Catégorie : Histoire des arts

Un lieu symbolisant l’amitié franco-américaine du XVIIIe siècle bientôt restauré.

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Au fond du Parc du château d’Epône (en banlieue parisienne), le pavillon de David est un symbole d’amitié franco-américaine probablement construit en 1785 selon des esquisses néoclassiques du peintre David (qui lui a donné son nom). il s’agirait en outre du plus ancien temple maçonnique connu visible en France.
De nombreuses figures historiques françaises et américaines s’y seraient succédées : Benjamin Franklin y aurait travaillé (des fresques se trouvant dans l’édifice le suggérait tout du moins) et c’est également là que Robespierre et quelques révolutionnaires auraient rédigé la première Constitution de 1791.

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Classé monument historique en 1947, le lieu est en mauvais état extérieur comme intérieur mais devrait être restauré prochainement.

Jouer à Auschwitz ?

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Aujourd’hui, j’ai voulu montrer le spectacle de marionnettes Kamp de la compagnie Hotel Modern, dont j’ai déjà parlé ici, aux élèves de troisième. Je redoutais un peu ce moment, ne sachant pas comment ils allaient recevoir le spectacle. J’avais auparavant demandé aux élèves de lire dans leur manuel les deux dossiers abordant la politique d’extermination des nazis.
Le résultat me semble avoir été positif. Les élèves ont suivi le spectacle en restant globalement concentrés. Ils ont réagi « normalement » à différents scènes mais il a fallu que j’en explique certaines, me transformant en une sorte de voix off.
Créée en 2005, cette figuration sans paroles de vingt-quatre heures dans le plus grand camp de concentration et d’extermination nazi, à l’aide de milliers de minuscules figurines modelées en fil de fer et en plasticine, manipulées par une équipe de trois artistes qui les filment en direct et en projettent l’image sur grand écran, ne peut pas laisser indifférent.
L’expérience visuelle et auditive est éprouvante car le spectacle nous fait littéralement pénétrer dans le camp et nous tenir aux côtés des déportés et de leurs bourreaux. Mais la présence des trois acteurs et le retour à la lumière des projecteurs entre deux moments filmés permettent une respiration.
L’utilisation des marionnettes permet également de déconstruire l’histoire en donnant une distance et un décalage bienvenue par rapport au réel, notamment pour un jeune public. La scène de théâtre donne à voir et à comprendre mais le monde réel est restructuré et l’action scénique résume les actions humaines, tragiques comme barbare, à leurs lignes essentielles.
Je vais reprendre lundi pour essayer de faire dire aux élèves ce qu’il pense de l’utilisation de « jouets » (les artistes ressemblent à certains moment à des enfants jouant aux playmobil) pour monter et expliquer l’horreur. Je vais m’appuyer sur une autre oeuvre d’artiste visible ci-dessous.

Nous aborderons aussi le tourisme au camp d’Auschwitz, évoqué dans l’un des dossier du livre.

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Evolution de la peinture au XIXe siècle

Des siècles durant, l’art a été un outil entre les mains du pouvoir. Bien avant l’invention de la photographie et du cinéma, les souverains ont fait appel à la peinture pour se représenter et relater les grands épisodes de leurs règnes. En peignant ces grands hommes et ces événements, les artistes donnèrent naissance à des icônes qui racontaient la grande histoire. De Napoléon à Clemenceau, des derniers feux de la peinture d’histoire (le Bonaparte franchissant les Alpes de David, portrait équestre et chef-d’œuvre de propagande) à la naissance de l’art moderne, sous l’égide des impressionnistes, en passant par l’invention de la photographie et du cinéma, ce film propose une traversée en peinture du XIXe et du début du XXe siècle à travers les collections du musée d’Orsay.

A voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Un cadeau utile

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Cet ouvrage m’a été gracieusement envoyé par la boutique Sciences & Vie pour étoffer la bibliothèque de classe. Ce livre de Michael Bird propose de découvrir 100 idées/techniques/innovations qui, de l’art préhistorique jusqu’à la révolution de l’internet, ont bouleversé la création artistique.

Mes élèves de troisième ont utilisé ce livre dans le cadre de l’Histoire des Arts l’an dernier, soit pour étoffer leurs exposés, soit pour trouver des idées. Ils ont trouvé ce livre facile à utiliser et très bien illustré. Les texte (deux pages pour chaque « idée ») ne leur ont pas trop posé de problème de lecture.

Il me semble que ce livre a sa place dans tout CDI.

Ci-dessous, une critique de l’ouvrage dans une émission des matinales d’espace 2 :

Alepponica

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Vasco Gargalo est un artiste portugais qui a adapté la célèbre peinture Guernica sur la guerre civile espagnole au conflit syrien.
Baptisé Alepponica , ce dessin livre une version  contemporaine et syrienne de la fresque murale que Picasso a peinte en 1937 en réaction au bombardement de la ville de Guernica par des avions nazis, durant la guerre civile espagnole.

L’artiste a conservé la composition de Picasso mais a changé les personnages, caricaturés selon son style personnel. Ainsi, le bœuf sur la gauche représente Poutine, le président russe, et on distingue ses avions de guerre dans le coin supérieur gauche. Le cheval du milieu est devenu l e président américain Obama et l’homme sur la droite, le Syrien Assad.
Le bras tenant un fusil symbolise la résistance syrienne de la ville d’Alep. En dessous d’Assad, on voit une réfugiée, une femme tenant un bébé et une valise avec le drapeau de l’Union européenne. Le crâne sur le sol symbolise la mort des civils innocents ; la silhouette sombre avec une ceinture d’explosifs incarne les terroristes de l’Etat islamique et le baril d’essence les intérêts économiques qui expliquent une guerre qui ne semble pas trouver d’issue.

D’après un article d’un collègue, Laurent Schietecatte, professeur dans un collège de Nantes.