Catégorie : Histoire des arts

L’Etat français bloque la vente d’un tableau du XIIIe siècle

De Cimabue, un peintre du XIIIe siècle, seule une dizaine d’œuvres exécutées sur bois sont parvenues jusqu’à nous. La plupart ont été peintes pour des églises à Pise, Florence, Bologne ou Arezzo. Aux côtés de ces Maestà et fresques monumentales, on lui attribue aussi la création d’un diptyque de dévotion privée. Pour l’historien de l’art Dillian Gordon, spécialiste des peintures primitives italiennes, le diptyque, composé de huit panneaux figurant huit scènes de la Passion du Christ, comptait en son volet gauche quatre scènes : La Vierge à l’enfant (conservé actuellement à la National Gallery de Londres), La Flagellation du Christ (de la Frick Collection à New York), Le baiser de Judas (perdu) et Le Christ moqué, retrouvé dans une maison près de Compiègne et vendu aux enchères en octobre dernier pour plus de 24 millions d’euros à la collection privée Alana, appartenant à un couple de collectionneurs chiliens installé aux Etats-Unis et spécialisée dans l’art de la Renaissance italienne, devant le Metropolitan Museum, de New York, dernier sous-enchérisseur.

Mais, lundi 23 décembre, le ministère français de la culture a annoncé avoir refusé le certificat d’exportation de l’œuvre à la suite de l’avis de la commission consultative des trésors nationaux. A partir de la notification de cette décision à l’acheteur, l’Etat dispose alors d’une période de trente mois pour faire une offre d’achat qui tienne compte des prix pratiqués sur le marché international, comme le prévoit le code du patrimoine, mais avec un moyen de pression : Comme la vielle femme qui a vendue l’oeuvre est décédée peu après la vente, ses héritiers doivent désormais s’acquitter de quelque 9 millions d’euros au titre des droits de succession.

Une sculpture sur l’esclavage installée à Bordeaux

A l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, une sculpture et des plaques explicatives pour les rues portant des nom de négriers ont été dévoilées ce lundi à Bordeaux. L’arbre métallique, oeuvre de l’artiste réunionnaise Sandrine Plante-Rougeol, possède trois branches symbolisant le commerce triangulaire, au bout desquelles pendent trois cerclages de tonneaux de vin, en référence à Bordeaux et aux cales des bateaux négriers. A l’intérieur de chacun, trois têtes d’hommes – les yeux bandés pour montrer leur perte d’identité – représentent la peur, la douleur et l’abandon.
Six plaques seront installées dans les rues de la ville portant les noms de Bordelais négriers afin d’expliquer leur parcours. Bordeaux fut l’un des ports français qui bénéficia le plus de l’esclavage, avec jusqu’à 150 000 esclaves déportés par ses armateurs entre les XVIIe et XIXe siècles. La ville a entamé un travail mémoriel sur ce passé avec l’ouverture il y a dix ans de salles sur l’esclavage et la traite négrière au Musée d’Aquitaine.

D’après un article du Figaro.fr

Des émissions sur léonard de Vinci

La Fabrique de l’histoire a proposé quatre émissions à propos de Léonard de Vinci et de son oeuvre.