Les monuments grecs sont à vendre !

Le palais de Cnossos, en Crète, le site préhistorique de Santorin, mais aussi les sites de Sparte, de Salamine ou d’Éleusis ainsi que bon nombre de musées archéologiques, sont tous menacés d’être vendus et privatisés et cela au mépris de l’’article 24 de la Constitution hellénique qui impose la protection de l’héritage culturel (dont les sites archéologiques) et a pour fonction de conserver la mémoire historique à travers les générations.
Le ministère des Finances a transmis une liste de sites, parfois classé par l’Unesco, aux fonds de privatisations. La décision a été prise le 19 juin dernier, alors que la Grèce préparait sa sortie de la tutelle budgétaire de l’Union européenne et du FMI. Dans un souci d’afficher une importante réserve de richesses, le gouvernement grec a placé près de 10 000 biens publics en tous genres dans le Fonds de privatisation afin d’impressionner les créanciers du pays, qui ont accordé, en août, la sortie de huit années de programmes d’aide financière.
Les archéologues et de dizaines de maires du pays se sont mobilisés pour demander une annulation de ce transfert. Le gouvernement grec a répondu qu’il y avait sans doute eu erreur en raison des codes impersonnels derrière lesquels sont répertoriés ces monuments et qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Mais ni le ministère des Finances ni celui de la Culture n’ont agi pour corriger la liste depuis plusieurs mois. L’Union des archéologues et les maires ont donc décidé de saisir le Conseil d’État pour violation de la Constitution.

D’après un article  du journal Le Figaro.

Qu prévoit l’accord entre le Royaume – Uni et l’Union européenne ?

Le texte prévoit d’abord une période de transition qui doit s’étendre de la date effective du Brexit, le 29 mars 2019, au 31 décembre 2020. Pendant cette transition, qui peut être prolongée une fois, la situation du Royaume-Uni restera inchangée en ce qui concerne l’accès au marché unique, l’union douanière, et les politiques européennes avec leurs droits et leurs obligations. La période doit permettre aux citoyens, administrations et entreprises de s’adapter au divorce et au pays de négocier sa future relation avec l’Union européenne, notamment un accord de libre-échange entre les deux entités.
En revanche, le Royaume-Uni ne prendra plus part aux décisions de l’UE tout en étant contraint de les appliquer. Il ne pourra pas non plus signer d’accords de libre-échange en son nom avec d’autres pays.
Le « backstop » consiste à créer un territoire douanier unique regroupant l’UE et le Royaume-Uni. Cette configuration permet de protéger le marché intérieur britannique et d’assurer un accès sans entrave des marchandises de l’Irlande du Nord vers le reste du marché britannique.Les deux parties se donnent jusqu’au 1er juillet 2020 pour ratifier un accord qui remplacerait le «backstop» dans le protocole sur l’Irlande.
Les citoyens européens établis au Royaume-Uni et les Britanniques établis dans un État membre de l’Union avant la fin de la période de transition pourront continuer à vivre leur vie comme avant dans leur pays de résidence. Ces droits de résidence s’appliquent au bout de cinq ans de séjour. 3,2 millions d’Européens au Royaume-Uni et 1,2 million de Britanniques sur le continent pourront ainsi continuer à étudier, travailler, percevoir des allocations et faire venir leur famille.
Le Royaume-Uni a promis de payer ses engagements prévus dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre la période de transition. Le texte ne donne pas de chiffres mais une méthode de calcul. Le gouvernement britannique estime de son côté ce montant entre 35 et 39 milliards de livres (40 à 45 milliards d’euros). En cas de prolongation de la période de transition, qui chevaucherait le prochain budget pluriannuel de l’UE (2021-2027), le Royaume-Uni serait alors traité comme un pays tiers dans sa participation aux programmes européens.

