Étiquette : Le Moyen – Orient et le pétrole

Les dangers d’un développement centré sur le pétrole

Le ministère saoudien des Finances a annoncé lundi, en présentant les grandes lignes de son projet de budget 2016, que le solde sera négatif, pour la troisième année consécutive.Pour la troisième année consécutive, l’Arabie Saoudite est en déficit budgétaire (il est annoncé à 87 milliards de dollars, soit environ 11 % du PIB). L’État saoudien est donc bien au-delà des fameux 3 % des critères de Maastricht visés par les pays de la zone euro.
Les caisses de l’État saoudien sont les victimes directes de la chute des prix du pétrole. Depuis le pic à 115 dollars de la mi-2014, le baril de brent, principale référence du marché mondial, a en effet perdu 68 % de sa valeur. Or les exportations de pétrole représentent plus de 90 % des recettes du pays.
Cette situation est aggravée par le fait que le royaume a fondé son modèle économique sur un État-providence extrêmement généreux, garantissant la stabilité et la paix sociale par un service public pléthorique offrant du travail à une population en expansion.
Avec un niveau de dépenses aussi élevé,il fallait un baril à 90 dollars pour équilibrer le budget.
Si de 2011 à 2013 le prix moyen annuel du baril s’est maintenu autour de 110 dollars, permettant à l’Arabie Saoudite de maintenir son train de vie tout en affichant d’importants excédents budgétaires, le retournement de 2015 n’avait semble-t-il pas été anticipé.
Les confortables réserves de devises ont donc fondu pour pallier la baisse de recettes et faire face aux dépenses sociales en hausse. Les réserves gouvernementales qui atteignaient environ 400 milliards de dollars en 2013 sont descendues à 286 milliards de dollars en novembre 2015.
Au rythme actuel des dépenses, ces réserves pourraient disparaître en cinq ans selon le FMI,qui enjoint le gouvernement de faire des économies.
À en croire les annonces du jour du Conseil des affaires économiques et du développement, le ministère des Finances envisage que, dans les cinq prochaines années, les subventions sur l’eau, l’électricité ou l’essence qui permettaient aux ménages de payer des prix dérisoires vont être réduites. Mesure emblématique, le litre d’essence, bradé à 15 centimes d’euro, va augmenter de 40 %.
L’État, qui contrôle à peu près toute l’économie, évoque également des privatisations.
Dans cette monarchie absolue où les libertés et les droits de l’homme sont régulièrement bafoués,la crise économique et les mesures d’austérité auront-elles pour conséquence l’apparition de la contestation d’un modèle politique archaïque ? Et dans ce cas, quel serait l’attitude des pays occidentaux ?

D’après un article du Figaro.fr

Des nouvelles du pétrole

La consommation mondiale de pétrole brut devrait atteindre 101 millions de barils par jour en 2035 (pour 90 millions en 2015) , indique l’Agence internationale de l’énergie dans sa grande étude annuelle, publiée ce mardi 12 novembre.

Selon l’agence, les ressources à découvrir et le développement des hydrocarbures non conventionnels permettront de compenser le déclin des champs pétroliers existants, tout au moins pour répondre à la hausse de la demande de pétrole d’ici à 2035 : les réserves estimées ont été revues à la hausse grâce à la découverte de nouveaux puits de pétrole et au développement des hydrocarbures non conventionnels.

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Ces derniers feront d’ailleurs des Etats-Unis le premier producteur pétrolier mondial en 2015 (avec environ 11 millions de barils par jour) et mèneront le pays vers l’indépendance énergétique vers 2035. Dans le même temps, la production montera en puissance au Brésil grâce à la découverte de gisements offshore qui feront de ce pays un poids lourd du secteur. Le poids de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait donc décliner sur les dix prochaines années.

La géographie de la demande sera également bouleversée par l’essor des pays émergents : l’Inde devrait en 2020 devenir le principal acteur de la demande, devant la Chine et les Etats – Unis actuellement.

Pour information, en 2010, la France a produit 0.9 million de tonnes de pétrole (en un an) pour une consommation de 1,975 millions de barils par jour.

Qu’est-ce que le pétrole ?

Pour les terminales GFM :

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Le pétrole se forme par la dégradation thermique de matières organiques contenues dans certaines roches.  Ce sont des restes fossilisés de végétaux aquatiques ou terrestres et de bactéries s’accumulant au fond des océans ou des lacs. Pendant des dizaines de millions d’années, de nouveaux sédiments vont continuer à s’accumuler, entraînant la roche mère à de grandes profondeurs. Généralement entre 2500 et 5000 m et sous l’action des hautes températures qui y règnent, la roche se transforme (craquage thermique) en pétrole liquide accompagné de gaz. A plus de 5000 m, le pétrole « craque » à son tour et se transforme en gaz.

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Plus légers que l’eau, le pétrole et le gaz remontent le long des niveaux de roches poreuses dans lesquels ils sont confinés si ceux-ci sont surmontés de roches imperméables. Si rien ne les arrête, ils suintent à la surface. C’est l’origine des « mares » de pétrole (exploitées pendant l’Antiquité et décrites par Marco Polo) que l’on peut voir par exemple au Moyen Orient ou au Venezuela. S’ils rencontrent des « défauts » dans le système de drains qui les mène vers la surface, ils viennent s’y accumuler. Ce sont ces pièges à pétrole et à gaz que recherchent les explorateurs pétroliers.