Catégorie : Histoire des arts

Une exposition sur le monde ouvrier au XIXe siècle à voir à Caen

Le Musée des beaux-arts de Caen consacre, jusqu’au 22 novembre, une exposition baptisée Les villes ardentes : art, travail, révolte, aux paysages industriels et scènesde travail urbain, entre 1870 et 1914. Cette exposition met en avant le monde ouvrier, peu prisées dans les salons, où la clientèle bourgeoise privilégiait des scènes édifiantes ou d’agrément.Les oeivres mettant en scène des ouvriers représentent un corpus d’à peine un demi-millier de toiles, peintes entre 1848 et 1914, en pleine révolution industrielle !
Le musée a réuni pour l’exposition près de 150 peintures, dessins, affiches ou illustrations. L’accrochage thématique s’attache à différentes facettes du travail ouvrier à la fin du XIXe siècle : depuis les usines des faubourgs et les quais, jusqu’aux chantiers urbains. Le travail à domicile des tisserands n’est pas oublié, ni celui des femmes, ni le travail « suspendu » par les accidents physiques, le chômage ou les grèves. Quelques repères chronologiques rappellent les lentes avancées du droit du travail.
Tarif : 5,00 € / pers. Le musée est gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous les 1er week-end du mois

Le dossier de presse de l’exposition est ici.

D’après un article de La Croix.

L’art brut de Jean – Marie Massou

Pendant 45 ans, Jean-Marie Massou, un homme psychotique et solitaire a bâti un monde personnel dans une forêt de châtaigniers du Lot, charriant des pierres, creusant des passages souterrains vers un univers fantasmagorique, véritable manifeste de l’art brut. Il est mort le 28 mai 2020 dans sa masure au milieu des bois. Cet homme massif, à l’allure parfois inquiétante, aurait pu passer sa vie en hôpital psychiatrique, mais dans les années 70, sa mère décida d’acheter une vieille ferme entourée d’une forêt de 5 hectares dans le Lot. Ce bois de châtaigniers devint la page blanche de l’imaginaire extraordinaire de son fils. Il y creusait des galeries, déterrait des pierres gigantesques qu’il alignait ensuite, érigeait des pyramides ou sculptait des sphinx. Il réalisait également des collages. En 1997, à la mort de la mère de Massous, c’est André Bargues, l’ancien maire de Marminiac, qui devint le protecteur de Massou pendant plus de 20 ans. Celui-ci vivait grâce à l’allocation adulte handicapé (AHH) dans la ferme dévorée par la végétation, mais dotée d’électricité.

Le plasticien Antoine Boutet a suivi cet homme peu ordinaire durant un an et demain pour produire en 2010 un documentaire intitulé Le Plein pays. Auparavant, il avait déjà fait l’objet d’un petit reportage à la télévision visible ici.
Comme il ne savait ni lire ni écrire, Jean-Marie Massou fixait ses complaintes (c’est ainsi qu’il nommait ses récits) sur des cassettes, des centaines de cassettes. Sur ces bandes magnétiques, il racontait la fin du monde, la surpopulation, le désastre écologique, le soleil qui allait exploser… Il intimait donc à l’humanité de ne plus se reproduire et d’attendre les extraterrestres pour aller à « Sodorome », un paradis où les enfants ne souffriront plus.

En 2015, après avoir vu Le plein pays, Olivier Brisson, du label « Vert Pituite la belle » décida d’aller à la rencontre de l’artiste. Celui-ci lui confia quelques cassettes de ses chansons qui ont donné naissance à un album en 2017, intitulé Sodorome. Façon collage sonore, il s’agit d’une compilation d’histoires, de complaintes chantées dans la citerne derrière sa maison – pour l’écho – et de karaoké sur des enregistrements de Mireille Mathieu ou des BO de films pour enfants.
L’artiste laisse derrière lui une forêt criblée de cavités et galeries souterraines, pas toujours bien étayées, pas toujours terminées ni toujours bien identifiées. La maire nouvellement élue du village a d’ailleurs expliqué que sa première préoccupation était l’interdiction absolue des lieux pour éviter toute catastrophe. Viendra ensuite la réflexion pour savoir comment préserver, voire valoriser l’oeuvre de Jean-Marie Massou.

D’après une dépêche AFP.

Des gravures rupestres dans la forêt de Fontainebleau

Dans une large zone située entre Nemours et Rambouillet, les derniers chasseurs-cueilleurs ont laissé des milliers de gravures, il y a environ 10 000. Ces gravures rupestres sont connues depuis 1860, mais la recherche à leur sujet a connu une accélération depuis 1975.En 1975, il y avait peut-être 200 ou 300 sites connus et maintenant il y en a plus de 2000. Dans les gravures datant de -8000, l’univers symbolique est purement abstrait et géométrique avec pour l’essentiel des quadrillages alors que les gravures de -20 000 représentent souvent des formes animales. Ce passage d’un art animal vers un art abstrait renvoie à des systèmes de pensées très différents.


Parfois accessibles au public, ces gravures sont en danger car ici et là, des randonneurs ont immortalisé leur passage en inscrivant leurs initiales sur les inscriptions rupestres !!!

D’après un article du Figaro.fr

Un scandale patrimonial et archéologique à venir en Australie

carte des territoires des peuples aborigènes

Le ministre des Affaires aborigènes de l’État d’Australie-Occidentale a autorisé l’entreprise minière BHP à détruire jusqu’à 40 sites du patrimoine aborigène dans l’ouest de l’Australie dans le cadre de l’expansion de la mine de fer de South Flank, dans la région de Pilbara. Quelques jours auparavant, le groupe minier multinational anglo-australien Rio Tinto avait infligé des dommages irréversibles à des grottes habitées il y a plus de 46 000 ans par les aborigènes pour agrandir une mine de fer dans le même État.
Cette mine se situe sur les terres traditionnelles du peuple Banjima, dont les représentants avaient en 2015 conclut un accord pour l’exploitation de cette zone, qui impliquait la protection de 72 sites de grande importance culturelle et des compensations financières pour la population Banjima. Celle-ci n’a pas déposé de recours contre la dernière demande de BHP car en vertu des lois de l’État, l’accord de 2015 fait qu’elle n’est pas impliquée dans le processus d’approbation gouvernemental.
Devant la médiatisation de l’affaire, le journal Sydney Morning Herald affirme que le groupe minier compte suspendre son expansion dans l’attente d’une expertise scientifique et de consultations avec la population locale. Le minerai de fer est la ressource la plus exportée par l’Australie. Elle a rapporté 47 milliards d’euros l’année dernière, l’essentiel du minerai provenant de la région de Pilbara, dont une grande partie des terres est la propriété des populations aborigènes.

D’après un article de France Info.