D’après un article du Figaro.fr

Les Drôles d’Histoire

J’ai déjà parlé ici du travail extraordinaire de Stéphane Tamaillon sur sa chaîne « Drôles d’Histoire ». Je remets toutefois ces deux vidéos qui peuvent être utiles aux élèves de troisième.

Ou celle-ci, pour les quatrièmes :

Et enfin celle-là, en sixième (ma femme trouve Cro – Magnon « beau gosse »…):

Itinéraire d’un opposant en Russie

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Russie, jeudi 15 novembre, pour les différentes arrestations de l’opposant russe Alexeï Navalnyn qu’elle considère comme « politiques ». Ces arrestations visant « en réalité à étouffer le pluralisme politique », a estimé la Cour dans son arrêt.
Militant anticorruption de 42 ans et avocat de formation, Alexeï Navalny a été condamné à de multiples reprises à des amendes ou à de courtes peines de détention ces dernières années. Principale figure de l’opposition russe, il avait été déclaré inéligible à la présidentielle de mars dernier à cause de sa condamnation en 2013 dans une affaire de détournement de fonds ; une accusation destinée, selon lui, à l’exclure de la scène politique. Il a dénoncé en vain ces arrestations et condamnations devant les juridictions russes avant de saisir la Cour de justice européenne, introduisant cinq requêtes entre 2012 et 2014.
Entre 2013 et 2017, M. Navalny ne pouvait de plus pas se rendre à l’étranger, car les autorités russes refusaient de lui fournir un passeport à cause des poursuites judiciaires le visant à l’époque. Il a finalement reçu un passeport et été autorisé à quitter la Russie en mai 2017 pour se faire soigner en Espagne d’une brûlure à l’œil consécutive à une agression à Moscou.
Alexeï Navalny a voulu de nouveau quitter la Russie, mardi, pour rejoindre Strasbourg, mais en a été empêché par le service fédéral russe des huissiers de justice qui a le pouvoir d’appliquer des interdictions de sortie du territoire. Ce n’est qu’après s’être acquitté du paiement d’une amende de 2,1 millions de roubles (27 400 euros) que lui réclamait ce service, que l’opposant à Vladimir Poutine a finalement pu quitter la Russie ce mercredi.

D’après un article du Monde.fr

Pauvre Marc Bloch !

« C’est le pays légal qui rencontre le pays réel, pour reprendre les propos de Marc Bloch il y a bien longtemps« , a cité jeudi 15 novembre matin, sur France Inter, le porte-parole du gouvernement.
Il voulait expliquer par ces mots la volonté d’Emmanuel Macron d’envoyer des ministres sur le terrain avec leurs directeurs d’administration centrale « qui parfois ont une vision un peu parisienne, un peu jacobine de ce qui se fait en région » (ah bon, je n’aurais pas cru…).
le problème est que les deux idées de « pays légal » et « pays réel » ont été avancées par Charles Maurras, un écrivain d’extrême-droite du début du 20e siècle, condamné après la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison, à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale. Ce penseur royaliste et antisémite aimait opposer ces deux termes dans une critique antirépublicaine, le « pays légal » faisant référence aux « quatre états confédérés » définis comme l’association « des protestants, juifs, francs-maçons et métèques », qui confisquaient, selon lui, le pouvoir au peuple français qui constituait le « pays réel ».
Confondre Charles Maurras avec Marc Bloch, historien fondateur avec Lucien Febvre des Annales d’histoire économique et sociale en 1929, et surtout membre de la Résistance durant l’Occupation, issu d’une famille juive, qui fut arrêté, torturé, puis exécuté par la Gestapo le 16 juin 1944, est déjà en soi une faute. Mais c’est encore plus la façon dont le porte – parole a tenté de se dédouaner de cette faute qui est écoeurante de dédain et de légèreté :

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Ce monsieur avait déjà été pris en flagrant délit de mensonge il y a peu et il fait preuve maintenant d’une mauvaise fois évidente. Je doute aussi qu’il relise L’étrange défaite, à supposer qu’il l’ait seulement déjà lu…