Des fusils allemands pour les soldats français

Les élèves le connaissent moins que la célèbre Kalachnikov, mais le cite toutefois régulièrement lors des cours sur la Défense française. Et pourtant, le Famas va bientôt disparaitre de l’équipement des militaires français qui vont bientôt être dotés de fusils d’assaut allemands HK 416 fabriqué par Heckler et Koch. Ce fusil équipent d’ailleurs déjà les forces spéciales et l’armée de l’air françaises.
Le montant du contrat serait de quelque 300 millions d’euros, selon la presse. Il porte sur l’achat de plus de 100 000 armes, accessoires et munitions, avec des livraisons qui s’échelonneront sur une dizaine d’années, à compter de 2017.
Pour la direction de l’armement, «ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l’Allemagne et la France dans la Défense et dans l’industrie de l’armement en particulier».
La Manufacture d’armes de Saint-Étienne, où était fabriqué le Famas, avait fermer définitivement ses portes en 2001. Le Famas ne s’est quasiment jamais exporté car il revenait trop cher et était trop sophistiqué face à la simplicité à petit prix de la kalachnikov.

D’après un article du Figaro.fr

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Des manuels scolaires pour manipuler les élèves, vraiment ?

Elle est faite ici par une enseignante, Barbara Lefebvre, auteur d’un ouvrage où elle développait déjà la thèse d’une manipulation des élèves par les cours d’histoire – géographie. Je n’adhère pas à sa théorie de la manipulation comme objectif d’état, mais je reconnais que la présentation de nombreux sujets est succincte dans les manuels et les instructions officielles. Mais comment faire autrement avec la masse de notions et de faits à aborder ?
Elle semble par ailleurs faire fi de la subjectivité du professeur lui-même, qui va ainsi, même sans y penser, manipuler ses élèves…
A propos du traitement de l’islam, elle reproche le fait que les instructions et les manuels insistent sur les contacts pacifiques entre les civilisations et les religions. Mais pourquoi insister plus que de raison sur ce que les élèves voient déjà tous les jours : la haine, l’intolérance et la violence ? Pourquoi ne pas montrer qu’au cours de l’histoire, les civilisations de la Méditerranée ont su cohabiter et échanger ? Braudel et d’autres historiens l’ont démontré pourtant…
Elle regrette la disparition de la bataille de Poitiers ou qu’elle soit relativisée dans les manuels. Pourtant cette bataille n’a pas changé le cours de l’histoire : les arabes sont redescendus dans le sud de la France qu’ils n’ont pas abandonné aussitôt après la bataille.
Elle remarque cependant justement  que la violence des conquête musulmanes et le jihad ne soit pas assez présenté alors que les exactions des chrétiens à Jérusalem et Byzance sont abondamment citées.
Mais encore une fois, elle semble oublier que les élèves ne sont pas seuils face au manuel et que le professeur est là pour les guider, corriger les erreurs et approximations et qu’il peut même apporter des documents complémentaires.

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Pour chanter l’histoire de monsieur Sarkozy et des autres admirateurs de la IIIe République…

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L’émission « Ces chansons qui font l’actu » m’a permis de découvrir un monument de la chanson française, utilisable en cours d’histoire : L’histoire de France, chantée par Annie Cordy en 1979.

Pour écouter l’émission :

Et les chansons d’Annie Cordy :










Et  deux autres chansons, plus anciennes, sur l’histoire ou les Gaulois :


La java des Gaulois de Ricet Barrier, en 1958


Au lycée Papillon de Georgius (1936)

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La maîtrise de la langue par les élèves

Une étude publiée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, à la mi-juillet, indique des données particulièrement intéressantes : elle établit en effet que le niveau de maîtrise de la langue des élèves n’a pas baissé entre 2003 et 2015 et qu’il a même progressé en éducation prioritaire. De quoi contredire les Cassandre du déclin de notre langue ?

