Étiquette : Le Moyen – Orient et le pétrole

Regain de tension au Moyen – Orient

Cinq jours après l’attaque qui a visé deux pétroliers en mer d’Oman, les Etats – Unis ont annoncé, lundi 17 juin, l’envoi de 1000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient « à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres ».
Cette mesure fait suite à la publication, lundi soir, de nouvelles photos présentées par Washington comme les preuves de la responsabilité de l’Iran dans les attaques contre deux pétroliers, le 13 juin, au sud-est du détroit d’Ormuz, un corridor vital reliant les Etats riches en énergie du Moyen-Orient au marché mondial.
Les pays membres de l’Union européenne se sont montrés prudents dans l’attribution des responsabilités pour les attaques et ont refusé de s’aligner sur Washington, comme l’a fait le Royaume- Uni. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, alliés de Donald Trump dans sa politique contre l’Iran et engagés au Yémen contre les rebelles soutenus par celle-ci s’opposent toutefois à un conflit armé avec la République islamique.
Ces attaques répétées de tankers auront pour conséquences de faire monter les prix du pétrole, ce qui ne peut que contrarier la politique économique de Donald Trump. Tout en se défendant d’être à l’origine de l’escalade de la tension, l’Iran a fait monter la pression en annonçant qu’il dépasserait dans dix jours le plafond d’uranium faiblement enrichi qu’il est autorisé à stocker en vertu de l’accord de 2015. Israël a immédiatement répondu en réclamant des sanctions immédiates contre Téhéran de la part de la communauté internationale si les limites étaient effectivement dépassées.

D’après un article du journal Le Figaro du 19 juin.

Publiée en septembre 2017 dans la revue Conflits, cette carte propose une synthèse de la situation géopolitique au Moyen-orient.

 

Retour des sanctions contre l’Iran

Les Etats – Unis ont rétabli en novembre des sanctions économiques contre l’Iran ainsi que contre tous les pays qui ne les respectent pas, après son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien. L’interdiction de vente de pétrole était la principale mesure, mais les Etats-Unis avaient attribué une dérogation pour six mois qui vient de se terminer.
A partir de début mai, les huit pays qui achetaient du pétrole iranien (la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce) seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent.

Etourdissant

La compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco a réalisé un bénéfice net de 111,1 milliards de $ (98,9 milliards d’euros) en 2018, selon les calculs de l’agence de notation Moody’s Investor Service publiés lundi 1er avril, juste avant que le groupe lève des fonds en bourse, pour la première fois de son histoire.
Le résultat avant intérêts, impôts et amortissement s’est élevé à 224 milliards de dollars, faisant de Saudi Aramco l’entreprise la plus rentable du monde, loin devant Apple ou ExxonMobil.
Avec 111 milliards de dollars, l’entreprise se placerait au 61e rang mondial si elle était un pays, en devançant 133 comme le Maroc (109 milliards de PIB), la Croatie (54 millards) ou bien la Somalie (7 milliards). L’Arabie saoudite se classe elle à la 19e position avec un produit intérieur brut de 683 millards de dollars.

Le Qatar quitte l’Organisation des pays exportateurs de pétrole

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Le petit Etat de 2,6 millions d’habitants est en conflit ouvert depuis le 5 juin 2017 avec ses voisins, dont l’Arabie saoudite, chef de file de l’OPEP et l’un de ses cofondateurs. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé leurs liens avec le Qatar, l’accusant de soutenir des mouvements terroristes et de se rapprocher de l’Iran. La seule frontière terrestre du pays est depuis fermée, sa compagnie aérienne publique interdite d’emprunter l’espace aérien des pays voisins, et ses citoyens expulsés de ces mêmes pays.
Ce retrait s’explique sans doute pour des raisons politiques, mais aussi parce la stratégie économique du Qatar est axée sur l’industrie gazière, l’émirat étant le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, alors qu’il est l’un des plus petits producteurs de l’OPEP et que son influence y est limitée.

D’après un article du Monde.fr