée et de l’inspection.

Je suis infiniment fière de ma fille. Elle a fait preuve d’un courage, d’une ténacité et d’une intelligence qui m’ont impressionnée. Nous ne savions pas si c’était possible, le bac. Et elle a même…

Voir l’article original 16 mots de plus

Trois cahiers de bord pour l’année prochaine

Je vais peut-être me procurer ces trois cahiers de bord pour l’année prochaine, afin de suivre mes différentes classes. J’ai déjà utilisé le premier cette année pour les deux troisièmes que j’avais en histoire – géographie – EMC. Le deuxième est intéressant pour le dispositif ULIS, mais il ne prend en compte que 12 élèves alors que j’en ai 14, ce qui est un peu dommage. Je vais donc faire un peu de compter coller pour m’en sortir, je pense. le dernier cahier sera pour le projet que j’ai avec ma collègue de français. Nous allons être deux professeurs principaux pour une classe de troisième, l’an prochain, afin de voir si ce doublon aide à suivre les élèves afin d’empêcher l’absentéisme et les échecs d’orientation. J’ai proposé cette expérimentation au principal, car j’ai pu en bénéficier lorsque j’étais professeur de seconde au lycée Val de Seine, établissement en zone sensible puis ECLAIR.

Fin des cours

J’ai donné vendredi mon dernier cours de l’année dans le dispositif ULIS ainsi qu’en troisième, où j’ai terminé tout juste les chapitres sur la France entre 1950 et 1989. La semaine prochaine, je suis en effet en stage pour le CAPPEI (certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive), dont j’attends le résultat le 6 juillet. La suivante, je serais correcteur et « harmonisateur » pour l’épreuve d’histoire – géographie – EMC du brevet.
Cette année scolaire sera (encore) passée très vite et m’a paru fatigante, sans doute en raison du changement de fonction. L’an prochain, je rempile avec 21 heures en ULIS (au lieu de 19 cette année) mais seulement une troisième en histoire – géographie – EMC (au lieu de deux cette année). Enfin, 21 heures en ULIS si le principal du collège arrive à obtenir les trois heures supplémentaires nécessaires et non prévues à la dotation horaire de l’établissement par l’institution, puisque mon service dû de professeur certifié est de 18 heures et que celui d’ULIs correspond à un poste de professeur des écoles.

L’avenir paraît sombre

Est-il encore pertinent de vouloir élever les esprits de certains élèves de lycée, s’ils peuvent écrire ceci ? Remarque, ils n’écrivent pas la même chose à Emile Zola ou Victor Hugo, c’est déjà positif, non ? A moins qu’ils n’aient pas trouvé leur compte Twitter.
Sylvie Germain a donné son avis sur ces messages au Figaro :
« Comprenez-vous ce déferlement de haine sur les réseaux sociaux?
Je ne suis qu’un prétexte, je ne me sens pas concernée personnellement. Je suis plutôt inquiète du symptôme que cela révèle. C’est grave que des élèves qui arrivent vers la fin de leur scolarité puissent montrer autant d’immaturité, et de haine de la langue, de l’effort de réflexion autant que d’imagination, et également si peu de curiosité, d’ouverture d’esprit. Le passage à analyser n’était pas délirant, le vocabulaire était accessible, mais certains se contentent d’un vocabulaire si réduit, riche seulement en insultes et en invectives, que tout écrit un peu élaboré leur est un défi, un outrage.
Les plus «vénères» se sont donc défoulés (propos grossiers, goguenards, agrémentés parfois d’intimidations…, et montages photos et vidéos visant à me ridiculiser). Je n’éprouve même pas de colère, seulement de la désolation devant tant d’aveuglement et d’absence de remise en cause (s’ils ratent leur épreuve de français ce sera à cause de mon texte «de m… qui va niqué leur bac» (sic), pas du tout à cause de leur manque de travail et de réflexion), devant aussi leur rejet hargneux de la culture qui leur est dispensée au lycée. Ils veulent des diplômes sans aucun effort, se clament victimes pour un oui pour un non et désignent comme persécuteurs ceux-là mêmes qu’ils injurient et menacent. Quels adultes vont-ils devenir?… J’espère que cette flambée de rage, où comme toujours le mimétisme et le goût de la surenchère électrisent la meute, va retomber aussi vite qu’elle a éclaté. Tout cela est aussi absurde qu’affligeant. « 

EDIT : des collègues correcteurs proposent de recopier des extraits de copies qui font une belle analyse du texte de Sylvie Germain, pour montrer que tous les élèves de première ne sont pas des des incultes haineux. C’est à lire ici.