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L’étude baptisée CEDRE évalue le niveau des acquis des élèves en maitrise de la langue (compréhension écrite et étude de la langue, grammaire, orthographe, vocabulaire), à la sortie de l’école (CM2) et du collège (3ème), de manière fine et étendue.
Le panel de supports utilisés dans l’étude est varié et complet : « Pour évaluer la compréhension en lecture, une sélection de différents types d’écrits (littéraire, scolaire, vie courante), de modalités variées (lecture d’un ou plusieurs documents) et de divers genres de textes (narratif, explicatif, poétique) a été opérée. Dix-huit supports écrits (dont la longueur varie de 60 à 900 mots) sont utilisés, dont neuf accompagnés d’iconographie ».
Par ailleurs, le nombre d’élèves et d’écoles ayant pris part à l’étude est important : 7 400 élèves de CM2 de 270 écoles, 9 000 élèves de 3ème de 360 collèges.
Enfin, pour la première fois, CEDRE propose une mise en perspective portant sur 12 années et 3 études (2003, 2009, 2015).

Quelles sont les conclusions de ces études ?
Le premier constat est que le niveau des acquis des élèves de primaire en maitrise de la langue n’a pas baissé depuis 2003 (score moyen de 250 en 2003, de 251 en 2015). 60% des élèves ont une maitrise suffisante des compétences attendues en fin de scolarité primaire. C’est évidemment insuffisant, mais c’est pareil qu’il y a 12 ans.
Deuxième point intéressant : il y a moins d’élèves en très grande difficulté en 2015 (11% des élèves) qu’en 2003 (15%). Les deux groupes les plus faibles comptent moins d’élèves, au bénéfice des groupes intermédiaires. De fait, les écarts entre élèves tendent à diminuer (43 points contre 50), malheureusement en raison également du nombre moins important d’élèves performants (7,2% contre 10% dans le meilleur groupe).
Troisièmement, les résultats des élèves en éducation prioritaire progressent sensiblement : ils ne sont plus que 20 % dans les deux plus mauvais groupes, contre 34% il y a 12 ans. Le nombre d’élèves en très grande difficulté a été divisé par 3,5 et cette amélioration se fait au bénéfice de tous les groupes supérieurs, y compris le meilleur groupe, ce qui est le cas uniquement en éducation prioritaire. Le score moyen en Education Prioritaire augmente de 12 points en 12 ans, même si le niveau reste inférieur au public hors EP (33 points d’écart en 2003, 20 points en 2015).
Pour la première fois, CEDRE s’est penché sur les stratégies de lecture utilisées par les élèves. Les bons lecteurs sont des lecteurs actifs, conscients des stratégies qu’ils emploient pour accéder au sens et pour contrôler et réguler leur compréhension. L’étude révèle à ce sujet que moins d’un tiers des élèves utilise des stratégies efficaces, et plus d’un tiers des stratégies inefficaces (par exemple : éviter la lecture à haute voix, continuer à lire sans résoudre les problèmes de compréhension, utiliser uniquement les informations du texte…).

D’après un article trouvé ici.

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On reparle de la maîtrise de la langue française

Dans un entretien au Figaro, pour lequel cela semble décidément un sujet important, l’écrivain Jean-Michel Delacomptée (que je ne connaissais pas du tout) revient sur la nécessité de bien maîtriser la langue française.

Jean-Michel Delacomptée – « Quand on ne maîtrise pas sa langue, on ne peut pas penser ni se penser finement, on ne peut pas comprendre finement le monde ni se comprendre soi-même. La langue est un outil infiniment subtil et puissant. Contrairement à ce qu’on imagine, le seul instinct de sa langue maternelle ne suffit pas à la manier correctement. Il faut en connaître toutes les potentialités. Une langue que vous avez bien en main, vous la menez plus loin et elle vous mène très loin. Elle permet de s’interroger plus largement et profondément« .

