Catégorie : Histoire des arts

Un mur pour protéger le mur de Berlin !

La ville de Berlin veut protéger les vestiges historiques du mur qui a coupé la ville en deux entre 1961 et 1989, du vandalisme et des dégradations commises par les touristes et pour cela, elle va construire… un mur ! Les autorités locales ont en effet décidé de construire un nouveau mur de près d’un mètre de haut qui se trouvera à environ 85 cm des deux côtés du mur historique pour empêcher un accès direct. Des signes dans plusieurs langues interdisant aux visiteurs de peindre le mur ou d’en arracher des morceaux seront affichés tout au long de la rampe.
Il s’agit de protéger la «East Side Gallery», une partie du mur couverte de peintures murales datant de 1990, dans les mois qui ont suivi l’effondrement du mur en novembre 1989.  119 artistes ont peint le mur sur près de 1,3 km et cette partie n’a pas été détruite car elle a été classée en 1991.

D’après un article de Slate.fr

Conflit entre deux oeuvres d’art

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La statue du « Charging Bull » trônait seule, depuis 1989, au cœur de Bowling Green Park, à quelques mètres de la Bourse de Wall Street, à New York.
Mais depuis le 7 mars dernier, une petite fille lui tient compagnie. Baptisée « Fearless Girl », la silhouette, les mains sur les hanches et la tête haute, adopte nettement une attitude de défi par rapport à l’animal. Cette « Fearless » Girl a été installée pour interpeller les passants et réclamer la présence de plus d’administratrices dans les conseils des grandes entreprises, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes.
Mais le sculpteur Arturo Di Modica, créateur de la première statue, a déclaré lors d’une conférence de presse à Manhattan, que cette statue violait ses droits en changeant le sens et le contexte de la statue de son taureau.
Le sculpteur a expliqué que son œuvre était censée symboliser « la liberté, la paix dans le monde, la puissance, le pouvoir et l’amour » (?). Mais l’installation de la statue représentant la fillette lui faisant face a transformé le taureau en un message de menace et de peur. Il a été transformé en une force négative, en une menace dans un choix délibéré. La deuxième oeuvre exploite et s’approprie donc Charging Bull, sans l’accord de l’artiste.
Le sculpteur réclame donc à la ville de New York le déplacement de la seconde statue.

D’après un article du Monde.fr

De l’art rupestre préhistorique découvert en Bretagne.

En 1987, suite à une tempête, des vestiges archéologiques d’un un abri-sous-roche (d’environ 10m de long, 3m de profondeur et 2m de haut) sont découverts au Rocher de l’Impératrice, situé près de Plougastel-Daoulas . En 2013, une équipe d’archéologues a exhumé du site des silex travaillés en pointes de flèches, des couteaux et des outils. Mais ils ont aussi découvert 45 plaquettes de schiste de 15 à 30cm de long, certaines portant des gravures de chevaux et d’aurochs, datant de 14 000 ans.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Un lieu symbolisant l’amitié franco-américaine du XVIIIe siècle bientôt restauré.

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Au fond du Parc du château d’Epône (en banlieue parisienne), le pavillon de David est un symbole d’amitié franco-américaine probablement construit en 1785 selon des esquisses néoclassiques du peintre David (qui lui a donné son nom). il s’agirait en outre du plus ancien temple maçonnique connu visible en France.
De nombreuses figures historiques françaises et américaines s’y seraient succédées : Benjamin Franklin y aurait travaillé (des fresques se trouvant dans l’édifice le suggérait tout du moins) et c’est également là que Robespierre et quelques révolutionnaires auraient rédigé la première Constitution de 1791.

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Classé monument historique en 1947, le lieu est en mauvais état extérieur comme intérieur mais devrait être restauré prochainement.

Jouer à Auschwitz ?

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Aujourd’hui, j’ai voulu montrer le spectacle de marionnettes Kamp de la compagnie Hotel Modern, dont j’ai déjà parlé ici, aux élèves de troisième. Je redoutais un peu ce moment, ne sachant pas comment ils allaient recevoir le spectacle. J’avais auparavant demandé aux élèves de lire dans leur manuel les deux dossiers abordant la politique d’extermination des nazis.
Le résultat me semble avoir été positif. Les élèves ont suivi le spectacle en restant globalement concentrés. Ils ont réagi « normalement » à différents scènes mais il a fallu que j’en explique certaines, me transformant en une sorte de voix off.
Créée en 2005, cette figuration sans paroles de vingt-quatre heures dans le plus grand camp de concentration et d’extermination nazi, à l’aide de milliers de minuscules figurines modelées en fil de fer et en plasticine, manipulées par une équipe de trois artistes qui les filment en direct et en projettent l’image sur grand écran, ne peut pas laisser indifférent.
L’expérience visuelle et auditive est éprouvante car le spectacle nous fait littéralement pénétrer dans le camp et nous tenir aux côtés des déportés et de leurs bourreaux. Mais la présence des trois acteurs et le retour à la lumière des projecteurs entre deux moments filmés permettent une respiration.
L’utilisation des marionnettes permet également de déconstruire l’histoire en donnant une distance et un décalage bienvenue par rapport au réel, notamment pour un jeune public. La scène de théâtre donne à voir et à comprendre mais le monde réel est restructuré et l’action scénique résume les actions humaines, tragiques comme barbare, à leurs lignes essentielles.
Je vais reprendre lundi pour essayer de faire dire aux élèves ce qu’il pense de l’utilisation de « jouets » (les artistes ressemblent à certains moment à des enfants jouant aux playmobil) pour monter et expliquer l’horreur. Je vais m’appuyer sur une autre oeuvre d’artiste visible ci-dessous.

Nous aborderons aussi le tourisme au camp d’Auschwitz, évoqué dans l’un des dossier du livre.

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Evolution de la peinture au XIXe siècle

Des siècles durant, l’art a été un outil entre les mains du pouvoir. Bien avant l’invention de la photographie et du cinéma, les souverains ont fait appel à la peinture pour se représenter et relater les grands épisodes de leurs règnes. En peignant ces grands hommes et ces événements, les artistes donnèrent naissance à des icônes qui racontaient la grande histoire. De Napoléon à Clemenceau, des derniers feux de la peinture d’histoire (le Bonaparte franchissant les Alpes de David, portrait équestre et chef-d’œuvre de propagande) à la naissance de l’art moderne, sous l’égide des impressionnistes, en passant par l’invention de la photographie et du cinéma, ce film propose une traversée en peinture du XIXe et du début du XXe siècle à travers les collections du musée d’Orsay.

A voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.