Catégorie : Histoire des arts

Ce que cache le tableau des époux Lavoisier

Mon collègue monsieur Fonvieille a signalé sur Twitter cet article du magazine Sciences & Avenir au sujet des modifications apportées par le peintre David à son oeuvre montrant les époux Lavoisier. Cet article en reprend un autre, de la revue Heritage science (en anglais), faisant le compte-rendu d’une série d’analyses effectuées sur le tableau. Le passage du tableau célébrant le noble Fermier Général et sa coquette femme à celui du couple de scientifiques est intéressant et peut servir à expliquer l’état d’esprit précédant la Révolution en quatrième. 

Des sculptures très expressives

(les photos sont de Guillaume Métayer)

Dans l’église Santa Maria della Vita de Bologne, on peut voir ce groupe mortuaire original, réalisé en terre cuite, entre 1460 et 1490, par l’artiste Niccolo dell’Arca (qui a signé son oeuvre sur le coussin portant la tête du Christ). L’emplacement originel des personnages entourant le Christ est inconnue et certaines statues présentent des traces de polychromie.
Les différents personnages présents sont :
– Nicodème, agenouillé en habits Renaissance, qui a en main les instruments de la déposition ;
– Salomé, en pleurs, les mains crispées sur les cuisses ;
– Marie de Nazareth pleurant, repliée sur elle-même, les mains jointes ;
– saint Jean, une main soutenant son menton ;
– Marie de Magdala et Marie, mère de Jacques, se précipitant sur la scène avec des gestes très expressif qui font voler leurs vêtements.

Toujours à Bologne, on peut voir un autre groupe sur le même thème (mais plus classique) dans la cathédrale Saint Pierre, créé par Alfonso Lombardi entre 1522 et 1526.
Merci à Guillaume Métayer pour cette découverte.

Une exposition sur le peintre Hyacinthe Rigaud

Organisée au château de Versailles jusqu’au 13 juin, l’exposition suit une logique à la fois chronologique et thématique, s’attachant à décrire la carrière de Hyacinthe Rigaud, de ses débuts en Catalogne jusqu’à sa consécration à Paris. On pourra notamment y voir les autoportraits peints par l’artiste tout au long de sa vie et une section entière consacrée aux portraits de Louis XIV. Une autre partie de l’exposition fait découvrir le processus de création des portraits, du choix de leurs formats à leur diffusion par la gravure auprès du plus grand nombre, en passant par la création de dessins et la présentation d’esquisses aux modèles. Les portraits exposés reflètent toute la diversité de la clientèle de Rigaud, française ou étrangère.