Le Figaro : Mais comment la maîtrise de la langue participe-t-elle de notre construction morale?
Jean-Michel Delacomptée – « Une langue qu’on manie avec dextérité, c’est la condition de la liberté. Sans cette capacité, on reste englué dans l’à peu près et le bavardage. Choisir ce mot-là et pas un autre qui lui ressemble, c’est une question de netteté et d’honnêteté. Quand on maîtrise bien sa langue, non seulement on sait se faire comprendre mais on écoute de façon plus pénétrante. Attentif au choix des mots, on entend ce que l’autre dit implicitement, on saisit les sous-entendus. On évite les malentendus. Cela permet aussi de ne pas être soumis à ceux qui savent manier la rhétorique, de ne pas être subjugué par les beaux parleurs, par des tribuns politiques par exemple« .

Le Figaro : La langue n’est-elle pas aussi un enjeu collectif?
Jean-Michel Delacomptée – « Il s’agit d’une question politique de premier plan. Quand on perd sa langue, on sombre dans la confusion. La France est aujourd’hui comme hébétée. Notre société est devenue une volière. On ne sait plus où donner de la voix. Le brouhaha obstrue la pensée. La langue s’est transformée en bruit de fond. Les téléphones, internet, la télévision: c’est une crue verbale. On se noie dans cette inflation de mots qui ne coûtent rien mais ne pèsent plus rien. Les hommes politiques se demandent comment remettre de l’ordre dans ce chaos? Repartons de la langue!
Bossuet, qui était précepteur du Grand Dauphin, lui reprochait de violer les règles de grammaire et l’avertissait qu’à confondre aujourd’hui l’ordre des mots, il confondrait demain l’ordre des choses. Pour remettre de l’ordre dans les choses en France, commençons par remettre de l’ordre dans les mots. Reprenons conscience que la langue a une logique interne et qu’elle n’est pas un répertoire de sons destinés à seulement exprimer son émotivité et sa spontanéité. Méfions-nous de cet usage instinctif de la langue qui était, notons-le, le propre des régimes fascistes« .

Le Figaro : Remettre de l’ordre dans les mots, c’est facile à dire. Comment faire?
Jean-Michel Delacomptée – « Renforcer dès la maternelle l’étude de la langue. Habituer les enfants à lire dès leur plus jeune âge en leur imposant des lectures régulières, adaptées à leur niveau bien entendu. Permettons aussi à tous les collégiens d’étudier le latin pendant au moins deux ans. Car traduire des phrases latines donne le sentiment de la langue, de sa matérialité.
On prend conscience que la langue, latine ou française, est un matériau, comme de la pâte à modeler. Faire de la version, s’approcher au plus près des mots, s’interroger sur leur ordre, donne un rapport manuel, corporel, charnel, à la langue française. On en devient fier! La langue s’incarne quand on la pétrit. Les mots et les phrases se modèlent comme des choses« .
(…)

L’analyse me semble intéressante. Je suis plus dubitatif sur le remède : le latin au collège existe depuis longtemps, et cela n’a pas empêcher, selon les dires de ce monsieur et de quelques autres, le déclin de la langue française. Quant à imposer des lectures régulière, que veut-il dire ? A l’école ? cela existe déjà. A la maison ? Bonne idée. Mais comment l’imposer aux enfants et aux parents ?

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Reconnaissance de l’abandon des Harkis par la République française

François Hollande a reconnu une nouvelle fois officiellement ce dimanche la responsabilité des gouvernements français dans l’abandon des harkis, lors d’une cérémonie d’hommage à ces personnes qui ont soutenu la France lors de la guerre d’Algérie :
« Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France« .
Le président Nicolas Sarkozy avait déjà reconnu cette responsabilité en avril 2012.
Après les accords d’Evian le 18 mars 1962, 55 000 à 75 000 harkis, ont, selon les historiens, été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes. Environ 60 000 ont été admis en France,dans des conditions souvent déplorables. La communauté vivant actuellement en France est estimée à 500 000 personnes.

D’après un article du JDD.

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Les enfants dans la Seconde guerre mondiale

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Il s’agit d’un module d’apprentissage proposé par le réseau CANOPE et le Mémorial de Caen. Il permet d’aborder les thèmes suivant : les enfants sous l’occupation, les enfants dans la résistance et être un enfant juif. C’est à consulter ici.

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